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 Rencontre avec Jean Vigne l'auteur de Désolation: Le dernier vampire et du roman Jeis aux éditions du Petit Caveau.

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olivier.lusetti
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MessageSujet: Rencontre avec Jean Vigne l'auteur de Désolation: Le dernier vampire et du roman Jeis aux éditions du Petit Caveau.   Dim 26 Aoû 2012 - 12:08

Nous avons la joie d'accueillir le mercredi 29 août, Jean Vigne.
Un auteur prolifique, qui en moins de trois années sut éditer pas moins de cinq livres chez différents éditeurs : Pavillon Noir, Liv'editions et aujourd’hui chez Le Petit Caveau ou son actualité s’enrichit de deux nouveautés.

Mercredi 29 août, l'auteur répondra aux questions des membres de RdF. Il nous parlera de son roman vampirique Désolation aux éditions le Petit Caveau, mais aussi de Jeis, un roman de Fantasy disponible en version numérique chez le même éditeur.





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olivier.lusetti
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MessageSujet: Re: Rencontre avec Jean Vigne l'auteur de Désolation: Le dernier vampire et du roman Jeis aux éditions du Petit Caveau.   Dim 26 Aoû 2012 - 12:12





Jean Vigne

Sous-titre: Le Dernier Vampire
Date de parution: 8 aout 2012
ISBN: 978-2-919550-09-8
Nombre de pages: 248

Prix de vente: 17,90 €

Illustration de couverture: Fleurine Rétoré
Collection: Miroir de Sang


Désolation: Le dernier vampire de Jean Vigne

Site de l'éditeur :
http://www.editionsdupetitcaveau.com/manuscrits_du_caveau/catalogue/le-dernier-vampire-de-jean-vigne/


Quatrième de couverture :

Question choix malvenus, j’en connais un rayon.

Je pourrais vous parler de ce caillou tombé sur terre en juin 2067, et qui éradiqua une bonne partie de l’humanité.
Plutôt une bonne chose…
Je pourrais vous raconter mon aventure avec Laurence, une vampire rousse dont la beauté n’égale que la cruauté.
Pas mal…
Et pourquoi pas de Solange Lemère, biochimiste et initiatrice d’une hérésie : l’immortalité pour l’Homme…
Là, ça se gâte…
Et que dire de l’extinction de mes sœurs et frères vampires, empoisonnés par l’invention de Solange…
De quoi me mettre les nerfs.
De quoi me mettre en chasse.
De quoi me retrouver dans une belle merde.

Question choix malvenus, j’en connais un rayon… et ce n’est qu’un début



Bande annonce. Désolation: Le dernier vampire de Jean Vigne

http://www.youtube.com/watch?v=lKKuD6xfOXM

Lire un extrait :

http://www.editionsdupetitcaveau.com/manuscrits_du_caveau/extraits/extrait-de-desolation-de-jean-vigne/




Jean Vigne

Date de parution: 28 juin 2012
ISBN: 978-2-919550-32-6

Nombre de pages: 400

Prix de vente: 2,99 €
Illustration de couverture: Cécile Guillot

Collection: Sang%Numérique – Sang d’Ailleurs


Jeïs, le chemin de la liberté de Jean Vigne
Site de l'éditeur :
http://www.editionsdupetitcaveau.com/manuscrits_du_caveau/catalogue/jeis-le-chemin-de-la-liberte/


Quatrième de couverture :


Je m’appelle Jeïs...
J’étais une adolescente insouciante, une jeune fille comme tant d’autres au sein de mon
peuple, les Loupbrousses.
Étais-je heureuse ? Pas vraiment. J’offrais cette sensation à ma mère, Miléline.
Une femme singulière, physique antagoniste avec ce peuple du nord qui s’en
méfiait.
Et un jour tout bascula...
La mort s’abattit sur mon village, tuant les miens, me laissant seule et perdue.
Mais finalement, seule, ne l’ai-je pas toujours été ?
La fuite m’a poussé dans les bras des Lupios, puis dans ceux d’Astinjal et de Backlüs, deux êtres sombres au comportement troublant.
Des alliés dont personne ne voudrait. Et pourtant, c’est avec eux que je vais m’attacher
à dévoiler mon passé des plus obscurs...
Grave erreur...
Certaines vérités ne sont pas bonnes à déterrer...
Et de cette fange, je vais renaître... différente... moins naïve... dangereuse...
Je m’appelle Jeïs et j’étais une adolescente insouciante... c’était avant...





L'auteur :

VIGNE JEAN
Né dans l'Allier, Jean Vigne va passer son enfance dans le terroir provençal, à quelques kilomètres de la patrie de Jean Giono. Et pourtant, cette époque n’est pas encore source d’inspiration pour l’auteur qui va se lancer sur les routes entre Marseille et Paris pour ses études et son travail. Durant cette période, sa femme et lui auront l’opportunité de découvrir une terre de légendes, baignée d’une magie perpétuelle, la Bretagne. Une première rencontre qui marquera forcément l’auteur. Poussé par son travail (dans la microélectronique), le couple choisit de s’expatrier vers un autre lieu d’exception, l’Isère. C’est là que l’auteur va se découvrir une réelle passion pour l’écriture, entre montagne et voyage, qu’il ne cesse de cultiver depuis.
Son premier livre (Pensées Noires, aux éditions Chloé des Lys) sera le début d’une longue série de romans, partagée entre suspense et anticipation. Trois autres romans suivront (L’éternité pour moi, L’ombre du secret, Révélation aux éditions Chloé des Lys). Depuis il a signé des ouvrages (Code rouge à Belle-Île, le Fantôme de Belle-Île Opération Menhirs) chez Liv’éditions. Aujourd’hui il signe avec Le Petit Caveau deux nouveaux romans.


http://jean.vigne.over-blog.com/


Ou trouver quelques unes de ses créations :
http://60gp.ovh.net/~livediti/index.php?b=display_auteur&auteur=187&PHPSESSID=a97230e98b0c7107080d89d4091d861a


http://www.placedeslibraires.fr/detaillivre.php?gencod=9782919550098

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jean vigne
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MessageSujet: Re: Rencontre avec Jean Vigne l'auteur de Désolation: Le dernier vampire et du roman Jeis aux éditions du Petit Caveau.   Mar 28 Aoû 2012 - 23:35

Votre rapport à l’écriture

Quand avez-vous décidé de vous plonger dans l’écriture ?
Très jeune, de manière épisodique, mais ma véritable date est 2001 (ce qui est malheureusement facile à retenir, 11 septembre oblige).


