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 Rencontre avec l'auteur Guillaume Fourtaux pour : Aux frontières de l'aube, édition Asgard.

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olivier.lusetti
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MessageSujet: Rencontre avec l'auteur Guillaume Fourtaux pour : Aux frontières de l'aube, édition Asgard.   Ven 1 Juil 2011 - 3:49

Bonjour à tous, j’ai l’honneur de vous annoncer que l’auteur Guillaume Fourtaux édité chez la maison d’édition Asgard nous fait le plaisir et l'honneur de nous parler de son ouvrage : Aux Frontières de l’Aube.
Il répond à toutes nos questions préparées par les membres de RdF dans la rubrique « des Prescripteurs et des Auteurs » le lundi 4 juillet.
Il nous fera l’immense joie d’un direct « dans le cœur » le lundi 11 juillet à 20 h 30.


Dernière édition par olivier.lusetti le Mar 12 Juil 2011 - 9:23, édité 1 fois
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olivier.lusetti
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MessageSujet: Re: Rencontre avec l'auteur Guillaume Fourtaux pour : Aux frontières de l'aube, édition Asgard.   Ven 1 Juil 2011 - 3:55




Aux Frontières de l’Aube, Guillaume Fourtaux

Synopsis :

L’armée des Ténèbres envahit la Translavynie au travers d’un portail activé par de mystérieux métamorphes.
Le fils d’une dryade, Anastase Lupescu, qui les traque depuis des semaines, se retrouve pris dans la guerre qui ravage le pays. Il rejoint les troupes humaines et gagne l’abbaye fortifiée d’où le comte Vlad III Milocescu dirige la résistance.
Bientôt assiégé avec ses vassaux, le comte devra faire face tant aux envahisseurs qu’aux appétits de ses vassaux et des religieux qui tablent sur la guerre pour le renverser.
Seul le soutien d’Anastase et d’alliés inattendus lui offre une chance de sauver la Translavynie et de parvenir aux frontières de l’aube…


Critiques :

« Aux Frontières de l’Aube », grâce à un univers un peu plus original, se démarque de la production actuelle et n’est pas désagréable à lire, même s’il convient de s’y plonger totalement pour ne pas perdre le fil des intrigues.

Nicolas Soffray sur Yozone

[...]il y a de la fantasy, de l'héroic-fantasy et de la dark fantasy dans Aux frontière de l'aube, mais également du vampirisme, de la lycanthropie et même un brin de thriller ésotérique. Guillaume Fourtaux n'hésite pas à piocher des idées un peu partout pour relancer les multiples intrigues de son livre[...]

Stegg sur Psychovision

Aux Frontières de l’Aube est donc un ouvrage de qualité ayant ses petits défauts. Guillaume Fourtaux réussit, avec son premier roman, à nous emmener pour notre plaisir sur le sentier l’imaginaire. La question est de savoir comment se déroulera le deuxième voyage !

Corwen sur Mythologica


L'auteur :




Guillaume Fourtaux

Les mondes imaginaires se sont imposés à l’auteur, lorsqu’à 10 ans, il découvrit dans un cinéma versaillais les premières images révolutionnaires d’un vaisseau spatial gigantesque traquant un petit transporteur approchant de l’orbite de Tatooine. D’autres films, puis le jeu de rôle que l’auteur a longtemps pratiqué, et enfin la littérature au travers des classiques de Tolkien, Moorcock ou Lovecraft confirmèrent cet ancrage profond.

Tout en menant une carrière scientifique très cartésienne, le passage de l'autre côté de la plume se fit peu à peu, au travers de l’écriture de scenarii de jeux et de textes courts jusqu’à ce que l’envie de concrétiser ces approches s’impose. Après quelques nouvelles, Aux Frontières de l'Aube est le premier roman de l’auteur.

Guillaume Fourtaux, né en 1969, vit aujourd’hui avec sa femme et leurs trois enfants dans le Nord de la France, où il est directeur pédagogique d’une école d’informatique.



P.-S. Bonjour à tous, je vous demande de ne rien écrire en dessous tant que l'auteur n'aura pas répondu à toutes nos questions.


Dernière édition par olivier.lusetti le Lun 18 Juil 2011 - 11:54, édité 2 fois
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Guillaume F
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MessageSujet: Re: Rencontre avec l'auteur Guillaume Fourtaux pour : Aux frontières de l'aube, édition Asgard.   Dim 3 Juil 2011 - 21:48

Bonjour à tous,

tout d'abord je tiens à vous remercier de cette invitation.

Le microcosme de la SFFF francophone est très actif et de nombreux forums présentent les jeunes auteurs et nouvelles parutions mais je trouve l'initiative de RdF très intéressante.

Donner l'occasion d'un échange direct avec les membres via ce fil puis les questions directes de la semaine prochaine va nous permettre d'échanger d'un bout à l'autre de la France, comme on peut le faire parfois lors de rencontres physiques.

Maintenant que vous dire de plus que la présentation officielle ci-dessus ?

Comme vous pouvez le deviner à la lecture des 3 extraits de critiques, j'ai voulu faire de AFDLA un roman complexe dans lequel se croisent de très nombreuses intrigues, personnages et références.
Par opposition à quelques sagas qui étirent leurs intrigues sur des très nombreux tomes, j'ai préféré un style plus resseré afin de tenir le lecteur en haleine. Je ne suis pas forcément le mieux placé pour le dire mais j'ai parfois l'impression de plus hériter du thriller polar que des grandes sagas de Fantasy...

Afin d'en savoir encore un peu plus, le mieux est peut-être de répondre aux questions d'Olivier :
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MessageSujet: Re: Rencontre avec l'auteur Guillaume Fourtaux pour : Aux frontières de l'aube, édition Asgard.   Dim 3 Juil 2011 - 21:50

Votre rapport à l’écriture

Quand avez-vous décidé de vous plonger dans l’écriture ?

