
Association et forum Francophone créés le 8 avril 2009 avec Comité de Lecture. Ici, les terres de l’imaginaire sont foulées par des écrivains en herbe, en devenir ! Ici, la langue française parle le fantastique ! Ici ! Votre œuvre sera lue, évaluée. |
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| | RESULTAT DU VOTE DU COMITE SUJET le monde de PARFUMERIA de Melly. | |
| | Auteur | Message |
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olivier.lusetti Maître des Ombres


Messages: 3430 Date d'inscription: 09/04/2009 Age: 45 Localisation: Perpignan
 | Sujet: RESULTAT DU VOTE DU COMITE SUJET le monde de PARFUMERIA de Melly. Sam 17 Oct 2009 - 15:17 | |
| Bonjour à tous ! voilà le moment tant redouté de l’auteur, celui de recevoir l’avis d’un comité de lecture. Il s’agit aujourd’hui d’un verdict sur la nouvelle : le Monde de Parfuméria de Melly. Le comité de lecture de RdF est composé de : Lusetti Olivier/MissCoco/Verity/Morrigan/ et il avait le choix pour conforter son choix entre les commentaires de Yrkélia et de Taharka. Les administrateurs de Rêve de Fantasy ont choisi de prendre les commentaires de Yrkélia, plus approfondis et plus intéressants, à leurs yeux, pour l’amélioration de l’écrit examiné. Car le but du comité est tout aussi bien une autorisation de mise en avant sur le site, mais aussi un véritable travail pour aider l’auteur à progresser. Indications présentes sur l’avis de Yrkélia, et malheureusement trop absentes dans celui de Taharka. Les deux ayant un avis défavorable, le choix n’interfère en rien dans le résultat que sans attendre je vous soumets. 4 voix défavorables sur la mise en avant de cette nouvelle. 1 voix neutre.
Le verdict est sans appel, cette œuvre n’a pas conquis le Comité de Lecture qui ne possède pas La vérité, je le rappelle, mais simplement la sienne. Par contre, le Comité de lecture donne un avis favorable pour une représentation du manuscrit une fois celui-ci profondément retravaillé. Un droit de réponse est bien sûr donné à l’auteur dans la partie actualité. Merci Melly pour le courage dont tu fais preuve en soumettant ton œuvre. Amicalement.  Suivent les commentaires de chaque membre du Comité de lecture.
Dernière édition par olivier.lusetti le Jeu 6 Mai 2010 - 17:23, édité 3 fois |
|  | | olivier.lusetti Maître des Ombres


Messages: 3430 Date d'inscription: 09/04/2009 Age: 45 Localisation: Perpignan
 | Sujet: COMMENTAIRE du membre A Sam 17 Oct 2009 - 15:25 | |
| COMMENTAIRE du membre A
Tout le problème de cette nouvelle est basé sur l'âge du public visé. Cette nouvelle, que l'auteur a nommée une fois "Conte" est basée sur un monde assez naïf, d'allure enfantine, avec une intrigue simple/simpliste, des rebondissements loin d'être étonnants, et une douceur un peu trop rose à mon goût... Je ne suis même pas sûre que raconter à des enfants de moins de 10 ans, on parvienne à canaliser leur attention bien longtemps. Peut-être les fillettes seront plus sensibles que les garçons. Non, le frisson de la peur, de l'aventure et les combats ne suffiront pas à canaliser les goûts d'une nouvelle génération qui se délecte d'histoires qui font plus peur que de contes de fées modernes.
Je rappelle que les Contes Anciens comprenaient une ombre, une noirceur, un quelque chose de vraiment inquiétant qui permettait de faire passer un message de danger. Ici, on n'a jamais cette impression. Ni devant la cage aux perce-oreilles, ni face au Marais, et même pas face à la guêpe. Cela manque. Pour moi, c'est lié à un déficit du style de l'auteur, qui ne sait pas communiquer des émotions intenses de peur et d'angoisse. Voilà pourquoi le côté "tout gentil, tout mignon" prédomine, alors qu'on a pourtant des éléments douteux de probité morale : par ex, un homme qu'on a abandonné à la mort dans un marais et dont on nous dit en plus : "bien fait ! c'était un vilain ! je ne l'aimais pas !" et une jeune femme qui trouve dans le fait d'avoir tué un ennemi une façon d'élever son âme. Mais la guerre étant la guerre, les méchants devant être punis, tout est bien qui finit bien !
Pour un adulte, il y a deux possibilités : soit on trouve un certain charme innocent à cette histoire superficielle, mais colorée, soit on se demande pourquoi on est en train de lire une nouvelle pareille et à laquelle on ne trouve pas le moindre intérêt.
Très sincèrement, j'appartiens à cette seconde catégorie.
L'INTRIGUE Cousue de fils blancs. 2 innocents se sont capturés pour satisfaire l'ennui pervers d'une Reine, échappent à la mise à mort immédiate en relevant une quête, la réussissent sans difficulté, échappent à un ennemi qui veut les trahir, se font un nouvel ami qui est en plus un Sage qui leur ouvre les yeux sur le monde, vainc un nouvel ennemi pour faire dire : "Oh, mais leur quête était dangereuse, croyez-moi !"n reviennent vivants chez eux, soutenus par leurs proches. La paix revient et les méchants promettent de devenir gentils... C'est un scénario pour... un livre pour enfant. Illustré, si possible, cela serait sans doute très bien. Les rebondissements sont fades. Les incohérences sont multiples (mouvement alors que les héros sont entravés, prise ou non d'otages de façon incompréhensibles, action stupide du Méchant Traitre, etc...) Dès la quatrième page, l'atmosphère générale nous fait dire que cela va bien se finir pour les deux Héros. Le lecteur a presque toujours, selon moi, un coup d'avance sur le scénario (ex : le Roi blessé va demander un remède dont il a parlé quelques lignes plus haut...) Les "ô comme ça tombe bien" sont également ennuyeux... (ils trouvent le Roi au début sans difficulté. Sans nuit impitoyable, sans recherche acharnée, etc..)
