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 Rencontre avec l'auteur Roland Vartogue pour la trilogie : La Fortune de l'Orbiviate.

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olivier.lusetti
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MessageSujet: Rencontre avec l'auteur Roland Vartogue pour la trilogie : La Fortune de l'Orbiviate.   Dim 22 Mai 2011 - 0:05

Derrière le pseudonyme de Roland Vartogue se cache deux jeunes auteurs : Romain Aspe et Nicolas Delong. Comment est née cette aventure à quatre mains ? Ils répondront aux questions des membres de RdF ce mercredi 25 mai. C’est un grand plaisir que de rencontrer ces auteurs de la trilogie La Fortune de l'Orbiviate aux éditions les Mille Saisons (l’un de nos partenaires) :
Tome 1 : L'Offrande Secrète (2008)
Tome 2 : La Tribu Bannie (2010)
Tome 3 : La Marque du Fléau (à paraître en 2011).

Ils nous font l’honneur d’un direct en plein cœur vendredi 27 mai à 14 h.
A suivre dans rubrique des prescripteurs et des auteurs.


Dernière édition par olivier.lusetti le Dim 22 Mai 2011 - 0:24, édité 1 fois
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olivier.lusetti
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MessageSujet: Re: Rencontre avec l'auteur Roland Vartogue pour la trilogie : La Fortune de l'Orbiviate.   Dim 22 Mai 2011 - 0:07


La Fortune de l'Orbiviate T1

Imaginez un domaine où tout est changement. Une forêt pourrait devenir en quelques secondes un désert et toute l'écosystème serait lui aussi renouvelé. Que pourrait-on construire sur une terre pareille ? Pourrait-on même y vivre ?


Les dieux n'ont pas achevé leur ouvrage : le monde n'est qu'une éternelle ébauche où aucun paysage ne demeure plus de quelques instants avant d'être balayé par un autre. Les montagnes succèdent aux mers, les forêts aux déserts, dans une furie destructrice. Pour les créatures qui hantent le chaos, la mort est la seule issue possible. Les Terres Éphémères s'étendent partout.

Mais les hommes ont échappé à ce mal. Ayant prié pour leur salut, ils ont reçu en récompense des fiefs sur lesquels bâtir des temples et des cités. Puis, par de grands pèlerinages, ils ont relié leurs villes entre elles. Ainsi fut fondé l'Orbiviate, terre de stabilité au cœur de la tourmente.

Le pacte est clair entre les dieux et les hommes, rien ne devait changer. Pourtant, même un accord divin peut être rompu. Voilà qu'au cours d'un pèlerinage, une ville est anéantie, sans raison apparente. Les prêtres envoient alors sept expéditions à la recherche d'un mythe : une montagne immuable, quelque part sur les Terres Éphémères.

Pour la première fois depuis trois mille ans, une poignée d'humains ose s'aventurer sur le domaine des dieux.

SUR ELBAKIN :
Note : 7,5/10


[...]tout d'abord, on peut remarquer que l'ouvrage se montre plutôt copieux. Il y a de quoi lire ! Une fois entamé, il faut se rendre à l'évidence : « Roland Vartogue » a su soigner son univers. Se nourrissant d'idées réellement originales, ces Terres Ephémères témoignent sans aucun doute possible d'un réel effort pour proposer aux vieux baroudeurs de la fantasy épique un cadre qui sort des sentiers battus.
Qui plus est, et on aurait pu le craindre un temps au bout de quelques pages, l'écriture n'est pas verbeuse, même si parfois, un peu ampoulée. Mais c'est aussi une question de cadre, et le style va de pair avec le registre de cette histoire. On finit d'ailleurs par ne plus y prêter attention...

Mais, tout n'est pas rose pour autant : comme souvent, ce que le roman gagne au niveau de son background, il le perd côté personnages : ceux-ci ne sont pas assez travaillés pour qu'on s'y attache vraiment. De même, le roman reste tout de même prisonnier de son carcan fantasy épique.
Il n'y a rien de mal à ça, bien évidemment, mais passé la surprise du cadre, le lecteur en quête d'un soupçon d'originalité autour de la quête elle-même ne pourra qu'être tout de même déçu, plus ou moins durement selon ses attentes.

Au bout du compte, on espère que ce ne sera que partie remise, en comptant sur la suite de cette trilogie pour gommer ce qui a pu pêcher sur le plan de l'intrigue pure. Reste de sincères efforts de la part de ce duo. Et à défaut de transformer pleinement l'essai du premier coup, ils n'ont en tout cas pas de quoi rougir !




La Fortune de l'Orbiviate T2

La véritable montagne Immuable a été retrouvée. Malheureusement elle est habitée et ses habitants n'ont pas l'air d'être prêts à la partager !


Plusieurs mois se sont écoulés depuis que Leïnorankyrome a ressurgi des eaux, révélant au monde son plus noir secret : une créature monstrueuse, douée de raison, cachée entre les murs de la cité divine.

Alors qu’ils tentent de découvrir son origine, Joris, Perval et Darien voient leurs recherches perturbées par l’intervention d’un culte clandestin, une secte dont l’intérêt pour l’Émissaire des dieux ne peut présager que de funestes événements.

Et voilà que la rumeur se répand en Orbiviate : la montagne immuable, que nos héros ont cherchée en vain, a finalement été retrouvée. Trois navires sont affrétés afin de l’explorer, et Joris et ses amis comptent bien être du voyage. Mais ce qui les attend au terme de leur traversée n’est pas le paisible sanctuaire qu’ils pensaient découvrir.





Roland VARTOGUE

Roland Vartogue est né de la rencontre de Romain Aspe et Nicolas Delong. Il est pour eux le vecteur de leurs goûts et de leurs passions communes, une entité nécessaire à l'élaboration du monde de l'Orbiviate. Cet auteur fictif est créé avec ce qui deviendra l'Offrande secrète , premier tome de la Fortune de l'Orbiviate.
Sous ce pseudonyme, les deux auteurs ont également écrit plusieurs nouvelles dont Revoir les étoiles , publiée par les éditions du Roure en 2005 dans le recueil Révolte.

BIBLIOGRAPHIE :

Chez Mille Saisons :

Cycle :
La Fortune de l'Orbiviate :
Tome 1 : L'Offrande Secrète (2008)
Tome 2 : La Tribu Bannie (2010)
Tome 3 : La Marque du Fléau (à paraître en 2011)

Chez d'autres éditeurs :

Nouvelle :
Révolte, édition du Roure (2005)

Pour en savoir plus :

http://www.orbiviate.com/index.html

Pour lire des extraits :

http://www.millesaisons.fr/5_roland-vartogue


Bonjour à tous je vous demande de ne rien écrire en dessous, tant que les auteurs n'auront pas répondu aux questions des membres.

Corcialement.


