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 Rencontre avec l'auteur David Bry pour son livre 2087 aux éditions Black Book.

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olivier.lusetti
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MessageSujet: Rencontre avec l'auteur David Bry pour son livre 2087 aux éditions Black Book.    Sam 23 Juin 2012 - 0:41

Rencontre avec l'auteur David Bry, pour son livre 2087 aux éditions Black Book Editions.









Détails sur le produit
Broché: 402 pages
Editeur : Black Book Editions (19 mai 2012)
Collection : BLACK BOOK EDIT
Langue : Français
ISBN-10: 2363281020
ISBN-13: 978-2363281029


2087
Par David Bry
Protégée par un dôme de la pollution du monde extérieur, Paris en 2087 est grise, entre chrome, verre et métal, ses multiples buildings et passerelles se dressent au-dessus des brumes radioactives verdâtres sous lesquelles ne vivent plus que les exclus, les mutants et les gangs.
Derrière la grande muraille périphérique, les irradiés des banlieues n’ont pas la chance de vivre dans la cité : chaque jour, leur nombre augmente et leur colère gronde, malgré les efforts de l’armée de la ville pour les contenir.
Gabriel est détective. Un jour, il reçoit un appel d’une femme, qui souhaiterait le voir enquêter sur le meurtre de sa sœur.
Quand il se rend chez elle le lendemain, il ne retrouve que son corps et la tête tranchée d’un psilien, ces humains que les mutations ont rendus télépathes.
Sur cette tête est accroché un papier, qui porte le nom du détective.
Ainsi commence cette histoire aux méandres vertigineux, qui mènera Gabriel dans les rues sales et sombres de Paris, sur les passerelles tentaculaires qui surplombent le brouillard et relient les grandes tours de béton et d’acier.
Comme lui la vérité vendra chèrement sa peau, et ses enjeux dépasseront peut-être les frontières de l’imagination du détective, précipité avec le lecteur dans une descente aux enfers que rien ne pourra arrêter.

La banlieue gronde, les gangs s’agitent. Cette fois, peut-être que l’armée ne pourra pas les retenir.
David Bry nous offre un récit entre roman noir et cyberpunk à la Blade Runner, machiavéliquement bien construit, qu’il exécute avec virtuosité. Au fur et à mesure que l’on suit, haletant, Gabriel sur les passerelles de Paris au rythme effréné de son enquête, l’univers s’enrichit d’éléments cruciaux, comme autant de pièces d’un jeu d’échecs qui se mettent en place pour un final magistral et explosif, digne d’un excellent polar.



Critique :

http://www.mythologica.net/2012/05/2087-david-bry/

L’éditeur :

http://www.black-book-editions.fr/index.php?site_id=153







Dernière édition par olivier.lusetti le Dim 15 Juil 2012 - 10:48, édité 3 fois
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olivier.lusetti
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MessageSujet: Re: Rencontre avec l'auteur David Bry pour son livre 2087 aux éditions Black Book.    Sam 23 Juin 2012 - 1:07

Je vous demande de ne rien écrire dans ce sujet tant que l'auteur David Bry n'aura pas répondu à cette nouvelle liste de questions, portant sur son roman 2087.



Tout livre, même si l'on n’aime pas les classements, appartient à un genre. Quel est celui du vôtre et pour quelles raisons l’avez-vous choisi ?

Chaque genre possède des conventions correspondant aux attentes de ce public. Quelles sont celles que vous avez eu plaisir à réaliser ? Les clichés du genre, que vous avez su éviter ? Et au contraire pensez-vous en avoir renouvelé quelques-unes ?

En une phrase quel est le concept de l’histoire ? Quelle stratégie globale a déterminé votre façon d’écrire ?

Quelle est la prémisse de votre histoire, soit votre histoire formulée en une seule phrase ?

Parlez-nous de votre (vos) héros. Dites-nous quels sont les faiblesses psychologiques et les besoins moraux, que vous lui avez attribués.