LES PERSONNAGES La Reine Fiente est une sotte, mais a au moins le charme de se languir sincèrement de son époux (qui visiblement ne lui accorde que du mépris en plus...) Le Conseiller agit bêtement et on comprend mal ses motivations. Chocolat ne subit aucune modification de son caractère (un peu plus "calme" à la fin") Amande apprend un peu le courage, ce qui la rend plus supportable qu'au début. Le Roi Rot est initialement un personnage intéressant, car il sort du carcan que l'auteur a dessiné pour son peuple, mais lui aussi est uniforme dans ses valeurs, ce qui finit par le rendre sans trop de relief (très prévisible)
LES IDÉES ORIGINALES La seule originalité de ce récit est les caractéristiques liées aux odeurs de ce double peuple. (car pour moi, c'est le même peuple sous deux versions) Les individus eux-mêmes sont des sortes de fées à trompe de papillon, voilà tout. Nul n'a jamais vu une fée, alors elles peuvent très bien ressembler à cela. Et encore... Une fleur lointaine que nul Parfumien/Nauséabondois n'a jamais visitée a un "parfum". Ce qui m'a déçu. Je ne comprends absolument pas quel est le but de ces petites créatures dans la nature ? Soit elle diffuse tous les Parfums du monde (présidés par quelle étrange destinée ? Bref : qu'est-ce que ses êtres y gagnent ?), soit leur rôle n'a pas de sens. Les incohérences sont multiples (mouvement alors que les héros sont entravés, prise ou non d'otages de façon incompréhensibles, action stupide du Méchant Traitre, etc...) Dès la quatrième page, l'atmosphère générale nous fait dire que cela va bien se finir pour les deux Héros. Le lecteur a presque toujours, selon moi, un coup d'avance sur le scénario (ex : le Roi blessé va demander un remède dont il a parlé quelques lignes plus haut...) Les "ô comme ça tombe bien" sont également ennuyeux... (ils trouvent le Roi au début sans difficulté. Sans nuit impitoyable, sans recherche acharnée, etc..)
LE STYLE Telle fut plusieurs fois ma question ? Quel est le style de cet auteur ? Phrase normale, pas compliquée dans leur structure grammaticale et sémantique. C'est simple et donc cela se lit très bien. Quelques phrases ont sonné étrangement à mes oreilles. Mais difficile d'y voir une " signature ", un " style ", j'ai plus l'impression d'une expression liée à un régionalisme ou d'une confusion sémantique. La qualité de ce récit est d'être facilement lisible pour tout le monde et toutes les tranches d'âge. Le style est presque transparent, c'est celui d'une narration. Les discours sont tout aussi simples, par contre ils sont plutôt spontanés, ce qui est un point positif. Au final, cette absence de " patte ", d'utilisation de la " forme " pour soutenir et glorifier le fond, ce brossage à coups de pinceau trop rapides, ne met pas en valeur le texte.
Dans le style : la transcription et la lecture du " Traité " à la fin du livre est dommageable. Le rythme est cassé par ce petit côté administratif. J'ignore si une narration houleuse entre membres de l'assemblée avec cris, tempérances, repentis, mensonges n'auraient pas été plus vivants et une expérience plus enrichissantes pour le lecteur et l'auteur.
L'ORTHOGRAPHE/GRAMMAIRE : Maîtrise encore imparfaite de l'auteur. Beaucoup de fautes pour un texte ayant sensé avoir été relu plusieurs fois. Des troubles répétés de l'utilisation de la ponctuation. Rien que ne soit pas corrigeable pour une version finale
LA PROFONDEUR DE L'HISTOIRE Le souci est la forme de l'histoire. 40 pages… un peu long pour une nouvelle. Trop court pour un roman. Une histoire courte. Un " conte ", pourquoi pas. Ici, tout est touché rapidement, on n’approfondit guère : ni les descriptions, ni les sentiments, ni les émotions. Cela laisse un goût de superficiel sur la langue. Cela contribue à nous laisser observer la scène de lecteur sans arriver à créer une adhérence forte, une " empathie ".
Quant à l'envie de lire plus en avant pour savoir la suite… Non. On se doute vaguement de la fin. Un conte de fée. Ça finira bien.
LA MORALE S'ouvrir au monde, grandir, ne pas être mesquin, les amitiés peuvent survenir de tout bord, ne pas se fier aux origines des gens. Ne pas faire la guerre. Ou sinon faire la guerre pour avoir la paix…(toujours ce paradoxe stupide) La seule question qui s'interroge est cet article qui interdit l'amitié entre les individus des deux peuples hors certaines zones. Je me demande si cela ne rend pas coupable tous les protagonistes de cette histoire s'ils reprennent contact entre eux un jour, et je trouve que cet article séparationiste voir raciste n'a aucune place ni rôle dans cette histoire. Pourquoi garder cette loi infamante ?
CE QUI SELON MOI CONCOURT A FAIRE UNE " NOUVELLE " - Un texte court : Il y a des critères de caractères. J'avoue ne pas avoir compté. Je trouve ce récit trop long pour une nouvelle classique. - Une unité d'univers : oui - Un aspect " fermé " : oui, la fin est une fin - un scénario prenant : non - pas d'incohérence (oui, des incohérences), pas de trou narratif/épisode sauté (non, pas de trou, mais un aspect souvent trop rapide) - mettre son âme dans le récit (oui, l'auteur y met visiblement du sien,) - toucher le lecteur dans son âme : non, vraiment pas. - sublimer ses personnages : pas vraiment - ne pas forcer la présentation de l'Univers : non, ici, on ne croule pas du tout sous les détails - essayer par son style ou par l'intrigue de le retenir jusqu'à la chute même si le lecteur veut fuir ? non, j'aurais volontiers abandonné ce récit si je l'avais lu dans d'autres circonstances que le Comité.
EN CONCLUSION Ce texte a certaines qualités qui tient surtout à son aspect Light Fantasy et à sa très facile compréhension par tout un chacun. Pour un public " jeunesse ", voir " enfant ", après quelques modifications mineures (notamment sur les textes du traité), c'est un texte qui peut être appréciable.
Vis-à-vis de tout autre public, c'est un texte qui est un récit sans grande particularité par sa forme et son style, avec un aspect " féérique / mignon " trop prononcé, avec une intrigue trop simple. Un divertissement, mais sans plus. Ce texte n'a rien en lui-même pour sortir du lot.
