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 Rencontre avec Olivier Lusetti l'auteur de l'Envoyé des Monarchies de l'Ombre, aux éditions Fantasy-Editions.Rcl.

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MissCoco
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MessageSujet: Rencontre avec Olivier Lusetti l'auteur de l'Envoyé des Monarchies de l'Ombre, aux éditions Fantasy-Editions.Rcl.    Ven 17 Mai 2013 - 13:57

J’ai la joie de vous annoncer que le tout premier manuscrit validé par le comité de lecture de Rêve de Fantasy en juin 2009 (cela ne nous rajeunit pas) est devenu un roman édité. Il est aujourd'hui enfin disponible à la vente aux éditions Fantasy-Editions.Rcl.
Son auteur Olivier Lusetti — le créateur de notre si beau forum —, connu de beaucoup, viendra ce samedi 18 mai pour nous parler de son parcours et nous faire part de son expérience du monde éditorial.
Son deuxième manuscrit (La Promise) a été validé par le comité de Rêve de Fantasy en avril 2013 !


L’Envoyé des Monarchies de l’Ombre.

Bande-annonce : http://www.youtube.com/watch?v=oQ8VvwGzNws&feature=youtu.be



N'hésitez pas ! Ce récit fantastique est au prix numérique de 5.99 € !
Vous le trouvez ici :

Amazon
http://www.amazon.fr/LEnvoy%C3%A9-Monarchies-lOmbre-ebook/dp/B00CREPTIK/ref=sr_1_2?s=digital-text&ie=UTF8&qid=1368490341&sr=1-2

Applestore
https://itunes.apple.com/fr/book/id647998864

Immatériel.fr
http://librairie.immateriel.fr/fr/ebook/9791092557039/l-envoye-des-monarchies-de-l-ombre

kobo fr
http://www.kobobooks.fr/ebook/LEnvoyé-des-Monarchies-de-lOmbre/book-WkeQj6z7k06zEwdmVIqslA/page1.html?s=8cvJJ5vHj0-FdUnalE1Z7g&r=1

Virginméga.fr
http://livresnumeriques.virginmega.fr/9791092557039-l-envoye-des-monarchies-de-l-ombre-fantasy-editions-rcl-olivier-lusetti/

Cultura :
http://ebook.cultura.com/ebooks/l-envoye-des-monarchies-de-l-ombre-9791092557039_9791092557039_2.html

http://ebook.dlivre.com/store/N2238849/FANTASY_EDITIONS_RCL/OLIVIER_LUSETTI/L_ENVOYE_DES_MONARCHIES_DE_L_OMBRE.book

chapitre.com
http://telecharger-ebook.chapitre.com/ebook/article/1220289/350793/L%27Envoy%C3%A9%2520des%2520Monarchies%2520de%2520l%27Ombre/Olivier%2520Lusetti/3612220172008

Gibert joseph
http://gibertjoseph.epagine.fr/9791092557039-l-envoye-des-monarchies-de-l-ombre-fantasy-editions-rcl-olivier-lusetti/

leslibrairies.fr
http://www.leslibraires.fr/livre/4174356-l-envoye-des-monarchies-de-l-ombre-olivier-lusetti-fantasy-editions-rcl-fantasy-editions-rcl[/center]



Cet été la version papier :


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MessageSujet: Re: Rencontre avec Olivier Lusetti l'auteur de l'Envoyé des Monarchies de l'Ombre, aux éditions Fantasy-Editions.Rcl.    Ven 17 Mai 2013 - 14:35

Bonjour à tous les membres de ce forum, sans vous je ne serais pas en train de répondre à ce sujet. incline


Votre rapport à l’écriture

Quand avez-vous décidé de vous plonger dans l’écriture ?


Cela a débuté sur le tard, quand j’étais lycéen. Je voulais séduire une enseignante, j'adorais Baudelaire et je me souviens lui avoir emprunté quelques vers, pour tenter d’en offrir un à ma belle. De mes treize ans jusqu’au tout début de ma trentaine j'ai pratiqué le jeu de rôle (sept à huit personnes autour d’une table), et j’étais plus qu’à mon tour maître de jeu — ça aide pour raconter les histoires. Je me suis adonné principalement à Donjons et Dragons, Warhammer et surtout l’appel de Cthulhu, ce jeu tiré de l’univers si envoûtant de Lovecraft.
J’ai écrit de la poésie et du théâtre de 19 ans à 27 ans. Après, j’ai tout arrêté — sauf quelques poèmes égrenés ici et là — et je me suis pleinement consacré à ma vie professionnelle.
Des difficultés importantes fin 2007 m’ont asphyxié et afin de mieux supporter l’énorme pression, j’ai dû ouvrir une fenêtre sur l’imaginaire. J’ai choisi la fantasy, car j’ai toujours aimé ce genre (Howard, Tolkien, Moorcock, Zelazny) et je souhaitais une liberté totale. Juin 2008 correspond à l’élaboration de l’Envoyé des Monarchies de l’Ombre, c’est le moment où l’écriture commence et devient une sorte de sacerdoce.


Nous imaginons que pour réussir à achever un roman, il faut être réellement passionné. Ressentez-vous l’écriture comme un besoin ?

Quand je commence quelque chose, j’aime la mener à terme, quel qu’en soit le domaine. L’écriture est depuis quelque temps une passion. J’ai toujours essayé de faire vivre mes passions. Pour être réellement heureux, il faut trouver quelque chose qui nous intéresse passionnément.

Quelle est votre fréquence d’écriture (tous les jours, plusieurs heures par jours, etc.) ?

Plusieurs heures tous les jours !
« L’inspiration c’est le travail » disait Baudelaire. L’écriture est polymorphe, elle n’a pas que l’apparence du roman que j’écris. Elle s’aiguise aussi par exemple dans des notes prises à la suite de recherches historiques, dans des commentaires effectués sur des écrivains en herbe, ou confirmés, mais aussi dans les courriels de mes correspondances.

D’où tirez-vous votre inspiration (promenades, lectures, cinéma, etc.) ?

De mon expérience, du choc des mots, d’un film, de la vie autour de moi, de mes lectures.

Avez-vous toujours écrit de la fantasy ? Écrivez-vous uniquement cela ?

J’ai écrit pendant plus de sept ans de la poésie et pendant deux ans du théâtre et chaque fois la vie et le fantastique se tenaient la main. J’aime le cadre du merveilleux, la peinture de la vie et les couleurs historiques. Le passé qui voyage m’enchante. Oui, j’aime particulièrement la fantasy.

Écrivez-vous votre premier jet à la main ou préférez-vous travailler directement à l’ordinateur ?

Directement à l’ordinateur pour les romans et à la main pour les poèmes.

Utilisez-vous un logiciel d’aide à l’écriture, correcteur ou autre ?

Oui, j’utilise et conseille Antidote HD.



L’écriture

Quand est née pour la première fois l’idée d’écrire un roman en entier ?

Pendant des années, j’ai écrit des poèmes et des pièces de théâtre, mais aussi des dizaines de scénarios de jeux de rôles. Un soir, j’ai vu les personnages d’une scène d'un scénario joué plusieurs fois, à sa énième lecture, s’animer devant mes yeux. Je me suis dit alors que je devrais m’attaquer au roman. Des années après, lors d’un rendez-vous professionnel sur Monaco, l'éditeur Vivendi, pour ne pas le citer, offrait à ses grossistes — dont j'étais —, le livre Eragon de Monsieur Paolini, pour la sortie du jeu vidéo. À sa lecture, je me suis fait la remarque que la fantasy d’aujourd’hui comparée à celle de ma jeunesse (Howard, Tolkien, Moorcock, Zelazny) semblait plus facile à réaliser. Je devais m’y essayer. Plus tard, un tourbillon de mauvaises nouvelles m’entrainait, l’espoir suffoquait, il me fallait respirer, l’idée d’un roman s’est imposée. J’ai entrepris un chapitre sans savoir si je pourrais le continuer. Puis j’en ai écrit un et encore un et puis un autre et au final un manuscrit vit le jour. La réécriture, cet enfantement de plusieurs années, allait pouvoir commencer


Avez-vous rapidement eu une idée claire du scénario ou s’est-il mis en place à mesure ?

Pour l’Envoyé des Monarchies de l’Ombre, j’ai débuté sans plan, j'ai inventé au fur et à mesure, mais en ayant en tête la trame principale.
L’ouverture du roman version 2009 qui commençait sur une scène de combat (que j’ai enlevée par la suite), m’a sans doute sauvé. Comme je voulais qu’on la retrouve quelque temps avant la fin, comme une sorte de boucle, elle m’a préservé de cette errance qui vous emporte dans l’aventure, sans penser logique narrative ou structure. Car je fonctionnais plus par étape que par parcours parfaitement étudié. Je réfléchissais : comment aller du point A au point B ? J’assistais ensuite avec une vague idée du résultat aux événements que me soumettaient les personnages. Après, travail sur les mots, cohérence de l’histoire, logique des comportements.
Même si depuis je procède différemment, je sais maintenant que le fait de connaître la fin m’a évité de me perdre — risque inhérent d'avancer sans plan.
De plus, je souhaitais que le roman se tienne debout, sans un tome deux pour l’équilibrer, et j’avais en outre une idée assez précise de sa longueur. Deux cent cinquante pages me semblaient bien (70 000 mots, près de 400 000 caractères). Je voulais aussi que chaque chapitre se termine sur une note de suspens pour inciter le lecteur à poursuivre sa découverte.
Tout cela a sans aucun doute pallié ma faiblesse d’avancer à l’aveuglette, tout comme le fait de ne marcher sur les talons que d’un seul personnage.