Nous imaginons que pour réussir à achever un roman, il faut être réellement passionné. Ressentez-vous l’écriture comme un besoin ?
Oui, mais d’une manière différente de bon nombre d’auteurs. J’ai toujours été attiré par les matières artistiques, en fait, dans leur globalité. Plus jeune, je dessinais (plutôt bien, d’ailleurs). Il suffit de voir mes illustrations (au crayon) incorporées dans le Epub édité aux éditions du Petit Caveau (Jeïs, le chemin de la liberté. J’ai également pas mal véhiculé dans le monde de la musique (piano, synthé…), avant de réellement me lancer dans l’écriture. J’ai toujours eu besoin d’exprimer cette envie artistique enfouie en moi, mais l’écriture est, pour moi, la manière la plus efficace d’y parvenir (avis strictement personnel, bien entendu). La liberté y est totale, sans contrainte matérielle (technique ou financière), l’expression directe de vos rêves les plus fous.

Quelle est votre fréquence d’écriture (tous les jours, plusieurs heures par jours, etc.) ?
Presque tous les jours, effectivement. Cela peut aller d’une demi-heure, à plusieurs heures. Le moindre moment propice (comme une salle d’attente chez le dentiste) me permet de plonger dans l’écriture (chez le dentiste, avec le bruit de la fraise en toile de fond, certains vont me prendre pour un fou ( mais ça peut inspirer certaines scènes… saignantes)… J’ai même écrit quelques lignes la veille du jour de l’an et de Noël, c’est dire…

D’où tirez-vous votre inspiration (promenades, lectures, cinéma, etc.) ?
De tout et de rien. Un événement, une anecdote, un fait divers, une idée qui me passe dans la tête comme ça et que j’attrape au vol. J’essaye au maximum de ne pas m’inspirer de mes lectures ou des films visionnés, mais forcément, des rencontres cinématographiques ou littéraires de jeunesse se retrouvent dans mon écriture.

Avez-vous toujours écrit de la fantasy ? Écrivez-vous uniquement cela ?
Pas du tout. J’ai commencé, comme pas mal d’auteurs débutants par un roman de Fantasy, en y plaçant à peu près toutes les erreurs du débutant possibles. Une copie à peine voilée du Seigneur des Anneaux, une écriture lourde au possible, le syndrome du toujours plus, des personnages en veux-tu, en voilà, des armées à n’en plus finir, un monde entier créé, un manque d’originalité évidente et, bien entendu, comme j’aime m’enfoncer un peu plus, j’ai écrit quatre ouvrages à la suite.
Ce qui devait arriver arriva, aucun éditeur pour prendre le premier tapuscrit, me voilà avec un peu plus de 2,5 millions de caractères sur les bras (les quatre romans). Mais dans tout malheur, on trouve du bon. Mes trois années de travail m’ont permis d’apprendre, de m’améliorer en terme de style, d’écouter les nombreux conseils extérieurs et d’arpenter d’autres chemins. J’ai donc écrit du thriller, du fantastique, du roman d’humour/suspense (si si, c’est possible), de la SF, bref, pas mal de domaines. Pour chaque style, je publie dans une maison d’édition différente.

Écrivez-vous votre premier jet à la main ou préférez-vous travailler directement à l’ordinateur ?
Au début, je travaillais d’abord sur papier. J’ai donc entièrement composé mon fameux roman de Fantasy (The Best), sur papier. Cela m’a été utile, mais aujourd’hui, directement sur ordinateur, car, avouons-le, c’est quand même plus rapide.

Utilisez-vous un logiciel d’aide à l’écriture, correcteur ou autre ?
Ce serait mentir que de dire non. J’ai Cordial pour une aide orthographique (c’est loin d’être parfait)… Pour le reste, je me débrouille surtout avec une relecture poussée et avec mes bêta-lecteurs.
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jean vigne
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MessageSujet: Re: Rencontre avec Jean Vigne l'auteur de Désolation: Le dernier vampire et du roman Jeis aux éditions du Petit Caveau.   Mar 28 Aoû 2012 - 23:38

L’écriture

Quand est née pour la première fois l’idée d’écrire un roman en entier ?

2001, donc. Comment ? Allez, un petit tour dans ma vie passionnante !!!
Un souvenir m’a toujours poursuivi, celui de ma première rencontre avec un jeu qui s’appelait… AD&D. C’était en 1979, à Oxford. J’avais 13 ans. Lors d’un voyage en Angleterre, j’ai découvert au hasard d’une rue une petite boutique, la vitrine remplie de figurines en plomb. Dragons, orcs, ogres, guerriers, magiciens, de quoi saturer mon imaginaire déjà grand, à l’époque. Je suis rentré, je me suis payé le guide du maître et du joueur, quelques figurines, les fameux dés et bien entendu, quelques scénarii (tout l’argent de poche donné par mes parents pour le séjour y est passé ). Bon, pour être honnête, mes premiers essais en tant que maître furent catastrophiques, mais qu’importe, la machine était lancée. Plus tard, j’ai rencontré de vrais joueurs (et d’autres jeux), de quoi alimenter un peu plus mon envie de découvrir, mais aussi d’imaginer des mondes inconnus. Ensuite, il y a eu la période lecture Fleuve Noir en SF (vers 14-15 ans) et bien entendu, en parallèle les films (Star-Wars, mais aussi Conan, Blade Runner, ou encore Indiana Jones : Les aventuriers de l’arche perdue). Toute une époque... qui m’a poussé un jour de 2001 à reprendre la plume pour écrire une véritable histoire de Fantasy.