Dernière édition par olivier.lusetti le Dim 29 Mai 2011 - 11:05, édité 1 fois
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Roland Vartogue
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MessageSujet: Re: Rencontre avec l'auteur Roland Vartogue pour la trilogie : La Fortune de l'Orbiviate.   Mer 25 Mai 2011 - 1:08

Bonjour à tous. C’est un plaisir de faire une incursion sur ce forum déjà riche en auteurs, familiers ou inconnus de nous.
Des présentations s’imposent et il faut d’abord lever le voile sur la dualité de Roland Vartogue ainsi que son acharnement à employer la première personne du pluriel quand il parle de lui-même. La clé du mystère c’est que nous sommes en fait deux auteurs écrivant sous un même pseudonyme. Nos noms véritables sont Nicolas Delong et Romain Aspe. Amis de très longues date, nous sommes tous deux âgés de 30 ans et nous écrivons depuis une dizaine d’années, parfois ensemble, parfois séparément.
Nous avons ainsi écrit quelques nouvelles, dont Revoir les étoiles dans l’anthologie « Révolte » chez les éditions du Roure qui remporta le prix Livrévasion en 2005.
Chez Mille saisons, citons également Liberté perdue, par Nicolas Delong, et Après le triomphe par Romain Aspe dans le recueil « Solstice – Facettes d’imaginaire », mais aussi Le Dernier Oracle, de Nicolas Delong dans le recueil « Solstice – Crimes en imaginaire ».
Toutefois, ce qui nous vaut d’être présent sur ce forum aujourd’hui c’est le cycle de fantasy sur lequel nous travaillons depuis plusieurs années : La Fortune de l’Orbiviate. Le premier tome, L’Offrande secrète, est paru en avril 2008, et le second La Tribu Bannie, en février 2010. La conclusion de la trilogie, La Marque du Fléau, fera son apparition dans les mois qui viennent.

Vous avez pu lire plus haut le résumé au dos de la couverture de L'Offrande secrète. Ce petit texte a le mérite de bien poser les principes assez étranges de cet univers en mouvement perpétuel. Pour ce qui est des personnages que l’on va suivre dans cette trilogie, ils sont des plus variés. On y trouve entre autres une adolescente du nom de Joris, que les dieux ont dotés des pouvoirs réservés d’ordinaire aux prêtres et autour de laquelle se manifestent des signes spectaculaires, un jeune artisan appelé Perval dont le génie artistique n’a d’égal que son orgueil démesuré, un mercenaire errant plus dangereux qu’il n’y parait au premier regard, un marchand richissime avec un goût prononcé pour les défis mortels, un prêtre baroudeur qui cultive tour à tour le charme et le mystère…
Tout ce petit monde finira bien sûr par explorer ces fameuses Terres Éphémères dans des péripéties que nous avons voulu aussi dynamiques que possibles, riches en magie, en créatures fantastiques, et en révélations sur l’histoire d’un monde dont les origines et la mythologie comportent de nombreuses zones d’ombres…

Le reste de ce qu'il faut savoir sur ces livres et comment se les procurer c'est par là que ça se passe :
http://www.millesaisons.fr/13-la-fortune-de-l-orbiviate

Pour en savoir plus, et découvrir notamment plusieurs nouvelles se déroulant dans le monde de l’Orbiviate, je vous invite à vous rendre sur le site :
http//www.orbiviate.com
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Roland Vartogue
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MessageSujet: Re: Rencontre avec l'auteur Roland Vartogue pour la trilogie : La Fortune de l'Orbiviate.   Mer 25 Mai 2011 - 1:14

Mais sans plus attendre, passons donc à l'interview proprement dite...

Votre rapport à l’écriture

Quand avez-vous décidé de vous plonger dans l’écriture ?

L’envie était là depuis longtemps, mais il fallait un déclencheur pour nous permettre non seulement de nous lancer mais aussi de réaliser que ce que nous écrivions méritait peut-être d’être lu par d’autres personnes. Et cela se produisit grâce à un projet, un peu loufoque que nous avons lancé alors que nous avions tous les deux dix-huit ans, un roman fantastique vaguement inspiré de Lovecraft et nourri de références multiples, dont nous inventions la suite au fur et à mesure. Après quelques mois, le livre en question en est venu à faire plusieurs centaines de pages, et nous avons constaté qu’écrire n’était pas si difficile, pourvu qu’on se motive vraiment. Le fait d’être deux nous a permis de franchir ce premier obstacle, car nous nous étions encouragé l’un l’autre, en étant tour à tour co-auteurs, lecteurs et critiques de nos textes.
Ce n’est pas pour autant que nous avons enchaîné tout de suite sur des écrits plus sérieux. Il a fallu attendre 2002 avant que nous commencions à plancher sur la Fortune de l’Orbiviate, projet qui nous tenait énormément à cœur. Dès cet instant, il ne s’agissait plus seulement de s’amuser mais aussi de composer toute une mythologie cohérente pour un nouvel univers. C’est en écrivant le premier tome que nous nous sommes sentis auteurs pour de bon. Et ça nous a plu, intensément...

Nous imaginons que pour réussir à achever un roman, il faut être réellement passionné. Ressentez-vous l’écriture comme un besoin ?

Chacun a un rapport bien particulier à l’écriture. En ce qui nous concerne, nous sommes persuadés que l’imaginaire et les récits plus ou moins fantastiques sont si liés à notre vie de tous les jours que nous ne pouvons plus nous en passer depuis bien longtemps. L’écriture est un moyen comme un autre de plonger dans nos diverses obsessions, notamment le rapport entre l’homme et le surnaturel. Sur le papier, on peut exprimer à la fois des pensées très personnelles et des images hautement spectaculaires ! Difficile d'imaginer quelque chose de plus libérateur.
Mais il faut aussi composer avec les préoccupations du quotidien, les distractions de toutes sortes, le travail, la famille, les loisirs..., et l’écriture en souffre bien souvent. Au final, c’est en s’acharnant à écrire sans se laisser déborder par le reste qu’on en arrive à se dire qu’on ne peut pas vivre sans ça. Mais ça n’a rien d’une évidence tant qu’on n’a pas fait l’effort d’achever enfin un premier roman satisfaisant.

Quelle est votre fréquence d’écriture (tous les jours, plusieurs heures par jours, etc.) ?

Elle est bien plus basse que nous ne le voudrions, et elle change constamment. Certaines périodes sont propices à l’écriture et se traduisent par plusieurs heures de travail chaque jour pendant des semaines entières, d’autres au contraire nous voient perdre de vue honteusement le récit et les personnages, au point d’en oublier l’enthousiasme initial, et ça c’est le signe que nous nous sommes laissés aller et qu’il faut très vite s’y remettre. Heureusement, l’envie d’écrire revient toujours, même si on l’enfouit sous une pile de soucis inutiles.

D’où tirez-vous votre inspiration (promenades, lectures, cinéma, etc.) ?

Du grand chaudron de toute ce qui a trait à l’imaginaire, que ce soit littérature ancienne ou récente, bandes-dessinées, cinéma, jeux vidéos, dessins-animées et autres séries télé, il y a des idées et de l’inspiration à trouver partout.
La fantasy elle-même permet de créer n’importe quoi aussi nous ne craignons pas de puiser dans des supports très variés. A la base, il y a l’envie de retrouver le souffle de romans comme ceux de Tolkien, mais aussi de savoir capter les ambiances plus oppressantes de Lovecraft et de Stephen King. Des films tels la saga Star wars nous ont absolument emballés, nous avons suivi avec passion la série LOST tout au long de sa diffusion, nous adorons découvrir régulièrement de nouveaux anime tirés de mangas variés, nous nous inspirons des livres dont vous êtes le héros que nous dévorions plus jeunes, de certains jeux comme Legacy of Kain et Soul reaver. La liste est sans fin...