Avez-vous écrit une trame très précise, un résumé ? Si oui, ce premier travail s’est-il fait avant la rédaction proprement dite ou simultanément ?

Pour la Promise (mon deuxième roman) j’ai travaillé autrement. J’ai d’abord construit le scénario, dans la mesure où je voulais sonder ma capacité à inventer autre chose que l’Envoyé des Monarchie de l’Ombre. En outre, je désirais ouvrir les six premiers chapitres sur un nouveau protagoniste, et tous les retrouver un par un par la suite. Risquer cela sans plan me semblait suicidaire. De plus, la Promise se définit telle une histoire d’événements donc avec plus d’enchevêtrements.
Avec l’Envoyé des Monarchies de l’Ombre, roman de personnage, la progression reste assez linéaire. On suit le héros et en même temps on découvre l’histoire.
Chaque fiction est un peu différente. On peut utiliser un plan détaillé, ou bien se lancer dans l'aventure en écrivant à l’instinct avec pour repère seulement l’idée générale. Soigner légèrement son style dès le commencement pour attendre le point final pour pleinement s’y remettre, c’est ce que j’ai entrepris avec le premier roman. Comme l’on peut aussi faire tout à la fois : un plan, châtier son style et se jeter dans la mêlée en laissant les personnages respirer c’est ce que j’ai réalisé avec le deuxième. Mais ce qui est certain c’est qu’il y aura plusieurs moutures pour celui qui veut bien faire et chaque manuscrit terminé apporte son lot d’enseignement. Quelque part, une refonte profonde de son écrit, c’est presque commencer un nouveau récit.


Combien de temps vous a-t-il fallu, de la première phrase à la dernière page, pour écrire votre œuvre ?

La première mouture de l’Envoyé des Monarchie de l’Ombre m’a pris six mois. Lors des trois derniers, à la suite d’une période d’inactivité professionnelle, j’ai travaillé douze heures par jour sur le roman, sept jours sur sept.


Avez-vous corrigé votre travail au fur et à mesure ou une fois la rédaction terminée ? À ce titre, combien de temps vous a pris le travail de réécriture, correction ? Cette correction a-t-elle été compliquée ? Avez-vous eu recours à des bêta-lecteurs ?


J'ai réécrit bon nombre des chapitres de l’Envoyé des Monarchies de l’Ombre plusieurs fois et tous, à quelques exceptions, reçurent des corrections notables, certains plus que d’autres. Il y eut avant cette parution plus de neuf versions. Dès lors que je voyais comment améliorer sensiblement mon roman, je le faisais plutôt que d'amorcer ou continuer un autre manuscrit. Les dernières modifications (légères) se sont terminées un mois avant la publication. Le travail complet de réécriture a duré quatre ans avec des poses. J’ai commencé l’Envoyé des Monarchies de l’Ombre en juin 2008, pour achever le premier jet en décembre de la même année. Très conscient de l’importance du début d’un roman, celui-ci à peine terminé, j’ai entrepris assez rapidement de lui chercher des avis. Pour obtenir cela, je l’ai rendu accessible, dès septembre 2008, sur un forum d’écriture, pendant que je continuais à en écrire la suite. Puis en décembre de la même année, je l’ai retiré de ce forum, pour le placer sur un autre, et encore sur un autre. À chaque fois, je l’ôtais au bout de deux mois. À ce moment, les premiers chapitres avaient dû être regardés par une quarantaine de personnes et j’avais dû récolter plus de trois cent cinquante avis. Ensuite, je l’ai proposé pour validation en avril 2009 au tout début de la création du comité de lecture de RdF, celui-ci l’a accepté positivement en juin 2009 et les inscrits de cette époque du forum approuvèrent ce choix. À la suite des commentaires du comité de lecture, je l’ai bien évidemment retravaillé. Pendant plus d’un an, la nouvelle version profita des remarques des membres du forum et des informations, hélas ! trop rares, glanées ici par là auprès des refus des maisons d’édition. Je dois ajouter qu'il a bénéficié aussi de quelques conseils d’un écrivain fraîchement publié.
Le dernier grand changement dû aux adhérents de Rêve de Fantasy date de juin 2010. Après, ils sont exclusivement le fait de ma volonté à donner plus de style et par ma recherche sur le sujet. Ensuite, j’ai œuvré de concert pendant la deuxième moitié de l’année 2011 avec mon directeur d’ouvrage de l’époque — Monsieur Emmanuel Bertrand Egrefeuil —, quand mon livre devait voir le jour dans sa collection. Hélas pour moi, sa maison d’édition en difficulté financière en annula la publication un mois avant sa sortie ! Orson Scott Card dit dans l’idée qu'être édité est une question de chance, et que bien écrire, conter son histoire est une question de travail. Je partage son point de vue. Je dus donc à nouveau trouver un éditeur. Une fois fait, le livre bénéficia d’une nouvelle lecture, mais aussi d’une ultime réécriture.


Avez-vous douté durant votre travail ? Si oui, comment avez-vous réussi à retrouver confiance ?

Oui. Si la certitude permet d'avancer, le doute, lui, heureusement, aide à progresser. L’avantage de ne pas être publié, c’est que l’on peut continuer à s’améliorer tout « seul » jusqu’au moment de trouver son éditeur. La persévérance fait partie intégrante des critères de sélection. Mais une période néfaste qui dure vous remet en questions, et fait énormément douter.
Je retrouvai la confiance en lisant la production des auteurs fraîchement édités — cela ne me semblait pas hors de portée —, mais aussi grâce aux critiques positives des membres de RdF et en recevant des encouragements de certaines maisons d’édition. Au fur et à mesure du temps (plus d’un an et demi après le premier jet), je remarquai que le roman plaisait de plus en plus. À un moment, je me suis même permis le luxe de décliner une publication où le réseau de diffusion était trop pauvre. Là, j’ai cru l’édition toute proche. Puis il y eut cette période de six mois ou en dépit de mes envois, mon manuscrit ne faisait plus de touches, seuls des refus me revenaient. Mais si l’écriture reste un travail solitaire, on peut heureusement le partager, une fois celui-ci terminé. Écrire les portes fermées, mais se relire les portes ouvertes comme le dit Stephen King. Malgré la tension et la désillusion de voir sa belle page blanche raturée du rouge de l’amélioration, j’ai la chance que ma compagne et sa fille me lisent et me corrigent. Comme elles aiment mes créations, elles sont devenues mes lectrices avisées. Des soutiens indéfectibles — mais les yeux ouverts — font parfois la différence, entre celui qui baisse les bras et celui qui reste encore debout pour agripper ces moments qui peuvent changer une vie.


Nous supposons qu’il faut organiser correctement son temps pour aller au bout d’un travail de si longue haleine. Comment avez-vous concilié vie professionnelle, familiale et le temps nécessaire à l’élaboration de votre œuvre ?

Si l’Envoyé des Monarchies de l’Ombre, ne m’a pris que six mois de travail, la recherche du « comment bien écrire », elle, m’a accaparé quatre ans. Après le temps nécessaire dédié à mes parents âgés, et à mon couple, je me consacrai à l’écriture. Plus de loisirs excepté l’écriture et du sport pour rester en forme. Une ascèse de moine, mais de moine combattant.

Comment arrivez-vous à maintenir la distance nécessaire pour garder votre esprit critique par rapport à ce que vous écrivez ?

C’est très difficile. On est souvent limité par son manque de méthode, son ego, sa méconnaissance de l’écriture. Plus l’objet devient familier, plus on perd de son impartialité. Et à la question de comment bien écrire, aucune réponse de prime abord évidente.
Alors, on écrit un premier jet et ensuite on l’émonde, on le bâtonne, on le refond. Une fois le deuxième jet écrit sur le premier, il est fondamental de le laisser se décanter. On le reprendra le plus tard possible. Le recul est essentiel pour bien se voir, et on ne l'obtient qu'une fois la matière refroidie. Quand le travail de repos se termine, on juge la nécessité de fournir un troisième effort et presque toujours on en sent le besoin.
Cependant, corriger indéfiniment est un grave écueil. L'amélioration doit posséder un terme ; on peut gâter son œuvre à force de la retoucher.
« Que la lime polisse l’ouvrage, mais qu’elle ne l’use pas ». On doit s’arrêter et être content de soi. D’accord, mais comment savoir si on le peut ? Pour cela, on doit soumettre notre création à un maître éclairé, un ami clairvoyant ou aux critiques des membres d’un forum d’écriture. J’ai pratiqué les trois. La marque du talent réside sans doute, dans notre aptitude à saisir les défauts qu’on nous signale. Avec le temps et à la suite de la lecture de plusieurs dizaines d'ouvrages sur la structure des récits et sur le style, je me suis aussi composé de solides listes de contrôle (style et ligne narrative). Appliquées rigoureusement, elles me permettent d’être un juge assez dur envers moi-même.


