Association et forum Francophone créés le 8 avril 2009 avec Comité de Lecture. Ici, les terres de l’imaginaire sont foulées par des écrivains en herbe, en devenir ! Ici, la langue française parle le fantastique ! Ici ! Votre œuvre sera lue, évaluée.
 
AccueilCalendrierFAQS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Serge Brussolo - Le Château des poisons et L'Armure de la Vengeance

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
yrkelia
Auteur Illusionniste
Auteur Illusionniste
avatar

Féminin Messages : 618
Date d'inscription : 29/07/2009
Age : 55

MessageSujet: Serge Brussolo - Le Château des poisons et L'Armure de la Vengeance   Mar 6 Oct 2009 - 8:40

Serge Brussolo est né en 1951, à Paris.
Cet auteur a plus d’une corde à son arc :
Il est très présent sur le créneau jeunesse, où il met un style pure et techniquement parfait au service d’intrigues intelligentes, accessibles aux plus jeunes. Il utilise ce terreau meuble pour y semer le goût de l’enquête (le raisonnement logique) et de la science fiction, tout en y cultivant, indirectement mais sûrement, un sens certain de la syntaxe.

Je devais avoir trente ans, lorsque mon frère m’a offert « Le château des poisons ». J’étais alors tiraillée entre deux genres littéraires : le policier et l’historique. Le premier m’intéressait par son ton, souvent directe et dépouillé, par ses impératifs de cohérence, le second par le dépaysement et le rêve qu’il faisait naître en moi. La fantasy n’était pour moi (et peut-être est-ce encore le cas dans mon esprit) qu’un roman historique, dont le cadre est ailleurs. Car au fond où est la frontière entre un texte fantasy et un texte qui aurait pour décor notre haut moyen âge terrien, lorsqu’une guérisseuse pouvait être brûlée pour sorcellerie (comme dans la nouvelle de Pitinalex) et lorsque certains animaux (les chouettes notamment) étaient exterminés pour exorciser le mal ? Mon frère, donc, me connaît bien. Nous avons quelques goûts en commun et bien sûr, il fit mouche lorsqu’il me fit ce cadeau. Mais assez parlé de moi. De quoi parle cette histoire ? Voici un extrait de la fiche établi par Jean-Marie DAVID sur le site de Serge Brussolo « http://sergebrussolo.free.fr/dossiers.php?sousrub=personnages »

LE PERSONNAGE :

Bûcheron recruté d'office par son seigneur et maître, Jehan fait partie de cette piétaille, de cette chair à chevaux placée là pour entraver de leurs corps la progression de la chevalerie. Lors de sa première et unique bataille, armé de sa seule hache, son instinct de survie lui fait "casser" du cavalier autour de lui. En mourant, son seigneur le consacre, pour ses hauts-faits guerriers, Jehan de Montpéril, chevalier sans fortune, sans même la connaissance du métier des armes. Avant de mourir, son seigneur lui donne son épée et une motte de terre pour tout domaine (qu'il conservera avec lui dans une bourse). A partir de cette date, il se fait routier et convoie pour des monastères des marchandises précieuses. Il guide et protège des voyageurs et des pèlerins, leur permettant de traverser des régions sans se faire rançonner, ni par les seigneurs qui prélèvent différents droits de péages, ni par les bandes de brigands qui hantent les forêts. Sur les routes qu'il parcourt, ce chevalier errant (car sans terres et sans lignée) fera preuve à diverses reprises de grandes qualités d'analyse et de déduction et acquerra une réputation de fin limier. Jehan est un anti-héros, un héros terriblement humain, faible, indécis, projeté dans des aventures qui le dépasse largement. S'il est prêt à enfourcher les croyances de l'époque sur le Diable, son bon sens le remet toujours sur le bon chemin. Ecoutons l'auteur parler de son personnage : " Jehan vit dans un monde où la vie est brève et ne vaut pas grand-chose. La mort est quotidiennement présente. La vie est très courte, notamment pour les enfants. Jehan est empêtré dans ses croyances, coincé entre le paganisme et le catholicisme. À 33 ans, c'est déjà un vieil homme ou presque, il se trouve à une période charnière d'un monde en mutation. Il ne sait pas ce qu'il doit croire, il est en pleine confusion. Il veut survivre avant tout. Ce n'est pas un champion de la vérité, une sorte de Guillaume de Baskerville, comme chez Umberto Eco, non, il essaye tant bien que mal de se dépêtrer du bourbier où il est tombé. Il avance au hasard, à tâtons. Il se bat avant tout contre la machine qui essaye de le broyer. "(propos recueillis par S. Le Moullec in Parallèles : précis de l'imaginaire n° 6, I/1998).