Avez-vous rapidement eu une idée claire du scénario ou s’est-il mis en place à mesure ?
Tout dépend des romans. Opération Menhirs, par exemple, est partie d’une simple idée, celle de la confrontation (humoristique) de deux femmes dans un bureau de notaire, lors d’une succession mouvementée. De là est née une histoire Fantastico/humoristique assez débridée. Pour Désolation, Le Dernier Vampire, c’est un peu plus compliqué. Ma fille (18 ans aujourd’hui, mais 13 à l’époque) est arrivée un jour de printemps avec des cris d’oie sauvage en me tendant The Book (Twilight, pour ne pas le nommer) et en piaillant qu’il était géniiiiaaalllllll… J’ai, comment dire, était quelque peu suspicieux (je sais, ce n’est pas bien de la part d’un auteur de douter avant d’avoir testé). Malheureusement, le film a confirmé cette drôle d’impression. Comme vous l’aurez compris, je n’ai poussé aucun cri d’oie sauvage, à la rigueur, celui d’un cochon mal luné (mais mon avis concernant l’œuvre de Stephanie Meyer est stricto personnel, là encore).
Bref, j’avais déjà écrit une vingtaine de romans en tout (beaucoup ne sont pas publiés) mais rien dans le fantastique vampirique. Est venue donc en 2007 l’idée de faire un pied de nez à Twilight, en montrant les vampires sous un autre jour. Je ne voulais pas non plus refaire un Blade (qui me correspond quand même plus) ou un Underworld (que j’ai adoré, bon, l’héroïne n’y est pas pour rien ), mais donner une dimension plus humaine à nos amis vampires et surtout, les placer pour un temps dans la peau de la proie et non du chasseur... mais chut, je n’en dis pas plus.

Avez-vous écrit une trame très précise, un résumé ? Si oui, ce premier travail s’est-il fait avant la rédaction proprement dite ou simultanément ?
Tout dépend encore (je me répète). En fait, je n’écris jamais de synopsis, ou presque. Pour quelques romans (celui que je rédige actuellement), j’ai fait l’exercice, mais c’est relativement rare. En règle général, même si je n’écris pas de synopsis, je me tiens à une règle précise : j’écris le roman du début à la fin, chapitre par chapitre, dans l’ordre de l’histoire. Il m’arrive de connaître la fin avant la trame centrale du roman, j’attendrai de débroussailler les parties manquantes, une à une. Cela peut, parfois, provoquer des blocages, mais ils sont heureusement fort rares. Cela n’empêche pas des rajouts de chapitres, à la relecture ou même en cours d’écriture, si le besoin s’en fait sentir.

Combien de temps vous a-t-il fallu, de la première phrase à la dernière page, pour écrire votre œuvre ?
En moyenne, pour 450 000c, je dirais entre 1 mois et demi et deux mois (corrections et relectures non comprises).

Avez-vous corrigé votre travail au fur et à mesure ou une fois la rédaction terminée ? À ce titre, combien de temps vous a pris le travail de réécriture, correction ? Cette correction a-t-elle été compliquée ? Avez-vous eu recours à des bêta-lecteurs ?
Non. J’écris d’une traite. C’est important pour garder le rythme, la cohérence, être plongé dans l’histoire et ne plus quitter les personnages jusqu’à la dernière ligne. Ensuite, la correction… c’est le plus long. Voilà ma procédure :
- J’écris le roman (sans interruption).
- Je relis dans la foulée (correction des grosses incohérences, des grosses fautes, des problèmes importants de style, de placement, précisions sur les personnages).
- Je fais une correction poussée (à mon niveau) de l’orthographe et surtout, des maudites répétitions.
- Je pose le roman dans un coin (très important), et j’en profite pour en écrire un autre (donc 1 mois et demi à 2 mois d’attente).
- Je reprends le roman. Cette phase est assez plaisante, car vous avez l’impression de redécouvrir votre roman. Certains passages vous sont même sortis de la tête. C’est un moyen efficace pour voir si la mayonnaise prend ou pas. Les incohérences qui passaient inaperçues (car vous étiez trop impliqué dans l’histoire) deviennent évidentes (pas toutes, mais c’est un début).
- Ensuite, phase bêta-lecteurs (deux minimum, trois c’est mieux).
- Puis, après prise en compte des remarques des bêta-lecteurs, envoi chez l’éditeur… et, si par bonheur votre roman est pris, le travail est loin d’être fini.



Avez-vous douté durant votre travail ? Si oui, comment avez-vous réussi à retrouver confiance ?
Oui et non. Durant mon travail, il m’arrive de trouver un passage pas terrible. Cela dépend énormément de l’humeur du moment. Ainsi, impossible pour moi de relire mes premiers romans édités en 2006 (mais bon, paraît-il, je ne suis pas le seul, il suffit de lire le roman des plus intéressant de Stephen King, Écriture). Maintenant, dans l’ensemble, le doute vient surtout lorsque vous recevez vos premières (et, malheureusement, pas dernières) lettres de refus. Le moral peut également tomber suite à une mauvaise critique. Il faut digérer tout ça, la tête froide, et se remettre au travail.

Nous supposons qu’il faut organiser correctement son temps pour aller au bout d’un travail de si longue haleine. Comment avez-vous concilié vie professionnelle, familiale et le temps nécessaire à l’élaboration de votre œuvre ?
J’ai appris à écrire partout. Cela peut sembler simple et stupide, mais il faut savoir que bon nombre d’auteurs ont besoin d’un environnement calme et posé pour écrire. Pire, certains ne peuvent le faire que dans ce bureau magnifique qu’ils ont aménagé avec amour. Moi, j’écris dans la salle d’attente du docteur (lorsque mes enfants, trop souvent en hiver, sont malades), durant la séance d’athlétisme de mes enfants, dans le train, durant même quelques petits salons du livre, lorsque ledit salon est moins pourvu en âme humaine que le désert du Sahel. Le soir aussi, durant les moments de détente pendant les vacances. Mais, soyons honnêtes, il est vrai que cela peut vite déborder sur la vie familiale, il faut faire attention.

Comment arrivez-vous à maintenir la distance nécessaire pour garder votre esprit critique par rapport à ce que vous écrivez ?
Déjà, par mon entourage qui joue de franchise avec moi. Ensuite, par les bêta-lecteurs, qui ramène très vite « Dieu » sur Terre en lui expliquant qu’il y a pas mal de boulot encore avant d’atteindre les cieux. Une autre voie, c’est les lettres de refus des éditeurs. On peut pester contre eux en se pensant meilleur que tous, mais il faut savoir éviter le nombrilisme. Et puis, il suffit surtout de lire des auteurs connus et moins connus, pour prendre conscience qu’on n’est pas le seul et que bien des auteurs font preuve d’un grand talent, capable de vous surprendre.
De toute manière, l’âge aidant, je connais mes limites en matière de littérature et mes chevilles enflent beaucoup moins maintenant, même après une critique élogieuse. Ça me permet de conserver la même pointure...

Quels sont les passages que vous avez préféré rédiger ? Quels ont été les plus ardus à écrire ?
L’action, l’enchaînement rapide, les allez retour, j’adore (j’aurais dû faire cinéaste :lol: ). Les plus ardus… les parties descriptives. Je n’aime pas m’étaler. Parler d’un caillou sur trois pages en le décrivant sous toutes ses coutures, impossible pour moi. J’enrage, je piétine, je peste, et généralement, j’évite… Mais les moments que je préfère, c’est les parties humoristiques (il m’arrive encore de rire en relisant certains passages, même après plusieurs lectures… j’espère simplement ne pas être le seul :lol: ).

La séparation et l’organisation de vos chapitres se sont-elles faites naturellement ou avez-vous dû les retravailler ?
Ça vient assez naturellement. Parfois, dans certains de mes romans (L’Appel de Satan, Révélation), j’intercale passé et présent. Il m’arrive dans ce cas d’écrire la partie au présent et ensuite, de revenir pour intercaler les chapitres se référant au passé, sinon, comme je l’ai expliqué, j’écris le premier chapitre, le deuxième, etc...

Le sentiment de satisfaction doit être immense lorsque l’on achève une telle entreprise. Pouvez-vous nous le décrire ?
Oui… la première fois (et la seconde, sans doute). Je suis sur l’écriture de mon trente septième romans, alors, le plaisir d’achever est là, mais moindre qu’au début (je dirais même qu’il est triste d’écrire la dernière ligne et de se séparer de ses personnages. C’est ce qui m’est arrivé récemment, avec le dernier vampire, puisque je viens de terminer le troisième et ultime tome très récemment…)
En fait, la grande satisfaction aujourd’hui, pour moi, c’est déjà d’être édité et surtout, de rencontrer sur un salon des lecteurs qui viennent (comme à Paris) pour me prendre le livre suivant. Voir un lecteur heureux, partager avec lui, avoir de bonnes critiques sur Internet ou ailleurs, voilà pour moi une source de joie (et surtout, une manière de rassurer l’auteur, toujours inquiet face aux critiques de son public).


Sans bien sûr nous dévoiler l’intrigue, quel (s) moment (s) préférez-vous dans votre œuvre ?
Pour Désolation : Le Dernier Vampire, je dirais le jeu subtil entre le héros et certains personnages féminins, au milieu du roman… je n’en dis pas plus, mais cela amène quelques passages humoristiques de premier plan. Sinon, la trame en général, une évolution constante dans l’histoire, dans le style aussi.
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jean vigne
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MessageSujet: Re: Rencontre avec Jean Vigne l'auteur de Désolation: Le dernier vampire et du roman Jeis aux éditions du Petit Caveau.   Mar 28 Aoû 2012 - 23:41

À la recherche d’un éditeur

S’agissait-il de votre premier tapuscrit envoyé ou avez-vous d’autres écrits n’ayant pas trouvé preneurs ?
Donc, Désolation : Le Dernier Vampire est mon huitième roman édité (et Le Petit Caveau, ma quatrième maison d’édition). Mais, comme je l’ai expliqué, j’ai écrit près de quarante romans. Sur les trente-sept, tous ceux que j’ai envoyé ont trouvé preneur (deux pour l’année prochaine, un troisième si je voulais, mais je n’ai décemment pas le temps de m’en occuper). Les seuls qui n’ont pas trouvé preneur sont ce fameux premier tapuscrit (et ses trois suites), ainsi que deux autres romans de Fantasy (que je n’avais envoyé qu’à une seule maison d’édition, à l’époque, Mille Saisons)…
Les autres manuscrits pas encore édités : pas assez aboutis pour les plus vieux, mauvais pour certains (le contraire serait surprenant), pas encore envoyés pour les plus récents (mais ça ne saurait tarder).

Avant de chercher un éditeur pour ce roman, avez-vous fait paraître des nouvelles ? Si oui, sous quelle forme ? Recueil, anthologie, revues, webzine... ?
Non. J’ai commencé dès le début par des romans. Je suis plus à l’aise dans ce format que dans celui de la nouvelle. J’ai tenté l’expérience cette année, ma nouvelle sera publiée d’ailleurs dans le recueil de nouvelles à venir chez le Petit Caveau, mais ce n’est pas ma grande spécialité.

Que pensez-vous, à ce titre, de la nouvelle, notamment sur le côté formateur qu'elle peut avoir pour un écrivain novice ?
Suite à ma réponse précédente, je suis donc mal placé pour en parler. En fait, je dirais pour tout écrivain « dit » novice, qu’il doit se lancer dans ce qu’il maîtrise le mieux. Ne pas céder aux sirènes de la mode, mais écrire dans le domaine où il se fera plaisir, et surtout, dans le format qui lui conviendra. La nouvelle prend moins de temps qu’un roman, c’est certain. Vous aurez donc plus rapidement des retours, des critiques. C’est une bonne introduction pour celui qui dispose de peu de temps pour écrire. Pour celui qui veut approfondir, s’étaler, s’installer, le roman est mieux adapté.

Comment avez-vous su que votre roman était achevé, que vous ne pouviez plus l’améliorer, qu’il était temps de l’envoyer ?
Quand j’ai passé mon cycle de corrections (voir plus haut) et que mes bêta-lecteurs lèvent le pouce.

À combien d’éditeurs l’avez-vous envoyé ?
Pour ce roman particulier, trois en 2007.
Mille Saisons (qui n’officiait pas dans le vampirisme à l’époque, donc, hors sujet).
Bragelonne (bien entendu) qui n’officiait pas vraiment dans le vampirisme à l’époque (Milady est apparu en 2008).
Mnémos, idem, pas très vampire (bien que quelques parutions depuis).
Mauvais casting de ma part… ça aussi, c’est important, choisir des éditeurs susceptibles d’être intéressés, c’est déjà suffisamment compliqué d’être édité.
Après ça, j’ai arrêté, j’avais d’autres romans sous le coude à proposer. Et puis, un jour, j’ai repris ce tapuscrit, quelques pages, et j’ai dit, c’est quand même dommage, ce roman est bourré de bonnes idées (non, je ne fais pas dans l’autosatisfaction ;) ). J’ai donc cherché sur Internet, trouvé Le Petit Caveau. Je l’ai envoyé à cette seule maison d’édition (un peu en mode exploratoire), moins de trois semaines plus tard, j’ai reçu la réponse positive.