Quels sont les passages que vous avez préféré rédiger ? Quels ont été les plus ardus à écrire ?

J’affectionne particulièrement le chapitre sur le conseil de l’ordre, situé au 2/3 du récit. Il permet l'atteinte d'un pic dramatique ouvrant sur une nouvelle période du roman, qui de fait est sans ventre mou, où le rythme et les événements vont en s’accélérant. Emmanuel, mon premier directeur d’ouvrage, aimait particulièrement la phase de commandement. Elle se déroule dans le chapitre de l’exploit. Mon éditeur actuel a particulièrement apprécié le cordon en argent où je revisite la suggestion magique. Le cordon en argent, avec son voyage astral, est d’ailleurs l’un des deux chapitres qui m’ont demandé le plus d’effort. L’autre est celui des aigles dans la nuit. Dans celui-ci, Yingfû, le prêtre, possédé par le démon du doute, perd la foi et se retourne contre la Grande Prêtresse Armaîti. Elle tente l’exorcisme. Elle doit aussi bien vaincre magiquement que convaincre par la force des propos, si bien que nous assistons en quelque sorte au combat du croyant et de l’athée. La divergence des points de vue philosophiques et l’exigence d’une scène dynamique furent me concernant très difficiles à équilibrer. J’ai dû réécrire cette scène une bonne trentaine de fois. Sinon j’aime enchâsser une perle de sagesse émanant d'un maître à penser tel Bouddha ou Confucius, pour ne citer qu’eux, dans la bouche d’un de mes personnages sans que cela ne se sache et sans casser la fluidité du dialogue. Quand un lecteur me dit par courriel « j’apprécie beaucoup la profondeur de telle phrase », sa surprise, une fois dévoilée la provenance, fait plaisir à lire. Là je sais avoir parfaitement réussi, du moins pour lui, mon insertion.

La séparation et l’organisation de vos chapitres se sont-elles faites naturellement ou avez-vous dû les retravailler ?

Ce travail fut aisé, car j’avais déjà procédé à la découpe, cependant j’ai dû relier trois chapitres entre eux, pour plus d’homogénéité.

Le sentiment de satisfaction doit être immense lorsque l’on achève une telle entreprise. Pouvez-vous nous le décrire ?

Chaque étape doit se vivre pleinement. En premier lieu, arriver à terminer ce que l’on a commencé apporte une certaine satisfaction. Voir son écrit être apprécié par les autres également. Mais un manuscrit — aussi bon soit-il — n’est pas un livre. Le moment le plus fort reste pour moi quand mon premier directeur d’ouvrage m'a réclamé mon numéro de sécurité sociale — pour la préparation de mon contrat —, et qu'il a conclu sa demande par un « Monsieur l’auteur ». Là, j’ai réalisé que je touchais enfin au but, mon manuscrit devenait livre. Le poids des difficultés s’allégea d’un coup. Mon esprit planait. Des amis prévus le soir même à dîner m’ont d'ailleurs questionné sur ce qui se passait. Il leur semblait me voir rayonner. Je vous rassure, cela ne dura pas longtemps, au bout de plusieurs jours sans nouvelles de mon contrat d’édition, l’angoisse arpenta à nouveau mon cœur.


Sans bien sûr nous dévoiler l’intrigue, quel (s) moment (s) préférez-vous dans votre œuvre ?

Dès que mon histoire s’incarne sur le papier. J’aime commencer un récit, mais je prends surtout plaisir à le voir terminé ; je sais irréfutablement avoir pu l’écrire. Penser ainsi est sans doute bête, mais un roman c’est assez long à écrire et la vie peut se montrer très courte ou mettre à mal notre équilibre physique ou mental, avec la perte par exemple d’un proche. J’apprécie aussi à la lecture de certains auteurs chinois connus — ma fiction se passe en Chine ancienne — de passer pour plus « Chinois » qu’eux.

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Dernière édition par olivier.lusetti le Ven 17 Mai 2013 - 14:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Rencontre avec Olivier Lusetti l'auteur de l'Envoyé des Monarchies de l'Ombre, aux éditions Fantasy-Editions.Rcl.    Ven 17 Mai 2013 - 14:42

À la recherche d’un éditeur




S’agissait-il de votre premier tapuscrit envoyé ou avez-vous d’autres écrits n’ayant pas trouvé preneurs ?

L’envoyé des Monarchies de l’Ombre est mon premier roman.


Avant de chercher un éditeur pour ce roman, avez-vous fait paraître des nouvelles ? Si oui, sous quelle forme ? Recueil, anthologie, revues, webzine... ?

Non, mais j’ai déjà vu deux de mes poèmes publiés ; l’un dans le recueil Souvenirs et rêves diurnes de la Guilde de la Poésie en 1998 ; l’autre dans le recueil Esquisses de l’âme de la bibliothèque Internationale De Poésie en 1999.

Que pensez-vous, à ce titre, de la nouvelle, notamment sur le côté formateur qu'elle peut avoir pour un écrivain novice ?

Cette année voit éditer une de mes nouvelles : la Dernière Houri. Écrite à l’origine pour l’appel à textes d’Encre Fantasy partenaire du site Rêve de Fantasy, elle devait être publiée dans une anthologie à paraître courant de l’année 2012. Finalement, elle aura trouvé sa voie cette année 2013 avec Fantasy-Editions.Rcl, mon éditeur actuel, que vous pouvez vous procurer ici :


Chez iBookstore Itunes Appel store ! le lien est ici : https://itunes.apple.com/fr/book/id637494945

Chez Kobo ! l le lien est ici : http://www.kobobooks.fr/ebook/La-dernière-Houri/book-erhAddm3yUuSKyZCPPUlbg/page1.html?s=HuD2M234-kORdIX4ATvbmA&r=1

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Immatériel.fr
http://librairie.immateriel.fr/fr/list/auteur-89428-olivier-lusetti-fantasy-editions-rcl/page/1/date

Muscler son propos et éviter tout « hors sujet » sont les piliers du récit court. Il requiert la vigilance et le pesage des mots et phrases dans chaque paragraphe. La nouvelle demande beaucoup de réflexion sur sa chute. Très formatrice, elle apprend à cerner son objet et réclame de donner son maximum dans un temps limité. Mais on ne pratique pas le sprint comme le marathon. Si le poème était un lieu et le théâtre une discussion, la nouvelle représenterait un quartier et le roman une ville. Idéalement, chaque chapitre d’un récit devrait s'envisager comme une sorte de nouvelle nerveuse, sans remplissage. L’autre intérêt, et non des moindres, consiste à vous faire connaître par les organisateurs des appels à textes. Ce qui vous aidera — si vous gagnez — à placer une option sur la qualité de votre roman futur ou lui obtenir une lecture avisée d'une personne ayant un pied dans ce milieu.

Comment avez-vous su que votre roman était achevé, que vous ne pouviez plus l’améliorer, qu’il était temps de l’envoyer ?

Quand j’ai écrit le dernier mot de la énième réécriture du roman et qu’après l’avoir fait lire à mes proches et l’avoir mis sur des forums, j’ai obtenu des retours positifs. Je tiens à ce propos, à saluer Rêve de Fantasy pour le soutien de son comité de lecture et la justesse de ses remarques, mais aussi pour les commentaires remplis de sens des membres de ce forum d’écriture. D’une manière générale, je remercie toutes les personnes qui ont rendu meilleur mon récit.
Je ne compte plus les nombreuses fois où j’ai cru que je ne pouvais plus améliorer mon roman suivant l’aune de mes connaissances du moment. Mais l’écriture comme la musique, la peinture, la sculpture, s’apprend. Chaque fois que j’ai pu découvrir une nouvelle technique, un nouvel outil pour parfaire mon histoire, je n’ai pas hésité à tout défaire et à tout retravailler en utilisant la spécificité de chaque trouvaille narrative ou stylistique.
En bon artisan besogneux, pendant quatre ans, après avoir terminé ma fiction j’ai cherché des outils pour la rendre meilleure et j'ai appris à les maîtriser. D’où mon conseil : « Si vous n'êtes pas un génie, évitez les pavés de mille pages, surtout s'ils ne se lisent bien que sous la lampe des trois suivants. Les allers-retours dus à la réécriture sont nombreux et durent longtemps. »

À combien d’éditeurs l’avez-vous envoyé ?