Je ne peux pas dire que ça a été une décision prise du jour au lendemain. Dans ma prime jeunesse j’ai beaucoup fait de jeux de rôles. Plus âgé, je suis passé aux jeux en grandeur nature, ce qui m’a conduit, avec un bon groupe de copains, à concevoir des scenarii toujours plus complexe. Après l’un d’entre eux, j’ai réalisé que concevoir ces histoires, les mettre en forme et rédiger tout cela pour les joueurs me plaisait plus que la mise en application ludique. Face à ce constat, je me suis lancé officiellement dans l’écriture…

Nous imaginons que pour réussir à achever un roman, il faut être réellement passionné. Ressentez-vous l’écriture comme un besoin ?

Le besoin est celui d’inventer des histoires, de concevoir des scénarii, des scènes. C’est avec l’écriture qu’aujourd’hui je trouve ce plaisir mais finalement, l’écrit est un média et finalement, peut-être aurais-je pu me mettre à d’autres formes d’expression. La principale différence est une question de moyen. Se mettre au cinéma, même pour un court-métrage est beaucoup plus difficile à faire que de s’assoir devant un ordinateur pour écrire un roman. Ca ne signifie pas que l’un est plus facile que l’autre pour arriver à un résultat correct mais l’écrit est le média qui demande le moins d’outils ou de matériels.

Quelle est votre fréquence d’écriture (tous les jours, plusieurs heures par jours, etc.) ?

Ca dépend vraiment des périodes. Il se passe de longs moments durant lesquels je ne produis rien et me contente de réfléchir. Puis vient la phase d’architecture, de conception du plan, des personnages. Enfin je me mets à l’écriture. Dans ces périodes, je peux passer plusieurs heures par jour devant mon clavier. Mais c’est aussi lié au temps dont je dispose. Une période d’accalmie professionnelle est plus propice à l’écriture intensive que les périodes de stress permanent.

D’où tirez-vous votre inspiration (promenades, lectures, cinéma, etc.) ?

De partout oui. Mais aussi de discussions, de petites phrases, de situations ou même d’objets. Dans mon récit en cours, un des personnages est armé avec un Mauser C96. De l’idée de cette arme, j’ai pensé à comment le personnage l’avait récupéré, ce qui a fourni toute une base de la caractérisation du dit gardien de musée…

Avez-vous toujours écrit de la fantasy ? Écrivez-vous uniquement cela ?

Je n’écris que de l’imaginaire. Fantasy pour l’instant mais mon roman en cours relève plus du fantastique. J’aimerai bien un jour aussi écrire de la pure SF mais je doute en être capable. Ca me parait beaucoup plus complexe comme conception.

Écrivez-vous votre premier jet à la main ou préférez-vous travailler directement à l’ordinateur ?

Je ne travaille qu’à l’ordinateur. Le papier me sert pour prendre des notes ou faire des schémas en cours de conception mais pour la rédaction, l’ordinateur est maître.

Utilisez-vous un logiciel d’aide à l’écriture, correcteur ou autre ?

Je n’utilise pas d’outil dédié, si ce n’est le Repetition Detector de Gaddy.
Par contre j’utilise MS Project pour articuler le récit. Ca me permet de visualiser graphiquement toutes mes intrigues et de voir leur déroulement chronologique. Les liens de dépendance entre tâches me permettent, en cas de modification, de directement répercuter les changements sur le reste du déroulement des intrigues.
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MessageSujet: Re: Rencontre avec l'auteur Guillaume Fourtaux pour : Aux frontières de l'aube, édition Asgard.   Dim 3 Juil 2011 - 21:53

L’écriture

Quand est née pour la première fois l’idée d’écrire un roman en entier ?

On retrouve la même question que pour la première question. Mon premier texte a été un roman…

Avez-vous rapidement eu une idée claire du scénario ou s’est-il mis en place à mesure ?

Toute la matière était là puisque le scénario initiale provient d’un grandeur nature organisé quelques années plus tôt. Le plus difficile a été de faire le tri dans les centaines de pages de documentations et d’en tirer un fil directeur. Il fallait passer d’un scénario destiné au jeu en parallèle de 70 personnes à un récit lu de façon linéaire.


Avez-vous écrit une trame très précise, un résumé ? Si oui, ce premier travail s’est-il fait avant la rédaction proprement dite ou simultanément ?

Le gros travail a été sur le plan. J’ai conçu un plan détaillé, allant jusqu’à la scène. Je n’ai attaqué la rédaction proprement dite qu’une fois satisfait de ce plan.

Combien de temps vous a-t-il fallu, de la première phrase à la dernière page, pour écrire votre œuvre ?

Il a fallu une grosse année qui a suivi six longs mois de conception

Avez-vous corrigé votre travail au fur et à mesure ou une fois la rédaction terminée ? À ce titre, combien de temps vous a pris le travail de réécriture, correction ? Cette correction a-t-elle été compliquée ? Avez-vous eu recours à des bêta-lecteurs ?


J’ai relu et corrigé au fur et à mesure mais il ne s’agissait que de corrections superficielle. Un ami m’a ensuite corrigé, relevant à son tour pas mal de petits soucis.
J’ai enfin soumis le roman au collectif Cocyclics. Aux frontières de l’aube a d’ailleurs été le premier roman corrigé par le collectif. La première phase de correction avec Syven, auteur de « Au sortir de l’Ombre » a pris un an. Pour conclure, 5 bêta-lecteurs du collectif se sont attachés à traquer les dernières coquilles.