SES AVENTURES :

Dans sa première aventure intitulée Le Château des poisons, Jehan est recruté par Dorius, un petit moine grassouillet pour assurer sa sécurité pendant la mission que celui-ci effectue pour le Comte Ornan de Guy qui va se marier. La mission accomplie, nos voyageurs, sur la route du retour, rencontrent Irana, la belle trobairitz. Celle-ci lui confie un secret : le comte est lépreux et s'il se marie, il contaminera et entraînera la mort de sa jeune épouse. [...]
Dans sa seconde aventure narrée dans L'Armure de vengeance, Jehan est recruté par le Baron Thibault d'Estriviers, pour surveiller et s'assurer, le temps qu'il faudra, qu'une armure maléfique ne ressorte pas du trou où Jehan l'aura fait enfouir au cœur d'une forêt profonde. Cette armure forgée par Jod est pourtant révolutionnaire. Elle donne l'invinciblité à ceux qui peuvent la porter. Mais elle a une mauvaise réputation, provoquant par épuisement ou accident, la mort de ceux qui veulent l'acquérir. On raconte aussi qu'elle sait se mouvoir seule, la nuit, et qu'elle garde en mémoire des gestes accomplis par les chevaliers lors des combats. [...]
Pour Jehan commence une traque éprouvante mêlant épouvante et horreur.

Pour affiner un peu mon discours, je m'appuierai sur quelques critères proposés par le forum :

1-/ L'immersion au début du récit.
Totale en ce qui me concerne. Dès les premières pages, j'étais sous le charme.

2-/ La tournure des phrases. Le style.
Les phrases sont simples et percutantes, le style sobre et précis, sans trop de fioritures, mais excellent.

3-/ Le dépaysement et l'atmosphère. Suspens et intérêt.
Total, du début à la fin.

4-/ Phrases tarabiscotées et vocabulaire compliqué.
Non, cet homme a inventé la simplicité et pourtant ses intrigues sont loin d'être basique.

5-/ Soutien du fond par la forme ( travail et recherches sur les mots).
Total également.

6-/ Personnages attachants.
Je crois que nous sommes quelques uns sur ce site à ne pas aimer que les chevaliers blancs. Jéhan de Montpéril est très touchant, humain. Il est la parfaite illustration du héros ordinaire, celui que vous ou moi aurions été à sa place, car à ce qu'on dit la fonction crée l'organe.

7-/ Volonté de transmettre du savoir (civilisation, réflexion, historique, etc..).
La peinture historique est criante de vérité, tant en ce qui concerne les mentalités que le cadre social.

Si vous aimez le suspens, l'histoire et la langue française, ces deux livres sont des romans à lire. Ils sont édités chez poche, et même si vous ne partagez pas totalement mon enthousiasme (car nous sommes tous différent), je reste persuadée que tous y trouveront quelque chose de positif.

Amicalement
Revenir en haut Aller en bas
http://piquesdeplumes.wordpress.com/
 
Serge Brussolo - Le Château des poisons et L'Armure de la Vengeance
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Serge Brussolo
» Serge Brussolo
» LA FILLE DE LA NUIT de Serge Brussolo
» LE MANOIR DES SORTILEGES de Serge Brussolo
» Serge Brussolo - Le labyrinthe de Pharaon

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Rêve de Fantasy :: Général :: LA RUBRIQUE DES PRESCRIPTEURS ET DES AUTEURS-
Sauter vers: