
Association et forum Francophone créés le 8 avril 2009 avec Comité de Lecture. Ici, les terres de l’imaginaire sont foulées par des écrivains en herbe, en devenir ! Ici, la langue française parle le fantastique ! Ici ! Votre œuvre sera lue, évaluée. |
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| | RESULTATS DU VOTE DU COMITE SUR LE CYCLE D'HYPNOS, anciennement LE MAITRE DES OMBRES | |
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| Auteur | Message |
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MissCoco Reine des Ténèbres


Messages: 1370 Date d'inscription: 08/04/2009 Age: 17
 | Sujet: RESULTATS DU VOTE DU COMITE SUR LE CYCLE D'HYPNOS, anciennement LE MAITRE DES OMBRES Dim 7 Juin 2009 - 14:40 | |
| Bonjour Olivier, chers membres  Voici le résultat du vote du comité de lecture de « Rêve de Fantasy » concernant la mise en avant du roman « Hypnos le Maître des Ombres » par Olivier Lusetti. Les cinq membres du comité ayant voté sont : Verity, Morrigan, MissCoco, Morgane et Cassiopée. Rappel : le roman est validé s’il obtient les ¾ des votes favorables. Le vote favorable du comité de lecture donne donc un résultat de : _ 3 voix pour _ 2 voix neutres _ Aucune voix ne se prononce contre la mise en avant du roman. Le roman « Hypnos le Maître des Ombres » sera donc mis en avant dans la rubrique « notre sélection de romans ». Les 40 premières pages et le synopsis seront postés dans cette rubrique. Afin d’aider l’auteur tous les membres du forum sont invités à lire et participer au sondage prévu à cet effet (pour plus de détails relire « Quel est le plus de ce forum). Félicitations à Olivier Un grand merci aux membres du comité de 2009. Ci-joint les tableaux de critères d’évaluation et les commentaires du comité de lecture. Cordialement. _________________  |
|  | | olivier.lusetti Maître des Ombres