Avez-vous douté durant votre travail ? Si oui, comment avez-vous réussi à retrouver confiance ?


Non je n’ai pas doute mais je n’avais pas d’objectif clair, si ce n’est finir le roman. J’avais confiance dans le scénario et seule la qualité littéraire m’inquiétait. Le soutien de Cocyclics a été primordial dans la période de correction et d’attente des réponses des éditeurs.

Nous supposons qu’il faut organiser correctement son temps pour aller au bout d’un travail de si longue haleine. Comment avez-vous concilié vie professionnelle, familiale et le temps nécessaire à l’élaboration de votre œuvre ?

Ca n’a pas forcément été facile. Une période d’accalmie professionnelle m’a permis de dégager du temps pour rédiger mais il est clair que j’ai sous-estimé la charge de la correction. Si c’était à refaire, je m’y prendrai autrement pour éviter les trop grands sacrifices d’un côté ou de l’autre.

Comment arrivez-vous à maintenir la distance nécessaire pour garder votre esprit critique par rapport à ce que vous écrivez ?

Le temps. Inutile de relire immédiatement un passage si on veut être objectif. En revanche, il suffit de laisser passer un peu de temps et d’avancer dans l’écriture pour que le passage précédent sorte de la tête. La relecture est alors beaucoup plus critique.

Quels sont les passages que vous avez préféré rédiger ? Quels ont été les plus ardus à écrire ?

J’aime beaucoup les dialogues et d’une manière générale les scènes mouvementées (je préfère ce terme à scènes d’action qui sous-entend souvent combat »). En revanche j’ai énormément de mal avec les descriptions et introspections.

La séparation et l’organisation de vos chapitres se sont-elles faites naturellement ou avez-vous dû les retravailler ?

Je les ai retravaillés pour équilibrer les chapitres. A part un que j’ai inséré sur le tard et qui est un peu plus court que les autres, tous font la même taille à 10% près.

Le sentiment de satisfaction doit être immense lorsque l’on achève une telle entreprise. Pouvez-vous nous le décrire ?

J’ai dit que je n’étais pas bon ni pour l’introspection, ni pour les descriptions :siffle:
Il y a tout d’abord une grande jubilation, presque jouissive. Ca y est on a fini un roman ! On ne sait pas ce qu’il vaut mais le défi entamé des mois plus tôt est abouti. La fierté est immense. Puis vient le soulagement. On se rend compte que ça a demandé des heures et que l’on est très heureux que ça s’arrête. Et enfin vient le doute. Certes on a été capable d’aligner 750 000 signes sur un clavier mais concrètement, ça prouve juste que l’on a passé des heures devant le dit clavier. Mais est-ce un roman digne d’être lu, ou une bouse infâme qui occupe abusivement un disque dur ?

Sans bien sûr nous dévoiler l’intrigue, quel (s) moment (s) préférez-vous dans votre œuvre ?

J’ai un faible pour la mort de 2 personnages. Un qui disparait dans une scène aquatique et un des « méchants » qui meurt vers la fin d’une façon qui je l’espère surprendra les lecteurs.
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Guillaume F
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MessageSujet: Re: Rencontre avec l'auteur Guillaume Fourtaux pour : Aux frontières de l'aube, édition Asgard.   Dim 3 Juil 2011 - 21:56

À la recherche d’un éditeur

S’agissait-il de votre premier tapuscrit envoyé ou avez-vous d’autres écrits n’ayant pas trouvé preneurs ?

C’est mon premier roman et donc ma première édition.

Avant de chercher un éditeur pour ce roman, avez-vous fait paraître des nouvelles ? Si oui, sous quelle forme ? Recueil, anthologie, revues, webzine... ?

2 nouvelles sont parues dans des webzines et 2 autres sont en attente de webzines qui ne paraitront jamais. J’ai écrit ces textes en parallèle avec AFDLA, pour me changer les idées et également nouer quelques contacts dans le milieu

Que pensez-vous, à ce titre, de la nouvelle, notamment sur le côté formateur qu'elle peut avoir pour un écrivain novice ?

C’est un exercice très différent mais je crois qu’il faut écrire encore et toujours. A ce titre la nouvelle est un aussi bon exercice que le roman. La différence est que la nouvelle est plus courte et que l’on peut s’entraîner à dérouler une idée dans une taille fixée à l’avance.

Comment avez-vous su que votre roman était achevé, que vous ne pouviez plus l’améliorer, qu’il était temps de l’envoyer ?

Un roman est toujours perfectible. Il est arrivé un moment où chaque bêta-lecture pointait des détails que seul lui voyait. J’en ai déduis qu’il ne restait plus rien de foncièrement mauvais mais juste des questions de point de vue. Il était temps de se jeter à l’eau

À combien d’éditeurs l’avez-vous envoyé ?

La première vague a comporté une douzaine d’envois.

À partir de ce moment commence l’attente d’une réponse. Pouvez-vous nous décrire ce que l’on ressent ?


Pas grand-chose finalement, si ce n’est le léger stress de l’ « Alea Jacta Est ». On sait que l’attente sera longue donc on aborde cette phase avec une relative sérénité.

Aviez-vous des liens personnels ou professionnels ayant pu appuyer votre tapuscrit auprès des maisons d’édition ?

Plus ou moins. J’avais pas mal de contact via les forums avec 1 maison d’édition chez qui j’avais donc pas mal d’espoir. Ca n’a finalement pas abouti avec eux, quoi que, mais nous en reparlerons

Au bout de combien de temps avez-vous reçu une réponse ? Toutes les maisons vous ont-elles répondu ? Combien ont répondu à la négative avant de recevoir un accord ?