Avez-vous toujours écrit de la fantasy ? Écrivez-vous uniquement cela ?

La fantasy semblait le plus sûr moyen de travailler à deux sur un même projet sans se marcher sur les pieds pour autant. En créant notre propre univers, nous pouvions écrire en toute liberté chacun de son coté et nourrir l’Orbiviate de concepts et de personnages que nous nous sommes ensuite efforcés de faire cohabiter en un ensemble homogène. Mais le genre n’est pas une fin en soi et nous nous sommes déjà un peu frotté au fantastique, à la science-fiction, à la littérature jeunesse, et également à la littérature blanche. Même si la fantasy aura toujours une place à part dans notre cœur, elle ne suffit pas à elle-seule à remplir tous les projets qui nous intéressent.

Écrivez-vous votre premier jet à la main ou préférez-vous travailler directement à l’ordinateur ?

Pour quiconque goûte à l’écriture sur ordinateur, il est très difficile de revenir et arrière et de se passer de ce confort. Si nous pouvons écrire sans problème des notes et des réflexions sur un carnet avec un stylo, la véritable rédaction d’un écrit, qu’il soit long ou court, se fait exclusivement par le traitement de texte.

Utilisez-vous un logiciel d’aide à l’écriture, correcteur ou autre ?

Pas vraiment. Mais il y a toutes sortes d’aides très simples qu’on utilise si souvent qu’on ne s’en aperçoit même plus, principalement par le biais d’internet. Il est très pratique de faire une recherche de synonymes sur certains sites équipés de bons dictionnaires, de vérifier la conjugaison des verbes aux tournures un peu obscures, ou même de chercher des noms de personnages. Pour les prénoms en Orbiviate, une méthode bien utile était de chercher des prénoms anciens dont les sonorités soient à la fois réalistes et inhabituelles.
Et puis bien sûr, il y a les sempiternelles recherches sur tel ou tel sujet un peu technique : habillement, armes et outils, vocabulaire naval, tant de choses pour lesquelles internet fait gagner un temps précieux.
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Roland Vartogue
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MessageSujet: Re: Rencontre avec l'auteur Roland Vartogue pour la trilogie : La Fortune de l'Orbiviate.   Mer 25 Mai 2011 - 1:21

L’écriture

Quand est née pour la première fois l’idée d’écrire un roman en entier ?

Dès le départ en fait. D'ailleurs plus qu'un roman, nous avons tout de suite voulu nous lancer dans un cycle en sept tomes. Quitte à se lancer dans la fantasy, autant voir grand ! En vérité, s'il fallait tout reprendre aujourd'hui avec ce que nous avons appris depuis, peut-être nous lancerions-nous dans un projet un peu moins ambitieux pour commencer. En fin de compte, nous avons dû réduire notre cycle à trois tomes, pour des raisons de commodité. Nous sommes satisfaits du résultat, mais nous ne perdons pas espoir de raconter un jour les quatre tomes suivants, car nous avons encore beaucoup à dire sur ce monde.

Avez-vous rapidement eu une idée claire du scénario ou s’est-il mis en place à mesure ?

Notre premier souci, lorsque nous avons décidé d'écrire notre cycle, a été de trouver un monde original. Quand l'idée des Terres Éphémères a germé, il a fallu définir des règles pour expliquer comment un tel phénomène était possible, de quelle façon les hommes pouvaient y survivre, quelle organisation aurait la société dans cet univers. Peu à peu sont venus deux personnages principaux, le rôle qu'ils auraient à jouer et la fin de l'histoire. C'est tout ce que nous avions en main, quand nous avons décidé de nous lancer, chacun de notre côté, pour voir où nous allions. De là de nombreuses idées majeures se sont mises en place à mesure que nous écrivions, et il est vrai que nous ne savions pas toujours très bien où nous allions. Le premier tome a donc demandé de nombreuses réécritures.

Avez-vous écrit une trame très précise, un résumé ? Si oui, ce premier travail s’est-il fait avant la rédaction proprement dite ou simultanément ?

Pour éviter de réécrire chaque tome plusieurs fois, nous établissons aujourd'hui des plans plus solides, non seulement pour le roman en cours mais également pour ceux à venir éventuellement, afin de ne pas se retrouver face à une incohérence gênante. Malgré cela, chaque tome a eu son lot de bouleversements durant les phases d'écriture et de corrections. En général, nous établissons un plan précis avant de commencer la rédaction, puis nous lisons le premier jet et nous rédigeons un plan de correction, qui peut changer drastiquement le déroulé des événements.

Combien de temps vous a-t-il fallu, de la première phrase à la dernière page, pour écrire votre œuvre ?

Il est un peu difficile de répondre à cette question. Un premier jet peut nous prendre de trois à six mois, mais il nous arrive de laisser un roman en friche durant une longue période avant de l'achever. Même une fois le premier jet terminé, il faut le relire, le corriger, le faire lire, le corriger à nouveau… Le temps passant, une relecture tardive nous apporte souvent de nouvelles idées, un éclairage inédit sur tel ou tel aspect. Pour donner une idée de la relativité de la réponse, le premier jet du tome 2 a été écrit en quatre mois, alors que pour l'achever entièrement il nous aura fallu sept ans.

Avez-vous corrigé votre travail au fur et à mesure ou une fois la rédaction terminée ? À ce titre, combien de temps vous a pris le travail de réécriture, correction ? Cette correction a-t-elle été compliquée ? Avez-vous eu recours à des bêta-lecteurs ?

Comme nous sommes deux, nous travaillons d'une manière un peu particulière. Chaque fois que l'un de nous a terminé un chapitre, l'autre le relit et le corrige. Nous avons donc une correction permanente durant la phase d'écriture. Une fois le premier jet terminé nous relisons l'ensemble du manuscrit et nous le corrigeons à nouveau, puis le soumettons à nos bêta-lecteurs et enfin à notre maison d'éditions. En général intervient alors une phase ultime de correction.
Il est rare que les corrections extérieures soient très compliquées à mettre en place, par contre nous sommes parfois confrontés à de véritables casse-têtes lorsque nous nous corrigeons l'un l'autre, afin de rendre chaque détail cohérent dans l'intrigue et chaque scène aussi efficace que possible.

Avez-vous douté durant votre travail ? Si oui, comment avez-vous réussi à retrouver confiance ?

Il y a plusieurs formes de doute. Nous nous demandons souvent si ce que nous faisons est bon. Ce doute-ci fait partie intégrante de notre quotidien. C'est un mal nécessaire : tant que nous doutons, nous savons que le roman peut être amélioré.
Bien sûr parfois nous nous demandons si le roman plaira, si tout ça vaut le coup, si les efforts que nous faisons payeront vraiment. Heureusement à deux, il est plus facile de se remotiver et de repartir à l'ouvrage. Il est rare que nous soyons tous deux abattus au même moment, alors tout se passe bien. Sinon, bien entendu, les encouragements des lecteurs, des amis, de la famille, d'autres auteurs, tout cela nous regonfle à bloc !

Nous supposons qu’il faut organiser correctement son temps pour aller au bout d’un travail de si longue haleine. Comment avez-vous concilié vie professionnelle, familiale et le temps nécessaire à l’élaboration de votre œuvre ?