Messages: 3430 Date d'inscription: 09/04/2009 Age: 45 Localisation: Perpignan
 | Sujet: Re: RESULTATS DU VOTE DU COMITE SUR LE CYCLE D'HYPNOS, anciennement LE MAITRE DES OMBRES Dim 7 Juin 2009 - 14:44 | |
| Résultat du membre A, sur la version 1.2 d'Hypnos.
IMMERSION AU DEBUT DU RECIT. Entrée percutante ! Rapide immersion, mais… A l’introduction, plongée directe dans un combat. Le rythme de l’action emporte nos battements cardiaques. Le Héros est perdu dans son incompréhension de ce monde invisible, or nous aussi. Cette technique d’identification est de bonne qualité car malgré des incompréhensions persistantes (cette histoire de distance décomptée en ‘‘pas’’) je me suis laissée prendre au jeu et j’ai plongé sur la suite du récit. Jusqu’au long monologue avec la Grande Prêtresse, tout va plutôt bien. Des repères nous sont fixés. Je me familiarise. Arrive Armaiti et son long discours et là… Soit ça passe, on adhère, on adule. Soit ça casse, on décroche, on arrête. Je pense que tout dépendra du futur lecteur. Les entrelacs entre ses deux possibilités existent et j’en suis la preuve : bercée par le rythme des mots, j’ai décidé de survoler car, immergée dans ce monde aux hautes valeurs spirituelles, j’attendais qu’un rocher <l’action !> ne vienne me sauver. Au moins, ce passage (‘‘Le Discours’’) donne une idée des chapitres méditatifs qui nous seront proposés tout le long du récit. Ça aussi, c’est une facette des techniques l’immersion.
ALTERNANCE ACTIONS ET DIALOGUES. En effet, mais Tout est basé sur cette alternance : actions ou combats / méditation et édification de la pensée. Les phases d’action sont globalement réussies. Les dialogues classiques sont bons. Je regrette que le ‘codage’ visuel des dialogues ne soit pas mieux mis en avant. Parfois on a besoin d’une demi-phrase pour savoir si l’on est encore dans le temps du dialogue ou si l’on est revenu à de la narration. Plus difficile à apprécier est l’adhésion aux phases de méditation d’Hypnos ou lors de ses conseils à ses proches. (cf la remarque ci-dessus et le § sur le message de l’auteur)
LA TOURNURE DES PHRASES. Honorable. Basées sur les maximes et les métaphores, les tournures de phrase sont souvent rondes et voluptueuses. Je regrette quelques longueurs excessives de certaines phrases. Mais l’ensemble est agréable et facilement compréhensible.
L'ORTHOGRAPHE, GRAMMAIRE / PHRASES TARABISCOTEES ET VOCABULAIRE COMPLIQUE; Beaucoup de hauts, mais aussi quelques bas. Orthographe et grammaire quasi-impeccables. Ma vision –peut-être altérée- de la ponctuation me fait dire que les phrases sont souvent trop longues, avec trop de propositions et de verbes (conjugués ou au participe présent) Rien que ne saurait arranger trois ou quatre petites heures de relecture et de correction attentive. Une goutte d’eau face à la masse du travail déjà accompli.
SOUTIEN DU FOND PAR LA FORME. Oui. Le vocabulaire est bien employé, diversifié et simple (il n’y a que deux mots qui m’ont été totalement inconnus). Mais des mots simples peuvent servir de grandes idées. Or Hypnos veut rendre compréhensible cette grande idée à ses auditeurs. Certaines réponses d’Hypnos m’ont semblées être nées d’un mélange complexe de la ‘sagesse’ de l’Extrême-Orient et de la maïeutique socratique. Répondre à une question par une question ou par une remarque imagée. Le message de ses ‘non réponses’ m’a souvent été clair, quelques-unes (assez rares) me laissent toujours songeuse.
COMPORTEMENT (DES GENS, DES CHOSES) RATIONNEL A DEFAUT D'ETRE LOGIQUE. Oui. Une grande importance est donnée à la vraisemblance des évènements. Tout essaie d’être pensé à l’avance. Hypnos m’a parfois éblouie en prenant à l’avance certaines précautions particulièrement judicieuses. Mon esprit tatillon regrette cependant quelques sortilèges évoqués pour la première fois au moment opportun sans qu’on sache s’ils étaient dans le cahier des charges dès le début ou inventés au dernier moment pour palier à une situation désespérée.
LE DEPAYSEMENT ET L'ATMOSPHERE. Oui. Cet ouvrage me semble être un pont permanent entre orient et occident. Le dépaysement est donc assuré pour nous, terriens, mais aussi vis-à-vis de cette Fantasy voyageuse européenne à laquelle je suis surtout habituée. L’épée à deux mains rivalise avec les arts martiaux. Le bouddhisme (enfin, il me semble que c’est du bouddhisme, je n’y connais rien) surgit par la voix/voie d’Hypnos en pleins pays d’imposants guerriers barbares que je m’imagine comme européens.
SUSPENS ET INTERET. Oui, mais : Plus que l’impatience dévorante née du suspens, c’est la curiosité qui prime tout au long du récit. On se dit qu’on sait ce qui va se passer. On a souvent raison, et parfois tort. Les fois où l’on présente la forme que va prendre le récit, on ne s’interroge pas sur la destination, mais sur le comment. Dans mon sens, c’est le message universel des textes en ‘alpha et omega’. Les fois où l’on a tort, on est surpris. Le récit sort souvent des chemins battus et de ce que mes lectures régulières m’invitent à appeler : ‘‘le déroulement normal du code du scénario’’. Mais avions-nous besoin d’une énième variation sur un thème bien connu ? Assurément que non. Alors Hypnos nous oblige à rester vigilants et à garder l’esprit ouvert. Voilà pourquoi, après 220 pages exceptionnelles par leur intérêt sans cesse renouvelé, j’ai eu plus de mal avec les 20 dernières. Ses derniers chapitres voulaient clore l’ouvrage en répondant à ces questions. Je suis alors retombée face à face aux codes classiques de la SF... Déshabituée, ce brusque retour au traditionnel de SF m’a réellement surprise. Mais j’en reparlerai un peu plus bas.
SCENES JUSTE DECORATIVES (REMPLISSAGE). Selon les attentes de chacun, mais disons plutôt rares (hors débat philo) Le texte alterne des phases d’action et de méditation. Lors de ce temps d’apprentissage, le discours est privilégié tout naturellement. Un esprit sanguin verrait peut-être dans ces scènes des langueurs ou un côté ‘blabla remplissage’. Ces passages sont <malheureusement> essentiels, car ils permettent de mieux comprendre la profondeur des personnages et leurs pensées. La fille de l’action que je suis a peut-être survolé certaines méditations dont j’avais compris le message rapidement, mais je n’ai jamais osé sauter la moindre scène. ‘‘Réfléchir et économiser tout mouvement inutile, c’est aussi avancer ?’’ nous dirait Hypnos ? Je regrettais certaines scènes décrivant trop précisément telle ou telle magie (projection astrale, chute ralentie). Ces explications étaient obligatoires, mais elles m'ont semblées un peu trop longues et ronronnantes. Au total, je dirai qu’il n’y a qu’un misérable sous-chapitre de moins de 10 lignes qui était purement 'descriptif' et ‘décoratif’.
VOLONTE DE TRANSMETTRE DU SAVOIR COMPRIS PAR TOUS ET SANS CHOQUER Indubitablement. Il est évident que l’écrivain a voulu nous transmettre une partie de son savoir et nous inviter à la réflexion. Quand j’étais plus jeune, j’étais avide de trouver dans un livre des thématiques ou une réflexion me permettant de développer ma propre philosophie de la vie. Que je prenne ou que je rejette les théories de l’auteur, je m’enrichissais. ‘Hypnos le Maître de l’Ombre’ s’inscrit dans la lignée des livres ‘Initiatiques’. Le Héros progresse dans le savoir (voire dans le doute), et nous avec lui. Les années faisant, mon esprit s’est apparemment sclérosé. J’ai développé de nets préjugés réfractaires dès qu’on aborde un texte que j’identifie comme étant un prêche religieux. Alors, autant j’ai applaudi quand une vision du monde par Hypnos correspondait à mes propres concepts, autant j’ai survolé quand les débats spirituels ne correspondaient en rien à mes propres critères de pensée. Je crois avoir zappé deux ou trois fois des demi-chapitres, une fois une idée globale faite sur les débats et leurs conclusions. Les visions du monde que proposent Hypnos et les Prêtresses me semblent être un mélange appréciable d’orientalisme et d’occidentalisme. Les valeurs prônées sont toutes altruistes, humanistes, sereines et sages. Le message se veut donc positif et constructif. Je n’ai donc rien contre le fond du message, c’est plutôt la forme rhétorique qui me pose souci.
EVOLUTION DE LA PSYCHE DES PERSONNAGES /IDENTIFICATION/ ADVERSITE; Oui. Personnage en construction psychique progressive Identification variable et plus ou moins intense selon les moments de l’histoire. Hypnos est le personnage principal de l’histoire, mais le personnage de Vivpiere lui fait le pendant et régale mon esprit par sa personnalité. Vivpiere impressionne par sa détermination, son courage, la force de son caractère. Déterminée, souvent têtue à tort, elle force l’admiration. On conçoit très bien comment elle a pu s’élever dans une société d’hommes et pourquoi elle a tant de fidèles sujets prêts à la soutenir. C’est un personnage entier que nous prenons avec ses exceptionnelles qualités, mais aussi avec ses défauts et ses douleurs. D’après ce qui m’a été donné de lire parmi les avis du forum, j’ai eu plaisir à constater que ma tendresse pour ce personnage n’était pas seulement liée à un réflexe féministe, car les garçons semblaient également sous le charme de son dynamisme. Quant à Hypnos… Hypnos, le Maître des Ombres. Hypnos, le Maître des Maximes. Hypnos, le Maître des Cascades. Hypnos, le Sage. Hypnos, le Pur. Hypnos, le Guérisseur. Voilà bien des qualificatifs pour un seul et même personnage. Le héros évolue tout au cours de son périple. Evidemment puisque nous suivons son parcours initiatique. J’identifie très bien le jeune Hypnos, je comprends ses tourments et ses questionnements de jeunesse (notamment sur la Justice et l’Injustice du Monde). Je le vois grandir, je le vois s’assagir. Habituellement, j’adhère très peu à un personnage si droit et si respectueux. Si "Bon". J’aime quand un petit zeste de folie ou quand un défaut se glisse dans un personnage. Mais Hypnos est un personnage finement ciselé. Il n’a pas besoin d’un accroc marqué dans la carapace de sa personnalité pour paraître à la fois humain et vrai. Je ne peux pas dire que c’est mon personnage préféré, mais j’ai du respect pour lui. J’éprouve même une certaine admiration, car il essaie de mettre en application ses préceptes de vie. Or je me demande si je serais capable d’en faire autant ! C’est aussi un Sage ; il sait rester légèrement en retrait, voire être discret. Il est incontestablement le Héros, mais il n’étouffe pas les autres personnages de sa présence. A noter un fait très intéressant : l’absence d’un (Humain) Méchant, un être de l’ombre qui officierait tout le long du livre contre Hypnos et ferait écho à ses pouvoirs. Nous avons bien quelques incarnations diaboliques de ci et de là, mais elles ne sont pas assez intrusives dans l’histoire pour que je leur ai accordé une grande intention. Cette absence du Héros du Mal rend l’ouvrage très original à mes yeux. Jamais je n’ai pu ressentir une sensation de manque/déséquilibre face à cette absence. Exercice de style réussi, donc.
ORIGINALITE Un difficile exercice d'équilibre pour Hypnos, le Maître des Cascades. Prise au jeu des ''ça alors, j'avais cru que'' et des "j'avais raison!", je dois dire que mon score doit plutôt être équilibré. Il y a des évènements évidents. Il y en a qui surprennent. Il y a des rebondissements attendus et qui ne viennent pas (renforçant la vraisemblance de l'histoire), il y en a qui surviennent et qui nous surprennent véritablement.
A 1/3 ET AU 2/3 DU RECIT VOTRE ENVIE DE CONTINUER LA LECTURE. Oui, sans aucun problème. L’impatience m’a dévorée. J’étais prise dans le rythme. Je n’ai pas pu lâcher ma lecture. Je n’ai été repue que quarante-huit heures plus tard, juste après avoir enfin fini l’ultime page.
LA FIN DU RECIT & LES PROBLEMATIQUES DU LIVRE / COUPS DE THEATRE. A la fois, oui et non. Une réponse très mitigée… Une fin dans le style "A suivre" Tout a été annoncé depuis le titre/la page de garde : ‘‘Hypnos le Maître des Ombres, tome 1 : La genèse’’ Tome 1. Je ne m’étonne donc pas que certaines ‘portes ouvertes’ ne trouvent pas de réponses pleines et entières en fin de récit. La fin n’est qu’un commencement. Le dernier chapitre s’intègre dans ce projet. J’en regrette donc la longueur. J’aurais préféré que les missions esquissées pour le futur ouvrage se retrouvent surtout dans le futur ouvrage. Certes, l’impatience de lire ce futur opus devient ainsi grande, mais il s’y glisse un peu de frustration. Le roman doit-il alors être considéré comme inachevé ? Non. L’auteur nous a proposé trois missions en début de livre : retrouver une Bénédiction, retrouver un Artéfact, et grandir/s’assagir. Les objectifs visés ont été atteints. Je regrette cependant le côté à la fois ‘‘précipité’’ et ‘‘trop attendu’’ de cette ultime quête de l’Artéfact. Ayant rempli deux missions sur trois, le récit donne une impression de bousculade pour finir la dernière épreuve en 20-30 pages. Pas d’indice préparatoire sur le fait qu’elle va brusquement surgir au décours de l’histoire. Mais dès que frémissent les prémisses de cette quête, là on sait ce qui va se passer. Hypnos est un Prêtre, un Vaisseau d’une étincelle de la Sagesse et de la Bienveillance Divine… Etait-il alors étonnant qu’un petit coup de pouce des Vents du Destin ne le pousse dans la bonne direction ? Mais… Dans la partie précédente du roman, le périple d’Hypnos fut si douloureux, si intense, si difficile que je me suis étonnée de cette soudaine guidance des Cieux. Je pense que cette partie finale devrait être légèrement reprise. Reprise bien en amont des 4 derniers chapitres. Je trouverais bienvenues quelques suggestions éparpillées à travers le récit et évoquant (même de façon lointaine) cette ultime mission. Voila ce qui intégrerait parfaitement cette ultime quête dans le reste de l’œuvre et lui donnerait encore d’avantage de grâce à mes yeux.
AU TOTAL : Côté style et écriture pas trop de problème. Le seul péché mignon de l’auteur semble un goût certain pour de longues tirades. Ces défauts pourront être rapidement corrigés par une relecture attentive. Le jeu des maximes est très agréable, mais surtout à petite dose et surtout quand on comprend leur message. L’auteur s’en sert effectivement pour nous transmettre sa pensée. Or qu’on adhère ou non à la forme de cette réflexion et à certaines idées spirituelles (+/- constables), on ne peut qu’approuver les notions positives et humanistes distillées ici. Les 3/4 du roman respectent ces règles de la vraisemblance scénaristique de la Fantasy. Je bute sur les évènements des dernières pages. Personnellement, je suis sûre que cette ultime partie peut-être rapidement et facilement améliorée. Cela n’enlève pas grand-chose au charme du récit, car un livre qu’on dévore en quelques jours a forcément beaucoup de qualités. Le problème des ‘tomes’ est bien la difficulté à écrire le mot ‘fin’. Mon avis est donc globalement positif. Mais avec quelques modifications supplémentaires et bienvenues, le récit se parerait d’avantage encore de qualités.
Dernière édition par olivier.lusetti le Mar 17 Mai 2011 - 14:54, édité 3 fois |
|  | | olivier.lusetti Maître des Ombres