Moins d’une trentaine, vingt-huit exactement. Un an et demi après mes premiers postages j’ai effectué une nouvelle vague d’envois, j'en ai profité pour retoquer aux mêmes maisons d’édition qui m’avait refusé. Le comité de lecture peut changer. Un coup de chance peut faire tomber votre manuscrit du dessus de la pile des plis anonymes de la poste, au moment où le responsable surchargé des manuscrits s’assoit à son bureau. Qui sait, il peut voir cela comme un coup du destin ? Son doigt engourdi peut ouvrir votre courriel, au lieu de le mettre à la poubelle. Avec seulement dans les mains leur talent, certains jouent et gagnent à ce poker des envois et bluffent tous les pronostics.

À partir de ce moment commence l’attente d’une réponse. Pouvez-vous nous décrire ce que l’on ressent ?

Tout dépend de votre attente, de ce que vous en espérez. Plus votre figement est fort, plus le désenchantement sera virulent. Commence la saison hivernale des « sans réponse » avec la morsure des refus, le froid des longues attentes. Cet espoir qui faiblit comme une flamme de bougie dans le vent, avec seulement les braises de votre volonté pour réanimer le tout. Pourtant, il faut continuer à voir la lumière dans la nuit. Continuer l’analyse scrupuleuse des rejets, la poursuite du moindre indice d’amélioration et puis, au bout du compte, surtout s’oublier et s’occuper des autres. Pour moi, ce fut le meilleur moyen de supporter tout cela. Lire et commenter les autres. Mais aussi commencer doucement un nouveau projet et redécouvrir les classiques pour gagner en distanciation avec ma création. On ne doit pas regarder le vide où seul le gouffre s'impatiente. De battre notre cœur ne doit pas s’arrêter. Le pouls de la vie est trop précieux. Ne retenez pas votre respiration tout le temps de l’horrible attente. Vivez !

Aviez-vous des liens personnels ou professionnels ayant pu appuyer votre tapuscrit auprès des maisons d’édition ?

Aucunement. Voilà la principale raison qui m’a poussé à créer Rêve de Fantasy. Ma deuxième motivation résidait dans le fait que si les forums d’écriture sérieux faisaient œuvre utile et étaient parfaitement adéquats, pour donner un éclaircissement, un avis sur quelques passages, ils n'étaient pas conçus pour une vue générale de l’œuvre. La cassure, conséquence du temps s’écoulant entre l’envoi et la lecture des différents fragments, transforme l’ensemble homogène en un puzzle, où même le plus beau nez se retrouve à respirer à travers un masque filtrant le parfum de l’ambiance. Pour moi, y espérer obtenir une idée complète, relève de l’utopie. Mis à part une ou deux exceptions, personne ne lira plus de soixante pages éparpillées en plusieurs extraits dans un forum, et encore moins près de trois cents pages, sauf un comité de lecture, d’où la création de celui de rêve de Fantasy. C’est une grande chance de pouvoir récolter plusieurs avis justifiés sur l’ensemble de son manuscrit et non quelques commentaires se réduisant comme peau de chagrin au-delà des premières pages. Ceux qui tentent l’édition le savent, rarement les refus sont expliqués…

Au bout de combien de temps avez-vous reçu une réponse ? Toutes les maisons vous ont-elles répondu ? Combien ont répondu par la négative avant de recevoir un accord ?

Le temps des réponses reste variable, mais il se compte en plusieurs trimestres. C’est très long. Les maisons d’édition ont majoritairement répondu. 15 % d’entre elles cependant ne se sont pas manifestées. Pensez l’intérêt d’envoyer votre manuscrit en colis suivi et vérifiez sa bonne réception.


Combien ont validé votre tapuscrit ? S’il y en a plusieurs, pourquoi avoir choisi votre éditeur actuel ?

Aucune n’a pleinement entériné mon manuscrit en entier. J’ai eu cependant des encouragements sur son premier tiers par une maison d’édition canadienne (février 2010) qui malheureusement avait un calendrier rempli sur plus d’un an. J’eus en second lieu une piste des plus sérieuses avec une autre maison d’édition (avril 2010) cette fois française. Là encore, pour cause de programmation, la poursuite de la lecture des soixante premières pages pourtant confirmées par un de leur auteur ne devait reprendre que huit mois plus tard. Entre-temps, j’ai été contacté téléphoniquement — été 2010 —, par le directeur de collection de Multimed Publishing (Encre). Il avait repéré mon numéro personnel inscrit sur l’extrait de mon roman mis en avant par Rêve de Fantasy (juin 2009) à la suite de sa validation. Il avait parcouru les premiers chapitres et voulait en savoir plus. Je ne risquais pas de laisser filer pareille occasion. Après une longue discussion où j’ai pu parler et du concept du forum et de mon récit, j’ai trouvé mon interlocuteur très intéressant. Très rapidement, nous en sommes venus à nous contacter régulièrement. Mais pour répondre à la question posée, au bout d’un moment, lorsque vous travaillez avec quelqu’un qui croit en vous, qui donne de son temps, vous apporte une écoute sensible et vous offre sa compétence ; il se crée un lien de confiance, voire même de sympathie, vous n’avez plus envie d’aller chercher ailleurs. Du moins, je fonctionne ainsi. Aussi, quand sa maison d’édition exsangue financièrement a annulé ma publication, un mois avant sa sortie (février 2012), j’ai dû tout reprendre à zéro. Et recommencer mes investigations.

Pour parler plus particulièrement de votre actuel éditeur que je vous laisse citer, au bout de combien de temps celui-ci vous a-t-il répondu ?

Pour répondre à cette question, si vous le permettez, je souhaiterais vous expliquer qu’Emmanuel-Bertrand Egrefeuil, le directeur de l’époque de Multimed-Publishing a fonctionné par étape. Il a d’abord lu les cinquante premières pages (juillet 2010), et m’a fait rapidement un retour positif dessus, moins d’un mois après les avoir reçues. Il pensait l’histoire originale avec de très bonnes idées, un fort contexte et un fond enrichis de beaucoup d’informations historiques. Il trouvait mon écriture réussie avec peu de chose à modifier sur l’orthographe et la grammaire. Cependant, il avait souligné l'abus de métaphores ou de comparaisons et une formulation par endroits un peu compliquée, ou un manque d'explications. Je me souviens de longs échanges sur le premier paragraphe, qui devint un moment comme la butte stratégique de quelques campagnes de guerre. Heureusement que les escarmouches furent très espacées par la suite. Mais le principe d’accord est venu très vite. Dès qu’il eut fini de lire le roman en entier, soit, cinq mois (décembre 2010) après notre tout premier contact. Avec mon éditeur actuel — mon livre bénéficiant des améliorations précédentes —, les choses sont allées beaucoup plus vite.


Votre éditeur a-t-il directement validé votre œuvre ou s'est-il d’abord montré sceptique ?

Là encore je vais vous parler de mon premier directeur d’ouvrage, Emmanuel-Bertrand Egrefeuil. Il s’écoula deux mois avant que je recueille son retour sur les cent premières pages de l’Envoyé des Monarchies de l’Ombre. Je le reçus accompagné d’une série de vingt questions, qui selon lui n'obtenaient pas de solutions satisfaisantes dans le texte. Cela nuisait à la bonne intelligence de l’histoire et risquait de faire perdre inutilement des acheteurs. Je devais y répondre pour qu’il poursuive sa lecture. À la vue de cette liste, le découragement et l’énervement me gagnèrent. Pouvait-on aimer un récit et lui trouver tant de manques ? Nous avons heureusement pu en parler au téléphone ce qui m’a vraiment aidé. Je compris son point de vue, mais aussi sa volonté de ne pas se rater dans le choix du premier manuscrit qu’il sélectionnait de son propre chef, après avoir œuvré sur Le doigt d’Uthar déniché par sa direction. Je réalisais alors combien il aimait ma création.
Sa plus prépondérante interrogation portait sur le monde dans lequel évoluait le récit, étions-nous en Extrême-Orient, et plus exactement en Chine ? Si oui, pourquoi ne pas le dire ? Et cette Chine était-elle historique ou imaginée ? Ma connaissance de la Chine antique avait grandi depuis l’écriture de l’Envoyé des Monarchies de l’Ombre où j’avais pourtant réalisé un important travail sur la pensée de l’époque. Je rédigeais à ce moment le début d’un deuxième roman. Il se situait toujours à l’ère des Royaumes combattants — mais j'avais poussé les recherches sur le cadre de vie, les coutumes et les habits —. Ces avancées m'incitèrent à choisir l’option historique. Je lui remis mes modifications au bout de deux semaines. Pleinement satisfait, il continua sa lecture. Nous nous vîmes trois mois plus tard, quelques jours avant le passage à la nouvelle année (décembre 2010). Nous discutâmes à bâtons rompus. Il avait lu et annoté mon manuscrit entièrement. Il m’informa que plus il progressait dans sa lecture, plus il adorait, mais que l'on devait améliorer la fin. Il me demanda de regarder tout ça, et m’annonça sa volonté de le proposer à sa direction. Ce qu’il fit le sept janvier 2011. La réponse prit son temps, la maison d’édition traversait des problèmes financiers et tous les projets furent stoppés. Les récents actionnaires durent entériner les nouvelles directions. L’Envoyé des Monarchies de l’Ombre fut heureusement retenu courant avril 2011. Et je reçus d’un président fortifié, mon contrat d’édition, fin août 2011. Tout semblait aller de nouveau pour le mieux. Un mois avant la sortie du roman, prévu pour début février 2012, nouveau coup de théâtre ! J’appris que l’Envoyé des Monarchies de l’Ombre passait entre les mains d’un correcteur (ça, c’est bien), mais aussi de plusieurs lecteurs tests pour validation finale par ma future maison d’édition. Je vous avouerais — ignorant tout de cette ultime étape et avec la publication toute proche (23 mars 2012) — que mon cœur s’emballa. Pire, on m’annonçait dans un courriel au style administratif que l'on jugeait certaines phrases trop longues. Je vécus une semaine difficile, la crainte de voir tout tomber à l’eau me tenaillait. Même si ma froide analyse me rassurait — je n’avais aucune phrase longue, des dizaines de personnes avaient apprécié ce texte, Emmanuel le soutenait —, je ne pouvais pas empêcher parfois l’angoisse de me gagner. Heureusement, après sept jours interminables, je reçus un message chaleureux de félicitation du président Abiven le voici :


« Cher Olivier, Cher Emmanuel

D'emblée, FÉLICITATION pour le travail que vous avez mené ensemble. Le résultat est probant.