Quel est le problème que votre (vos) héros rencontre au début de l’histoire, ou de quelle nature est la crise qu’il (ils) traverse ?

Quel est l’objectif, le but principal, qui pousse votre (vos) héros à entreprendre un certain nombre d’actions pour l’accomplir et qui l’amène à la fin de l’histoire ?

Un adversaire, personnage connu sous le nom d’antagoniste, est trop souvent représenté comme incarnant le mal de par son physique et son action. Alors qu’un bon adversaire est surtout celui qui cherche à empêcher le héros d’assouvir son désir, un concurrent qui tente d’atteindre le même objectif. Quels soins particuliers avez-vous apportés dans la création de l’adversaire principale de votre héros ?

Luigi Pirandello dans six personnages en quête d’auteur dit ceci :
« Les absurdités de la vie n’ont pas besoin de paraître vraisemblables, parce qu’elles sont vraies ; à l’opposé de celles de l’art qui, pour paraître vraies, ont besoin d’être vraisemblables. »
Comment vivez-vous cette affirmation et quel écho a-t-elle eu dans votre roman ?


L’un des premiers commandements dans les arts temporels est de garder le meilleur pour la fin. L’événement ultime de l’histoire est la tâche ultime de l’auteur.
Qu’en pensez-vous ? Vous-même, avez-vous travaillé particulièrement la fin de votre roman ?

Si vous deviez mettre en avant que quatre points forts de votre roman, quels seraient-ils ?





Amicalement
Olivier.
:)
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David Bry
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MessageSujet: Re: Rencontre avec l'auteur David Bry pour son livre 2087 aux éditions Black Book.    Sam 23 Juin 2012 - 22:24

Bonjour à tous !

Dernière salve de questions, pour mon dernier roman cette fois, sorti tout récemment.
Merci beaucoup à Olivier pour ses questions qui, à chaque fois, ont su être différentes et intéressantes. J'espère que mes réponses le seront tout autant !

Comme d'habitude, n'hésitez pas à réagir :).

David




Tout livre, même si l'on n’aime pas les classements, appartient à un genre. Quel est celui du vôtre et pour quelles raisons l’avez-vous choisi ?
Je dis souvent que 2087 est un polar d’anticipation. Polar d’abord, car il s’agit d’une enquête, menée par un détective. D’anticipation ensuite, car le roman se passe à Paris, en 2087.
Je n’ai pas réellement choisi le genre, en fait. Il s’est plutôt imposé à moi. Je voulais, dans ce livre, raconter l’histoire d’un détective torturé et à la recherche de « quelque chose ». J’avais donc une base de polar. Ancrer le roman dans le futur s’est fait dans un second temps. Cela m’est venu de l’une des scènes de fin, que j’avais déjà à l’esprit. A cause d’elle, l’histoire devait forcément se dérouler dans le futur.

Chaque genre possède des conventions correspondant aux attentes de ce public. Quelles sont celles que vous avez eu plaisir à réaliser ? Les clichés du genre, que vous avez su éviter ? Et au contraire pensez-vous en avoir renouvelé quelques-unes ?
La première et la troisième partie de la question sont, en ce qui concerne 2087, complètement liées. L’image du détective solitaire, qui souffre à cause de quelque chose que le lecteur ne connait pas, a été à la base de l’envie d’écrire le roman. Il s’agit d’un cliché de chez cliché, j’en ai bien conscience. Mais j’avais envie de raconter une histoire basée là-dessus. J’ai donc utilisé ce cliché, presque tel quel.
Ancrer l’histoire dans le futur a permis de m’éloigner un peu du poncif. J’ai également rendu le détective bisexuel. Cela le différenciait du tombeur de belles blondes trop maquillées, mais cette sexualité a également un vrai sens. Elle appartient pleinement au personnage, et dit beaucoup de lui. Enfin, dernière tentative d’éloignement par rapport à l’image traditionnel du détective, j’ai voulu un héros qui n’en soit pas. Et j’ai également refusé d’en faire un anti-héro (autre poncif du genre). J’aime énormément Gabriel, le personnage principal de cette histoire. Il méritait mieux qu’un simple cliché. J’espère (et je crois) avoir réussi à ne pas l’y enfermer. Ou, au moins, pas complètement :).