Messages: 3430 Date d'inscription: 09/04/2009 Age: 45 Localisation: Perpignan
 | Sujet: Re: RESULTATS DU VOTE DU COMITE SUR LE CYCLE D'HYPNOS, anciennement LE MAITRE DES OMBRES Dim 7 Juin 2009 - 14:45 | |
| Suite et fin resultat du membre A :
PS. Suite aux derniers changements en date (discours d'Armaiti). L’attitude d’Hypnos, les rajouts et les buts de la Grande Prêtresse me semble bien plus clairs. J’aime beaucoup cet appui du discours initial de la Grande Prêtresse par ses gestes (pierre, oiseau). Si au départ, j’ai cru à de grands pouvoirs (l’oiseau raide mort) j’ai après souri en me disant que ce n’était qu’une illusionniste. Or un Illusionniste fait le contraire d’Armaiti : son discours ne vise qu’à détourner l’attention de ses gestes pour cacher le ‘truc’. Ici, c’est le contraire : le lecteur est surtout attentif au geste d’Armaiti, mais comme son discours/fond est en écho avec ses gestes/formes, alors le message passe plus facilement. J’ai l’impression qu’il y a eut des coupes. Elles semblent bénéfiques pour la facilité de lecture. Je ne me suis plus du tout ennuyée. J’ai un peu du mal avec le dernier passage rajouté (la croissance fantastique en taille), tes récits s’appuient toujours sur tant de méthode et de détails vrais, que je sursaute toujours quand la Magie survient hors d’un combat. Mais bon… Hypnos a donc passé le ‘cap du doute’ et il ‘a grandi’. Métaphore de son passage à l’âge de raison. Les lectures plus âgés comprendront, les plus jeunes diront : ‘ouah ! il a trop de pouvoir trop top !’…
Dernière édition par olivier.l le Dim 7 Juin 2009 - 14:47, édité 1 fois |
|  | | olivier.lusetti Maître des Ombres