D'où mon abstention actuelle et temporaire par carence d'informations sur l'âge du public visé par l'auteur. Et ma réponse sera : - " Peut-être…" pour des enfants de moins de 10 ans. (Réelle " abstention " dans ce cas, et nécessité de me changer les lois problématiques du Traité.) - Un NON définitif, pour n'importe quelle autre tranche d'âge. |
|  | | olivier.lusetti Maître des Ombres


Messages: 3430 Date d'inscription: 09/04/2009 Age: 45 Localisation: Perpignan
 | Sujet: Commentaire du membre B Sam 17 Oct 2009 - 15:27 | |
| COMMENTAIRE du membre B
LA FORME
LE STYLE / LE SOUTIEN DU FOND PAR LA FORME (travail et recherches sur les mots) Cette notation me désole. Elle a été longuement murie et se justifie par les points suivants :
· Des tournures de phrase qui pourraient être allégées. · Des répétitions qui peuvent être évitées. · Un vocabulaire pauvre. · Des choix de mot discutables. · Des mots employés à tort. · Des mots attendus qui ne viennent pas.
Cette énumération n’est pas exhaustive. Trop d’aspects restent à travailler, pour qu’on puisse parler de style.
L’ORTHOGRAPHE ET LA CONSTRUCTION GRAMMATICALE Ce récit est passé au filtre du correcteur orthographique d’un traitement de texte. Malheureusement ce type d’outil est très moyen en matière de grammaire.
En effet, ce récit est un recueil de fautes d’accord, de conjugaison, de fautes plus subtiles telles que : « Il était un être sans pitié : Une petite majuscule distinguerait ce nom (Être) du verbe (être). »
Nous faisons tous des erreurs d’étourderie. Ici, je crains une méconnaissance des bases de la grammaire.
LA TOURNURE DES PHRASES/LES PHRASES TARABISCOTEES ET VOCABULAIRE COMPLIQUE Sans que chaque phrase me heurte, des formulations me dérangent. Il s’agit la plupart du temps de phrases mal ordonnées, de mots trop ou pas assez « forts ». Je n’ai pas toujours d’autres arguments à avancer que l’oreille ou l’habitude. Cette question est très liée aux deux précédentes : on a du mal à se préoccuper de la syntaxe lorsque les bases de la grammaire sont ignorées et le style laborieux. Le vocabulaire est simple, quasi enfantin. Il n’est donc pas compliqué. Il gagnerait même à l’être d’avantage. Les quelques phrases tarabiscotées, sont ici dues au mauvais emploi de certains termes ou à l’omission de certains autres qui forcent l’auteur à se concentrer.
L’ALTERNANCE DES FORMES : ACTIONS ET DIALOGUES /LA VOLONTE D'ETRE COMPRIS PAR TOUS ET SANS CHOQUER INUTILEMENT Les phases de narration et de dialogue m’ont parue équilibrées. Je pense également que l’auteur souhaitait être compris par tous et sans choquer inutilement.
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La forme, l’ensemble des techniques d’écriture n’a pas été assimilé par l’auteur qui écrit à l’instinct. Malheureusement, l’instinct lui-même a besoin de bases. En leur absence, il n’a pas pu sauver le texte.
Je crois pourtant que même dans ce contexte, une relecture attentive aurait pu améliorer les choses. Les répétions au moins sont faciles à repérer. Les erreurs que l’on fait une fois sur deux sont le signe d’un vague souvenir d’une règle sur laquelle il faut s’interroger.
Le texte a été présenté trop vite. C’est acceptable sur le forum qui a une vocation de conseil, moins, voire pas, dans le cadre d’un comité de lecture où l’avis se doit d’être plus exigeant. LE FOND
L’ADVERSITES SERVANT UNE LOGIQUE (DECOUVRIR LE MONDE, INITIER LE HEROS) /LA FIN DU RECIT Cette histoire plutôt classique laisse peu de place à la surprise. L’attitude de Moisi et l’attaque de la guêpe sont les deux rebondissements d’une expédition sans histoire. Amande et Chocolat n’ont pas grand mal a en venir à bout. Il faut dire que le danger est très relatif : Moisi est seul, ils sont deux – La guêpe est seule, ils sont trois. L’adversité n’est pas très virulente. On peut dire qu’elle initie les héros au combat et qu’elle leur permet de découvrir le monde, mais le manque d’intensité des dangers banalise la situation. Rot l’érudit est le seul personnage légèrement étonnant, parce qu’il ne semble pas à sa place. La fin quant à elle, n’est pas non plus surprenante : Les Parfumériens sont libres, ils se sont fait un ami en la personne de Rot, bref le parfait happy end. Le point qui moi m’arrête, est développé ci-dessous et je doute qu’il soit intentionnel.
LE COMPORTEMENT RATIONNEL À DEFAUT D’ÊTRE LOGIQUE /LA VRAISEMBLANCE ET CREDIBILITE DE L'HISTOIRE Nous avons un Chocolat, qui sent bien qu’il va trop loin, mais qui continue à braver le regard de Fiente (qui est Reine, ne l’oublions pas). Il est certes brave, mais il risque sa peau, si bien que lorsque l’auteur affirme qu’il se reprend en main, je m’interroge sur ses objectifs : cette attitude va le conduire dans l’arène. Heureusement qu’on nous a précisé (mais nous l’avions tous compris) qu’il était téméraire. Faute de la justifier, ça explique l’invraisemblance de ses choix. En effet, soit l’auteur nous trompe, soit il se trompe lui-même en employant une expression qui connote le sauvetage de la situation. L’attitude de Chocolat face à Fiente, au moment où on nous annonce qu’il reprend le contrôle ne me convainc pas. J’aurais aimé autre chose que ce regard frondeur. Je ne parle pas forcément de soumission mais d’une tentative de conciliation. Il est vrai qu’elle vient par la suite, mais c’est un autre moment.
Le bon Roi Rot est très sympathique, c’est du moins ce qu’on nous laisse entendre. Il semble que ce soit Fiente qui gouverne ce qui est très crédible, car notre bon souverain est un globe-trotter, et non un conquérant. Fiente l’aime. Très bien, d’autant que j’ai cru, par moment, qu’il l’aimait aussi. Et puis, arrivent Fleur et Caramel, un peu comme en terrain conquis. Sur le fond, ils ont bien raison, Fiente n’est pas gentille. Cependant elle est Reine et sur son territoire. Ils lui font ouvertement la morale, et ce cher Rot, non content de lui porter la charge du royaume, ne la soutient pas devant le peuple et l’adversité. «Tu as été vilaine, pendant que j’allais me promener, semble-t-il lui dire.» Et elle, (une Nauséabondoise qui a l’habitude qu’on se plie à ses volontés) : au lieu de lui signifier que le linge sale se lave en famille, elle se fustige et bredouille... Et personne ne songe à rétorquer que ce bon Caramel s’est lui-même montré quelque peu laxiste, puisqu’il savait à quel point Fiente était perfide. Bon, tout ceci ne me semble pas vraisemblable. Soit elle règne et son tendre époux explorateur et érudit, la tance vertement, mais entre quatre yeux (ou encore se tait), soit c’est lui qui règne et là, je ne suis pas sûre d’avoir compris. Dans tous les cas, un des deux souverains aurait dû remettre Caramel à sa place.