En résumé, la progressivité de l'action est très bien maîtrisée à l'exception du chapitre 4 qui la freine. Ce chapitre 4 comporte des passages trop longs et pas facilement compréhensibles pour un lectorat jeune. Ce sera plus abordable pour un lectorat plus mature et plus cultivé. Je rappelle que nous nous adressons aux deux.

Quant à la longueur des phrases, d'abord ce point ne concerne que certains passages, ensuite, cela m’apparaît comme tout à fait lisible, c'est une question de style et il incombe à l'auteur de se différencier ainsi. D'un point de vue éditorial, il n'y a rien à y redire.

Il y a quelques fautes très très rares signalées en rouge. Je vous demande de les valider.

Bref, avant de passer à la maquette, il me semble opportun de revoir ce chapitre 4 de façon à lui conserver sa matière tout en permettant à l'action de progresser de façon linéaire (par rapport aux 3 chapitres précédents et aux suivants). Je vous demande de revoir cela.


Par avance, je vous remercie de bien vouloir traiter ces deux points. Si possible pour le milieu de la semaine prochaine au plus tard (mercredi midi si cela vous est possible).

Dernière chose, pour la bibliographie, il conviendra de citer les éditeurs et la date de parution (c'est la règle).

Très cordialement,

Thierry
»

On me demandait donc de reprendre du collier sur ce chapitre 4, mais on ne me parlait plus de ces phrases problématiques et soi-disant longues. Le travail sur ce chapitre me fut très difficile, les exigences d’améliorations trop vagues. Quelqu’un bloquait sans doute sur ce passage pour des raisons de croyances uniquement personnelles. Après moult réflexions sur le fait de vendre mon âme ou pas, j’ai retiré du chapitre le moindre mot, paragraphe, idée, pouvant amener une digression. Et ma compagne m’y aida vigoureusement en raccourcissant un extrait de la moitié de sa longueur, car je ne pouvais m’y contraindre, trouvant la demande de l’éditeur horriblement subjective. Bref, j’envoyai le tout modifié, et je reçus le plein accord complet pour mon édition une semaine après. Hélas ! Tout cela ne servit à rien, la diffusion du livre avec d’autres se vit malgré tout annulée pour cause de problèmes financiers ! J’en eus le ventre tout retourné ! Avec Fantasy-Editions.Rcl, heureusement, rien de tout cela ! Comme le roman est abouti, la validation a été rapide et chaque pas est toujours une belle avancée.


Qu'avez-vous ressenti lorsque vous avez reçu la réponse positive de votre éditeur ?

Joie et soulagement, mais aussi impatience de voir mon livre entre les mains d’acheteurs.

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olivier.lusetti
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MessageSujet: Re: Rencontre avec Olivier Lusetti l'auteur de l'Envoyé des Monarchies de l'Ombre, aux éditions Fantasy-Editions.Rcl.    Ven 17 Mai 2013 - 14:47

De l’acceptation à la parution

Votre éditeur vous a certainement demandé un certain travail de correction sur votre œuvre. Était-il conséquent ? Vous a-t-on obligé à modifier des passages que vous teniez à garder ?

Cette phase nécessaire qui peut se révéler irritante se passe bien dans la mesure où vous comprenez le rôle du directeur d’ouvrage ou littéraire. Il est là pour vous aider à optimiser votre roman. De ce fait, analysez sérieusement toutes remarques objectives – mais pas seulement. Prenez en compte toutes les critiques constructives. Même si rien ne se fait au final sans l’accord de l’auteur, chaque fois vous devez peser le pour et le contre et rendre le livre meilleur. Toutes les fois que le directeur d’ouvrage me stipulait une observation, je l’ai étudiée sous tous ses angles — je ne parle pas ici des fautes d’orthographe, des erreurs de conjugaison ou de grammaire à corriger nécessairement. Toutes les suggestions qui m’obligeaient à souligner (développer) une idée, un trait d’un personnage, une description, je les ai adoptées, tant que je ressentais leurs capacités à améliorer le récit. Cet inconnu, le directeur d'ouvrage, vous offre l’édition et au début de cette collaboration, les liens entre vous, l'auteur en devenir et lui sont faibles, même s’il y a une forte volonté commune de voir aboutir le projet. Ces liens ne se fortifient qu’avec le temps et peuvent facilement se rompre, surtout au commencement, pour cause de mésentente ou de divergence de point de vue. Trouver une personne qui peut réellement vous amener à l’édition sans connaître quelqu’un de ce milieu n’est pas du tout chose aisée. L’appréhension de cette phase de réécriture est bien normale, mais si vous vous sentez en victime outragée aux premiers biffes ou passages modifiés, ou à la première remarque pour construire autrement votre récit, vous allez terriblement souffrir. Peut-être allez-vous même tout laisser tomber sous prétexte que l’on ne préserve pas votre âme d’artiste, ou que vous ressentez ce jugement permanent pareil à un déchirement. Ce serait une erreur ! Ne vous fermez pas ! Gardez un comportement courtois et essayez de rester zen. La sympathie avec votre directeur d’ouvrage n’est que peu installée et risque de vite décliner devant votre fronde ou votre bouderie. Ne refusez pas d’expérimenter les pistes que l’on vous soumet. Pratiquez les chemins proposés et ensuite seulement remettez-les en question s’ils ne font que changer au lieu d’améliorer votre texte. Mais surtout, sachez mettre de l’eau dans votre vin. Sinon le directeur d’ouvrage se désintéressera aussi sec de votre œuvre, et vous recommencerez à lancer des bouteilles à la mer. Une œuvre première ne peut être exempte d’erreurs. En ce qui me concerne, toutes les lectures avec mes différents directeurs d’ouvrages sur l’entièreté de mon manuscrit ont comptabilisé plusieurs centaines de petits commentaires. Et nous avons trouvé un accord pour chacun d’entre eux. On ne perd pas son âme à cet exercice, on l’ouvre à être plus grande.

Vous a-t-on demandé de terminer le second tome avant de publier le premier ?

J’ai construit l’Envoyé des Monarchie de l’Ombre comme un livre se tenant debout tout seul, mais avec une ouverture sur une suite possible dans l’épilogue. Le deuxième récit se déroule 17 ans après. Il se nomme la Promise des Monarchies de l’Ombre et il n’a aucunement besoin du premier pour être lu. Je l’ai voulu ainsi pour éviter la situation fâcheuse où l’Envoyé des Monarchie de l’Ombre n’aurait pas trouvé d’éditeur, cela aurait enlevé toute chance au second de voir le jour. Mais le fait de savoir en préparation avancée un deuxième roman a joué en ma faveur. L’éditeur ne mise pas que sur l'auteur d’un seul livre. La réussite même relative occasionnée par le premier aidera le second et vice versa.


Avez-vous pu discuter à bâtons rompus avec votre maison d'édition, ou était-ce « à prendre ou à laisser » ?

Là, je pense que vous parlez du contrat d’édition, ma réponse dans ce cas est non, excepté quelques aménagements qu’on a bien voulu me consentir. Mais le professionnalisme du contrat (évolutif) et la personnalité enthousiasmante de la gérante de FANTASY-EDITIONS.RCL ont su avoir raison de toutes mes légères réticences.

Avez-vous participé à la fabrication de la maquette de votre livre ? Si oui, votre avis était-il principal ou seulement secondaire ?

J’ai pu donner mon avis à tous les stades artistiques du livre : couverture, carte et texte de la quatrième de couverture. Je me suis bien entendu avec la Gérante qui suivit toutes ces étapes. Nous avons eu la chance de travailler avec Étienne Deffinis comme illustrateur. Il a su chaque fois nous proposer deux versions à la suite d’un choix arrêté. J’ai été stupéfié dans le processus éditorial par le constat de l'importance de la couverture et du texte de la quatrième de couverture. Ils sont primordiaux pour l’avenir du livre. Car ce sont bien les deux premières choses que regardent et lisent les futurs acquéreurs. J’ai encore mieux compris le travail accordé pour rendre le plus accrocheur possible le début du récit. N’est-ce pas cet ensemble : couverture, quatrième de couverture et premières pages, qui conditionne l’acte d’achat du roman d’un inconnu ?