Messages: 3430 Date d'inscription: 09/04/2009 Age: 45 Localisation: Perpignan
 | Sujet: Re: RESULTATS DU VOTE DU COMITE SUR LE CYCLE D'HYPNOS, anciennement LE MAITRE DES OMBRES Dim 7 Juin 2009 - 14:46 | |
| Resultat du vote du membre B, sur la version 1.2 d'Hypnos : - Le prologue comporte un peu trop de participes présent, notamment dans la première moitié. Ça casse un peu le rythme, ce qui est d'autant plus dommage dans ce passage qui est sensé être vraiment vivant pour le combat. De plus, l'histoire des pas (« trois pas » / la citation / « deux pas » / la citation ») est un peu confuse. On comprend à peu près qu'il s'agit des pas que font les créatures mais je pense qu'il faudrait le mettre de façon légèrement plus explicite (comme par exemple « Il ne restait que deux pas entre la première créature et Hypnos » => bon,forcément,en étant plus précis, tu perds en fluidité et en mystère, mais à mon avis, tu gagnes en compréhension de ton lecteur et c'est important.) - J'ai beaucoup apprécié le réveil d'Hypnos dans « La Métamorphose », notamment avec les traits d'humour que tu as fait, ce qui est relativement nouveau dans le roman. Cela crée de petites pauses appréciables, tout en développant un lien entre le lecteur et le Chaman (qui n'en reviennent pas). Un chapitre très bien mené en tout cas. En revanche, lorsqu'Hypnos est sauvé de la mort en étant emmuré, un détail m'embête (et je pense que c'est plus dû à un manque de précision qu'une véritable incohérence) : en effet, quand il revient d'entre les morts pour la 2nde fois (soit après avoir sauvé Vivpière), le Chaman lui apprend que le roi semble bloqué entre deux mondes et que son état, s'il n'empire pas, ne s'améliore pas non plus. Or, la dernière fois qu'on en entend parler, il est quand même au plus mal et à l'article de la mort ... Cependant, une fois qu'Hypnos utilise la Bénédiction de la Vie, même s'il n'a pas l'air au mieux de sa forme (et la suite le confirme largement), il est cependant assez alerte pour ordonner des arrestations, des invasions ... et ça n'a l'air d'étonner personne ! C'est surtout sur ce dernier point que j'insiste, et sur l'écart entre son état à ce moment là et l'état dit « stationnaire » un peu plus tôt. Te connaissant, je pense qu'il n'y a pas vraiment d'incohérence et que tu as bien pensé à tout, mais qu'il y a juste un petit manque d'informations. - En ce qui concerne la religion, maintenant : tu as choisi de présenter un aspect (relativement implanté dans notre monde d'ailleurs) qui fait que, même si le lecteur ne partage pas cette vision, ça ne gêne pas puisqu'elle est celle du personnage. Cependant, les prières d'Hypnos sont parfois sérieusement longues – et je prends pour exemple celle du début du « Maitre des Ombres » : quasiment une page rien que pour dire qu'il supplie son Dieu de l'aider, ou tout du moins, de lui donner de la force .. Je sais bien que la religion est très importante pour ce personnage du fait de sa condition de moine, mais ça n'est pas forcément le cas du lecteur qui peut (comme moi) s'ennuyer ou sauter le passage d'un coup, parce qu'on apprend rien et que c'est un peu inintéressant (désolée de dire ça). Or, si juste à la fin, tu as mis une jolie info, ben, dommage, elle passe inaperçue ... Tout ça pour dire que, une fois ou deux dans le roman, je veux bien qu'elles soient aussi détaillées. Mais que ça ne devienne pas une habitude, parce qu'en plus, j'ai un peu l'impression parfois que c'est du verbiage pour du remplissage (et ça serait dommage). - « l’un des autres systèmes de sauvegarde, »(page 226) => bon, alors là, j'avoue, j'ai cru qu'on parlait d'un ordinateur ^^ (limite à la Matrix). Il faudrait peut-être trouver une autre formulation – enfin, à mon humble avis ... - Je voudrais revenir sur plusieurs points de l'évaluation afin de les justifier. * La tournure des phrases et le style : les deux notes peuvent paraître contradictoires, mais c'est tout simplement que je trouve ton travail sur la langue vraiment bon ; ça se voit que tu as cherché le mot juste pour exprimer telle ou telle chose. Cependant, j'estime que le style en lui-même est un peu trop « fermé », dans le sens où les phrases sont longues, pleines de tournures souvent emphatiques qui empêchent de réellement rentrer dans le récit, bien souvent. Ce qui m'amène d'ailleurs à parler des aspects récurrent de l'enseignement et de la doctrine : déjà, en eux-mêmes et avec le message à faire passer, ce ne sont pas des passages faciles à digérer pour le lecteur s'il n'est pas adepte ou habitué des grands raisonnements philosophiques. (Ce qui est mon cas d'ailleurs, dans le sens où, lorsque je lis, j'aime que ça soit relativement clair et pas trop prise de tête contrairement à mes bouquins de cours = il faut que ça reste de la détente) Mais si en plus du message, il faut arriver à déchiffrer déjà le sens de la phrase (voire de certains mots, mais ça c'est plus rare et un peu de culture de vocabulaire ne fait jamais de mal) ... ça devient franchement embêtant. Je t'avoue sincèrement que si j'étais tombée sur ton livre dans une bibliothèque, par exemple, et que je l'avais commencé, je crois qu'à partir du moment où Hypnos et Armaiti font leur échange de doctrines j'aurais reposé le bouquin sur l'étagère ... Dommage par ailleurs, car la suite est plutôt plaisante. (encore une fois, ça me concerne et il y a sûrement et heureusement des gens qui ont des goûts proches des tiens). *Scènes juste décoratives / intrigue et scénario : la note est basse, mais c'est parce que les critères ne correspondaient pas vraiment à ce que je pensais pour ton roman. Je m'explique : pour moi, il y a une succession de scènes et de passages qui ont une liaison entre eux, mais pas vraiment de raisons d'être ... J'avoue que je ne trouve pas vraiment d'intrigue de base qui donnerait la raison d'être de l'histoire. Le point semble être de suivre Hypnos dans ce qu'il va devenir, sauf que ça me paraît un peu léger au vu de ce qui était annoncé au départ. Quand tu dis qu'il est lié à la Mort, qu'il a des choses à faire, voire même cette incantation qui le rend aveugle ... Je m'attends à ce que la trame suive : il a quelque chose à accomplir, trouver en quoi ce lien avec la Mort le rend tellement important d'après Armaiti, etc. Et au lieu de ça, on a un grand intermède (fort intéressant au demeurant puisque le passage avec la fille du roi est mon préféré) qui s'éloigne presque complètement du début. Certes, des allusions, des références, des retours même, mais j'ai l'impression de partir sur une toute autre histoire. Ce qui m'embête le plus, au fond, ce sont les transitions. Comment passe-t-on de Frère Compatissant à Hypnos, puis au monastère et au combat de la fille du roi ? Ce n'est pas que ça ne soit pas clair dans l'histoire (le comment est compréhensible) c'est plutôt que je trouve ça en général très rapide et que les raisons – les liens logiques si tu veux – sont assez floues. En résumé, les passages sont assez différents les uns des autres (le début et la fin franchement explicatifs d'une vision de la vie; le milieu une véritable aventure avec la fille du roi), homogènes quand même puisque l'enchaînement ne donne pas lieu à des incohérences ou des questionnements, mais la liaison en elle-même laisse un peu à désirer à mon avis. - Enfin, pour l'âge du lectorat, juste une indication comme ça ; j'ai mis la vingtaine notamment à cause du style et de la tournure des phrases qui à mon avis ne sont pas à la portée de lecteurs beaucoup plus jeunes (même si le Comité en est un petit contre-exemple ^^). Mon avis général est toutefois mitigé. J'ai vraiment apprécié Vivpière, comme je l'ai dit plusieurs fois, tout en étant pas vraiment attirée par tous les discours théologiques et fondements de l'univers (la fin en est un excellent exemple ; je n'ai pas du tout accroché à ça et même j'ai été assez déçue que tu termines sur cette note). Je reste également sur mon impression qu'il manque ce petit quelque chose pour avoir une base / ligne directrice de récit ; mais en même temps, je me suis quand même laissée emporter par l'histoire et j'ai pris du plaisir (une fois la barrière de la tournure de phrase peu commune passée ^^) ; pour ces raisons, je ne me prononce pas ni en faveur ni contre ton roman. J'en profite quand même pour te remercier de ces bons moments en compagnie d'Hypnos et te souhaite bonne chance pour la suite, quelle qu'elle soit 
Dernière édition par olivier.lusetti le Mar 17 Mai 2011 - 14:54, édité 1 fois |
|  | | olivier.lusetti Maître des Ombres