Quant à Moisi, qui me semble du genre obséquieux, il pousse très loin son avantage auprès de Fiente. Tenter d’en finir avec les Parfumériens alors que la Reine a engagé sa parole et que le Roi, vivant, pourrait rapporter sa traîtrise me parait osé, voire hors de sa porté. Je n’y crois pas
LE SUSPENS ET INTERET/L'INTRIGUE ET LE SCENARIO La forme a totalement desservi le font. Le suspens repose en grande partie sur le style (au moins sur des effets de gradation, d’amplification). Par ailleurs si le style ne me convient pas, mon intérêt s’émousse voire disparaît. Compte tenu que le critère de référence est une des faiblesses de l’auteur, il n’y a eu aucun miracle. Le scénario, un peu trop simple, n’était pas d’envergure à compenser ces lacunes.
VOLONTE DE TRANSMETTRE DU SAVOIR (CIVILISATION, REFLEXION, HISTORIQUE, ETC..)/ ÉVOLUTION DE LA PSYCHE DES PERSONNAGES L’auteur souhaitait vraisemblablement transmettre un savoir, pousser à la réflexion.
L’existence de Rot a permis d’apprendre à Amande et Chocolat que les apparences sont parfois trompeuses et que le courage se nourrit de circonstances et/ou de sentiments. C’est une première piste, l’une des deux que j’ai trouvé (L’autre étant qu’aimer une chose ne signifiait pas forcément ne pas en aimer une autre/ne pas aimer son opposé). Elle n’est ni très originale, ni assez habilement amenée pour que l’on s’y arrête. Une fois de plus, un brin de technique aurait donné du relief à cette tentative, car plus que l’originalité qui me semble illusoire, la façon dont l’idée est présentée, trouve grâce à mes yeux.
À 1/3, 2/3 DU RECIT VOTRE ENVIE DE CONTINUER LA LECTURE Mon envie se stabilise, mais à un niveau nettement inférieur à celui atteint au début du récit. Par chance, les personnages bien introduits, bénéficiaient d’un crédit qui a préservé mon intérêt jusqu’à la moitié du récit. Car je le rappelle, tout commençait bien.
LES IMMERSION AU DEBUT DU RECIT / PERSONNAGES / LE DÉPAYSEMENT, ATMOSPHERE Une petite phrase d’introduction permet de nous situer, puis l’auteur nous présente les personnages : ils se prélassent, c’est intéressant et révélateur d’une certaine joie de vivre. Suit une description des Parfumériens, puis un zoom nous permet de faire plus ample connaissance : Ils ressentent de la tendresse l’un pour l’autre. C’est attachant. Lui est consciencieux « Il reste du travail à faire ». Elle, peut-être un peu paresseuse, mais elle se soumet finalement de bonne grâce. Tout ceci me pousse à les aimer. Je sais où je suis, je sais qui sont les Parfumériens (en tant que peuple), je sais qui sont les héros (en tant qu’individus). Cette idée de race véhiculant les bonnes et les mauvaises odeurs me paraît originale. Je lis rarement ce type de récit donc le dépaysement est total et l’atmosphère est tendre. De mon point de vue, l’introduction est le moment réussi.
AGE DU LECTEUR En dessous de 15 ans, mais seulement en améliorant la grammaire.
VOTE CONCERNANT LA MISE EN AVANT Cet auteur a sa place sur le forum où il peut progresser. En revanche une mise en avant n’est pas justifiée et de toutes façons prématurée. Cette distinction en serait dévalorisée (par un accès trop facile), l’auteur lui-même, glorifié à tort, pourrait déchanter cruellement, s’il tentait l’aventure de l’édition. L’ensemble du forum et son comité de lecture y laisserait sa crédibilité.
Dernière édition par olivier.lusetti le Sam 17 Oct 2009 - 15:37, édité 1 fois |
|  | | olivier.lusetti Maître des Ombres


Messages: 3430 Date d'inscription: 09/04/2009 Age: 45 Localisation: Perpignan
 | Sujet: Re: RESULTAT DU VOTE DU COMITE SUJET le monde de PARFUMERIA de Melly. Sam 17 Oct 2009 - 15:36 | |
| COMMENTAIRE du membre C Bon, je crois qu'il faut que je m'excuse par avance : n'étant pas du tout adepte des histoires pour gosses, je vais faire mon maximum pour rester impartiale mais ce n'est pas dit que j'y arrive ... - Il faudrait changer les débuts de phrase dans les descriptions du tout début : elles commencent très souvent par « les » , « le », et du coup, ça fait très liste et on perd en dépaysement, en qualité de visualisation qui devient très cataloguée, carrée. - 2 : Je ne vois pas encore pourquoi les Parfumériens ont accepté de signer ce traité. C'est franchement en leur défaveur (il n'y aucune contrepartie pour eux) et il aurait suffi qu’eux aussi se mettent à avoir des soldats pour décourager les Nauséabondois. À moins qu'ils ne considèrent que c'est un traitement mérité pour les criminels. À moins qu'ils soient un vrai gentil peuple pacifique, mais ils se font juste avoir ... Sans justification, j'ai surtout l'impression que cela te sert de justification pour que Amande et Chocolat se retrouvent dans de sales draps et faire l'histoire autour. (Je peux me tromper, voyons voir la suite.) Après lecture du traité en fin d'histoire, voici ce que j'en pense finalement : Comme je le disais, ce n'est pas franchement à l'avantage des Parfumériens. Le combat de perce-oreilles semble apprécié uniquement par les Nauséabondois. Or, vu les psychologies respectives de tes peuples, il me semblerait plus logique que les fautes ou crimes soient plutôt commis par ces derniers. D'où ma question : quel est le traitement lorsqu'un Nauséabondois fait ce genre de bêtise ? Lui aussi parts aux perce-oreilles ? Mais alors, les Parfumériens ne se chargent jamais de rendre la justice ? Moi, à leur place, j'aurais un peu peur que les coupables ne soient pas punis (à moins qu'ils n'assistent à l'exécution, auquel cas, je n'ai rien dit). Par contre : pourquoi le combat ne marche-t-il qu'à l'infraction des règles mineures ? Ça devrait être aux majeurs ! (ben c'est un combat à mort, quoi ...) Si le traité est un traité de paix, pourquoi les deux peuples n'ont-ils pas le droit de fraterniser (« dans les territoires d'autrui ») ? Ça me semble contradictoire. Au contraire, il faudrait l'encourager ! Sauf s'ils ne peuvent vraiment pas se sentir (arf, encore un mauvais jeu de mots...) - 3 : Donc, j'avais raison. Cela dit, j'ai trouvé le coup de la capture vraiment rapide. Ils ne sentent venir les Nauséabondois que quand ils sont sur eux ? Alors qu'ils sont sensibles aux odeurs ? N'est-ce pas un peu contradictoire ? Et ce passage, pour bien faire ressentir leur angoisse, leur peur, aurait gagné à être détaillé : bruit, odeurs, mince ce sont les vilains! Il faut fuir, mais non, ils nous rattrapent, qu'allons-nous faire ? ... etc. Parce que là, ça surgit comme ça et ça ne me fait pas grand chose comme émotion. (surtout que je m'y attendais.) - 4 : Même en leur attribuant Moisi, la reine prend un sacré risque qu'ils aillent tout raconter à leurs souverains (genre, en se débarrassant du conseiller en l'abandonnant la nuit, ou en l'assommant, qui sait ?). Il aurait suffi qu'elle garde Amande, et là, le moyen de pression aurait été terrible sur son mari. Je la trouve franchement confiante en son conseiller – surtout à deux contre un. Les Parfumériens ne sont peut-être pas de grands combattants, mais dans ce cas, pourquoi n'aurait-elle pas essayé depuis longtemps de les battre, alors, puisqu'elle les déteste ? Cet état de fait me laisse penser qu'ils ne sont pas si nuls que ça. Donc, qu'elle a tort de les laisser partir. (et que les deux gentils le sont un peu trop s'ils comptent vraiment revenir avec le mari ... Mais bon, là c'est surtout mon côté antimanichéisme qui parle.) - 6 : Le sauvetage me semble un peu « tiré par les cheveux » (désolée pour la mauvaise blague). Encore une fois, je trouve ça rapide – surtout le bon débarras de Moisi. Ah tiens, pouf ! Et si on le balançait dans la vase ? Mais pourquoi n'y avons-nous pas pensé plus tôt ? Ensuite, même si les cheveux sont très résistants, ça devrait quand même lui faire mal au roi. Sauf qu'il ne se plaint pas une seule fois (bon, il est content de sortir, je veux bien)et il n'a rien. Costaud les Nauséabondois. La suite aussi me plait moyennement : jusque-là, tu nous présentes les Nauséabondois comme les vilains méchants, cruels, etc ... et paf ! Leur roi s'avère un monarque avisé, curieux, bon ... Bref, l'archétype qu'on ne s'attend pas à trouver là-bas. Beau contre-pied, oui, j'avoue. Bon point pour toi. Mais ça me dérange quand même, sur le fait qu’Amande et Chocolat le trouve juste différent des autres monarques parce qu'il ne les considère pas comme inférieurs. Euuuh ... Ils étaient au courant qu'il était aussi gentil ? C'est surtout ça qui me « choque » à moi. Après, qu'il ait laissé le conseiller à sa Dame, qu'il ne voit pas ses défauts, bon, c'est classique. Rien de problématique. Toutefois, Moisi apparemment aime faire souffrir, faire le vilain. Or, tu dis qu'il aime autant son roi que sa reine. Là j'aurais eu besoin d'une petite précision. Exemple : « oui, Moisi n'était pas aussi vil qu'il le paraissait. Lui aussi avait son côté fleur bleue ... » (bon,je mets n'importe quoi, mais pour te monter qu'une allusion bien placée m'aurait fait avaler ça plus facilement.) - Je ne voulais pas signaler les fautes, mais là c'est quand même passablement important : (1ère phrase du 7) « Ils se remirent en marche et lorsqu’ils furent rendus dans un endroit sécuritaire, ils bâtèrent des ailes et décolèrent » => et lorsqu'ils furent en sécurité (sécuritaire existe, mais pas dans le sens que tu lui donnes), ils battirent des ailes. Méfies-toi et relis-toi bien, tu as laissé passablement de fautes un peu moins graves, mais qui ne passent pas vraiment non plus. - 7 : « Amande et Chocolat furent surpris que l’on puisse apprendre quoi que ce soit en regardant la nature, mais à bien y penser, Rot avait raison » Idée relativement étrange pour moi. Ils vivent dans la nature, tu ne leur décris pas de civilisation comme la nôtre qui pourrait justement leur remplacer cet environnement. Donc, du coup, moi je m'attends plutôt à ce qu'ils connaissent un minimum leur entourage pour vivre, survivre, etc ... - 9 : le combat avec la guêpe. Autant je peux comprendre et accepter qu'elle les attaque pour les bouffer (mais ça mange de la viande ces machins ?), autant qu'elle attaque avec son dard ne passe pas. Si elle le plante pour les tuer, elle meurt avec. Donc son opération est une peu inutile. Sur ce passage particulièrement, fais TRES attention au temps de tes verbes. Il y a des concordances des temps à respecter qui sont là, complètement bafouées et résultat, ça rend la lecture désagréable et non harmonieuse. Bon, maintenant, je vais expliquer un peu mes notations : - La tournure des phrases n'a rien d'exceptionnel : c'est relativement plat, sans vraiment de figures de style et surtout, comme je l'ai dit plus haut, il y a pas mal de fautes de temps/verbes, d'expressions, de mauvaises constructions. - Le suspens et l'intérêt étaient absents pour moi, pour deux raisons : d'abord, comme je m'en suis déjà excusée, je n'aime pas les histoires pour enfants. Du coup, je n'ai pas été enthousiasmée. En ce qui concerne le suspens par contre, mon jugement est impartial : il n'y en a pas. Pour l'excellente raison que tout est prévisible (sous entendu : on sait parfaitement que tout va bien se finir pour les personnages, qu'il n'y aucune raison de s'en faire pour eux, alors forcément, ça gâche tout). - Je n'ai pas non plus été touchée par tes personnages. Je les ai trouvé plats. Ils sont gentils, sans défauts (un peu peureux, bon), et tu n'as pas assez posé leur personnalité au final. En plus, leur histoire d'amour me semble forcée (sous entendu : TU en as fait des tonnes je trouve; ce n'est pas leur relation en tant que telle). Pour les autres, encore une fois, ils n'ont qu'un facette : ou ils sont gentils, ou ils sont méchants. Seul Rot sort un peu du lot, mais il est tout mignon aussi. C'est noir ou blanc, manichéen, et je n'aime pas ça. - Bons points quand même, l'adversité pour initier les héros et l'alternance des formes dialogues/actions sont