Au final, combien de temps s’est écoulé entre le début de l’écriture de votre livre et sa parution ?

J’ai commencé à écrire l’Envoyé des Monarchie de l’Ombre en juin 2008 pour terminer le premier jet en décembre de la même année. Il sort en mai 2013, je vous laisse le soin de calculer.

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Dernière édition par olivier.lusetti le Ven 17 Mai 2013 - 15:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Rencontre avec Olivier Lusetti l'auteur de l'Envoyé des Monarchies de l'Ombre, aux éditions Fantasy-Editions.Rcl.    Ven 17 Mai 2013 - 14:51

La promotion

Votre maison d'édition dit le plus grand bien de votre écriture. Pouvez-vous nous éclairer à ce sujet ?

Je suis très content d’entendre cela, mais je ne peux en dire beaucoup plus. J’ai beaucoup œuvré sur mon style pendant plus de quatre ans, j’ai donné mon maximum et je n’ai pas fini. Le travail sur le style est long. C'est ce qu'exprimait Flaubert, lorsqu'il affirmait que la prose n'est jamais finie ; et Buffon pareillement « J'apprends tous les jours à écrire. » Et Boileau de même : « Vingt fois, sur le métier remettez votre ouvrage. »


Si vous avez une activité professionnelle, la promotion ne vous prend-elle pas trop de temps ? La disponibilité dont vous devez faire preuve n’est-elle pas trop contraignante ?

La promotion que j’effectue consiste à répondre aux questions intéressantes posées sur des sites et des forums, tels que le vôtre, donc je ne la trouve pas contraignante. Au contraire, ce n’est que joie d’aller vers les autres. Je sais ma présence prévue à un salon sur Paris pour le mois de novembre.


Avez-vous déjà participé à des salons en tant qu’auteur ? Si oui, qu’en retenez-vous ?
Redoutez-vous le regard du public vis-à-vis de votre œuvre ? Ne craignez-vous pas qu'il n'adhère pas à l'univers que vous leur proposez ?


Je n’ai pas encore eu l’occasion d’arpenter les salons, mon livre sous le bras, tel un missel, j’espère cependant le vivre bientôt. Je ne redoute pas ce moment, sans doute dû au fait d’avoir recueilli des avis en laissant des extraits sur des forums et d’avoir déjà essuyé le poids des critiques pendant des années... J’aime le contact humain. Et puis un lecteur vous faisant part de son avis ne peut avoir tort puisqu’il nous donne son expérience de lecteur qui est unique. Je ne peux que remercier quelqu’un qui a acheté mon livre.

De combien d’exemplaires sera constitué le premier tirage de votre roman ? Une fois tous vos romans écoulés, votre maison d’édition procédera-t-elle à de nouvelles fournées ?

Le tirage numérique n’est pas limité. La publication papier prévue pour cet été peut atteindre les 1000 exemplaires au lancement, mais elle est directement liée à la mise en place obtenue par le diffuseur.

Êtes-vous satisfait des lieux de ventes où l’on peut se procurer votre livre ?

Pour l’instant je le suis pleinement. Voici ceux qui me sont connus au moment où je vous écris :

Amazon
http://www.amazon.fr/LEnvoy%C3%A9-Monarchies-lOmbre-ebook/dp/B00CREPTIK/ref=sr_1_2?s=digital-text&ie=UTF8&qid=1368490341&sr=1-2

Applestore
https://itunes.apple.com/fr/book/id647998864

Immatériel.fr
http://librairie.immateriel.fr/fr/ebook/9791092557039/l-envoye-des-monarchies-de-l-ombre

kobo fr
http://www.kobobooks.fr/ebook/LEnvoyé-des-Monarchies-de-lOmbre/book-WkeQj6z7k06zEwdmVIqslA/page1.html?s=8cvJJ5vHj0-FdUnalE1Z7g&r=1

Virginméga.fr
http://livresnumeriques.virginmega.fr/9791092557039-l-envoye-des-monarchies-de-l-ombre-fantasy-editions-rcl-olivier-lusetti/

Cultura :
http://ebook.cultura.com/ebooks/l-envoye-des-monarchies-de-l-ombre-9791092557039_9791092557039_2.html

http://ebook.dlivre.com/store/N2238849/FANTASY_EDITIONS_RCL/OLIVIER_LUSETTI/L_ENVOYE_DES_MONARCHIES_DE_L_OMBRE.book

chapitre.com
http://telecharger-ebook.chapitre.com/ebook/article/1220289/350793/L%27Envoy%C3%A9%2520des%2520Monarchies%2520de%2520l%27Ombre/Olivier%2520Lusetti/3612220172008

Gibert joseph
http://gibertjoseph.epagine.fr/9791092557039-l-envoye-des-monarchies-de-l-ombre-fantasy-editions-rcl-olivier-lusetti/

leslibrairies.fr
http://www.leslibraires.fr/livre/4174356-l-envoye-des-monarchies-de-l-ombre-olivier-lusetti-fantasy-editions-rcl-fantasy-editions-rcl[/center]



Pensez-vous apporter quelque chose de nouveau dans la littérature de l’imaginaire ?

J’y apporte sans aucun doute ma personnalité, mon enthousiasme, mon point de vue et j’espère des images indélébiles et évocatrices et ma propre originalité. Surtout, je place mon histoire et la magie présente à tout ouvrage de fantasy, dans un monde historique réel, celui de la Chine Ancienne !

En conclusion et en quelques mots, que pourriez-vous nous dire pour nous donner envie de découvrir votre œuvre ?

Le mieux est que je vous cite la quatrième de couverture :


En Chine — un demi-siècle après Confucius —, l'empire se morcelle. Les princes annexent les états comme le ver à soie dévore les feuilles du murier.
Dans le monde des esprits, les Monarchies de l’Ombre voient en la naissance d’un enfant le moyen de fouler et régner une fois encore sur la terre des hommes.
La Mort qui tremble quand toute vie est menacée dépêche son envoyé. L’entité envahit l’âme d’un jeune prêtre. Partageant sa conscience, elle le force à rechercher une incroyable magie curative.
Dans un royaume voisin, un souverain agonise. Son décès obligera sa fille guerrière au mariage. Révoltée, elle fait enlever le religieux.
Des liens se tissent, des destins se nouent. Mais entraveront-ils la terrible venue de la nuit du monde ?


Note de l’éditeur : dans ce récit romanesque se côtoient philosophies chinoise et bouddhiste, l’Art de la guerre de Sun Tzu et combats épiques. L’auteur fait revivre par la couleur de son style cette Chine mythique et emporte le lecteur dans un voyage exotique où les rebondissements ne manquent pas.
Ce livre a été plébiscité par le comité et les membres d’un des premiers forums francophones d’écriture pour la fantasy.

L’auteur, Olivier Lusetti est le fondateur d’une association sur les littératures de l’imaginaire
.




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MessageSujet: Re: Rencontre avec Olivier Lusetti l'auteur de l'Envoyé des Monarchies de l'Ombre, aux éditions Fantasy-Editions.Rcl.    Ven 17 Mai 2013 - 15:09

Je vous remercie pour le temps de votre lecture.
Si vous avez des questions, je me ferai un plaisir d'y répondre tout le long de cette semaine.

Amicalement
Olivier.
:)

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LéaDeGirn
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MessageSujet: Re: Rencontre avec Olivier Lusetti l'auteur de l'Envoyé des Monarchies de l'Ombre, aux éditions Fantasy-Editions.Rcl.    Ven 17 Mai 2013 - 22:42

Bonjour,

Je viens de lire votre interview, très complète, tellement complète que je n'ai aucune question à poser ! 8)

Merci pour ce partage d'expérience, félicitations pour la sortie de votre roman et longue vie à RdF !

Bonne continuation, chinois

Léa
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MessageSujet: Re: Rencontre avec Olivier Lusetti l'auteur de l'Envoyé des Monarchies de l'Ombre, aux éditions Fantasy-Editions.Rcl.    Sam 18 Mai 2013 - 0:04

Encore bravo pour avoir réussi à passer toutes les étapes qui mènent au graal rêvé par tout auteur ! :clap:

Réponses très complètes en effet... ^^

J'aurais quand même été curieuse de savoir si le chapitre châtré à la demande du premier éditeur a finalement été laissé en l'état pour l'édition actuelle ou remis dans sa version d'origine ?

Citation :
Je réalisais alors combien il aimait ma création.