Sur la douzaine d’envois, 8 ont répondu. Les plus rapides pour dire non, évidemment… J’ai eu un oui au bout de 3 ou 4 retours, je n’ai donc pas eu le temps de me morfondre.
Cela dit mon parcours a été particulier puisque l’éditeur avec qui j’ai signé au terme de cette première vague a fait faillite et m’a contraint a relancé une seconde phase de recherche.
Ce second envoi a été constitué de 10 soumissions dont une à l’éditeur « proche » qui m’avait dit non au premier tour mais m’avait longuement donné des pistes pour améliorer le texte. De plus, les 10 éditeurs en question étaient tous des gens qui acceptaient les soumissions électroniques. Cela simplifie grandement la vie...

Combien ont validé votre tapuscrit ? S’il y en a plusieurs, pourquoi avoir choisi votre éditeur actuel ?

Dans cette seconde phase, 2 éditeurs ont dit oui. Au total donc j’ai reçu trois réponses positives pour une grosses vingtaine d’envois.

Pour parler plus particulièrement de votre actuel éditeur que je vous laisse citer, au bout de combien de temps celui-ci vous a-t-il répondu ?

J’ai eu un « Oui » assez rapide (3 mois) mais ce n’était qu’un oui de principe. La déclaration légale de l’éditeur n’étant encore faite, il n’avait pas de contrat sous la main. Ce n’est qu’au bout de 6 mois que j’ai pu signé mais il ne s’agissait que de contraintes administratives. Fort heureusement mon éditeur est quelqu’un de fiable et a tenu tous ses engagements.

Votre éditeur a-t-il directement validé votre œuvre ou s'est-il d’abord montré sceptique ?

Oui, l’enthousiasme a été immédiat. Cela dit, je tiens à remercier Mille Saisons qui a refusé le texte en première lecture et l’a accepté en seconde. Je n’ai finalement pas signé avec eux, pour la simple raison que j’avais un engagement moral avec Asgard mais j’en profite pour dire aux débutants que si un éditeur leur demande de retravailler un texte, ce n’est pas une parole en l’air. C’est qu’il pense sérieusement qu’on peut en faire quelque chose.

Qu'avez-vous ressenti lorsque vous avez reçu la réponse positive de votre éditeur ?

Pour la seconde phase, ça a été du soulagement. Ca prouvait que la première acceptation n’avait pas été un coup de chance.
Le vrai coup de massue avait été lors de la première phase. Je m’en souviens très bien. C’était fin août et je rentrai de vacances. En ouvrant ma messagerie, je trouve un mail intitulé « votre manuscrit » d’un petit éditeur éclectique à qui j’avais soumis AFDLA sans apriori. J’ai dû relire 3 fois le mail pour bien comprendre que c’était un oui et qu’il n’y avait pas de piège. Je pense avoir dû rester plusieurs minutes sur ma chaise sans parler ni bouger à digérer l’information !
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Guillaume F
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MessageSujet: Re: Rencontre avec l'auteur Guillaume Fourtaux pour : Aux frontières de l'aube, édition Asgard.   Dim 3 Juil 2011 - 22:00

De l’acceptation à la parution

Votre éditeur vous a certainement demandé un certain travail de correction sur votre œuvre. Était-il conséquent ? Vous a-t-on obligé à modifier des passages que vous teniez à garder ?

Non, le travail a été très léger. C’est en amont, avec Cocyclics que les grands travaux ont eu lieu. L’éditeur m’a fait quelques remarques mais il s’agissait de tournures maladroites plus qu’autre chose. J’ai dû abonder dans son sens dans 95% des cas et de son côté il n’a rien opposé à ce que je conserve les 5% restants.

Vous a-t-on demandé de terminer le second tome avant de publier le premier ?

AFDLA est un one-shot !

Avez-vous pu discuter à bâtons rompus avec votre maison d'édition, ou était-ce « à prendre ou à laisser » ?

La discussion était très libre. Cela dit, nous sommes très vite tombés d’accord sur à peu près tout. Il n’y a pas eu de bras de fer sur quoi que ce soit.

Avez-vous participé à la fabrication de la maquette de votre livre ? Si oui, votre avis était-il principal ou seulement secondaire ?

L’éditeur a tout géré au niveau maquette. Je ne suis pas du tout intervenu dessus.

Au final, combien de temps s’est écoulé entre le début de l’écriture de votre livre et sa parution ?

Longtemps, très longtemps. Entre les 18 mois d’écriture, les 12 mois de corrections avec Cocyclics, les 2 ans avec le premier éditeur et enfin les 9 mois avec le second, ce sont pas loin de 5 années qui se sont écoulées…

La promotion

Votre maison d'édition dit le plus grand bien de votre écriture. Pouvez-vous nous éclairer à ce sujet ?

C’est difficile. Je pense que c’est le style assez incisif et l’efficacité du scénario qui fait la qualité de ce texte mais je préfère laisser les lecteurs en dire du bien :ange:

Si vous avez une activité professionnelle, la promotion ne vous prend-elle pas trop de temps ? La disponibilité dont vous devez faire preuve n’est-elle pas trop contraignante ?

Je plaide coupable. Je ne suis pas assez disponible pour la promotion. J’aurai aimé l’être plus.

Avez-vous déjà participé à des salons en tant qu’auteur ? Si oui, qu’en retenez-vous ?
Redoutez-vous le regard du public vis-à-vis de votre œuvre ? Ne craignez-vous pas qu'il n'adhère pas à l'univers que vous leur proposez ?


J’ai participé à 2 salons, dont celui de Bagneux, spécialisé dans l’imaginaire. J’ai aussi participé à une séance en magasin. J’espère bien sûr que le lecteur sera content mais je ne pense pas qu’il puisse se tromper sur l’univers. La couverture fait très martiale mais en discutant avec les lecteurs potentiels, je n’hésite pas à insister sur l’ambiance de huis-clos et de complots politico-religieux qui animent les 2/3 du romans.