plutôt réussies ; de même que les coups de théâtre(pour moi = péripéties. Je n'ai pas considéré ça comme « grandes surprises »). De même en ce qui concerne l'originalité des idées : ce n'est pas mal pensé. Surtout en ce qui concerne le rôle des deux peuples; à savoir diffuser les odeurs dans le monde. Je trouve d'ailleurs dommage que tu ne te sois pas plus étendue là dessus. À mon humble avis, ça aurait pu être très intéressant – du genre, une courte scène avec un humain pour voir exactement comment ça peut se faire (un souvenir par exemple). La fin ... m'a laissée sur ma faim. J'avais envie de me dire : « tout ça pour ça ? » Ca avait commencé version épique, aventureuse, et on finit avec une réunion. Il n'y a rien de « mal » en soi à tout ça, mais ça me laisse un goût d'inachevé – que je suis en plus en peine d'expliquer ... Ça va beaucoup t'aider, ça. Avec le concours, on a beaucoup parlé de la fameuse chute qu'est sensée comporter une nouvelle. Ici, pour moi, c'est clair, elle est absente. Ce n'est pas ce qui me gène (j'en fait rarement je crois) Seulement, disons qu'elle est un peu plate par rapport au reste. Un peu comme Lucky Luke qui s'en va à la fin de chaque épisode, mais là y'a pas de soleil couchant. Ça manque d'originalité. Il faudrait un petit quelque chose en plus pour qu'en finissant, on se dise « ah ouais, ça c'était une chouette fin » et pas juste un machin pour conclure et renvoyer tout le monde dans ses pénates. Alors, pour résumer un avis général : Tu as eu une idée intéressante et originale avec ce monde et ces personnages; il y a quelques péripéties agréables. Cela dit, pour moi, même s'il s'agit d'une nouvelle qui doit être plutôt courte, tout ça n'a pas été assez exploité. Il faudrait le revoir, reprendre, réfléchir aux aspects originaux et les mettre plus en valeur. De même, je pense que tu devrais creuser un peu plus la psychologie de tes personnages et revoir quelques incohérences. Il est clair que ce texte s'adresse à des enfants et que je suis sûrement mal placée pour juger en tant que telle, puisque j'ai des goûts très différents. Mes jugements concernant le contenu de l'histoire ne sont donc que personnels. (Et je réitère : c'était plutôt difficile pour moi de faire quelque chose d'impartial justement). En revanche, mon refus est principalement motivé par ton écriture. J'estime qu'on ne peut pas laisser passer un texte qui contient autant de manquements à la langue française (sur une faible longueur en plus). Voilà. J'espère ne pas t'avoir découragée (j'ai l'impression d'avoir quand même été passablement dure et je m'en excuse). Bonne chance pour la suite  |
|  | | olivier.lusetti Maître des Ombres


Messages: 3430 Date d'inscription: 09/04/2009 Age: 45 Localisation: Perpignan
 | Sujet: Re: RESULTAT DU VOTE DU COMITE SUJET le monde de PARFUMERIA de Melly. Sam 17 Oct 2009 - 15:40 | |
| COMMENTAIRE du membre D LUSETTI OLIVIER
les Parfumériens ne mesurant pas plus de trois centimètres, ils passaient inaperçus aux yeux humains nous dit l’auteur. Cette affirmation me gêne, car l'œil humain voit très bien des insectes de cette taille. Il faudrait donc plus accentuer leur capacité de camouflage, mais encore… Le fait de donner comme exemple de prédateur un ours pour des insectes est inapproprié. De plus, les Parfumériens volent alors avant de les attraper… De surcroît, je ne vois pas en quoi l'acte de situer leur habitacle dans un tronc d'arbre les protègerait des prédateurs, si ceux-ci sont des oiseaux et encore moins si les ours sont de la ronde. Dès le départ je trouve que l'auteur manque de rigueur dans les descriptions et les affirmations qu'il annonce. Bon maintenant dire que l'humain ne peut percevoir les odeurs que grâce au travail des Parfumériens me laisse sceptique, car sans le sens de l’odorat, l'humanité ne pourrait pas prospérer. Car ne pas sentir la fumée d'un feu, l'odeur d'un met avarié, la purulence d'une plaie serait dangereux pour la survie de l’humanité. Mais l'auteur nous parle ensuite de Nauséabondois, qui physiquement identique aux Parfumériens, quant à eux apportent aux humains les mauvaises odeurs. Voilà qui tempère positivement mon scepticisme du départ. La reine possède un palais dans une pomme pourrie, étant donné que ces créatures font trois centimètres de long, le respect des proportions n'est pas respecté. De plus, la pomme est un aliment biodégradable. Donc par essence éphémère. De nouveau un manque de logique flagrant se fait jour dans les affirmations de l'auteur. L'arrangement accepté par la reine Fiente que propose Chocolat pour éviter l'affrontement avec les perces-oreilles, n'est pas crédible. Premièrement en quoi pourraient-ils réussir là où l'armée des Nausébondois échoua ? Deuxièmement en quoi l'échec de leur entreprise assurera-t-il à la reine de les voir revenir ? Puisque celle-ci agit en désaccord avec le traité millénaire signé entre les Parfumériens et les Nauséabondois. Pour être plus vraisemblable, il aurait fallu que la reine gardât l'un des deux comme monnaie d'échange. Même si l’auteur encadre les Parfumériens en les faisant accompagner de Moisi son conseiller. Au sujet du lac, comme les personnages de l'histoire possèdent tous des ailes, je ne vois pas l'impossibilité à le traverser. Maintenant si des brumes opaques émanaient de celui-ci, on pourrait imaginer qu'elles rendraient le vol à vue impossible, d'où une désorientation possible. Mais ce n'est pas le cas. Après concernant les lieux en anglais, je trouve toujours dans un texte en français que leur présence nuit à l'ensemble. La réaction de Moisi voulant se débarrasser des Parfumériens en train de sauver son roi est malvenue, car il aurait pu attendre que son souverain fût hors de danger. De plus, Moisi dit qu'il voulait s'attribuer tous les honneurs, ce qui est stupide puisque le roi est conscient donc témoin des événements. L'histoire du roi savant et explorateur est amusante, mais