Je ne peux qu'applaudir à deux mains !
Peut-être que ce n'est pas important pour tous, mais pour moi, il s'agit d'une condition sine qua none pour une collaboration réussie entre éditeur et auteur.... partenaires gagnants de la réussite d'une publication.
La rencontre avec un éditeur partenaire a le mérite de nourrir la passion... je pense que l'on peut ranger ça dans une des nombreuses cases "chance" qui jonchent le chemin de la réussite. drunken

Tous mes voeux de tout plein de ventes, prochaine étape ! chinois

Rêveusement,
Foenidis
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barla
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MessageSujet: Re: Rencontre avec Olivier Lusetti l'auteur de l'Envoyé des Monarchies de l'Ombre, aux éditions Fantasy-Editions.Rcl.    Sam 18 Mai 2013 - 0:54

C'est vrai que pour être complet, c'est complet. C'est très bien pour tous ceux qui se posent des questions, même si chacun a sa propre façon de fonctionner.

Le plus dur est fait, félicitations. Maintenant, il ne reste plus qu'à vendre ;)
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Plumedesable
Ecrivain Elfique
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MessageSujet: Re: Rencontre avec Olivier Lusetti l'auteur de l'Envoyé des Monarchies de l'Ombre, aux éditions Fantasy-Editions.Rcl.    Sam 18 Mai 2013 - 1:14

Bonjour Olivier,

félicitations pour ce parcours quasi initiatique, que tu nous décris si bien!
Heu, je n'ai pas encore lu tout, faute de temps, mais comme il me semble que tu nous parles surtout de ton évolution en tant qu'auteur, je me permets une question; qui j'espère n'a pas encore été abordée:

J'ai été séduite par l'univers décrit dans la nouvelle "La dernière des Houris", et je crois comprendre qu'il est aussi en lien avec l'univers de "L'envoyé des monarchies de l'ombre".
L'histoire se déroule dans la Chine antique, je crois environ cinq siècles avant notre ère, à l'époque des royaumes combattants?

Ma question : d'où te vient cette connaissance de l'histoire ancienne chinoise, de la culture, des courants de pensée chinois? Est-ce que cela vient de ton parcours personnel, est-ce que c'est lié à ta culture, ou bi-culture ? Ou simplement d'un goût qui s'est développé au fil de lectures et diverses rencontres....? Je me doutais bien que tu usais (avec habileté ) de perles de sagesse orientale ou encore de références à Sun Tzu, sans pouvoir les définir exactement faute de connaissances précises. :)
Je me suis même demandé si tu n'étais pas historien, ou prof d'histoire féru de cette époque et de cette culture, ou encore, prof aux langues O. :lol:



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olivier.lusetti
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MessageSujet: Re: Rencontre avec Olivier Lusetti l'auteur de l'Envoyé des Monarchies de l'Ombre, aux éditions Fantasy-Editions.Rcl.    Dim 19 Mai 2013 - 5:09

LéaDeGirn dit :

Citation :
Merci pour ce partage d'expérience, félicitations pour la sortie de votre roman et longue vie à RdF !

Merci pour ta lecture et je dirai, même longue vie au deux !

Foenidis dit :
Citation :
J'aurais quand même été curieuse de savoir si le chapitre châtré à la demande du premier éditeur a finalement été laissé en l'état pour l'édition actuelle ou remis dans sa version d'origine ?

Merci de ta lecture. J'ai partiellement gardé le texte modifié, à la demande du premier éditeur. J'en ai bien ôté tout ce qui n'était pas nécessaire, une fois que j'avais compris son point de vue. J'ai donc validé les coupes sombres, par contre j'ai refusé les coupes claires.

Barla dit :

Citation :
Le plus dur est fait, félicitations. Maintenant, il ne reste plus qu'à vendre
;)
Merci de ta lecture.
Effectivement, chaque étape effectuée donne le droit d'en passer de nouvelles. Maintenant, faire connaître la sortie de ce roman que nationalement personne n'attend, pour engranger chaque jour quelques ventes.

Amicalement
Olivier.
:)

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MessageSujet: Re: Rencontre avec Olivier Lusetti l'auteur de l'Envoyé des Monarchies de l'Ombre, aux éditions Fantasy-Editions.Rcl.    Dim 19 Mai 2013 - 5:33

Plumedesable dit :

Citation :
J'ai été séduite par l'univers décrit dans la nouvelle "La dernière des Houris", et je crois comprendre qu'il est aussi en lien avec l'univers de "L'envoyé des monarchies de l'ombre".
Merci pour ta lecture et ton appréciation. :biz:


Citation :
Ma question : d'où te vient cette connaissance de l'histoire ancienne chinoise, de la culture, des courants de pensée chinois? Est-ce que cela vient de ton parcours personnel, est-ce que c'est lié à ta culture, ou bi-culture ?

Certainement, cela me vient à la fois de sa série culte Kung Fu avec David Carradine, de mon intérêt pour la sagesse non moralisatrice ; et du fait que lorsque j'ai pensé au cadre de l'histoire de l'Envoyé des Monarchies de l'Ombre, j'ai remarqué que j'avais suffisamment de matières sur cette époque pour m'y embarquer. Mais surtout, je crois que cela me vient de mon émerveillement sur la profondeur et l'extraordinaire modernité de SUN TZU : L’Art de la Guerre. Après sincèrement, plus je séjourne dans les terres lointaines de cette Chine ancienne, plus j'aime ce que j'y trouve. Dernièrement, j'ai travaillé sur le Tibet des origines et là j'ai encore plus ressenti que la réalité dépasse la fiction.
Ma prochaine documentation concerne le peuple mongol.
Bref, je reste en Asie, pour un bon bout de temps.

Amicalement.
Olivier.
chinois

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MessageSujet: Re: Rencontre avec Olivier Lusetti l'auteur de l'Envoyé des Monarchies de l'Ombre, aux éditions Fantasy-Editions.Rcl.    Dim 19 Mai 2013 - 6:13

Merci pour tes précisions!


Je suis très impressionnée, presque effrayée, par la somme de travail qu'a représenté l'écriture de ce premier roman! :étonné:

Je me rends compte à quel point la relation avec le directeur de collection/éditeur est importante pour faire aboutir un projet. J'imagine aussi que parfois, ça peut clasher.


Je me demande si pour le deuxième, cela a été plus "facile", en ce sens qu'avec toute l'expérience acquise lors de l'écriture et de la réécriture de "l'envoyé des monarchies de l'ombre", il y a peut-être, au final, moins de refonte nécessaire, à terme, avant la publication ...?

En tous les cas je souhaite une belle vie à ton roman. :)
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MessageSujet: Re: Rencontre avec Olivier Lusetti l'auteur de l'Envoyé des Monarchies de l'Ombre, aux éditions Fantasy-Editions.Rcl.    Dim 19 Mai 2013 - 7:44

Merci beaucoup de prendre du temps pour nous raconter votre version de l'histoire, c'est toujours intéressant de voir toutes les facettes de ce qu'on croit si simple au premier abord :D

olivier.lusetti a écrit:
De mes treize ans jusqu’au tout début de ma trentaine j'ai pratiqué le jeu de rôle (sept à huit personnes autour d’une table), et j’étais plus qu’à mon tour maître de jeu — ça aide pour raconter les histoires.

Tiens, c'est toujours marrant de voir les origines des uns et des autres. Du coup, je me permets de demander aussi une petite question autour du sujet qui ne soit pas forcément en rapport avec le reste. Non pas s'il y a des différences, c'est dit et redit maintes fois, mais plutôt ceci : Dans quel aspect le fait d'avoir joué (& été maître du jeu) a-t-il aidé pour l'écriture de votre premier roman / histoire ? :D


Citation :
À sa lecture, je me suis fait la remarque que la fantasy d’aujourd’hui comparée à celle de ma jeunesse (Howard, Tolkien, Moorcock, Zelazny) semblait plus facile à réaliser.

Cela me parait curieux de lire que la Fantasy d'aujourd'hui soit "plus facile" qu'avant en citant C. Paolini, car lors de ma lecture du Cycle d'Eragon, il m'est apparut que cet auteure avait justement un style très poussé (surtout pour quelqu'un de son age) (enfin, en VO). Du coup, je me dois de poser la question suivante : En quoi la Fantasy d'aujourd'hui est-elle plus facile ? Est-ce les thèmes qui ne seraient plus vraiment très originaux ? Ou plutôt qu'aujourd'hui il y ai plus de sources possibles d'inspiration ? (Ou autre chose encore ? ^^)


Citation :
Comme elles aiment mes créations, elles sont devenues mes lectrices avisées. Des soutiens indéfectibles — mais les yeux ouverts

Je lis bien souvent sur RdF que les lecteurs rapprochés (si on peut globaliser famille & amis proches) étaient bien souvent de mauvais conseil. Du coup, considérez-vous particulièrement chanceux ou alors l'avis générale serait-il quelque peu faussé sur la question ? :)


Citation :
Je tiens à ce propos, à saluer Rêve de Fantasy pour le soutien de son comité de lecture et la justesse de ses remarques, mais aussi pour les commentaires remplis de sens des membres de ce forum d’écriture