Messages: 3430 Date d'inscription: 09/04/2009 Age: 45 Localisation: Perpignan
 | Sujet: Re: RESULTATS DU VOTE DU COMITE SUR LE CYCLE D'HYPNOS, anciennement LE MAITRE DES OMBRES Dim 7 Juin 2009 - 14:50 | |
| Résultat du vote du membre C, sur la version 1.2 d'Hypnos :
Critique :
_L’immersion au début du récit : Elle est immédiate, on se laisse tout de suite prendre par le combat. On entre instantanément dans la psyché du pauvre Hypnos complètement déboussolé : il combat un être qui ne saigne pas ! Je trouve d’ailleurs que le sortilège de « l’Esprit Mort Vivant » est bien trouvé. Mettre un combat au début de ton écrit est un choix judicieux que je ne peux qu’approuver. J’ai d’ailleurs été agréablement surprise vers la fin du récit quand la boucle du prologue a été bouclée, ce qui a rajouté de la crédibilité à ton écrit.
_ La tournure des phrases et le style : Sont magnifiques. Je me suis laissée entraîner par le chant des mots durant tout le récit. Ton style est très imagé (j’adore) et bien que tu ne décrives pas précisément le physique de tes personnages le récit n’en pâtit pas car on perçoit l’aura des protagonistes… étonnant. Ton style contient des phrases très longues et je comprend qu’il ne plaise pas à tout le monde mais pour ma part je le touve clair et harmonieux … et surtout original, ta plume est unique.
_ L’orthographe et la construction grammaticale Sont excellentes, je n’ai vu que quelques coquilles et rares fautes.
_ Le comportement (des gens, des choses) Est toujours rationnel, leurs réactions sont toujours inspirées de la psyché de tes protagonistes que tu as beaucoup développée, ce qui permet d’ailleurs de mieux s’identifier au personnage. La crédibilité a une grande importance dans ton récit, je n’ai pas relevé une seule incohérence, c’est de la fantasy crédible, j’apprécie.
_ Le dépaysement l'atmosphère/ L’originalité : Est immédiat et immense, je me suis sentie plus dépaysée qu’en lisant du Zelazny ou du Moorcock par exemple. Ton approche de la magie est radicalement différente, j’ai particulièrement apprécié tes sortilèges. Tes prières, bien qu’il me semble que tu n’en sois pas l’auteur, étaient fascinantes et la ferveur d’Hypnos m’a impressionnée. Ton univers, à la fois occidental et oriental, m’a agréablement surprise par son « exotisme », cela change de la fantasy habituelle. Le respect que se témoignent les personnages (Hypnos, Armaiti, Asha) m’a également surprise, cette relation si courtoise est également peu commune. Mais tout est différent … pour une fois, je n’ai croisé aucun elfe, étrange … Ah, Hypnos ! Sa manière de penser est bien différente du protagoniste habituel de fantasy … lui-même est « original » … mais en fait qu’as-tu en commun avec la fantasy classique ? Tu as créé ton propre univers et cela fait ta force.
_ Suspense et intérêt : Le suspense est très fort, on brûle de curiosité. Hypnos va-t-il recouvrer la vue ? Vivpière arrivera-t-elle à « commander cent femmes comme une seule ? Qui est ce Zargose ? Et j’en passe … la curiosité m’a dévorée durant tout le récit bien qu’elle se soit parfois réfrénée, me permettant de savourer les paroles de sagesse de Maître Hypnos.
_ Phrases tarabiscotées et vocabulaire compliqué : Je t’ai mis deux car bien que j’apprécie tes longues phrases, je suis bien consciente que ce n’est pas l’avis de tout le monde … un petit bémol. Quant au vocabulaire, je n’ai du consulter mon dictionnaire que trois ou quatre fois sur 240 pages, tes mots sont justes et bien pesés mais cela n’empêche pas ton récit d’être clair comme de l’eau de roche (du moins pour moi).
_ Vraisemblance et crédibilité de l’histoire : Il n’y a pas une seule incohérence, ce qui est fort rare, je suis impressionnée. Tu as créé ton univers en t’appuyant sur de très bons piliers ce qui ajoute à la force de l’édifice. Il n’y a pas de secret, il me semble que chaque chapitre a été mûrement réfléchi avant d’être écrit. C’est ce que j’appelle de la « fantasy crédible », et cela j’aime et j’apprécie.
_ Scènes justes décoratives (remplissage) : Les descriptions inutiles sont inexistantes car la description est ton point faible bien que je trouve que ton récit n’en pâtit pas comme je l’ai expliqué plus haut (finalement, c’est peut-être un point fort, le remplissage a le don de m’endormir). Chaque scène a été mûrement réfléchie et est liée au scénario (j’ai lu ton synopsis). Du remplissage ? Où ça ? Certains pourraient qualifier par exemple le discours d’Armaiti d’inutile et ennuyeux mais pour ma part je le considère comme une vérité destinée à enrichir le lecteur, définir la trame et éclairer Hypnos.
_ Personnages attachants : Hypnos est un personnage très intéressant et original, il diffère énormément du héros habituel de fantasy mais on s’attache à lui avec facilité car, comme il le dit si bien, il « n’est qu’un homme ». D’habitude Hypnos n’est pas du tout le genre de personnage que j’apprécie, mais … c’est aussi la première fois que je découvre un protagoniste comme lui et j’ai aimé, non, adoré. Le personnage, empreint d’humanité, nous emporte à travers son univers ses pensées et souffrances. Son but est louable et passionnant, il est doté de pouvoirs que l’on brûle de découvrir, son destin est rempli de dangers … comment ne pas s’y attacher ? De plus j’apprécie particulièrement ses paroles de sagesse qui forcent le respect … Maître Hypnos, Sage Hypnos, MaÏtre des Ombres … Ah,Vivpière ! Je crois que je l’apprécie encore plus qu’Hypnos ! Quelle femme … Bouillante d’énergie, colérique mais disciplinée, elle a l’âme d’une chef et une guerrière, ce qui ne l’empêche pas, accablée de malheurs (mort de son amant et demi-frère, père mourant) d’être très humaine. Mais quelle volonté de fer ! Son courage et sa volonté m’impressionnent énormément, je me suis tout de suite attachée à ce personnage (mon côté féministe sans doute, de plus mon «petit caractère fait que je me suis tout de suite identifiée au personnage). Les personnages mineurs sont également très intéressants car l’auteur accorde une grande importance à la psychologie de ses protagonistes, ce qui est un très bon point. Pour n’en citer que quelques-uns, Armaiti, le Vieux Chaman et Asha qui sont ceux que j’ai le plus apprécié.
_ Adversités servant une logique (découvrir le monde, initier le héros …) : Il y en a à foison … pauvre Hypnos … on lui fait perdre la vue, devenir le Maître des Ombres, combattre des démons, exorciser un autre sans compter les manigances du début de Zargose … cependant ces péripéties sont toutes justifiées et plus entraînantes les unes que les autres … frère Compatissant a dû traverser bien des épreuves avant de devenir l’Hypnos, et cette première quête n’était que le commencement … je meurs d’envie de lire le second tome.
_ Alternances des formes : action et dialogue : Oui, je suis impressionnée par le chemin parcouru … je pense notamment au discours d’Armaiti qui a été heureusement écourté. Il est vrai qu’il est nécessaire de le lire pour comprendre la trame mais il était trop long à mon goût … désormais l’alternance des formes est très bien dosée, entre un débat philosophique et une scène d’action je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer, le rythme était excellent.
_ Volonté de transmettre du savoir (civilisation, réflexion, historique etc...)/ d’être compris sans choquer inutilement : Incontestablement, l’auteur a tenté de nous faire partager ses connaissances historiques à travers son univers à la fois asiatique et occidental … un mélange original qui me plaît. Il est évident qu’à travers la manière de penser d’Hypnos l’auteur tente de nous expliquer sa vérité et surtout nous transmettre un message d’amour et de paix. Pour ma part j’ai lu avec attention les « vérités » d’Hypnos et Armaiti et ai rangé dans un coin de ma tête celles qui me paraissaient justes. Ce roman, même s’il n’a pas plu au lecteur, l’enrichira tout de même par son poids historique et philosophique.
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|  | | olivier.lusetti Maître des Ombres