À partir de ce moment commence l’attente d’une réponse. Pouvez-vous nous décrire ce que l’on ressent ?
Bon, au début, votre petit cœur bat très fort, et puis… après les premières lettres de refus, il ne bat plus du tout. Maintenant, avec le temps, je n’attends plus grand-chose. J’écris des histoires qui me plaisent, je m’applique dans les corrections, j’envoie, et je passe à autre chose. Si je reçois une réponse positive, et bien, tant mieux, sinon… je persévère.

Aviez-vous des liens personnels ou professionnels ayant pu appuyer votre tapuscrit auprès des maisons d’édition ?
Non (pour une fois que je peux faire une réponse courte ;) ).

Au bout de combien de temps avez-vous reçu une réponse ? Toutes les maisons vous ont-elles répondu ? Combien ont répondu à la négative avant de recevoir un accord ?
Bon, allez, on met de côté ce foutu roman de Fantasy (vous savez, le premier avec ces trois petits rejetons un peu gras et très baveux). Pour les autres romans, j’ai toujours reçu une réponse positive avant deux mois. Mon petit doigt me dit que si vous ne recevez rien avant deux à trois mois, c’est mauvais signe. En effet, un éditeur qui apprécie votre roman (et donc, qui veut le publier), ne va pas laisser passer sa chance. S’il accroche, ce sera assez rapide. Bien entendu, on peut vous dire deux ans d’attente avant réponse, mais je crois que les manuscrits sont très vite examinés en première approche. Ainsi, mon éditeur breton (Liv’éditions) a reçu dans l’année où il a publié Opération Menhirs près de vingt manuscrits par semaine sur toute l’année, pour n’en conserver que trois (nouveaux auteurs) à la fin (sur plus de 800). Or, il m’a répondu six semaines après envoi. Même chose chez Corsaire édition (L’Appel de Satan) et même chose pour le Petit Caveau et mon Désolation : Le Dernier Vampire. Pour les réponses négatives, je dois être honnête, il est très rare que l’on ne me réponde pas. Maintenant, certaines réponses négatives arrivent très rapidement (Albin Michel, par exemple) et d’autres, plusieurs mois voire plusieurs années (je me rappelle, pour le fameux premier tapuscrit de Fantasy, mon premier roman, une maison d’édition très célèbre dans le milieu avait mis presque deux ans pour me répondre).


Combien ont validé votre tapuscrit ? S’il y en a plusieurs, pourquoi avoir choisi votre éditeur actuel ?
Pour Désolation : Le Dernier Vampire, ne l’ayant envoyé en 2010 qu’au Petit Caveau, je ne me suis pas posé cette question. Pourquoi le Petit Caveau ? Dans le domaine du vampirisme, je trouvais cette maison d’édition sympathique. C’est plus un coup de cœur qu’une recherche approfondie d’un éditeur pour ce roman. Et je ne le regrette nullement, vu les personnes sympathiques qui côtoient cette maison d’édition.

Pour parler plus particulièrement de votre actuel éditeur que je vous laisse citer, au bout de combien de temps celui-ci vous a-t-il répondu ?
Comme je l’ai dit plus haut, les éditions du Petit Caveau m’ont répondu en moins de trois semaines.

Votre éditeur a-t-il directement validé votre œuvre ou s'est-il d’abord montré sceptique ?
Enthousiaste, je dirais, tout comme pour les autres éditeurs. Je pense que c’est un minimum pour démarrer dans une relation de confiance entre éditeur/auteur, tout du moins pour le premier travail en commun. Sinon, pourquoi l’éditeur vous choisirait, avec la quantité de tapuscrits à sa disposition s’il avait un quelconque doute sur le votre ? Après, pour les suivants, les relations étant établies, l’éditeur peut se montrer plus sceptique. Après tout, s’il n’aime pas, pourquoi publier (bien que, là encore, si vous avez un nom, je pense qu’ils ne se posent pas la question en ces termes… business is business) ?


Qu'avez-vous ressenti lorsque vous avez reçu la réponse positive de votre éditeur ?
Un grand moment de plaisir, c’est sûr, d’autant que pour Désolation : Le Dernier Vampire, je ne m’y attendais pas vraiment (comme pour les autres romans, à vrai dire).
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jean vigne
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MessageSujet: Re: Rencontre avec Jean Vigne l'auteur de Désolation: Le dernier vampire et du roman Jeis aux éditions du Petit Caveau.   Mar 28 Aoû 2012 - 23:43

De l’acceptation à la parution

Votre éditeur vous a certainement demandé un certain travail de correction sur votre œuvre. Était-il conséquent ? Vous a-t-on obligé à modifier des passages que vous teniez à garder ?

À chaque éditeur, sa méthode.
Liv’éditions, par exemple, engage des correcteurs professionnels. Liv’éditions se charge de refaire entièrement la mise en page, édite le tapuscrit en A4 recto simple et donne cela au correcteur qui coche, coche, coche, et raye aussi. Ensuite, correction du tapuscrit par la personne chargée de la mise en page, puis envoie de la version corrigée et du tapuscrit notifié par le correcteur à ma petite personne. Vérification totale de ma part et ensuite, renvoi à l’éditeur pour validation finale.

Avec le Petit Caveau, c’est un échange avec une correctrice, chapitre par chapitre.

Dans tous les cas, oui, c’est un gros boulot. De la première correction effectuée par moi jusqu’à l’ultime avec l’éditeur, cela demande plusieurs semaines de travail.

Pour les passages, non, aucun de mes éditeurs n’a exigé de supprimer un passage. Tous ont proposé, mais ont respecté mes choix. Maintenant, j’ai toujours fait confiance à mes éditeurs, professionnels ou pas. Exemple, pour Opération Menhirs, mon éditeur trouvait la fin un peu trop sitcom TF1 (ce sont ses propres paroles). J’ai donc changé la fin.

Pour Jeïs, le chemin de la liberté, la maison d’édition trouvait que le milieu du roman perdait un peu en énergie (en gros, trop long). J’ai donc purement et simplement supprimé un chapitre (pas utile à l’histoire, 40 000c que vous avez écrit à la sueur de votre front, croyez-moi, c’est dur d’appuyer sur la touche Delete).

Vous a-t-on demandé de terminer le second tome avant de publier le premier ?
Non, mais comme je l’ai dit, au départ, Désolation : Le Dernier Vampire était un OneShot.