Cela nécessite un temps d'adaptation. La contrainte du travail en fait la priorité numéro 1, qu'on le veuille ou non. Ensuite, nous essayons de nous motiver pour écrire un nombre minimum de signes par jour, mais pour être honnête, l'envie d'écrire nous vient souvent par phases impérieuses, et là il est difficile de se consacrer à autre chose. Quand les idées fusent, quand l'envie d'écrire devient une obsession, tout le reste passe au second plan et il n'y a pas grand chose d'autre à faire que de se mettre devant son clavier et de se laisser porter.

Comment arrivez-vous à maintenir la distance nécessaire pour garder votre esprit critique par rapport à ce que vous écrivez ?

La meilleure solution est encore de faire lire son travail à des personnes extérieures dont on apprécie les goûts et le jugement. Si nous avons la chance d'avoir dans notre entourage d'autres auteurs - professionnels ou amateurs - ils sont souvent les plus aptes à nous donner un avis éclairé. Parfois il faut savoir ravaler sa fierté et accepter des critiques qui peuvent nous paraître injustifiés de prime abord, mais qui se révèlent tout à fait pertinentes.
Ensuite nous lisons, nous regardons des films, nous analysons (même si le terme est un peu fort) leurs qualités pour tenter d'améliorer nos propres écrits.

Quels sont les passages que vous avez préféré rédiger ? Quels ont été les plus ardus à écrire ?

Pour cette question, autant donner deux réponses séparées car nos visions divergent quelque peu.

Nicolas :
Je préfère de loin les scènes un peu décalées, où les personnages se retrouvent dans des situations absurdes, ainsi que celles où on peut creuser leur personnalité et leur dualité.
Le plus difficile sont les scènes où l'action se prolonge sur plusieurs pages, et notamment les combats. Lorsque je les achève, je suis en général content du résultat, mais les rédiger peut être un véritable calvaire pour moi.

Romain :
Je suis plus attentif que jamais aux passages clés de l'intrigue, ceux qui introduisent un élément important ou bien qui donnent un nouvel éclairage sur un personnage. J'y passe énormément de temps. Le premier chapitre sur les Terres Éphémères a ainsi fait l'objet d'au moins une demi-douzaine de versions, dont certaines n'avaient absolument rien à voir avec celle que l'on trouve dans le livre aujourd'hui. Ce fut un des passages les plus ardus et c'est aussi un de mes préférés. Car, en l'achevant, j'avais pu en quelque sorte « définir » ce que sont ces fameuses Terres Éphémères...

La séparation et l’organisation de vos chapitres se sont-elles faites naturellement ou avez-vous dû les retravailler ?

De façon générale, nous déterminons dans le plan initial le découpage en chapitre, donc tout cela se fait naturellement. Néanmoins, il arrive que certains chapitres soient découpés, que la fin de l'un devienne le début du suivant ou même que nous en inversions certains. La première partie du tome 1 a notamment subi de nombreuses modifications dans l'agencement des chapitres avant d'en arriver à la forme actuelle.

Le sentiment de satisfaction doit être immense lorsque l’on achève une telle entreprise. Pouvez-vous nous le décrire ?

En fait il s'agit surtout d'un immense soulagement. Celui d'avoir réussi à mener le projet jusqu'au bout, d'être satisfait de son travail… Cependant il n'est pas rare, lorsqu'un roman arrive à sa dernière phase et qu'il est enfin publié, que d'autres projets soient déjà en cours. Nous ne vivons pas vraiment au jour le jour, mais sommes toujours à l'histoire suivante, alors rien ne se termine jamais vraiment.

Sans bien sûr nous dévoiler l’intrigue, quel (s) moment (s) préférez-vous dans votre œuvre ?

Nicolas :
Eh bien il y a un moment dans le tome 2, où deux de nos héros se rendent à un mariage. Un des protagoniste se retrouve plongé dans son passé et montre de aspects tourmentés de sa personnalité, on y voit la cérémonie de mariage en Orbiviate, emprunte de magie comme beaucoup de choses en ce monde, ainsi qu'une scène humoristique assez absurde. En somme il réunit un peu tout ce que j'aime écrire, et si je dois élire mon passage préféré ce sera celui-là.

Romain :
Pour citer également un passage du tome 2, je reste assez fier du premier chapitre qui m'a donné beaucoup de fil à retordre. C'est pratiquement une petite nouvelle en soi. Nous voulions une ouverture spectaculaire pour le deuxième roman, avec un côté pulp très prononcé, et une ambiance qui sorte un peu des sentiers battus. Ce fut l'occasion pour moi d'user d'une multitude de créatures, de créer un décor marquant, de remettre en place nos héros du premier tome, tout en offrant à un personnage jusque là assez secondaire le morceau de bravoure qu'il méritait depuis longtemps. Malgré ces difficultés, c'est un passage que je peux relire aujourd'hui sans rougir.
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Roland Vartogue
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MessageSujet: Re: Rencontre avec l'auteur Roland Vartogue pour la trilogie : La Fortune de l'Orbiviate.   Mer 25 Mai 2011 - 1:26

À la recherche d’un éditeur

S’agissait-il de votre premier tapuscrit envoyé ou avez-vous d’autres écrits n’ayant pas trouvé preneurs ?

Il s’agissait du premier tapuscrit de roman, mais il aurait très bien pu se faire doubler par un autre
en fait. Après que nous ayons proposé L’Offrande secrète à plusieurs éditeurs, nous avons commencé à trouver le temps un peu long et nous nous sommes demandés si démarrer un cycle de fantasy n’était pas trop ambitieux pour deux auteurs débutants et inconnus. Alors, dans l’intervalle, nous avons commencé à développer un autre roman se déroulant en Orbiviate, un récit qui se suffirait à lui-même avec une intrigue bien fermée se déroulant trente ans avant les évènements de notre tome 1. Ironiquement, dès que nous avons terminé cet autre roman, Mille saisons nous a informé qu’ils étaient partant pour publier L’Offrande secrète.
En attendant une éventuelle parution à venir, cet autre « premier roman » nous sert de référence sur certains points d’intrigue de notre trilogie. Il ajoute une profondeur appréciable à plusieurs concepts et personnages. Ce n’était donc pas du temps perdu.

Avant de chercher un éditeur pour ce roman, avez-vous fait paraître des nouvelles ? Si oui, sous quelle forme ? Recueil, anthologie, revues, webzine... ?

Nous avons fait paraître quelques nouvelles oui, dans divers recueils. La toute première que nous avons terminée et envoyée nous a valu une parution presque immédiatement et même un prix, ce qui était un bel encouragement à une époque où nous ne savions pas du tout ce qu’on valait en tant qu’auteurs. Ce sont les éditions du Roure qui l’ont fait paraître dans leur recueil sorti en 2005 sous le thème « Révolte ». Notre nouvelle s’appelait Revoir les étoiles et parlait d’un groupe d’esclaves en fuite, enchaînés les uns aux autres et perdus dans une jungle cauchemardesque. Un récit assez noir pour un début.
Puis, nous avons un peu fait connaissance avec Mille saisons en faisant paraître deux nouvelles dans le recueil « Solstice – Facettes d’imaginaire », ce qui a enchaîné avec l’acceptation de L’Offrande secrète.

Que pensez-vous, à ce titre, de la nouvelle, notamment sur le côté formateur qu'elle peut avoir pour un écrivain novice ?