Messages: 3430 Date d'inscription: 09/04/2009 Age: 45 Localisation: Perpignan
 | Sujet: Re: RESULTATS DU VOTE DU COMITE SUR LE CYCLE D'HYPNOS, anciennement LE MAITRE DES OMBRES Dim 7 Juin 2009 - 14:51 | |
| Résultat suite et fin du membre C :
Evolution de la psyché des personnages au fur et à mesure de l'histoire : Pour Hypnos l’évolution est grande, il est passé de l’humble frère Compatissant à l’Hypnos, le Maître des Ombres, un des programmes de sauvegarde de l’univers et de protection de la Promise. Quel changement ! Je comprends très bien les interrogations, la souffrance devant les dangers auquel il est confronté au départ et ai été très impressionnée par son évolution ; ton héros avance pas à pas mais c’est pour devenir un personnage à multiples facettes, du sage aveugle pacifique au glaçant Maître des Ombres. La description de sa transformation définitive m’a énormément plu, j’ai enfin reconnu le Serviteur de la Mort. Un grand bravo ! A 1/3 du récit votre envie de continuer la lecture : Oui, évidemment. Le combat du prologue m’a faite rentrer dans le récit et je n’en suis pas ressortie, je suis curieuse de connaître la suite de la quête initiatique d’Hypnos. Au 2/3 du récit votre envie de poursuivre votre lecture : Oui, et Vivpière y est pour quelque chose, c’est sans doute la partie du roman que j’ai dévoré le plus rapidement. Je brûlais d’impatience de connaître le fin mot de l’histoire et la mise à l’écart provisoire d’Hypnos pendant plusieurs chapitres ne m’a pas du tout gênée. Cependant j’ai été fascinée et ma curiosité a encore grandi quand il s’est enflammé … quel suspense ! La fin du récit se termine t-elle : en coup de théâtre (surprenante) en une grande explication cachée? Ou bien en apothéose? : Il s’agit d’une grande explication cachée et oui, j’ai apprécié. Il est vrai que j’ai une large préférence pour les apothéoses mais pour lire le second tome il faut absolument lire la fin. J’ai cependant trouvé quelques passages à écourter sur les Soleils de Vérité, relis-toi. Pour ma part j’ai trouvé le dernier chapitre intéressant et très révélateur, il a repu ma curiosité et Chakra m’a amusée, il me rappelle un peu Matrix (« programmes de sauvegarde … etc). Toutes les problématiques du livre, sont-elles à la fin de celui-ci solutionnées. C'est à dire que toutes les portes ouvertes sont refermées : Elles sont presque toutes refermées, je n’en ai vu qu’une et plutôt mineure, il s’agit de Zargose. Mineure car je suis quasiment sûre que cette problématique sera importante dans le second tome. A part ça je n’ai rien à dire, les portes sont toutes refermées. Conclusion : Une trame captivante remplie de surprises et de suspense, des personnages originaux, attachants et parfois … caractériels, un début percutant, un style avec des phrases longues mais harmonieuses et un véritable message philosophique à transmettre, un récit fantasy mais crédible, une alternance des formes parfaitement dosée … tous ces points positifs me poussent bien évidemment à dire « oui » à la mise en avant de l’œuvre de l’auteur sur « Rêve de Fantasy ». |
|  | | olivier.lusetti Maître des Ombres


Messages: 3430 Date d'inscription: 09/04/2009 Age: 45 Localisation: Perpignan
 | Sujet: Re: RESULTATS DU VOTE DU COMITE SUR LE CYCLE D'HYPNOS, anciennement LE MAITRE DES OMBRES Dim 7 Juin 2009 - 14:57 | |
| Résultat du membre D, sur la version 1.2 d'Hypnos :
Mon impression à la fin de ma lecture a été positive. Plus je lisais, plus je me laissais prendre au jeu, et cela même si je demeurais un peu sceptique au début (après le prologue, car le prologue m’a vraiment emballée). La fin est habile car elle conclut l’intrigue du roman tout en promettant une suite. Ceci dit, je me demande s’il est judicieux de reprendre toute la scène du début du roman vers les dernières pages, car elle est relativement longue et le lecteur risque de s’impatienter : or je pense que les dernières pages d’un roman doivent avant tout tenir en haleine. Je n’ai rien à dire qui dévalorise l’intrigue en tant que telle (on y voit bien l’influence bouddhiste, et elle est cohérente et bien conduite), mais mon avis personnel aurait tendance à la qualifier de trop manichéenne. Par exemple, le charisme d’Hypnos est tel qu’il parvient à convaincre presque tous ses ravisseurs de la véracité quasi absolue de ses dires… Ceci dit, c’est en accord avec le ton général de l’histoire. De plus, il s’agit de fantasy, et il est selon moi difficile de faire autre que du manichéen avec ce genre de style. Au niveau du déroulement du récit, j’ai parfois été déstabilisée par les retours en arrière, mais cela n’a au final pas empêché ma compréhension du récit. J'ai également une réserve à émettre au niveau des tournures des phrases, ayant trouvé des pléonasmes (« s’évanouit aussitôt et ne dure pas », « qui modifia à jamais le cours de son existence / crucial »), beaucoup de répétitions (des noms surtout, comme "la fille du roi"), ce qui rend le style assez inégal et a un peu gâché ma lecture ; cela dit on ne peut nier le travail considérable sur la forme et le lyrisme qui en résulte. Peut-être même que les répétitions excessives vont de paire avec ce style. Pour moi, un peu de travail sur la forme ne serait pas superflu, mais l’ensemble reste parfaitement correct même s’il est parfois laborieux. Il y a une plume, une touche personnelle, indéniablement. De plus les descriptions sont claires et belles. Il subsiste quelques fautes d’orthographe et maladresses de style à corriger (la plus frappante étant une phrase prononcée par le Général Vivpière : « nous fîmes beaucoup de balades ensemble » : cette formulation me semble inappropriée pour son personnage), mais elles seront à mon avis faciles à corriger une fois relevées. Concernant les personnages, si je ne parviens certes pas à m’y identifier (leur impressionnante verve me dérange même si elle va de paire avec le style enrichi du roman et l’ambiance générale), je peux néanmoins comprendre leurs réactions et rien ne m’a vraiment choquée. Leurs comportements sont logiques et concordent avec leur personnalité. Les dialogues sont parfois un peu trop longs et usent peut-être de trop de métaphores (on n’arrive pas à toutes les retenir), surtout pendant le dialogue entre la prêtresse et Hypnos. Là, j’avoue m’être ennuyée. Souvent, ça vire au discours et c’est parfois assez rébarbatif. Je me suis assez attachée au général Vivpière, dont la détermination à agir la rend crédible et puissante, bien que ses réactions soient parfois un peu trop fortes au point d’en devenir quasi caricaturales. En tout, elle ne se limite pas à de grands discours et tu as très bien su tirer profit de son ‘rebellious princess syndrom’ (une princesse refusant sa condition et tentant d’agir comme un homme… plus ou moins) sans tomber dans le cliché. Voilà également un point amusant et plaisant de ton récit : les personnages sont à première vue relativement clichés, mais la façon dont tu les as menés leur donne une certaine originalité – même si Hypnos me semble parfois un peu trop irréprochable (bien qu’il se blâme souvent de ne pas avoir empêché la mort de beaucoup de gens, là encore un élément assez cliché du personnage principal que l’on retrouve souvent). C’est vraiment interpellant et cela prouve que tu as bien travaillé sur eux. Chapeau bas. En définitive, j’ai beaucoup apprécié la lecture de cet ouvrage, même s’il me semble que certains aspects de la forme doivent être retravaillés afin d’harmoniser le tout et de soutenir un fond qui, indéniablement, a de la matière. Si pas parfait, cet ouvrage me semble prometteur.
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|  | | olivier.lusetti Maître des Ombres