Je profite de ce petit passage justement pour vous poser une question sur votre opinion du Comité de Lecture de RdF. Je sais que ce sont de fortes têtes (pour en connaître un personnellement et en apprécier plusieurs autres tongue ). Je sais aussi que lors de vos passages devant ce Comité ils ont rendus un verdict à en rendre fier leur devoir. Mais aviez-vous des doutes là-dessus précisément ? Je demande en cela si vous ne craignez pas qu'en tant qu'Administrateur du site (& du Comité du coup) il ne puisse y avoir un biais dans les avis ? (Encore une fois, cela n'a visiblement pas était le cas, j'insiste. ^^)


Finalement merci beaucoup du temps que vous avez consacré à ces réponses, visiblement très soignés :)
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olivier.lusetti
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MessageSujet: Re: Rencontre avec Olivier Lusetti l'auteur de l'Envoyé des Monarchies de l'Ombre, aux éditions Fantasy-Editions.Rcl.    Dim 19 Mai 2013 - 23:52

Bonjour à vous, et merci de votre intérêt. :by melly:

Plumedesable dit :

Citation :
Je me demande si pour le deuxième, cela a été plus "facile", en ce sens qu'avec toute l'expérience acquise


J’ai commencé l’Envoyé des Monarchies de l’Ombre en juin 2008 et j’ai terminé sa première mouture en décembre 2008. Par contre, je l’ai réécrit plus de neuf fois pour aboutir à sa version définitive fin 2012.
La Promise, je l’ai débutée en février 2010 et je l’ai finalisée en février 2013 et cette version a était validé par le comité de RdF, mais je ne l’ai jamais réécrit en profondeur. Et à ce jour, elle est aussi entérinée par mon éditeur. En ce moment, la Promise est entre les mains d'un professeur de Français qui est aussi correcteur

Bien que je puisse mettre plusieurs mois sur un chapitre, une fois celui-ci terminé, je ne le retouche plus désormais que légèrement, un mot, une phrase, une précision ici et là.
On apprend nécessairement de ses erreurs si on prend le temps de les analyser et que l'on cherche l'appui de la technique (comment structurer un récit, réfléchir au bon point de vue) pour contrebalancer la subjectivité inhérente à toute création artistique.



Bonjour Caihlem et merci pour le temps de ta lecture.

Cailhlem dit :
Citation :
Je lis bien souvent sur RdF que les lecteurs rapprochés (si on peut globaliser famille & amis proches) étaient bien souvent de mauvais conseil. Du coup, considérez-vous particulièrement chanceux ou alors l'avis générale serait-il quelque peu faussé sur la question ?


Voici ma réponse sur se sujet important :

"L’autre question essentielle est : Quand nous donnons naissance à un écrit, offrons-nous aussi vie à l’intérêt ?
Rares sont les écrivains qui maîtrisent pertinemment ce qu'ils viennent d’écrire. Comme dit le dicton : « on voit plus facilement la paille dans l'œil de son voisin que la poutre dans le sien ». Il faut du métier pour cela et laisser reposer. Mais si vous devez savoir ce que procurent ces phrases jaillissantes formant ce magma de mots qui peine à être une histoire ; si vous ne pouvez pas attendre que passent les semaines et obtenir cette distanciation nécessaire entre l'œuvre et son créateur ; si continuer sur de mauvaises bases garantissait la non-réussite de votre projet : il vous faut un point de vue externe et avisé. Mais où le trouver ?
Regardez dans votre entourage et vous le trouverez dans toute personne dévouée, intelligente et prête à vous aider.
Je vous entends déjà me reprocher : « Mais vous dites n’importe quoi, il ou elle n’y comprend rien. »
Faux ! Ce lecteur dévoué n'est pas quelqu'un qui vous expliquera comment techniquement améliorer votre travail, mais celui qui vous éclairera sur ce que vous venez juste de terminer. Il vous dira son sentiment à vous lire. Observez-le pendant sa lecture, — si vous partagez la même pièce — son attitude pourrait vous informer sur son émotion, et vous aider le cas échéant à le pousser dans ses retranchements si vous le percevez hésitant. Le public ne ment jamais pendant une représentation, alors qu’il le peut, une fois celle-ci tenue, pour éviter de vous blesser.
Sachez soulever les bonnes questions, et ce sans vous énerver des réponses. Ne posez pas des questions fermées n’apportant que peu de développement, comme : est-ce que tu as aimé ? T’es-tu ennuyé ? Évitez les interrogations amenant les « oui » ou « non ».
Utilisez des questions ouvertes qui amènent des réponses argumentées :
Comment trouves-tu tel personnage ? Penses-tu que les enjeux sont clairs ? Que peux-tu me dire de la scène où débarque untel ? Quand le monarque parle de son royaume, est-ce que ton intérêt a faibli ? Qu’est-ce que tu apprécies dans ta lecture, et pourquoi ?
Un lecteur avisé n'a jamais tort. Pourquoi ? Parce qu'il nous fait part de son expérience de lecture. Comment pourrait-il avoir tort sur sa propre expérience ? Écrire une histoire, c'est donner au public ce qu'il demande, mais pas de la manière dont il attend. On doit retenir son attention. C'est-à-dire ne jamais ennuyer
."

Voici un lieu pour pousser le sujet et retrouver cet extrait :


Concernant l'objectivité du Comité de RdF, je n'ai aucun doute dessus, car il justifie ses prises de position, sinon je ne le lui aurais pas soumis mon dernier roman. Hé oui ! j'ai appréhendé, pas tant son verdict que le contenu de celui-ci. D'une manière générale, je suis anxieux de chaque sentiment que l'on accorde à une de mes créations. Je pèse sans arrêt le pour et le contre.

Cailhlem dit :
Citation :
Cela me parait curieux de lire que la Fantasy d'aujourd'hui soit "plus facile" qu'avant



Pour la fantasy d’avant, elle me sidérait tout simplement, tant par le charisme des personnages (Conan, Elric, Gandalf) que par l’originalité des aventures ou des lieux, mais aussi par une qualité d’écriture non en filigrane, il suffit de relire Howard pour s’en convaincre.

Amicalement
Olivier.

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MessageSujet: Re: Rencontre avec Olivier Lusetti l'auteur de l'Envoyé des Monarchies de l'Ombre, aux éditions Fantasy-Editions.Rcl.    Mar 21 Mai 2013 - 6:49

Bonjour Olivier,

Petite question (désolé si tu y réponds autre part, je n'ai pas vu) : as-tu déjà été en Asie, en particulier en Chine ?

Sinon, comme beaucoup d'autres je suis impressionné par ton parcours et la somme de travail fournie pour ce premier roman.
Cela confirme si besoin était que se faire publier n'est pas simple, mais également que temps et persévérance sont les clés de la réussite.

Enfin, je suis un peu surpris que tu n'aies pas encore eu à passer par la case salon, cela me semblait un point crucial pour toucher les gens, le bouche à oreille restant le premier moyen de se faire connaître.
En tant que musicien, je vois ça un peu comme les concerts, une fois l'album sorti : cela permet non seulement de se faire connaître de ceux qui ne sont venu voir que la tête d'affiche, mais aussi d'aller à la rencontre de son public.

Félicitations et merci de prouver que ce rêve reste accessible.
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MessageSujet: Re: Rencontre avec Olivier Lusetti l'auteur de l'Envoyé des Monarchies de l'Ombre, aux éditions Fantasy-Editions.Rcl.    Jeu 23 Mai 2013 - 14:02

Firefrost dit :

Citation :
Sinon, comme beaucoup d'autres je suis impressionné par ton parcours et la somme de travail fournie pour ce premier roman.

Bah ! J’ai l’impression de vivre un karma de sherpa. Là où les autres pratiquent le sprint, moi je cours le marathon. Et la ligne d’arrivée je ne la franchis qu’à la force de ma volonté.

En tout cas merci pour ta lecture Firefrost.

Amicalement
Olivier.
:)

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MessageSujet: Re: Rencontre avec Olivier Lusetti l'auteur de l'Envoyé des Monarchies de l'Ombre, aux éditions Fantasy-Editions.Rcl.    Dim 23 Mar 2014 - 12:51

Bonjour à vous tous,

Après le coup de cœur Fnac (décembre 2013) :




http://www.amazon.fr/LEnvoy%C3%A9-Monarchies-lOmbre-Olivier-Lusetti/dp/B00H0PBDTK/ref=tmm_gpb_title_0
http://livre.fnac.com/a6665971/Olivier-Lusetti-L-envoye-des-monarchies-de-l-ombre

Je commence à recevoir des critiques sur ce livre, sorti en version brochée depuis peu.

Voici les trois dernières (me semblant représentatives), toutes réunies, dans un même site, ce qui est bien pratique.

Les voici :

http://www.libfly.com/l-envoye-des-monarchies-de-l-ombre-olivier-lusetti-critiques-livre-1884643-4.html

Et la toute dernière :

http://nahe-lit.blogspot.fr/2014/03/lenvoye-des-monarchies-de-lombre.html

Amicalement
Olivier.
:)

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MessageSujet: Re: Rencontre avec Olivier Lusetti l'auteur de l'Envoyé des Monarchies de l'Ombre, aux éditions Fantasy-Editions.Rcl.    

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