La nouvelle oblige à être rigoureux dans la mesure où chaque mot compte. Un jeune auteur est toujours soumis à la tentation de s’écouter parler, de prendre plaisir à s’étendre sur des pages entières. Les nouvelles ont le mérite d’apprendre l’efficacité et la concision, deux outils essentiels pour se faire publier, à notre avis. Même si l’on se lance dans une vaste saga, ce n’est pas une excuse pour multiplier les intrigues et les personnages. La rédaction de nouvelles a certainement joué un rôle positif dans les réécritures auxquelles nous avons procédé sur le cycle de l’Orbiviate. Sur les plans des dialogues notamment, nous avons appris à beaucoup moins nous étaler.

Comment avez-vous su que votre roman était achevé, que vous ne pouviez plus l’améliorer, qu’il était temps de l’envoyer ?

Nous ne l’avons pas vraiment su. Même en étant deux à travailler sur le manuscrit, il était impossible de garder un jugement objectif dessus. Nous savions seulement que nous étions arrivés au point où tout était autant retravaillé que ça pouvait l’être de notre point de vue. À ce stade, nous avions avant tout envie d’une réponse directe sur la qualité intrinsèque du roman, alors nous l’avons envoyé.

À combien d’éditeurs l’avez-vous envoyé ?

Nous avons envoyé le manuscrit à cinq ou six éditeurs, sans vraiment nourrir d’a priori sur qui on préférerait dans le lot. Nous avons seulement fait quelques recherches sur internet pour voir quelles maisons d’éditions étaient spécialisées dans la fantasy en France et lesquelles acceptaient volontiers les manuscrits d’auteurs inconnus. La liste n'était pas si longue curieusement...

À partir de ce moment commence l’attente d’une réponse. Pouvez-vous nous décrire ce que l’on ressent ?

On passe par à peu près toutes les émotions connues, oscillant entre la certitude qu’un roman comme le notre va forcément trouver preneur et le plus profond désespoir. On s’efforce de donner l’impression que tout ça n’est pas si important, mais la vérité c’est qu’on y pense constamment. Chaque jour sans réponse dans sa boîte aux lettres est une petite torture... Puis arrive un premier refus et là il faut laisser la réalité nous rattraper : quelqu’un n’a pas assez aimé le roman pour le publier, une idée toute simple mais qui n’est pas facile à encaisser. Après ça, le deuxième refus paraît déjà plus acceptable et on peut commencer à se remettre en cause et à se demander ce qu’on aurait pu améliorer.

Aviez-vous des liens personnels ou professionnels ayant pu appuyer votre tapuscrit auprès des maisons d’édition ?

Pas exactement. Un premier contact avait été établi avec Mille saisons par l’envoi des nouvelles dont nous parlions tout à l’heure. Le manuscrit du roman et les nouvelles leur avait été transmis à peu près dans la même période, et ça a été encourageant de se voir acceptés pour le recueil. Notre style avait pu plaire à travers des textes courts. Ça allumait l’espoir d’une collaboration plus durable.

Au bout de combien de temps avez-vous reçu une réponse ? Toutes les maisons vous ont-elles répondu ? Combien ont répondu à la négative avant de recevoir un accord ?

L’attente est variable selon les maisons d’édition. Six mois pour certaines, un an même pour d’autres ! Cette période là s’est donc pas mal prolongée, ponctuée de temps à autres par un refus par ci par là. Nous en avons essuyé quatre au final. Tous les éditeurs ont répondu en tout cas, même s’il fallait parfois se contenter de réponses types, ce qui génère toujours sa dose de frustration...

Pour parler plus particulièrement de votre actuel éditeur que je vous laisse citer, au bout de combien de temps celui-ci vous a-t-il répondu ?

Mille saisons avait des délais assez courts à l’époque pour donner une première réponse. En trois mois, nous étions censés être fixés. Dans notre cas, cette durée s’est un peu allongée, ce qui nous paraissait plutôt une bonne nouvelle. Et en effet, quelques temps plus tard, nous avons eu un échange de mail avec l’éditrice dans lequel elle évoquait déjà des pistes de correction pour le livre. Ce n’était pas une confirmation pour une future parution mais cela y ressemblait fortement.
Quelques temps plus tard, les choses se sont officialisées par l’envoi d’un contrat en bonne et due forme. Il n’y avait plus lieu de s’inquiéter de la suite ; nous étions bel et bien devenus des auteurs publiés.

Votre éditeur a-t-il directement validé votre œuvre ou s'est-il d’abord montré sceptique ?

Pas sceptique, le mot est un peu fort, mais prudente en tout cas dans ce qui devait être fait pour améliorer le livre. L’univers de l’Orbiviate apparaissait encore assez complexe dans le manuscrit originel, il devait être introduit plus en douceur, de même que nos multiples personnages, et cela demandait encore du travail. Cela dit, nous n’y avons vu aucun inconvénient.

Qu'avez-vous ressenti lorsque vous avez reçu la réponse positive de votre éditeur ?

Eh bien, comme on vous l’a dit plus haut, il y a eu une petite période de flottement pendant laquelle nous nous demandions encore si nous serions publiés, alors cette certitude est venue assez progressivement. Beaucoup d’auteurs parlent du jour où on leur a annoncé qu’ils étaient publiés par téléphone et de l’émotion qui a suivi. Chez nous, il n’y a eu au final qu’une joie croissante, l’inquiétude ne s’effaçant enfin qu’au moment où il a été question du contrat d’édition. Là, il était enfin temps de faire la fête !
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Roland Vartogue
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MessageSujet: Re: Rencontre avec l'auteur Roland Vartogue pour la trilogie : La Fortune de l'Orbiviate.   Mer 25 Mai 2011 - 1:28

De l’acceptation à la parution

Votre éditeur vous a certainement demandé un certain travail de correction sur votre œuvre. Était-il conséquent ? Vous a-t-on obligé à modifier des passages que vous teniez à garder ?

Le plus gros du travail a été effectué sur le premier tome, pour lequel notre manuscrit n'a été accepté que sous certaines conditions, modifier la psychologie de certains personnages par exemple. Mise à part ceci, nous avons peu de corrections contraignantes, et la plupart du temps les directives de notre maison d'édition sont pertinentes et amélioreront le roman. En fait, nous sommes beaucoup plus durs vis-à-vis de nous-mêmes que ne l'est notre éditrice !

Vous a-t-on demandé de terminer le second tome avant de publier le premier ?

Eh bien, non… On nous a juste demandé si nous savions où nous allions avec notre histoire, et nous avons répondu "oui". Avec Mille saisons beaucoup de choses sont basées sur une confiance mutuelle, dans une relation qui se renforce année après année.

Avez-vous pu discuter à bâtons rompus avec votre maison d'édition, ou était-ce « à prendre ou à laisser » ?

Nous avons eu une longue discussion initiale, et notre éditrice - Aurélia Rojon - nous permet toujours de défendre notre point de vue. Il arrive régulièrement qu'elle se range à nos arguments, et de la même manière nous nous rangeons très souvent aux siens. Nous ne nous sommes jamais sentis forcés de modifier tel ou tel élément contre notre gré.

Avez-vous participé à la fabrication de la maquette de votre livre ? Si oui, votre avis était-il principal ou seulement secondaire ?