En une phrase quel est le concept de l’histoire ? Quelle stratégie globale a déterminé votre façon d’écrire ?
Il s’agit d’une enquête qui, au fil de sa résolution par le héros, va l’amener à comprendre certains éléments cruciaux de son passé.
Mon idée était à la base de lier l’enquête, l’intrigue et le héros, et de dénouer le tout à la fin. D’apporter les pièces du puzzle, de donner les éléments au fur et à mesure, puis de montrer comment tout s’emboite, à la fin, en une logique implacable. Il a fallu donc apporter l’ensemble des éléments au lecteur, sans pour autant lui donner le fin mot de l’histoire trop tôt. Ca a été l’une des difficultés dans 2087. En donner suffisamment pour que le lecteur trouve la fin logique, qu’il ait quelques pistes, sans pour autant lui donner la clef. Sinon, il n’y aurait pas de surprise. Elle est pourtant de taille. Et violente.

Quelle est la prémisse de votre histoire, soit votre histoire formulée en une seule phrase ?
Je dis, et j’écris souvent, qu’il s’agit d’une histoire d’amour et d’humain, dans le monde fou et glacé de 2087. Ces quelques mots, à eux seuls, résument je crois tout ce que j’ai voulu mettre dans ce roman.

Parlez-nous de votre (vos) héros. Dites-nous quels sont les faiblesses psychologiques et les besoins moraux, que vous lui avez attribués.
Des faiblesses, Gabriel (le héros principal) en a plein ! Il est hanté par des cauchemars qui le réveillent la nuit, hurlant et couvert de sueur. Il essaie de les fuir à tout prix, et se gave de drogues pour cela … en vain. Et, étrangement, lorsqu’on lui propose de l’en débarrasser, Gabriel refuse. Il y a une raison à cela, bien sûr, mais je n’en dirai pas plus :). L’autre grande faiblesse du héros de 2087 est son besoin des autres. Gabriel est quelqu’un de brisé. Il ne tiendrait pas sans amour, sans la chaleur que lui apportent ses amis, celles et ceux qu’il a aimé, et qu’il aime certainement toujours d’ailleurs.
En contrepartie de cela, il est extrêmement fidèle et attentionné. Il est prêt à se sacrifier, à sacrifier son bonheur, pour ceux qui ont un jour été là pour lui. Il a un petit côté martyr, en fait.

Quel est le problème que votre (vos) héros rencontre au début de l’histoire, ou de quelle nature est la crise qu’il (ils) traverse ?
Gabriel est un peu paumé. Il vit dans un monde devenu inhumain, qu’il supporte difficilement, et qu‘il tente de le changer à sa manière. Il essaie de donner aux autres ce qui ne lui a pas été donné à lui. Il essaie de résoudre ce qui n’a pas été résolu pour lui. Quand le détective est, une nouvelle fois, appelé pour une histoire de meurtre, il s’y lance à corps perdu, même quand il réalise qu’il ne sera jamais payé. C’est l’hameçon qui lui a été lancé, et dans lequel il mord, les yeux fermés. Presque volontairement, d’ailleurs.

Quel est l’objectif, le but principal, qui pousse votre (vos) héros à entreprendre un certain nombre d’actions pour l’accomplir et qui l’amène à la fin de l’histoire ?
Gabriel a beau se laisser entraîner par l’enquête, il comprend rapidement qu’il y a autre chose que cela, qu’il n’a pas du tout été appelé par hasard, qu’il y a même une raison bien précise pour cela. Et il veut la connaître. Rapidement, il comprend aussi que tout est lié à lui, à son passé. Et, pour lui, s’il y a une chance, même infime, de découvrir ce qu’il recherche depuis tant d’années, il ne lâchera rien.