Je n’ai pas non plus hésité à déconseiller l’achat, notamment à des parents qui cherchaient un livre pour leurs enfants qui me paraissaient trop jeunes.

De combien d’exemplaires sera constitué le premier tirage de votre roman ? Une fois tous vos romans écoulés, votre maison d’édition procédera-t-elle à de nouvelles fournées ?

Le premier tirage fait 500 exemplaires et je suis certain que mon éditeur se fera une joie d’en faire 1, 2 ou 10 retirages si les ventes le justifient :clap:

Êtes-vous satisfait des lieux de ventes où l’on peut se procurer votre livre ?

Oui tout à fait. La Fnac en a des exemplaires, de même que Cultura et des librairies indépendantes.

Pensez-vous apporter quelque chose de nouveau dans la littérature de l’imaginaire ?

Non, ce serait prétentieux de ma part. J’espère juste surprendre mes lecteurs car nombre de personnages ne sont pas forcément ce qu’ils paraissent.
Si les amateurs de Fantasy peuvent se dire à un moment « je me suis fait avoir, je n’imaginais pas que… » j’estimerai avoir repli mon obligation d’auteur vis-à-vis d’eux.

En conclusion et en quelques mots, que pourriez-vous nous dire pour nous donner envie de découvrir votre œuvre ?

AFDLA est destiné à ceux qui apprécient les histoires complexes aux multiples personnages et intriguent croisés mais qui rechignent parfois à se lancer dans des pluri-décalogies en 23 volumes. :siffle:
En basant une grande partie du roman sur les unités de temps et de lieu chères aux tragédies grecques, j’espère avoir insufflé à cette histoire un dynamisme qui devrait satisfaire ceux qui aiment être pris à la gorge par leurs lectures.

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MessageSujet: Re: Rencontre avec l'auteur Guillaume Fourtaux pour : Aux frontières de l'aube, édition Asgard.   Dim 3 Juil 2011 - 22:01

Et voilà.

Merci à tous de votre intérêt.

D'ici notre direct de la semaine prochaine, n'hésitez pas à poser quelques questions complémentaires. Je me ferai une joie d'y répondre.

:by melly:
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MessageSujet: Re: Rencontre avec l'auteur Guillaume Fourtaux pour : Aux frontières de l'aube, édition Asgard.   Lun 4 Juil 2011 - 4:08

Un grand merci Guillaume pour la qualité de tes réponses. Je vais de ce clic toutes les approfondir. Je te dis au lundi 11 juillet à 20 h 30 pour le direct que tu as eu la gentillesse d'accepter.

Amicalement
Olivier.

P.-S. Une remarque au passage, on ne peut plus accèder aux extraits de ton texte sur le site de ton éditeur.
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MessageSujet: Re: Rencontre avec l'auteur Guillaume Fourtaux pour : Aux frontières de l'aube, édition Asgard.   Lun 11 Juil 2011 - 6:50

Bonjour à tous.

Je suis en ligne, à dispo pour répondre à toutes vos questions (c'est bien le bon fil ?)
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olivier.lusetti
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MessageSujet: Re: Rencontre avec l'auteur Guillaume Fourtaux pour : Aux frontières de l'aube, édition Asgard.   Lun 11 Juil 2011 - 6:52

Bonjour Laurent, GUILLAUME comme je risque un empêchement, voici par avance quelques questions. :)

À l’une de nos questions tu réponds :
Citation :
Dans ma prime jeunesse j’ai beaucoup fait de jeux de rôles. Plus âgé, je suis passé aux jeux en grandeur nature, ce qui m’a conduit, avec un bon groupe de copains, à concevoir des scenarii toujours plus complexe.

Ayant pour ma part pratiqué le jeu de rôle autour d’une table (Cthulhu et donjons et dragons pour les principaux), mais jamais en grandeur nature, pourrais-tu nous expliquer en quoi consiste la différence majeure de ces deux activités ludiques ? Est-ce que l’idée de ton roman provient de ces moments ? Sinon dans le passage du scénario d’un jeu de rôle à celui de roman, qu’est-ce qui a été le plus facile pour toi et à quelles difficultés t’es-tu le plus heurté ?

À l’une de nos questions tu réponds :
Citation :
C’est avec l’écriture qu’aujourd’hui je trouve ce plaisir, mais finalement, l’écrit est un média et finalement, peut-être aurais-je pu me mettre à d’autres formes d’expression. La principale différence est une question de moyen.

À te lire, on a l’impression que l’écriture d’un roman est plus pour toi un choix de moyen ? Alors dans ce cas, si la beauté des mots et des images justes ne sonnent pas comme une ivresse, pourquoi avoir choisi le roman et non l’écriture de scénario pour le cinéma ou la télévision ? D’ailleurs la conception d’un scénario de jeu de rôle ne s’en approche-t-elle pas plus ? Car le point de vue interne n’est jamais ou rarement utilisé dans l’écriture d’un scénario.

À l’une de nos questions tu dis :
Citation :
Ca dépend vraiment des périodes. Il se passe de longs moments durant lesquels je ne produis rien et me contente de réfléchir.
Quels conseils pourrais-tu donner pour ne pas perdre le fil de son histoire ? Faut-il tout écrire d’un jet pour tout retravailler par la suite ? Ou bien coucher sur le papier l’intégrabilité de son scénario ? Peut-on bénéficier de ton expérience sur ce sujet ?

Je dois m’absenter maintenant. Je fais mon possible pour revenir au plus vite. Merci d’avance pour tes réponses et pour ta venue en ce lieu.