Nous avons eu la chance de pouvoir choisir nous-mêmes notre illustrateur, le talentueux Bruno Laurent. Nous avons travaillé conjointement avec lui pour obtenir la meilleure illustration possible, et nous en sommes plus que satisfaits. Nous avons également été impliqués dans la création du quatrième de couverture et du glossaire, lequel est vite apparu comme une nécessité au regard des nombreuses divinités et personnages cités au fil du roman. Pour les autres aspects du livre, Mille Saisons nous envoie le fichier final avant impression, mais nous ne participons pas directement.

Au final, combien de temps s’est écoulé entre le début de l’écriture de votre livre et sa parution ?

Pour le tome 1, il s'est déroulé 6 ans, et 7 années pour les tomes 2 et 3. Cependant ces chiffres sont à relativiser, car nos romans sont restés en jachère durant plusieurs mois avant que nous ne les reprenions en profondeur les uns après les autres.
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Roland Vartogue
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MessageSujet: Re: Rencontre avec l'auteur Roland Vartogue pour la trilogie : La Fortune de l'Orbiviate.   Mer 25 Mai 2011 - 1:32

La promotion

Votre maison d'édition dit le plus grand bien de votre écriture. Pouvez-vous nous éclairer à ce sujet ?

Mille saisons n’est pas un géant établi depuis des décennies mais une petite structure créée en 2005 par une poignée de passionnées. Plutôt que d'obéir à une stratégie commerciale, la sélection des manuscrits dépend avant tout du plaisir qu’a pris le comité de lecture en découvrant les romans. Autrement dit, c’est en tant que lectrice que notre éditrice a apprécié le livre la première fois.
Nous aimons à croire que nous faisons une fantasy épique qui s’inscrit dans la lignée d’auteurs que nous avons pu aimer tout en ayant un cadre unique, celui des Terres Éphémères, et des personnages plus complexes qu’il n’y parait de prime abord. Nous avons voulu un humour assez présent, bâtir un système de magie et une religion fouillées, et écrire de façon aussi fluide que possible malgré l’ampleur du récit. C’est sans doute le mélange de ces différents éléments qui nous a valu de paraître chez Mille saisons.

Si vous avez une activité professionnelle, la promotion ne vous prend-elle pas trop de temps ? La disponibilité dont vous devez faire preuve n’est-elle pas trop contraignante ?

Nous avons effectivement des obligations professionnelles à côté de l’écriture. Mais c’est le cas de beaucoup de gens dans les métiers du livre, et les différentes manifestations ont lieu principalement le week-end. Disons qu'il ne faut pas avoir peur de sacrifier quelques congés pour aller à la rencontre du public, et quelques soirées pour s'occuper de la promotion à travers des interviews telles que celle-ci, des pages à écrire pour notre site internet, des échanges avec les uns et les autres pour discuter de corrections, d'illustrations et d'inscription à des manifestations éventuelles.
Notre démarche promotionnelle ne va pas plus loin en général.

Avez-vous déjà participé à des salons en tant qu’auteur ? Si oui, qu’en retenez-vous ?
Redoutez-vous le regard du public vis-à-vis de votre œuvre ? Ne craignez-vous pas qu'il n'adhère pas à l'univers que vous leur proposez ?


Nous faisons beaucoup de salons, c’est le véritable point de rencontre avec les lecteurs. La plupart des auteurs ne demandent pas mieux que de rencontrer le public une fois qu'un roman est terminé et nous ne faisons pas exception. De plus, cela permet de rencontrer d'autres écrivains, des éditeurs, des illustrateurs, et d'entretenir un certain nombre de contacts.
En France, l'univers de la fantasy est un petit monde dont on a vite fait de croiser tous les acteurs. Au fil des salons et des festivals, on fait connaissance avec les gens et on prend plaisir à les retrouver.
Quant à redouter le regard du public, ce n'est pas une pensée qui nous hante du tout, dans la mesure où c'est l'indifférence des gens la véritable hantise. Quand un lecteur trouve un roman mauvais, il va rarement le dire à celui qui l'a écrit. Il l'oublie simplement et passe à autre chose. Il faut bien aller au devant du lectorat pour voir si on peut susciter l'envie de lire chez quelqu'un qui ne nous connait pas et - plus important - si ceux qui ont commencé La Fortune de l'Orbiviate reviendront pour nous réclamer la suite.
Nous avons tout fait pour que l'univers du livre frappe l'imagination et ne ressemble à rien d'autre (à notre connaissance en tout cas). C'est déjà un atout pour en parler avec des inconnus et les intriguer un peu. S'ils reviennent plus tard, c'est probablement que l'histoire et les personnages ont su aussi les emporter. Un encouragement précieux pour nous.

De combien d’exemplaires sera constitué le premier tirage de votre roman ? Une fois tous vos romans écoulés, votre maison d’édition procédera-t-elle à de nouvelles fournées ?

L'Offrande secrète a été tiré à 500 exemplaires avant sa sortie. Depuis deux tirages supplémentaires, dont la quantité varie en fonction de la demande, ont été effectués. C'est la procédure habituelle chaque fois que les stocks commencent à s'épuiser.

Êtes-vous satisfait des lieux de ventes où l’on peut se procurer votre livre ?

Qui dit petit éditeur dit diffusion réduite, dans un premier temps du moins, et c'est une contrainte qu'il nous a fallu accepter en pesant le pour et le contre sur le fait d'être publié chez Mille saisons, mais il y a des progrès constants à ce niveau là. Nos disposons d'un diffuseur depuis ces derniers mois, ce qui améliore la visibilité de nos livres, et pour peu que cette tendance se poursuive, les romans pourront espérer avoir bientôt une vie plus importante en magasin qu'elle ne l'est déjà sur les salons et sur internet.

Pensez-vous apporter quelque chose de nouveau dans la littérature de l’imaginaire ?

Pour quiconque écrit de la fantasy, il faut toujours rechercher un mélange harmonieux entre respect de ses aînés et création originale. Même si la volonté d'originalité est un de nos moteurs depuis le début de ce projet, nous nous réclamons aussi d'une tradition de fantasy épique, en bonne partie anglo-saxonne. Personne ne peut nier l'impact de Tolkien sur les littératures de l'imaginaire et nous ne voulons en aucun cas adopter une approche à contre-courant de ce qu'il a pu faire. Pourtant, nous n'avions pas du tout envie de créer un monde avec des elfes, des nains et des orcs...
L'un des buts de l'Orbiviate à sa création était donc de trouver un cadre pour des aventures, des explorations, des quêtes, qui change radicalement de tout ce qu'on pouvait lire depuis notre enfance. Nous avions envie de raconter des voyages dans des jungles, des cités perdues, des souterrains labyrinthique, mais pas de faire de la redite pour autant. Et par chance, l'idée des Terres Éphémères est apparue très rapidement comme la solution du problème.
En partant du principe que nous avions des paysages remodelés en permanence par des divinités mystérieuses, nous pouvions pour ainsi dire tout nous permettre. Pas question de reprendre des créatures existantes dans le bestiaire de la fantasy, il nous fallait à chaque fois imaginer nos propres monstres. Pour les décors, toutes les démesures étaient désormais possibles, et nous pouvions mélanger forêt et désert, mers et montagnes, afin de servir l'intrigue.
Cela en tout cas nous apparaît comme une petite pierre en plus sur l'édifice de la fantasy. Pour le reste, nous nous efforçons surtout de mêler nos diverses influences en un ensemble qui sorte de l'ordinaire et qui dégage une ambiance qu'on ne puisse confondre avec aucune autre. Mais ce n'est pas à nous de dire si nous y avons réussi...