à le voir agir on s'interroge sur le fait qu'il puisse avoir une épouse non seulement méchante, mais aussi cruelle. Car un jeune public ne pourra que s'interroger sur ce couple si curieux, mal assorti et tellement opposé. Car ne dit-on pas qui se ressemble s'assemble. Les péripéties groupées en un temps si court comme celle de la guêpe sont du genre à être rencontrées dans ce style de récit et donc cette succession d'épreuves permettant aux héros de se découvrir des talents ne me gêne pas plus que cela. Grosse difficulté par contre dans la conjugaison, dans l'emploi de l'imparfait et du passé simple. Beaucoup trop de fautes d'orthographe parsèment le récit. Sinon les mots sont simples et bien choisis pour un jeune public. Et les noms des protagonistes sont merveilleusement bien trouvés. Vraiment un grand bravo dans ce choix des noms des personnages. L'arrivée en un temps record de Caramel et de Fleur les souverains des Parfumériens, chez leur voisin les Nauséabondois pour sauver Amande et Chocolat, tient du conte et donc la rigueur temporelle passe, pour céder la place à la fin qui se finit bien. Les conseils du roi sont pleins de bon sens donnant au terme de l'histoire une morale intéressante. En ce qui me concerne, plus de vraisemblance dans le récit et de rigueur dans l'écriture sont nécessaires, mais l'histoire possède un charme indéniable qui mérite tout le travail de réécriture dont elle a besoin. En l’état ma réponse pour une mise en avant est négative. Mais je ne désespère pas de revoir une version plus aboutie. Car je le répète, le postulat de départ est original.
Dernière édition par olivier.lusetti le Jeu 6 Mai 2010 - 17:26, édité 2 fois |
|  | | olivier.lusetti Maître des Ombres


Messages: 3430 Date d'inscription: 09/04/2009 Age: 45 Localisation: Perpignan
 | Sujet: Re: RESULTAT DU VOTE DU COMITE SUJET le monde de PARFUMERIA de Melly. Sam 17 Oct 2009 - 15:43 | |
| COMMENTAIRE du membre E
Age du lecteur : Cet écrit est adressé à un public très jeune (entre sept et dix ans, il me semble : sept ans, l’âge où l’on apprend à lire). Il s’agit donc d’un conte de fantasy jeunesse. Je tenterai de forger mon avis en en tenant compte.
L’orthographe et la construction grammaticale : L’orthographe est indéniablement à revoir. La construction grammaticale n’est pas maitrisée, il y a beaucoup trop d’erreurs. J’ai également repéré de nombreuses erreurs au niveau de la conjugaison et des confusions au niveau des temps. Afin de t’aider, deux membres du comité, Verity et Yrkélia, ont eu la gentillesse de corriger intégralement ton texte.
Phrases tarabiscotées et vocabulaire compliqué : Les phrases sont assez courtes, simples et épurées. Le vocabulaire est également assez simple. L’idéal pour un très jeune lecteur entamant un de ses premiers romans. Un point positif donc.
Le style/ Soutien du fond par la forme (travail et recherches sur les mots) : Le texte se lit facilement, la lecture est agréable si l’on exclut les fautes d’orthographe et erreurs grammaticales. Toutefois, l’auteur n’a pas de « style » à proprement parler. Le travail et la recherche sur les mots sont inexistants, il n’y a pas de belles images. Mais il est vrai que le public visé n’est pas adepte des figures de style.
Vraisemblance et crédibilité de l'histoire : Tout d'abord, un point au niveau géographique me gêne : Je vois mal les Nauséabondois traverser Parfuméria et le Territoire des Hommes pour diffuser de mauvaises odeurs dans leurs narines. Comment un être de trois centimètres peut-il traverser un pays ? Il est difficile de se faire une idée des distances et repères géographiques qui sont absents de ton récit. Pour eux parcourir une région doit être énorme, alors passer d’un pays à un autre ? Plus de précision dans les distances (pour eux un pays équivaut à un jardin, par exemple) serait bienvenue.
Ensuite, la taille de tes parfumériens est trois centimètres et tu dis pourtant qu’ils sont invisibles aux yeux des humains.
Volonté de transmettre du savoir (civilisation, réflexion, historique, etc..) : Il est évident que l’auteur tente de « transmettre son savoir » à la « nouvelle génération ». Ce savoir est essentiellement constitué : _ Du respect du à la nature et d’une certaine sensibilisation : les propriétés des plantes, etc. _ De valeurs morales : le respect des anciens, la tolérance, le courage… Cette volonté de transmettre son savoir est bien trop insistante et présente à partir de l’entrée en scène du Roi Rot, l’envie m’a d’ailleurs prise plusieurs fois de sauter certains passages bien trop répétitifs à mon goût. À titre d’exemples (pris bien sûr dans ton texte) : « Il croyait important d’éveiller les jeunes, qu’ils soient parfumériens ou même nauséabondois.» « N’avez-vous jamais entendu dire que les voyages forme la jeunesse? » « - N'oubliez jamais, ce que je vous ai enseigné, suivez votre voie. La vie nous apporte de belles choses, ayez foi. » Etc… Ce savoir est-il réellement intéressant pour un jeune lecteur? Pour moi non. Le jeune lecteur en question sera vite écoeuré par cette guimauve de bons sentiments au parfum mille fois ressassé. Si ton message était original, cela aurait pu passer. Mais c’est loin d’être le cas.
Personnages attachants : Je ne trouve pas du tout des personnages attachants. Tes personnages manquent d’épaisseur psychologique. On a du mal à s’attacher à des personnages parfaits. Quelques petits défauts pimenteraient le caractère de tes protagonistes. Pour moi Amande et Chocolat se ressemblent beaucoup trop, ils pensent et agissent de la même manière (gentils, polis, respectueux, amoureux…). Au cours de leurs péripéties, tes personnages ne m’ont jamais surprise. Ils sont toujours égaux à eux-mêmes, ne quittent jamais leur rôle. Seul le roi Rot, le grand voyageur, semple quitter son rôle dans cette bien trop mignonne aventure. De plus, tes protagonistes n’ont aucun pouvoir ou aptitude supérieurs à ceux des Nauséabondois.