Un adversaire, personnage connu sous le nom d’antagoniste, est trop souvent représenté comme incarnant le mal de par son physique et son action. Alors qu’un bon adversaire est surtout celui qui cherche à empêcher le héros d’assouvir son désir, un concurrent qui tente d’atteindre le même objectif. Quels soins particuliers avez-vous apportés dans la création de l’adversaire principal de votre héros ?
De la crédibilité. Je suis convaincu qu’il s’agit d’un élément essentiel à une bonne histoire. L’antagoniste doit avoir des objectifs logiques, compréhensibles et cohérents. S’il agit d’une certaine manière, c’est qu’il a une raison très précise. J’ai été particulièrement attentif à cela dans 2087. Il fallait que tous ceux qui se liguent contre le héros aient des raisons pour le faire. Et tous, je crois, en ont, qu’elles soient cachées ou révélées.

Luigi Pirandello dans six personnages en quête d’auteur dit ceci :
« Les absurdités de la vie n’ont pas besoin de paraître vraisemblables, parce qu’elles sont vraies ; à l’opposé de celles de l’art qui, pour paraître vraies, ont besoin d’être vraisemblables. »
Comment vivez-vous cette affirmation et quel écho a-t-elle eu dans votre roman ?

Cela rejoint un peu le besoin de cohérence dans les motivations que doivent selon moi avoir les « ennemis » du héros. Dans une histoire inventée, il faut être attentif à ce que tout soit logique. Le hasard ne doit pas exister, ou très peu, car toujours derrière se cache la menace d’une facilité de l’auteur, d’un deus ex-machina … voire de la paresse, ou d’un manque de respect vis-à-vis du lecteur ?
Je suis donc particulièrement attentif à ce que tout ait une raison d’être. Si un objet se trouve quelque part, alors ce n’est pas par hasard. Si le héros croise quelqu’un d’important dans l’intrigue, il doit y avoir une explication. Et, si le hasard apparaît, le héros doit en tirer profit, pas juste le cueillir. Je pense que le hasard dans un livre tue l’action, l’intelligence, le suspens. Si tout se fait tout seul, sans que le héros ait besoin de se fatiguer, alors que vaut-il ? Pas grand-chose, sans doute. Et, dans ce cas, ce qui lui est arrivé à lui pourrait arriver à l’importe qui. Or, ce n’est pas ce qu’on veut raconter, je crois.

L’un des premiers commandements dans les arts temporels est de garder le meilleur pour la fin. L’événement ultime de l’histoire est la tâche ultime de l’auteur.
Qu’en pensez-vous ? Vous-même, avez-vous travaillé particulièrement la fin de votre roman ?

Je pense qu’en effet la fin est essentielle, surtout parce qu’elle correspond au moment où le lecteur lâche le livre, se sépare du support physique.
Que reste-t-il, après ce moment ? Que veut-on laisser, nous, auteurs, après ce moment ? Cela dépend de chacun, sans doute, et des types de livres qu’on écrit. Si c’est un voyage, alors il faut laisser un beau souvenir. Si c’est un message, une réflexion, alors il faut que cela reste suspendu, dans l’air, afin que le lecteur reste avec, même le livre refermé. Si c’est un coup de poing, alors il faut qu’il fasse mal, qu’il prenne aux tripes, que la dernière page soit accompagnée de larmes ou de stupéfaction.
Tous les livres que j’ai écrits, surtout après Ervalon, sont justifiés par leur fin. Dans Failles, j’ai voulu une fin douce amère, le mélange d’un constat d’échec, d’une promesse et d‘un espoir. La fin de 2087 est très différente. Mais à chaque fois, les dernières lignes m’ont guidé, et ce dès les premiers chapitres. Je sais où je veux aller. Et où je veux amener le lecteur (où j’essaie de l’amener, en tout cas). Le souci alors, et là où je suis très attentif, c’est d’être cohérent. La fin, si on fait tout pour y amener le lecteur, doit être un mélange de suite logique, évidente … et de coup de théâtre, de révélation, ou de lâcher prise. Ce n’est pas facile à faire. Et je suis convaincu qu’elle ne se travaille pas uniquement aux dernières pages.