En conclusion et en quelques mots, que pourriez-vous nous dire pour nous donner envie de découvrir votre œuvre ?

Bon, juste une chose dont on ne parle pas forcément très souvent : la Fortune de l'Orbiviate a fait l'objet d'un grand souci de planification afin de ménager de grosses surprises étalées tout au long du cycle. Nous nous sommes bien amusés à faire de nombreuses allusions à des vérités cachées, et c'est un véritable jeu de pistes pour un lecteur attentif aux indices. Alors si vous êtes du genre à imaginer des théories invraisemblables pendant vos lectures, vous pourriez bien apprécier une petite virée en Orbiviate...
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Roland Vartogue
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MessageSujet: Re: Rencontre avec l'auteur Roland Vartogue pour la trilogie : La Fortune de l'Orbiviate.   Mer 25 Mai 2011 - 1:38

Et voilà.
J'espère que nous n'avons pas fait trop long au final. C'est sans doute un des inconvénients d'être deux à répondre. :oops:

En tout cas, c'était intéressant de réfléchir à tout ça. Nous serons ravis d'approfondir avec les membres du forum vendredi après-midi. :D
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gabranth
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MessageSujet: Re: Rencontre avec l'auteur Roland Vartogue pour la trilogie : La Fortune de l'Orbiviate.   Mer 25 Mai 2011 - 2:05

Merci pour votre venue et pour vos réponses qui sont très enrichissantes ! :D

Votre roman m'intrigue beaucoup en tout cas, est-il écrit pour un âge spécifique où est-ce que ma jeune expérience me permettra de comprendre un tel ouvrage ? ;)
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MessageSujet: Re: Rencontre avec l'auteur Roland Vartogue pour la trilogie : La Fortune de l'Orbiviate.   Mer 25 Mai 2011 - 2:41

Merci pour votre venue et la qualité de vos réponses à vendredi.
Cordialement :clap:

_________________
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MessageSujet: Re: Rencontre avec l'auteur Roland Vartogue pour la trilogie : La Fortune de l'Orbiviate.   Mer 25 Mai 2011 - 4:19

Merci Roland Vartogue pour la qualité de vos réponses que je vais de ce clic continuer à approfondir. Et je vous dis à tous les deux à vendredi 14 heures, pour le direct en plein coeur.
Amicalement
Olivier.
:)
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MessageSujet: Re: Rencontre avec l'auteur Roland Vartogue pour la trilogie : La Fortune de l'Orbiviate.   Ven 27 Mai 2011 - 0:53

Bonjour à vous deux et encore merci pour la qualité de vos réponses !

A l’une de nos questions vous répondez :

et nous avons constaté qu’écrire n’était pas si difficile, pourvu qu’on se motive vraiment. Le fait d’être deux nous a permis de franchir ce premier obstacle, car nous nous étions encouragé l’un l’autre, en étant tour à tour co-auteurs, lecteurs et critiques de nos textes.

Ma première question est celle-ci :
Comment s'effectue le partage des tâches ? Qui fait quoi dans votre écriture à quatre mains ? L’un est-il plus fort que l’autre en certains domaines ? Votre écriture est-elle identique ou bien nivelez-vous votre style ? Et surtout comment réglez-vous vos problèmes d’égo en dehors du fait que votre amitié est un facteur non négligeable ?
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MessageSujet: Re: Rencontre avec l'auteur Roland Vartogue pour la trilogie : La Fortune de l'Orbiviate.   Ven 27 Mai 2011 - 1:02

À l’une de nos questions vous répondez :

Certaines périodes sont propices à l’écriture et se traduisent par plusieurs heures de travail chaque jour pendant des semaines entières, d’autres au contraire nous voient perdre de vue honteusement le récit et les personnages,


Mes questions :
Le fait que l’écriture ne vous nourrisse pas encore, n’est-il pas un frein important à votre créativité ? Et le fait d’être deux ne devient-il pas parfois un handicap, car votre temps libre n’est pas le même et votre vie de famille nécessite sa propre respiration ? Comment gérez-vous l’enthousiasme de l’un et le manque de disponibilité de l’autre ?
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MessageSujet: Re: Rencontre avec l'auteur Roland Vartogue pour la trilogie : La Fortune de l'Orbiviate.   Ven 27 Mai 2011 - 1:10

À l’une de nos questions vous répondez :
En vérité, s'il fallait tout reprendre aujourd'hui avec ce que nous avons appris depuis, peut-être nous lancerions-nous dans un projet un peu moins ambitieux pour commencer.

Ma question :
Justement, écrire et terminer un roman vous enrichit dans l’expérience de l’écriture. Qu’avez-vous appris à la suite de l’écriture de ces trois romans sur vous, mais surtout quels conseils pratiques donneriez-vous à des auteurs débutants ?
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MessageSujet: Re: Rencontre avec l'auteur Roland Vartogue pour la trilogie : La Fortune de l'Orbiviate.   Ven 27 Mai 2011 - 1:10

Bonjour à tous, nous voilà donc présents à l'heure dite et à la date prévue...

Pour répondre à Gabranth et sa question sur l'âge des lecteurs auxquels nous destinons La Fortune de l'Orbiviate. En fait, nous n'y avons même pas réfléchi à l'époque de l'écriture. Il s'agissait pour nous d'écrire le genre de livres de fantasy qui nous plaisent (et cela inclut aussi une certaine littérature jeunesse).

Et avec le recul, il semble que les romans soient accessibles dès douze ou treize ans pour peu que le lecteur n'ait pas peur d'un livre épais et assez fourni en personnages.

Quant à tes questions, Olivier, nous y réfléchissons déjà... sueur
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MessageSujet: Re: Rencontre avec l'auteur Roland Vartogue pour la trilogie : La Fortune de l'Orbiviate.   Ven 27 Mai 2011 - 1:12

Je remarque que je suis tellement emballé que je ne vous laisse même pas le temps de répondre.
Je vais me faire un café, vous voulez un sucre ou deux avec le vôtre ?
Amicalement
Olivier.
:)
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MessageSujet: Re: Rencontre avec l'auteur Roland Vartogue pour la trilogie : La Fortune de l'Orbiviate.   Ven 27 Mai 2011 - 1:21

Pour partager les tâches, nous procédons de la sorte : nous discutons de la trame générale du roman, jusqu’à en connaître toutes les grandes lignes. Puis, nous partageons ce squelette narratif en chapitres grossiers (ils peuvent changer au cours de l’écriture), que nous nous répartissons équitablement. Puis nous les écrivons, dans l’ordre en général, chacun de notre coté et les relisons mutuellement au fur et à mesure.
Difficile de dire si l’un de nous est plus fort que l’autre dans certains domaines, mais il est certain que nous avons nos préférences. Par exemple Romain aime les scènes d’actions alors que Nicolas a une prédilection pour les scènes plus légères ; néanmoins ces domaines ne sont pas exclusifs et il n’est pas rare que les rôles s’inversent.
Un style « Roland Vartogue » s’est peu à peu imposé durant l’écriture du tome 1. Séparément, nos styles peuvent diverger, mais il est vrai qu’ensemble nous avons trouvé un ton commun et naturel qui nous satisfait pleinement.
Parfois il y a des dissensions entre nous, mais nous les réglons sans trop de souci et nous obtenons un compromis acceptable entre nos envies respectives. En ce qui concerne la promotion, nous faisons en sorte d’être présents tous les deux le plus souvent possible, et tout se passe pour le mieux (pour le moment :siffle: )
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MessageSujet: Re: Rencontre avec l'auteur Roland Vartogue pour la trilogie : La Fortune de l'Orbiviate.   Ven 27 Mai 2011 - 1:30