Amicalement
Olivier.
:)


Dernière édition par olivier.lusetti le Lun 11 Juil 2011 - 7:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Rencontre avec l'auteur Guillaume Fourtaux pour : Aux frontières de l'aube, édition Asgard.   Lun 11 Juil 2011 - 7:01

Bien que je ne sois pas Laurent :-) je réponds...

La différence entre le JDR et le Grandeur Nature ?
Pas facile en quelques lignes.

Bien sût il y a le fait de vivre ce qu'on veut faire. Il n'y a pas la place pour le "je fouille la pièce". En pratique tu la fouilles. Ca veut dire que ce sont tes propres capacités qui sont mises en oeuvre. De la même façon, lors d'un combat, en GN, tu vas pouvoir avec des points de vie plus élevés mais si tu ne sais pas dans quel sens tenir une épée, tu ne vas pas t'en sortir...

L'autre grande différence, c'est le nombre de joueurs. Sur table, tu as une poignée de joueurs associés, face aux PNJ du maitre de jeu.
Là, tu dois composer avec des dizaines d'autres joueurs, à égalité avec toi et qui peuvent avoir des pbjectifs radiclement opposés aux tiens. La rivalité entre joueurs est un gros moteur du jeu.

Ce qui m'a conduit à passer du JDR au roman, c'est un constat simple. Quand pour alimenter un scénario et décrire aux joueurs leur personnage, tu fournis à chacun d'entre eux 15 pages de rôle qui sont finalement quasiment une nouvelle individuelle, tu te rends compte que le plaisir de l'écriture a primé sur le jeu lui-même.

Le facile, ça a été la conception du scénario du roman. Tout était là.
La difficulté, c'était l'excès de matière première. J'avais à ma disposition 75 personnages avec 15 pages pour chacun. Comment dégager une ligne directrice dans tout cela. Qui mettre en avant ? Qui faire disparaître ? Comment rythmer le roman ? LE gros travail préliminaire a donc été sur le plan et l'articulation du roman.
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Guillaume F
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MessageSujet: Re: Rencontre avec l'auteur Guillaume Fourtaux pour : Aux frontières de l'aube, édition Asgard.   Lun 11 Juil 2011 - 7:04

Pour le choix du média, j'ai donné l'impression de "mépriser" l'écrit mais ça n'est pas ça.

Je n'ai pas un passé de passionné de littérature. C'est après avoir conçu ce scénario et ces rôles de 15 pages que j'ai découvert le plaisir d'écrire. J'ai écrit avant de me rendre compte que c'était fait pour moi.

Si tu m'avais posé la question 5 ans auparavant, j'aurai dit "cinema" comme envie artistique mais ça aurait été une réponse automatique mal étayée. Et effectivement le JDR est classiquement plus proche du cinéma ou théatre que de la littérature.

C'est pour cela que je pense avoir eu un parcours particulier. J'ai pris plus de plaisir à décrire le passé des personnages et à rédiger leurs rôles à la manière de nouvelles, qu'à penser à la mise en scène visuelle que les joueurs trouveront durant le jeu.

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olivier.lusetti
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MessageSujet: Re: Rencontre avec l'auteur Guillaume Fourtaux pour : Aux frontières de l'aube, édition Asgard.   Lun 11 Juil 2011 - 7:12

Désole pour le lapsus du prénom, cher Guillaume Fourtaux, incline tu sais maintenant, le nom de mon empêchement que je dois accompagner du fait de son problème de locomotion (voiture en panne), chercher sa mère à la gare. Mais comme nous sommes en avance...

Tu réponds à l'une de nos questions :
Citation :
Si c’était à refaire, je m’y prendrai autrement pour éviter les trop grands sacrifices d’un côté ou de l’autre.
Justement que ferais-tu autrement ?
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Guillaume F
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MessageSujet: Re: Rencontre avec l'auteur Guillaume Fourtaux pour : Aux frontières de l'aube, édition Asgard.   Lun 11 Juil 2011 - 7:12

Quels conseils donner sur la façon d'écrire ?

C'est une bonne question et je ne sais pas si mes conseils sont pertinents. Ma méthode me convient mais je n'ai aucune garantie qu'elle fonctionne pour d'autres.

Avant de rédiger, je détaille mon plan au maximum.
Je vais jusqu'au découpage en chapitre et je liste pour chacun d'entre eux ce qu'il doit contenir.
Par exemple pour le premier chapitre des Frontières, j'avais 10 lignes qui décrivaient le contenu.

Ensuite je suis passé à la rédaction. Je n'avais plus aucun effort créatif à fournir au niveau contenu. Je pouvais m'attacher à la forme.
J'ai ainsi rédigé tout le roman.
J'ai attaqué les corrections et relectures ensuite.

A mon avis, au cours de la lecture, on peut corriger quelques tournures et fautes mais on est limité.
Si à la page 32, on parle d'un trajet aller qui dure 2 jours et que le retour, page 231, dure 4 jours, ça ne peut être constaté qu'à ce moment. Corriger au fur et à mesure signifierait qu'il faudrait en permanence tout relire depuis le début pour valider la cohérence du texte. Ca n'est pas gérable.
Je préfère donc tout rédiger avant de m'atteler aux relectures et corrections.
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MessageSujet: Re: Rencontre avec l'auteur Guillaume Fourtaux pour : Aux frontières de l'aube, édition Asgard.   Lun 11 Juil 2011 - 7:16

L'équilibre de la vie et de l'écriture. Vaste sujet.

Je pense que je fixerai des périodes de travail sur le texte mieux définis. Ca m'éviterait de me faire prendre par le temps et l'implication trop forte dans l'écriture au détriment de la vie autour.