Si vous deviez mettre en avant que quatre points forts de votre roman, quels seraient-ils ?
Avant tout, les personnages je dirais. Je n’avais jamais je crois créé des personnages si humains, si complets, si … entiers. Ils ont une vie avant le roman, ils s’inscrivent dans l’histoire (qui ne les fait pas sortir du néant). Ils ont des motivations, des caractères, des qualités et des défauts. J’ai réussi, je crois, et je ne sais pas trop comment, à les rendre réalistes, cohérents (je note : un mot qui revient souvient, cohérent).Et ils sont tous, je trouve, très touchants.
Ensuite, je parlerais de l’univers. Encore le mot cohérent, désolé, mais c’est le premier qui me vient à l’esprit (comme quoi je le suis, moi aussi :) ). A lire les critiques au sujet du roman, j’ai construit un univers qui se tient vraiment, auquel on croit, dans lequel on peut se plonger. J’en suis très, très fier.
L’intrigue est un autre des points forts je pense. Il n’y a dans 2087 aucun deus ex machina, aucun mensonge, aucun faux-semblant. Il y a une ligne, tracée de la première à la dernière page. Et lorsque le lecteur arrive à la fin de l’histoire, les choses s’emboitent parfaitement, de manière évidente, comme si toutes les pièces du puzzle se mettaient en place. Je vais une fois de plus citer les critiques : toutes se terminent par un mélange de « il a osé » et de « c’était finalement évident ». Je prends cela comme un gros, gros compliment vis-à-vis de l’intrigue. Savoir surprendre sans surprendre, ce n’est vraiment pas évident.
Enfin, comme dernier point fort … la fin, justement. Je ne veux rien dévoiler bien sûr, mais je pense l’avoir réussie. Je l’ai en tout cas énormément travaillée, pour que l’écrit colle au plus près à l’effet que je voulais insuffler au lecteur. Je pense m’en être pas mal sorti.
Aux lecteurs, maintenant, d’en juger :).
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MessageSujet: Re: Rencontre avec l'auteur David Bry pour son livre 2087 aux éditions Black Book.    Dim 24 Juin 2012 - 0:13

Cher David Bry, je te remercie, au nom de tous les membres de rêve de fantasy pour la qualité de tes réponses et le temps que tu y as consacré. Pour ma part, il ne me reste donc plus qu’à m’offrir 2087, que tu as su parfaitement mettre en valeur dans ton propos d’aujourd’hui. :clap:

Amicalement
Olivier.
:)
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MessageSujet: Re: Rencontre avec l'auteur David Bry pour son livre 2087 aux éditions Black Book.    Dim 24 Juin 2012 - 6:07

Encore de très jolies réponses, je suis décidément jalouse de la très belle manière dont tu dépeins de tes œuvres... tongue

Dans cette interview, tu parles beaucoup de son héros, que penses-tu des personnes qui pensent qu'il y a toujours un peu de l'auteur dans ses personnages ?

Est-ce le cas pour ce détective ?

Rêveusement,
Foenidis
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MessageSujet: Re: Rencontre avec l'auteur David Bry pour son livre 2087 aux éditions Black Book.    Dim 24 Juin 2012 - 8:27

@Olivier : De rien ! C'est un plaisir d'échanger autour des bouquins, des miens, de ceux de autres, de ce que tous on attend d'un livre. Et merci pour l'invitation :).