Merci pour le café, deux sucres pour nous stp ;)
Ne pas vivre de l’écriture n’est pas réellement un frein dans notre créativité, au contraire ça nous pousse encore plus à travailler dans l’espoir d’en vivre un jour !
A partir du moment où nous avons partagé les chapitres à écrire pour le livre, nous devenons assez indépendants. Chacun écrit et corrige à son rythme. Bien sûr nous devons souvent discuter afin de mettre au point certains moments de l’intrigue mais tout cela peut se régler par téléphone ou par mail assez facilement.
Si l’un de nous est enthousiaste, il parvient en général à tirer l’autre et à lui insuffler l’énergie qui peut lui manquer parfois ; le simple fait de recevoir de nouveaux chapitres relance notre intérêt en tant que lecteur, ce qui ne manque pas réveiller l’auteur et de le remettre en selle. Si l’un de nous est vraiment indisponible, nous pouvons toujours avancer sur nos projets personnels, donc nous avons toujours quelque chose à faire de toutes les façons.
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MessageSujet: Re: Rencontre avec l'auteur Roland Vartogue pour la trilogie : La Fortune de l'Orbiviate.   Ven 27 Mai 2011 - 1:39

Sucre blanc ou brun ?

À l’une de nos questions vous répondez :
Malgré cela, chaque tome a eu son lot de bouleversements durant les phases d'écriture et de corrections.

Ma question :

Comme personne ne peut se passer totalement d’un correcteur que pensez-vous de celui de votre maison d’édition ? Vous a-t-il permis de mettre en évidence des tics de langages et des défauts mineurs ou majeurs en avez-vous aujourd’hui encore besoin ? Si oui en quoi son apport est-il
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MessageSujet: Re: Rencontre avec l'auteur Roland Vartogue pour la trilogie : La Fortune de l'Orbiviate.   Ven 27 Mai 2011 - 1:43

Eh bien, l’expérience nous a assurément appris bien des choses. La patience tout d’abord, car il en faut pour mener à bien un tel projet. L’humilité aussi, car nous nous rendions compte à chaque relecture que nous pouvions toujours nous améliorer et que les remarques des beta-lecteurs, même si elles peuvent être dures parfois, sont souvent constructives et pointent des détails qui nous avaient échappés.
A un auteur débutant, nous dirions ceci : en premier lieu terminer son histoire. Cela peut paraitre curieux, cependant il est facile de se décourager lorsqu’on écrit un roman. Une histoire parait prometteuse et puis au fil des pages, on a l’impression de ne pas faire ce qu’on voulait vraiment. Ce n’est pas grave : ce n’est qu’un premier jet, il sera toujours temps de revenir dessus plus tard. Par contre si on abandonne l’histoire, même « temporairement », il est d’autant plus difficile, voire impossible d’y revenir.
Ensuite il faut faire lire son manuscrit au plus grand nombre. Bien entendu, il faudra séparer le bon grain de l’ivraie dans les commentaires qui vont être faits, mais lorsqu’ils se recoupent, on peut être certain que quelque chose cloche dans le déroulement de notre récit. Il faut savoir mettre son orgueil d’écrivain de côté.
Enfin, chacun a ses méthodes c’est vrai, mais il peut être utile de planifier son récit afin de savoir où l’on va. Une bonne idée ne suffit pas à faire un livre, si les personnages autour ne sont pas bien brossés, si l’intrigue est incohérente ou s’il n’y a pas de fil rouge.
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MessageSujet: Re: Rencontre avec l'auteur Roland Vartogue pour la trilogie : La Fortune de l'Orbiviate.   Ven 27 Mai 2011 - 1:53

Comme tu le soulignes, tout le monde a besoin d’un correcteur et sans cela nos romans seraient malheureusement truffés de petites maladresses. Nous avons nos tics d’écriture (vous les repérerez sans doute vous-même d’ailleurs), et nous en avions encore plus par le passé. La correction du premier roman a été l’occasion de s’en rendre compte : adverbes, conjonctions de coordinations, répétions… La liste serait longue.
Alors oui, nous en avons encore besoin aujourd’hui, et chaque nouveau roman nous permet d’améliorer notre écriture.
Nous avons plusieurs correctrices, certaines s’occupent du fond, d’autres de la forme plutôt, mais toutes nous aident. Ce n’est pas toujours facile de s’entendre, mais c’est une phase qui apporte énormément au roman, c’est certain !
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MessageSujet: Re: Rencontre avec l'auteur Roland Vartogue pour la trilogie : La Fortune de l'Orbiviate.   Ven 27 Mai 2011 - 1:55

À l’une de nos questions vous répondez :
Mais c’est le cas de beaucoup de gens dans les métiers du livre, et les différentes manifestations ont lieu principalement le week-end. Disons qu'il ne faut pas avoir peur de sacrifier quelques congés pour aller à la rencontre du public,

Ma question vous paraîtra peut-être très terre-à-terre, mais comment s’effectuent vos défraiements ?
Le voyage, le repas, l’hébergement sont-ils à la charge de votre éditeur ? Lorsque vous vous déplacez pour des manifestations combien de livres vendez-vous en moyenne ? Est-ce vous-même qui les apportez ? Êtes-vous payé parfois pour vos prestations ?
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MessageSujet: Re: Rencontre avec l'auteur Roland Vartogue pour la trilogie : La Fortune de l'Orbiviate.   Ven 27 Mai 2011 - 2:02

Le temps passe si vite en bonne compagnie… Je dois cependant vous laisser. Merci encore pour ce temps partagé. Je vous souhaite une belle réussite pour le tome trois. tchin Sachez que vous m'avez gagné comme lecteur.

Ma dernière question pour la route qui sans doute intéresse particulièrement nos membres. Comment définiriez-vous la ligne éditoriale de votre éditeur ? Quelle est sa cible ?

Merci pour tout. :clap:

Amicalement
Olivier.
:)
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MessageSujet: Re: Rencontre avec l'auteur Roland Vartogue pour la trilogie : La Fortune de l'Orbiviate.   Ven 27 Mai 2011 - 2:09

C’est très variable en fait. Cela dépend de nombreux facteurs ; en général si nous sommes invités en tant qu’auteurs, alors l’organisation prend en charge tous les frais. Si nous venons sur le stand de notre maison d’édition, alors c’est notre éditrice qui nous paye voyage et hôtel (et souvent le repas).
En moyenne nous vendons une quarantaine de livres pour un week-end. C’est la maison d’éditions qui se charge de les apporter.
Jusqu’ici nous n’avons pas été payés pour nos prestations, mais ça ne nous déplairait pas !
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