Avez-vous pu discuter à bâtons rompus avec votre maison d'édition, ou était-ce « à prendre ou à laisser » ?
Toutes mes maisons d’édition sont ouvertes au dialogue, donc... aucun problème.

Avez-vous participé à la fabrication de la maquette de votre livre ? Si oui, votre avis était-il principal ou seulement secondaire ?
Toutes mes maisons d’édition me demandent mon avis (voire même, des propositions écrites) concernant le 4e de couverture. Toutes me demandent mon avis concernant la couverture (voire même, mes idées pour orienter les graphistes). Ma première (Chloé des Lys) m’a même laissé libre cours pour que je créé mes propres couvertures.

Au final, combien de temps s’est écoulé entre le début de l’écriture de votre livre et sa parution ?

Pour Désolation : Le Dernier Vampire, c’est un peu spécial, puisque je ne l’ai renvoyé que trois ans après. Et en plus, il a été accepté en 2010 et publié seulement maintenant (août 2012).
En général, je dirais 1 an et demi, c’est une bonne moyenne. Ça vous apprend la patience...

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jean vigne
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MessageSujet: Re: Rencontre avec Jean Vigne l'auteur de Désolation: Le dernier vampire et du roman Jeis aux éditions du Petit Caveau.   Mar 28 Aoû 2012 - 23:45

La promotion

Votre maison d'édition dit le plus grand bien de votre écriture. Pouvez-vous nous éclairer à ce sujet ?

Le plus simple est de mettre la réponse reçue par mail concernant l’un de mes romans :
« Bonjour,
Il y a quelques semaines, vous nous aviez confié votre manuscrit "Le dernier vampire" en lecture. C'est avec grand plaisir que je vous annonce que notre comité de lecture a décidé de le publier à l'unanimité. Nous avons vraiment tous été charmés par ce texte original, fort, le récit prenant au possible ...
Si vous êtes toujours partant, votre récit pourrait trouver publication dans notre planning mi-2012.
J'attends donc votre réponse,
Cordialement »

Si vous avez une activité professionnelle, la promotion ne vous prend-elle pas trop de temps ? La disponibilité dont vous devez faire preuve n’est-elle pas trop contraignante ?

On mange des jours de congé (ou des week-ends), c’est certain. En 2011, j’ai passé plus de 20 jours sur les salons. Cet été, sur mes trois semaines de vacances, j’ai fait cinq jours à l’Interceltique de Lorient plus un salon à Ploemeur, soit six jours. C’est l’un des meilleurs moyens de se faire connaître. À chacun son niveau d’engagement en fonction de ses disponibilités, mais rien ne vient tout seul (du moins, c’est assez rare).


Avez-vous déjà participé à des salons en tant qu’auteur ? Si oui, qu’en retenez-vous ?
Oui, plusieurs, et de différents types (et tailles). Salons d’auteurs (les auteurs sont invités ou parfois, même, payent leur participation), salons d’éditeurs (comme le Salon de Paris, par exemple), foires artisanales, l’Interceltique de Lorient, invitations de bibliothèques. De grands moments de plaisir, la rencontre avec les nouveaux lecteurs et les anciens, avec d’autres auteurs, bref, indispensable.


Redoutez-vous le regard du public vis-à-vis de votre œuvre ? Ne craignez-vous pas qu'il n'adhère pas à l'univers que vous leur proposez ?
C’est, bien entendu, la crainte de tout auteur. Maintenant, je ne me pose pas la question qu’en j’écris une œuvre. Je le fais en toute liberté, je la propose et ensuite, je tremble...

De combien d’exemplaires sera constitué le premier tirage de votre roman ? Une fois tous vos romans écoulés, votre maison d’édition procédera-t-elle à de nouvelles fournées ?
Désolation : Le Dernier Vampire : je ne sais pas vraiment. Cela dépend énormément des pré ventes. Je dirais entre 100 et 200…
Pour Livéditions, 1 000 exemplaires. Une fois les livres vendus, retirage. Pourquoi 1 000, parce qu’il s’agit d’un tirage offset et non numérique, donc rentable sur de plus grandes quantités.
Pour Corsaire éditions : plusieurs centaines, je n’ai pas le chiffre exact.


Êtes-vous satisfait des lieux de ventes où l’on peut se procurer votre livre ?
Bah, chacun fait comme il peut. On aimerait tous être en tête de gondole partout en France. Pour exemple, L’Appel de Satan s’est trouvé dans plusieurs Fnac en présentoir (et non perdu dans un quelconque rayonnage). Est-ce pour cela qu’il s’est vendu ? Pas sûr… Vous vendez si vous avez un nom, sinon…

Les livres chez Liv’éditions sont distribués par Ouest-France, l’un des plus gros distributeurs, et pourtant, si je suis physiquement présent sur les rayonnages en Bretagne (et encore, pas partout), je ne suis absolument pas présent dans l’Isère (pour Liv’éditions), malgré mes nombreuses démarches. Motif invoqué, trop breton, trop de livres à mettre sur les tables, pas de place…

Pensez-vous apporter quelque chose de nouveau dans la littérature de l’imaginaire ?

Ce que je tiens à apporter au lecteur, c’est de la surprise, du plaisir, qu’il referme le livre satisfait de son achat. Je ne prétends pas révolutionner le genre. J’essaye simplement de conserver mon propre style, de ne pas copier sous prétexte d’un effet de mode et, en aucun cas, de me brider.

En conclusion et en quelques mots, que pourriez-vous nous dire pour nous donner envie de découvrir votre œuvre ?
Si vous voulez découvrir les vampires sous une forme radicalement différente (moderne, selon mon humble avis ;-)), une histoire qui se passe en France (un peu trop d’américanisation à outrance à mon goût), une écriture qui flirte entre suspense, action et humour (ce qui est plutôt rare dans le domaine) et surtout, une toile de fond sur le devenir de notre société, et bien, n’hésitez plus, ce roman est fait pour vous. En plus, comme le dirait un de mes éditeurs, grâce à vous, je mangerai chaud ce soir (bon, en même temps, si je devais attendre de vendre mes romans pour vivre, je serais mort de faim depuis belle lurette).
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olivier.lusetti
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MessageSujet: Re: Rencontre avec Jean Vigne l'auteur de Désolation: Le dernier vampire et du roman Jeis aux éditions du Petit Caveau.   Mer 29 Aoû 2012 - 1:18

Bonjour cher Jean Vigne,

Vos réponses sont passionnantes, il me tardait que vous les partagiez avec les membres de RdF. :clap:

Je souhaiterais vous entendre parler de Jeis votre roman de Fantasy :




Il est disponible en numérique voici, pour mieux le connaître quelques questions :


Tout livre, même si l'on n’aime pas les classements, appartient à un genre. Quel est celui du vôtre et pour quelles raisons l’avez-vous choisi ?