L'immersion au début du récit : La scène d’entrée, une description de ton monde et des parfumériens, est loin d’être prenante. Toutefois, le style est assez agréable et ton monde mignon et rafraichissant. On se prend finalement au jeu, petit à petit.
Alternance des formes : actions et dialogues : Ton texte est très régulier : il se compose d’un à deux paragraphes d’écrit, puis d’un petit dialogue, et ce, durant toute la nouvelle. L’alternance des formes est donc réussie, un point positif. Toutefois, je trouve que tes dialogues manquent de piquant, sans doute car tes personnages me paraissent trop prévisibles.
Comportement (des gens, des choses) rationnel à défaut d'être logique : Je trouve le comportement de la Reine Fiente illogique. Cette Reine apparaît tout d’abord comme la grande méchante du récit… qui verse des larmes à tout va. Un personnage très caricatural, sans aucune profondeur ; même pour de jeunes lecteurs je trouve ce laisser-aller flagrant. Elle est assez cruelle pour enlever des Parfumériens et les mener à la mort (combat de perce-oreilles) pour son bon plaisir… Mais dès que revient son mari, elle fond en larmes, semble presque… gentille et promet « de ne plus recommencer ». Un grand point d’interrogation sur ce personnage donc.
De même, le fait qu’elle accepte si facilement qu’Amande et Chocolat partent à la recherche de son époux alors que son armée échoua n’est pas crédible. De plus, comme elle enfreint le « pacte », quelle assurance a-t-elle que tes héros ne révèlent pas sa faute ?
Suspens et intérêt : Honnêtement, aucun. Tes personnages, du fait de leur manque de personnalité, sont assez ennuyeux. La facilité des épreuves à affronter rend le texte monotone. Ton monde, rafraichissant au départ, devient vite écoeurant, comme une pâtisserie trop grasse. On se doute dès les premières pages, étant donné le public visé et le caractère ingénu de ton monde et tes protagonistes, que la fin sera heureuse et convenue. Toutefois, c’est le cas de beaucoup de contes pour enfants. Mais on devine toujours plusieurs pages en avance ce qui va se passer, et cela n’est pas pardonnable.
Progression des personnages au fur et à mesure de l'histoire : Tes personnages sont parfaits, alors comment pourraient-ils s’améliorer ? Telle est la question. À part lorsqu’Amande tue la guêpe, lui faisant vaincre sa peur, la progression est inexistante.
L'originalité : Les récits féeriques sont un grand classique des contes pour enfants, cela est indéniable. Le message apporté par l’auteur (tolérance, respect des anciens…) est quant à lui vu est revu. Un recueil de bons sentiments. Toutefois, cette idée des Nauséabondois et des Parfumériens est quant à elle originale, un bon point.
Identification du lecteur avec le ou les héros : Elle est inexistante. Tes héros, bien trop tendres et sans défauts, sont pour moi vides. On ne peut s’identifier à des êtres toujours égaux à eux-mêmes. Tes protagonistes ne me font pas vibrer.
Au 1/3 du récit votre envie de continuer la lecture : Elle diminue. Je suis déjà écoeurée par cet excès de gentillesse. Ce qui était agréable durant une ou deux pages est devenu lassant, car bien trop répétitif et sans véritables imprévus.
Au 2/3 du récit votre envie de poursuivre votre lecture : Elle diminue encore. On se doute déjà de la fin précise une dizaine de pages à l’avance, alors comment s’intéresser à ce que l’on lit ?
La fin du récit se termine-t-elle : en coup de théâtre (surprenante), en une grande explication cachée? Ou bien en apothéose? La fin n’est pas surprenante, on la devine avec une grande facilité. Il n’y pas de grande explication cachée. Il ne s’agit pas d’une apothéose. Le roi Rot se contente de consoler les deux Parfumériens et de jouer jusqu’au bout son rôle taillé sur mesure de papa-poule moralisateur. Il se fait réprimander lui et sa femme par le Roi Caramel. Les deux Parfumériens s’aiment encore plus qu’avant. On ne peut donc pas parler de fin à proprement parler.
Le scénario est-il : Pour moi il est un prétexte. L’histoire est pourtant peu ambitieuse : deux héros féériques qui échappent à la mort à condition de sauver le Roi. Un peu de vraisemblance, pas de fautes d’orthographe, de véritables péripéties, des personnages attachants et le pari aurait été réussi. Ce n’est pourtant pas le cas. Les péripéties sont bien trop faciles : une guêpe un contre trois, le conseiller moisi contre eux deux, les sables mouvants… L’auteur ne prend jamais de risques avec ses protagonistes, on ne hausse donc jamais les sourcils, l’intérêt reste stable, voire déclinant.
Le dépaysement : C’est indéniable, ton univers féérique, si doux, si manichéen, est dépaysant. On est pris dans cet océan d’optimisme et de gentillesse d’un côté, de méchanceté puérile de l’autre. Cependant, au bout d’un moment on n’a qu’une idée : en sortir le plus vite possible. À petite dose cela aurait pu être intéressant, mais 32 pages comme cela c’est trop. Je pense qu’il ne faut pas prendre des enfants, même si jeunes, pour de petites choses naïves qui gobent tout ce qu’on leur dit. On peut créer des contes de bonne qualité, leur âge n’est pas un prétexte valable.
Conclusion : Un texte rempli de fautes d’orthographe, un scénario n’étant qu’un prétexte afin de publier un recueil de bons sentiments, des incohérences, des personnages toujours égaux à eux-mêmes, un monde bien trop manichéen, quelques bonnes idées mais une fin ingénue et prévisible, tous ces points négatifs me poussent à voter non à la mise en avant de cet écrit. Toutefois, quand tous ces points seront retravaillés, j’invite l’auteur à soumettre à nouveau son œuvre, qui n’en sera que meilleure, au comité de lecture. Les critères du comité sont exigeants, être mis en avant est difficile, que l’auteur ne baisse pas les bras. |
|  | | MissCoco Reine des Ténèbres


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 | Sujet: Re: RESULTAT DU VOTE DU COMITE SUJET le monde de PARFUMERIA de Melly. Sam 17 Oct 2009 - 16:07 | |
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