Messages: 3430 Date d'inscription: 09/04/2009 Age: 45 Localisation: Perpignan
 | Sujet: Re: RESULTATS DU VOTE DU COMITE SUR LE CYCLE D'HYPNOS, anciennement LE MAITRE DES OMBRES Dim 7 Juin 2009 - 14:59 | |
| Résultat du vote du membre E, sur la version 1.2 d'Hypnos :
La critique : « Hypnos, le maître des Ombres »
Le fond : Ce n’est qu’une longue intronisation, dans ce que l’on pourrait appeler une « Organisation secrète ». Ce monde décrit par l’auteur est manichéen puisqu’il met en scène les hommes de l’Ombre et ceux de la Lumière. Pour les initiés que nous sommes : les lecteurs, cette œuvre déroute un peu. Beaucoup d’actions au faible contenu. Rien ne s’y passe véritablement. Le personnage se trouve être grandi, mais pas nous. Pourquoi ? Peut-être parce qu’on a du mal à s’identifier au personnage principal. On apprend des choses sur lui au cours de la lecture mais les actions le décrivent mal. Du coup, la distance se forme entre le lecteur et le héros.
La forme : Très bonne présentation ! Le PDF est exactement ce qu’il faut pour rendre le travail soigné et clair. Mais pour ce qui est de la narration et surtout de la ponctuation, certains passages sont à revoir. Il manque par exemple les guillemets à l’entrée des dialogues et à la fin. Et puis l’idée de mettre le sommaire à la fin est assez déroutante. Quelque peu absurde pour les membres du comité de lecture. C’est seulement à la fin que j’ai découvert l’existence de ce sommaire. Au niveau de la ponctuation, un passage à revoir : « cette plante…lors… ». Trop de points de suspension qui ne sont guère nécessaires. Trop de sous-chapitres de deux à trois pages seulement, là où tu pourrais en faire une dizaine. C’est court, trop court ! Les ellipses dans les premiers chapitres donnent une impression de va-vite.
Le style : Impeccable ! Je ne sais pas si c’est un premier roman, mais le style d’Olivier est facile d’accès. Le sujet n’est pas évident mais l’auteur a su choisir ses mots avec soin. Les actions sont très bien décrites ainsi que les doutes qui traversent les protagonistes. Le passage où la prêtresse explique le comment du parce que est bien exploité.
Les expressions : Elles vont de pair bien entendu avec le style de l’auteur. Pas de grandes phrases qui mentiraient sur ses intentions. Tout y est concis. Les différents champs lexicaux permettent d’apporter plus de contenu au récit. Olivier ne se contente pas d’écrire, il propose également une vaste palette de mots pour appuyer ses dires. Le monde inventé par l’auteur est dès lors accessible, car l’on ne s’embarrasse pas avec une quantité de détails, de vocabulaire qui souvent tend à déstabiliser le lecteur.
Les moyens : C’est une quête spirituelle. Tous les ingrédients y sont : l’appel, les épreuves et la finalité. Rien à dire ce de ce côté-là. Le lecteur est spectateur de cette quête d’initiation à la magie. Sous forme d’ésotérisme, le récit nous dévoile toutes les affres que le novice se doit d’accomplir pour être ainsi reconnu dans son milieu. L’auteur emploie à tour de rôle un champ lexical riche comme celui de la religion : prêtres, adeptes, monastères, Prêtresse, Sainte mère… et rien n’est laissé au hasard.
La manière : A travers le récit, en l’occurrence cette quête. L’auteur par un savant procédé narratif nous conduit au-delà d’une histoire ; à bâtons rompus, il nous propose la naissance d’une légende. Le début se veut lent afin de faciliter la compréhension. Le milieu du roman subit une accélération après avoir posé toutes les ficelles de cette initiation. Les actions sont moins brèves, mais tout aussi explicites. Le dénouement reprend les prémisses du récit. Cette fin est claire et permet à la boucle de se boucler.
Verdict : neutre Public concerné : adultes
De plus : Je suis neutre. Parce que c'est superbement écrit, clair et concis. Très bon travail de présentation autant dans la forme que dans le fond, mais honnêtement, le sujet ne me passionne guère, malgré toutes les bonnes choses que l'on peut y dire. C'est pas ma came, mais d'autres preuvent la trouver superbe ton histoire, notamment les maisons d'édition. Mais bon...ce n'est qu'un point de vue!
Dernière édition par olivier.lusetti le Mar 17 Mai 2011 - 14:56, édité 1 fois |
|  | | MissCoco Reine des Ténèbres


Messages: 1370 Date d'inscription: 08/04/2009 Age: 17
 | Sujet: Re: RESULTATS DU VOTE DU COMITE SUR LE CYCLE D'HYPNOS, anciennement LE MAITRE DES OMBRES Dim 7 Juin 2009 - 15:08 | |
| Barême de Notation du Membre A :  _________________  |
|  | | MissCoco Reine des Ténèbres


Messages: 1370 Date d'inscription: 08/04/2009 Age: 17
 | Sujet: Re: RESULTATS DU VOTE DU COMITE SUR LE CYCLE D'HYPNOS, anciennement LE MAITRE DES OMBRES Dim 7 Juin 2009 - 15:10 | |
| Barême de Notation du Membre B :  _________________  |
|  | | MissCoco Reine des Ténèbres


Messages: 1370 Date d'inscription: 08/04/2009 Age: 17
 | Sujet: Re: RESULTATS DU VOTE DU COMITE SUR LE CYCLE D'HYPNOS, anciennement LE MAITRE DES OMBRES Dim 7 Juin 2009 - 15:11 | |
| Barême de Notation du Membre C :  _________________  |
|  | | MissCoco Reine des Ténèbres


Messages: 1370 Date d'inscription: 08/04/2009 Age: 17
 | Sujet: Re: RESULTATS DU VOTE DU COMITE SUR LE CYCLE D'HYPNOS, anciennement LE MAITRE DES OMBRES Dim 7 Juin 2009 - 15:12 | |
| Barême de Notation du Membre D :  _________________  |
|  | | MissCoco Reine des Ténèbres


Messages: 1370 Date d'inscription: 08/04/2009 Age: 17
 | Sujet: Re: RESULTATS DU VOTE DU COMITE SUR LE CYCLE D'HYPNOS, anciennement LE MAITRE DES OMBRES Dim 7 Juin 2009 - 15:13 | |
| Barême de Notation du Membre E :  _________________  |
|  | | MissCoco Reine des Ténèbres