Chaque genre possède des conventions correspondant aux attentes de ce public. Quelles sont celles que vous avez eu plaisir à réaliser ? Les clichés du genre, que vous avez su éviter ? Et au contraire pensez-vous en avoir renouvelé quelques-unes ?



En une phrase quel est le concept de l’histoire ? Quelle stratégie globale a déterminé votre façon d’écrire ?



Si vous deviez mettre en avant que quatre points forts de votre roman, quels seraient-ils ?



Que représente pour vous la diffusion numérique ?



Pourquoi l'avoir choisi ?



À terme la diffusion numérique ne s'expose-t-elle pas de devenir le parent pauvre de l'édition papier ?



Ne risque-t-on pas de voir proliférer des petites maisons d'édition qui n'en auront que le nom, car l'aventure sans grand frais leur dira oui ? Ces nouvelles venues ne pourraient-elles pas faire de l'ombre à leurs consoeurs en papier, qui peut-être n'avaient — pour certaines — pas le talent de bien choisir, mais possédaient toutes celui d'investir ?



Amicalement

Olivier.

:)


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MessageSujet: Re: Rencontre avec Jean Vigne l'auteur de Désolation: Le dernier vampire et du roman Jeis aux éditions du Petit Caveau.   Mer 29 Aoû 2012 - 4:27

Bonjour Olivier, le plaisir est pour moi.

Voilà donc les réponses à ces nombreuses questions ;)

Tout livre, même si l'on n’aime pas les classements, appartient à un genre. Quel est celui du vôtre et pour quelles raisons l’avez-vous choisi ?

Fantasy/Fantastique. En fait, j’ai eu trois orientations pour ce roman.

1 / Ne pas refaire un énième Seigneur des anneaux.

2 / Ne pas me limiter au genre pur Sword and Sorcery. Je n’ai donc pas hésité à mêler du Fantastique à de la Fantasy, sans vraiment me préoccuper de savoir si oui ou non, cela avait été déjà fait ailleurs.

3 / Et surtout, prendre une histoire moderne et la calquer sur un roman de Fantasy. En gros, une intrigue qui, en partie bien entendu, pourrait se dérouler de nos jours.



Chaque genre possède des conventions correspondant aux attentes de ce public. Quelles sont celles que vous avez eu plaisir à réaliser ? Les clichés du genre, que vous avez su éviter ? Et au contraire pensez-vous en avoir renouvelé quelques-unes ?

Diable… je ne me suis pas vraiment posé ce genre de questions. Mais, il est vrai que la Fantasy aime particulièrement trois types de héros. Les vrais héros, les costauds de base ^^. Orcs de Stan Nicholls en est un bon exemple, même si on a du mal à s’identifier à un orc, je vous l’accorde ;-). On peut citer, plus simplement, Conan, de Robert E Howard. Ensuite viennent les communs du mortel, ceux que rien ne prédestinait à devenir un héros (les Hobbits dans le Seigneur des anneaux en sont un bon exemple). Et enfin, les antihéros, ceux que l’on déteste, mais qui, au fond de nous, nous attirent « Luke, rejoins le côté obscur de la force ^^ ». Ainsi, en Fantasy, l’un des plus célèbres à mon sens est Elric le nécromancien, de Micheal Moorcock. Pour ma part, je dirais que dans Jeïs, l’héroïne tombe dans la case deux (communs du mortel), mais je vous rassure, elle est (mal) accompagnée d’antihéros aux dents longues… Pour le renouvellement, je n’ai aucune prétention. C’est aux lecteurs de dire si oui ou non, ils ont trouvé une certaine fraîcheur dans ce roman. Maintenant, pour les clichés, il ne faut pas trop rêver. En Fantasy, bon nombre de romans tournent autour de : Je pars à la quête de mon passé, je pars, moi triste inconnu(e), pour devenir roi ou seigneur à la fin du roman, je pars pour venger les miens, je pars pour chercher un quelconque trésor/élément qui pourra sauver le monde du terrible méchant (là, c’est carrément AD&D de base J), ou découvrir un nouvel univers (avec à la fin, richesse et gloire pour la plupart, la mort pour les romans les plus sombres). Maintenant, c’est le talent de l’auteur qui fera passer la pilule plus ou moins bien et qui, pour les meilleurs, fera tellement illusion qu’on dira : à, cet auteur a vraiment renouvelé le genre. Peut-être sur la forme, sur le fond, je n’en suis pas si sûr… (mais, je l’admets modestement, je suis loin d’avoir tout lu en Fantasy ;-), et je suis persuadé que certains auteurs peuvent se montrer surprenant d’imagination).



En une phrase quel est le concept de l’histoire ?

Je la résumerais ainsi par une de mes citations : la trahison n’est qu’un moindre mal. Elle vous révèle l’essentielle vérité : le vrai visage de vos proches. C’est ce que va malheureusement découvrir Jeïs dans sa quête, un peu sombre, il faut l’avouer.



Quelle stratégie globale a déterminé votre façon d’écrire ?

Du rythme, du rythme, du rythme. Du suspense, surprendre le lecteur le plus souvent possible. Et pour finir, sur ce roman, un monde singulier, loin de notre quotidien (sinon, où est le rêve J).



Si vous deviez mettre en avant que quatre points forts de votre roman, quels seraient-ils ?

Bon, au risque de me répéter :

- Suspense.
- Mélange de styles.
- Personnages multi facettes.
- Histoire évolutive, pleine de surprises.


Que représente pour vous la diffusion numérique ?