Je pense que c'est un sujet qui mérite d'être réfléchi très tôt. Quel temps suis-je prêt à donner à l'écriture sans gêner mes proches ? Comment les impliquer et qu'ils ne se sentent pas exclus ?
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MessageSujet: Re: Rencontre avec l'auteur Guillaume Fourtaux pour : Aux frontières de l'aube, édition Asgard.   Lun 11 Juil 2011 - 7:16

À l'une de nos questions tu réponds :

Citation :
Longtemps, très longtemps. Entre les 18 mois d’écriture, les 12 mois de corrections avec Cocyclics, les 2 ans avec le premier éditeur et enfin les 9 mois avec le second, ce sont pas loin de 5 années qui se sont écoulées…


Que peux-tu nous dire sur cette expérience avec ce premier éditeur ?
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MessageSujet: Re: Rencontre avec l'auteur Guillaume Fourtaux pour : Aux frontières de l'aube, édition Asgard.   Lun 11 Juil 2011 - 7:21

J'ai été très déçu par cette première expérience mais je pense que mon éditrice se débattait dès le début avec ses soucis financiers et n'avait pas la tête à la direction littéraire.

Elle avait accepté le roman en l'état et n'avait rien à redire. A l'exception d'une ou deux coquilles, elle n'avait aucune correction à apporter. Ca m'avait paru étonnant.

Ensuite elle était très peu joignable et j'avançais à l'aveugle, sans échéance, sans infos de sa part.

On est allé jusqu'à la conception de la couverture (que m'avait faite un vieil ami) mais jamais elle n'a dit un mot sur ses soucis. Elle préférait le silence et l'isolement.

Quand elle a annoncé son dépot de bilan j'ai été très déçu bien sur mais finalement pas si étonné que ça.
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MessageSujet: Re: Rencontre avec l'auteur Guillaume Fourtaux pour : Aux frontières de l'aube, édition Asgard.   Lun 11 Juil 2011 - 7:22

À l’une de nos réponses, tu écris :

Citation :
Dans cette seconde phase, 2 éditeurs ont dit oui. Au total donc j’ai reçu trois réponses positives pour une grosses vingtaine d’envois.

Qu’est-ce qui t’a poussé à choisir les éditions Asgards ? Vu que la qualité de ton travail t’a ouvert plusieurs portes.:clap:
As-tu travaillé avec un directeur d’ouvrage ? Si oui ? que t’a-t-il apporté ?
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MessageSujet: Re: Rencontre avec l'auteur Guillaume Fourtaux pour : Aux frontières de l'aube, édition Asgard.   Lun 11 Juil 2011 - 7:28

Le choix d'Asgard a été guidé par des éléments très matériels :
- Ce sont les premiers à avoir dit oui.
- Les délais de publication étaient très courts, tandis que l'autre éditeur du second tour me proposait une parution pour 2012. Vu le délai déjà écoulé, j'avoue avoir été séduit par le délai restrint.

Asgard a fait suive mon roman par un directeur littéraire, en l'occurence le directeur de publication de sa branche Fantasy.

Il m'a apporté un oeil professionnel en me disant pour tel ou tel point qu'un élément devait être changé. A part les coquilles ou fautes avérés, il m'a donné quelques (rares) directives étayées par un point de vue d'éditeur et non pas de relecteur.

Ensuite, c'est à lui que je dois le produit fini (la mise en page, la quatrième de couv').
Il m'a aussi donné cette magnifique couverture d'un illustrateur pro.
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MessageSujet: Re: Rencontre avec l'auteur Guillaume Fourtaux pour : Aux frontières de l'aube, édition Asgard.   Lun 11 Juil 2011 - 7:32

Très cher Guillaume Fourtaux je te remercie pour le temps accordé. Avant de te quitter (je le dois, Laurent trépigne) est-ce que tu pourrais, en quelques mots, nous dire les thèmes principaux abordés dans ton roman : Aux Frontières de l’Aube, auquel je souhaite un franc succès !

Amicalement
Olivier.
:)
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MessageSujet: Re: Rencontre avec l'auteur Guillaume Fourtaux pour : Aux frontières de l'aube, édition Asgard.   Lun 11 Juil 2011 - 7:36

Les thèmes principaux ?

Bien sûr, il ya un fond manichéen de guerre d'invasion mais ce n'est qu'un cadre général.

Je dégagerai 3 thèmes principaux dans le roman
- Complots, grandeur et décadence d'une noblesse consanguine.
- C'est aussi un roman initiatique dans laquelle les héros vont mûrir et grandir
- Cosmogonie et religion : pas mal d'interrogations métaphysique sur l'origine de la religion animent le roman.

Et enfin, je ne sais pas si c'est réussi mais certains personnages (Tycho Dragu) ont un côté picaresque et héroîque que j'aimerai pouvoir comparer au Bussy d'Amboise de la Dame de Monsoreau (Dumas)
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MessageSujet: Re: Rencontre avec l'auteur Guillaume Fourtaux pour : Aux frontières de l'aube, édition Asgard.   Lun 11 Juil 2011 - 7:38

Merci Olivier pour ton accueil et pour tes questions.

Pour les lecteurs de cette interview, n'hésitez pas à venir poser des questions complémentaires. Je passerai régulièrement dans les jours prochains et, si je ne vous garantie pas une réactivité à la minute, je répondrai au plus vite.

Bonne lecture à tous, que ce soit des Frontières de l'aube ou d'autres romans.