@Foenidis
(merci pour le compliment ... :) )

Citation :
je suis décidément jalouse de la très belle manière dont tu dépeins de tes œuvres
Quand j'ai commencé, j'étais très maladroit, pas toujours à l'aise. Avec l'expérience, on apprend (ou j'ai appris) à avoir moins peur de la critique de l'autre, à gagner un peu en assurance. A dissocier aussi le livre de la personne. Je ne suis pas 2087. Je ne suis pas Failles. On peut aimer ou ne pas aimer l'un ou l'autre, ma manière de faire ou d'écrire, mais ça ne parle pas de moi en tant que personne (même si c'est fait à partir de moi), "juste" de quelque chose que j'ai voulu bien faire, et donner ensuite. Chacun a ensuite le droit d'en penser ce qu'il veut. Ca n'enlève pas l'intention.
Je me rends compte en écrivant ceci que je donne une version un peu idéaliste de l'écriture. Car un livre s'achète, et que le lecteur va y passer du temps, s'y investir (ou non). C'est ici qu'arrivent les critiques. J'en discutais récemment avec Jeanne-A. Debats, qui m'a donné une très belle définition des critiques qui sont là, dit-elle, pour "protéger le lecteur". Je suis complètement d'accord avec ça.
En tout cas, essayer de faire passer une histoire, un sentiment, une vision, et quel que soit son talent pour le faire, reste une très belle intention.

Citation :
Que penses-tu des personnes qui pensent qu'il y a toujours un peu de l'auteur dans ses personnages ?
Je crois qu'on ne peut pas décrire / faire ressentir ce qui est trop loin de nous, ou qu'on n'a pas compris. Les personnages d'un livre, si on veut qu'ils soient crédibles, doivent avoir une facette de nous, un trait de ressemblance, quel qu'il soit. Je suis convaincu qu'il y a de moi dans chacun de mes héros, les bons comme les mauvais.

Citation :
Est-ce le cas pour ce détective ?
Le héros principal d'une histoire n'est pas forcément nous-même. Je ne suis pas auto-centré (enfin, pas complètement en tout cas :) ). Je ne cherche pas à parler de moi dans mes livres, ni d'un moi magnifié. Gabriel me ressemble comme peuvent me ressembler Lieume, Martin, Gaëtan. J'ai un peu plus "fouillé" Gabriel, parce que l'histoire tourne autour de lui, de ce qu'il est, et que forcément il fallait que je le développe plus que les autres. Mais il ne me ressemble pas plus qu'un autre. Par contre, j'avoue que je l'aime encore plus que les autres, oui. C'est un personnage auquel je me suis énormément attaché. Sa fragilité (que je lui ai donné, j'en ai bien conscience) me touche beaucoup.

David

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MessageSujet: Re: Rencontre avec l'auteur David Bry pour son livre 2087 aux éditions Black Book.    Dim 24 Juin 2012 - 10:17

J'ai pas envie de lire ce que tu as écrit... parce que j'ai peur que tu en dises trop, or j'ai bien envie de m'offrir ton livre :)

Citation :
Cher David Bry, je te remercie, au nom de tous les membres de rêve de fantasy pour la qualité de tes réponses et le temps que tu y as consacré. Pour ma part, il ne me reste donc plus qu’à m’offrir 2087, que tu as su parfaitement mettre en valeur dans ton propos d’aujourd’hui.
Je ne peux donc que confirmer les dires d'Olivier.
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MessageSujet: Re: Rencontre avec l'auteur David Bry pour son livre 2087 aux éditions Black Book.    Dim 24 Juin 2012 - 11:10

Non non, aucun risque de spoil... tu rates au contraire des réflexions très pertinentes sur l'art d'écrire en général. ;)
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David Bry
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MessageSujet: Re: Rencontre avec l'auteur David Bry pour son livre 2087 aux éditions Black Book.    Dim 24 Juin 2012 - 23:18

Merci Foenidis ! Je fais de mon mieux pour partager mon expérience avec vous tous.

@Sysy : J'ai été attentif à ne rien divulguer sur les intrigues des livres, et notamment de 2087. Pas de souci donc là-dessus, comme l'a dit Foenidis.

David
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MessageSujet: Re: Rencontre avec l'auteur David Bry pour son livre 2087 aux éditions Black Book.    

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