L’avenir… et la fin…

L’avenir, car, comme pour le CD, le Blue-Ray, et d’autres standards, celui-ci finira par s’imposer. Je pense que la vraie mutation va s’opérer le jour ou un quelconque député/ministre aura la brillante idée d’imposer le numérique à l’école. Facile d’imaginer la joie des enfants de ne plus avoir de cartable. Juste une tablette numérique (la même pour tous), ce qui permettra au professeur d’être en relation directe (par rétroprojecteur/Wifi ou bluetooth) avec ce qui est inscrit sur les tablettes, de faire des annotations, de mettre dans l’agenda électronique les devoirs d’un seul clic, d’avoir le récapitulatif toujours à jour de ses notes, et tout ça dans un truc qui ne pèsera que 200gr au lieu des 15 kilos du cartable. Finis les livres oubliés à la maison et j’en passe… Ce jour-là, une grande avancée sera faite… et un recul considérable, car, les enfants n’ayant plus de contacts physiques avec les livres papiers n’auront, une fois adulte, aucun désir d’acheter un livre, plus cher, encombrant, à la fonction unique et dont ils n’auront, avec cette étrange matière qu’est le papier, aucun lien affectif.

Et donc, la fin d’un monde : celui des éditeurs tels que nous le connaissons… un temps durant. Car, effectivement, le polluant va se déverser sur le Web. Tout le monde va poster son petit livre, corrigé ou pas (et surtout, une tonne qui ne seront pas corrigés), bon ou pas, censuré ou pas, du grand n’importe quoi. Le lecteur qui, au début, va y trouver son compte (gratuit, c’est super !!!) va très vite être saturé par des œuvres sans intérêt, voire pire… Et donc, un jour, les lecteurs se tourneront vers des maisons d’édition (numériques pour la plupart) qui auront fait le travail de tout bon éditeur : corrections, mise en page mais surtout, filtrage par un comité de lecture et travail éditorial sur l’œuvre à publier.

Pourquoi l'avoir choisi ?

Allez, une petite confidence. Ce roman, je voulais l’offrir gratuitement à mon éditeur, Le Petit Caveau, pour booster un peu les ventes du Dernier Vampire, d’où l’idée de la sortie directement en Epub. Ne croyez pas que ce roman n’a pas subi les mêmes traitements que les autres. Passage par le comité de lecture, correction, mise en page, couverture achetée par la maison d’édition à une graphiste. Le prix plus bas pour cette œuvre (2,99euros seule, 1euro avec le roman Le Dernier Vampire), qui compte tout de même comme un peu plus de 600 000c vient du fait que, pour moi en particulier, je ne veux pas toucher grand-chose dessus, même si la maison d’édition a insisté pour me donner un petit quelque chose. Ce n’est pas une demi-œuvre, c’est sans doute la plus aboutie dans mon registre Fantasy. Maintenant, je ne suis pas non plus le roi de la Fantasy (sinon, cela se serait ;-)). J’attends les premiers commentaires dessus...

À terme la diffusion numérique ne s'expose-elle pas de devenir le parent pauvre de l'édition papier ?

Je crois que j’ai assez bien résumé mon ressenti dans les questions précédentes. Maintenant, le jour où les best-sellers, d’ici une vingtaine d’années, se vendront plus en numérique que les livres papiers, je ne sais pas qui sera le parent pauvre de l’autre. Il y aura du très mauvais (en plus grand nombre que pour le livre papier, c’est certain), mais aussi du très bon (un bon roman papier sera tout aussi bon en numérique…). C’est l’avenir et, comme depuis des millénaires, on profitera des avancées en subissant les conséquences néfastes… le propre de l’Homme, non ?

Ne risque-t-on pas de voir proliférer des petites maisons d'édition qui n'en auront que le nom, car l'aventure sans grand frais leur dira oui. Ces nouvelles venues ne pourraient-elles pas faire de l'ombre à leurs consoeurs en papier, qui peut-être n'avaient — pour certaines — pas le talent de bien choisir, mais possédaient toutes celui d'investir ?

Dois-je répondre à cette question qui contient en elle-même la réponse J ? Il suffit de voir, depuis l’avènement du tirage numérique, le nombre de maisons d’édition qui ont fleuri. Avant, il fallait payer très cher les imprimeurs, avec au minimum 1 000 exemplaires. Aujourd’hui, vous pouvez même tirer un livre à l’unité. Donc, le jour où effectivement, le numérique prendra le pas sur le papier, les maisons ne vont pas fleurir, elles seront plus nombreuses que les lecteurs, tout comme les écrivains qui, tel un raz-de-marée, vont envahir la toile. Et là, attention aux chevilles qui gonflent, à tous ceux incapables de recevoir une critique négative, bien que constructive (ça existe déjà, malheureusement), à ceux qui se pensent les meilleurs sans même avoir jamais affronté l’œil de la tourmente (c'est-à-dire les comités de lecture). Je ne veux barrer la porte à personne, si l’écriture est un vrai plaisir pour eux (et non une idée mercantile), qu’ils se lancent, je les y encourage. Mais attention, on peut rapidement attraper la grosse tête et seul votre entourage, mais surtout les professionnels, vous feront redescendre sur Terre. Le jour où les maisons d’édition vous prendront sans comité de lecture, alors, cette dernière barrière tombera et attention les dégâts…

Voilà, j’espère avoir répondu correctement à toutes les questions.

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olivier.lusetti
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MessageSujet: Re: Rencontre avec Jean Vigne l'auteur de Désolation: Le dernier vampire et du roman Jeis aux éditions du Petit Caveau.   Ven 14 Sep 2012 - 14:16

Bonjour, je transmets le message de l'auteur concernant un incident sur l'Epub de son roman Jeïs, le voici :

Citation :
>Message du 14/09/12 20:56
> De : "jean vigne"
> A : lusetti.opr@orange.fr
> Copie à :
> Objet : Jeïs, le chemin de la liberté
>
>
Bonjour,



La maison d’édition m’a demandé de vous signaler qu’elle a eu un petit problème lors de la génération de l’Epub concernant Jeïs (apparemment, c’est moins simple qu’il n’y paraît pour obtenir un résultat impeccable).

Donc, toute personne qui aurait acheté Jeïs et qui l’aurait déjà téléchargé peut le faire gratuitement de nouveau sur le site, la nouvelle version étant disponible.

Merci.



Cordialement.


Jean.

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MessageSujet: Re: Rencontre avec Jean Vigne l'auteur de Désolation: Le dernier vampire et du roman Jeis aux éditions du Petit Caveau.   

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Rencontre avec Jean Vigne l'auteur de Désolation: Le dernier vampire et du roman Jeis aux éditions du Petit Caveau.
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