Amicalement,
Guillaume.
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MessageSujet: Re: Rencontre avec l'auteur Guillaume Fourtaux pour : Aux frontières de l'aube, édition Asgard.   Mar 12 Juil 2011 - 2:59

Bonjour

J'arrive en retard, comme d'hab' diront certains, mais puisque tu nous propose fort gentiment de prolonger cette interview, je me permets deux questions :

J'ai lu les trois critiques citées. Celle de Yozone relève en particulier ce que je pourrais appeler le "syndrome du jeu de rôles" à cause d'un foisonnement d'intrigues et de personnages comme si tu écrivais un livret au lieu d'un livre.
En lisant ta présentation, je pressentais un tel type d'analyse parce que la finalité du jeu de rôles est différente de celle d'un roman ou d'une nouvelle. J'ai d'ailleurs remarqué à plusieurs reprises que le passage de l'un à l'autre induisait des tics littéraires, à savoir ce fameux foisonnement qui noie scénario et personnages, et bien souvent pèse sur l'unité narrative au risque de la faire éclater.
Qu'en penses-tu ? Considères-tu ces défauts comme tel ? Envisages-tu de rectifier le tir dans une éventuelle suite ou assumes-tu ces choix ?

En outre, à la lecture du résumé, j'ai constaté, sans être péjoratif, une tendance au "fourre-tout" : loup-garous, vampires, démons, le tout inspiré de "Faerie" de Tolkien (dixit Mythologica), et ayant pour cadre une Europe de l'Est apparemment clichée. De fait, n'as-tu pas l'impression de vider toutes ces figures pourtant riches de leur substance pour les réduire à des entités lambdas issues de races diverses, interchangeables avec d'autres créatures, qui s'opposent et s'affrontent pour le pouvoir ou que sais-je encore ?
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MessageSujet: Re: Rencontre avec l'auteur Guillaume Fourtaux pour : Aux frontières de l'aube, édition Asgard.   Mar 12 Juil 2011 - 5:11

Bonjour Sunny,
merci pour ces questions "politiquement incorrectes". C'est d'autant plus volontiers que j'y réponds que j'assume totalement le contenu du roman.

Tout d'abord pour le foisonnement d'intrigues et de personnages, je ne suis pas d'accord avec le fait que ça nuis au propos. Autant je conçois tout à fait qu'on reproche un manque de descriptions ou qu'on trouve mon style trop direct, autant je suis convaincu que le scénario se tient totalement et peut être suivi sans problème par le lecteur.
il me semble que l'unité narrative reste cohérente tout du long. Le roman n'a rien (je l'espère) de la retranscription d'une partie de jeu de rôle.

Je suis amateur d'intrigues riches et de personnages multiples dans mes lectures. C'est la même chose dans mes écrits. Y a-t-il plus de personnages dans Aux Frontières de l'Aube que dans la Dame de Monsoreau (qui reste un de mes références littéraires), je ne le pense pas. Ca n'est pas pour autant que je prétends écrire aussi bien que Dumas mais non, je ne pense pas que le Jeu de Rôle ait perverti mon roman.

J'assume totalement le contenu, indépendamment de sa genèse.

Pour le côté fourre-tout, maintenant, c'est un autre débat.
Certes on va retrouver un certains nomber de personnages clichés. Je ne sais pas si Tolkien est une référence telle quelle. Il y a bien des nains et elfes dans la lignée de ceux de Tolkien mais ce ne sont clairement pas de personnages en vue comme peuvent l'être Gimli et Legolas. La part belle est laissée aux humains, et aux fils de dryades qui sont une invention sans références extérieures.
A côté de la cela, il y a des créatures ténébreuses. Qui a parlé de Démon ? On trouve aussi des légendes sur les mythes roumains et les créatures hybrides, telle que Loup-garou et vampires.

Maintenant, ce constat fait, je ne pense pas les avoir pour autant galvaudé et vidé de leur substance. Si j'avais voulu écrire un essai sur les LG, j'aurai écrit un supplément de Jeu de rôle justement, et pas un roman.
Au contraire, j'ai choisi de me baser sur la culture commune de chacun et j'ai tenté de surprendre le lecteur. Plutôt que de passer 20 pages à décrire un elfe par exemple, je me contente de quelques lignes pour dire au lecteur : "prenez l'image d'Epinal de l'elfe, celui-là est pareil". Une fois cet élément posé, on peut s'intéresser au personnage lui-même, à sa vie propre et là les surprises peuvent arriver.
Si on passe des pages et des pages à décrire une race ou société, on peut difficilement tout casser à la fin en disant "je vous ai raconté n'importe quoi depuis le début, Ha Ha Ha". C'est malhonnête vis-à-vis du lecteur. Je trouve beaucoup plus intéressant de renvoyer le lecteur face à "SA" réalité.

Pour faire fonctionner ce principe de surprise, j'ai volontairement accentué le côté "apparence évidente" des personnages. C'est un choix, presque caricatural qui me donne libre court ensuite pour jouer avec ces mythes. Rien n'est gratuit dans ces choix et peu de choses sont interchangeables. Bien sûr l'elfe par exemple aurait pu être un humain ou un Zglobi à poil laineux mais pour ceux qui ont lu le roman, n'est-il pas plus intéressant justement que ce soit un Elfe ? Cette appartenance elfique ne donne-t-elle pas un plaisir plus grand au lecteur quand il cerne enfin l'ensemble du personnage ?
Je suis convaincu que si.

En conclusion, oui, j'utilise volontairement des archétypes faciles. Mais ce n'est pas par flemme ou par incapacité d'inventer autre chose d'original mais c'est par volonté de surprendre le lecteur dans ses certitudes.

J'espère que ces explications t'ont permis d'y voir plus clair dans ma démarche.
Amicalement,
Guillaume.
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MessageSujet: Re: Rencontre avec l'auteur Guillaume Fourtaux pour : Aux frontières de l'aube, édition Asgard.   

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