Messages: 1370 Date d'inscription: 08/04/2009 Age: 17
 | Sujet: Re: RESULTATS DU VOTE DU COMITE SUR LE CYCLE D'HYPNOS, anciennement LE MAITRE DES OMBRES Dim 15 Nov 2009 - 18:03 | |
| Bonjour, Olivier m’a fait parvenir le commentaire d’Yrkélia, notre nouvelle Conseillère Royale de 2009, en me demandant d’émettre mon avis. J’ai trouvé son point de vue intéressant et j’en profite pour saluer son travail car elle n’était obligée en rien. Il nous donne une approche différente du roman « Hypnos le Maître des Ombres » car les lectures d’Yrkélia sont nourries de policier, de romanesque historique et de beaucoup moins de fantasy. Elle prouve ainsi que ceux qui écrivent de la fantasy peuvent toucher des lecteurs provenant d’autres univers tout comme les lecteurs de fantasy ont des lectures variées. C’est d’autant plus constructif d’avoir ce nouveau commentaire car il se fait sur la dernière version d’Hypnos (version 1.4) alors que le Comité de Lecture avait lu la version 1.2. Ainsi Yrkélia vient conforter la prise de position du Comité de Lecture. C’est pourquoi malgré les hésitations d’Olivier à faire connaître l’avis d’Yrkélia suite au fait qu’il ait verrouillé les commentaires, je décide de le mettre en ligne. Car là nous sommes dans la validation de l’ancien Comité par une nouvelle Conseillère Royale reconnue par la qualité de ses commentaires. Amicalement.  _________________  |
|  | | MissCoco Reine des Ténèbres


Messages: 1370 Date d'inscription: 08/04/2009 Age: 17
 | Sujet: Re: RESULTATS DU VOTE DU COMITE SUR LE CYCLE D'HYPNOS, anciennement LE MAITRE DES OMBRES Dim 15 Nov 2009 - 18:05 | |
| Commentaire sur la version 1.4 d'Hypnos.
L’immersion au début du récit La première scène est une scène de combat, situation qui favorise l’immersion du lecteur. Pourtant, l’auteur se démarque du combat traditionnel en nous plongeant dans les pensées du personnage. Ce n’est plus l’habilité guerrière d’Hypnos, à laquelle nous assistons, mais à la mise en oeuvre de ses processus mentaux. Il est bon combattant, mais il n’est pas qu’un combattant. Il est un homme qui a été instruit, dressé à l’analyse. Les choses ne tournent pas en sa faveur, il donne des coups, mais en prend. Pourtant, il a été instruit, presque dressé à l’analyse, et il en a acquis une force mentale qui lui permet de prendre le dessus sur une panique, bien naturelle en la circonstance pour comprendre qui est l’ennemi. Hypnos recentre ses pensées sur une litanie qui lui permet de soutenir son action par son mental (il ne se concentre pas sur la défaite). Au-delà de cette litanie, il enchaîne ses constats pour en tirer des conclusions (ils ne sont pas vivants), qui servent la situation. Immersion : oui, à plus d’un titre. Nous avons une situation forte, qui entraîne le lecteur dans la situation. En parallèle, nous en apprenons sur le personnage : un homme de savoir, un homme qui a une forte discipline mentale. On peut en tirer des conclusions sur le monde, se dire que certaines communautés, religieuses ou non, forment des adeptes à des disciplines où le corps et l’esprit se mêlent, ou l’un et l’autre interagissent. Du monde encore, nous apprenons que le niveau que l’on pourrait qualifier de commun (là où les hommes sont confrontés aux hommes) peut être devenir le terrain de chasse de créatures différentes (démons, morts, etc.). Ce début de récit remplit donc parfaitement sa vocation, emmener le lecteur auprès d’un personnage (situation), dans un personnage (introspection) et dans son monde.
La tournure des phrases — Le style À de nombreuses reprises, l’auteur enrichit le sens initial des mots. Il écrit par exemple : - Comme celle qui ordonne de respecter et d’obéir à la loi, sourit le Chaman. ou plus loin : — Tu ne sembles pas comprendre, tu étais devenu une torche vivante, trembla le Chaman. Les verbes « sourire » et « trembler » gagnent une dimension orale qu’ils n’ont pas à l’origine, mais ce « détournement » tout en douceur s'inscrit parfaitement dans la phrase. Nous trouvons également dans ce texte de très belles images, des comparaisons très poétiques qui aident et agrémentent la lecture. Et d’autres moments encore où l’auteur part de l’observable pour nous faire découvrir les émotions des personnages. Exemple : « Le rythme effréné de sa respiration diminuait en intensité. » En aucun cas, on ne nous dit que le personnage se calme, mais comment le manquer ? La tournure des phrases est effectivement belle, sans surcharge inutile. Chaque mot a son utilité (au niveau du sens) et la musicalité de l’ensemble est préservée.
L’auteur s’appuie sur la stylistique pour créer « sa patte », sa façon d’écrire particulière qui colore l’ensemble du récit.
L’orthographe et la construction grammaticale L’orthographe et la construction grammaticale sont irréprochables.
Comportement rationnel à défaut d’être logique — Vraisemblance et crédibilité de l’histoire — Le dépaysement et l’atmosphère Nous touchons là à ce qui me semble être l’une des forces de l’auteur. Tout est vraisemblable. Les comportements sont rationnels. Les motivations sont expliquées. L’histoire se déroule dans un monde que je qualifierai de médiéval. Je mets derrière ce terme un certain nombre de notions que j’ai définies en dehors de ce récit, mais auxquelles le récit fait référence pour asseoir sa crédibilité. Ici, les gens sont superstitieux. C’est le cas des Fils de la Montagne. À la fin du récit, le Chaman aide Hypnos, malgré les craintes et les questions que pourrait amener son rétablissement spectaculaire (peurs tout à fait légitimes dans un récit médiéval). Il le fait parce qu’il estime l’homme, il le fait parce qu’il est lui-même quelqu’un qui touche à l'occulte et qui sait qu’il ne sait pas tout. C’est donc tout naturellement qu’il fait taire ses craintes pour écouter son coeur. La façon dont Vivpière en arrive à penser que son père « préfèrerait » un fils et ce qui la conduit à se mutiler est limpide. Elle les espionne et entend parler le Roi. C’est crédible, elle n’aurait pas pu l’entendre autrement, car l’auteur a entretenu en amont « mon image » du médiéval et en aucun cas il n’aurait parlé ouvertement devant sa fille. Crédible encore qu’elle en arrive à une telle extrémité. Cette femme est désespérée, elle a absolument d’être reconnue par son père. L’auteur le développe suffisamment pour que son acte et sa façon de vivre, par la suite, semblent naturels. Dans l’ensemble du récit, rien ne se produit « comme ça », le terrain que nous sommes, nous lecteurs, est parfaitement préparé, parce que nous avons eu tous les indices.
Suspens et intérêt — Scènes juste décoratives L’intérêt de chacun a ses motivations. En ce qui me concerne, j’ai besoin de m’attacher aux personnages et de me trouver dans des situations qui me poussent à m'interroger, sur l’intrigue, sur l’issue des diverses péripéties à travers lesquelles l’auteur martyrise mes personnages favoris, sur les prises de position des héros (je les comprends ou pas). Un peu d’action, de mystère corse le tout. Je retrouve ici tous les ingrédients nécessaires, mon intérêt est suscité et maintenu tout au long du récit. Aucune des scènes n’est juste décorative. Toutes font progresser l’intrigue.
Phrases tarabiscotées et vocabulaire compliqué Aucune phrase n’est tarabiscotée et pas une ne me semble compliquée en raison d’une construction malheureuse. L’auteur maîtrise la syntaxe. Le vocabulaire n’est pas non plus compliqué. L’auteur m’a néanmoins entraînée sur des thèmes de réflexion qui ne m’étaient pas familiers, et à me poser des questions que je ne me pose pas d’ordinaire. En cela, j’ai dû par moment ralentir ma lecture pour m’interroger davantage, car on avance plus lentement sur les chemins moins fréquentés. Mais ce point est plus lié à moi, lecteur qu’à l’auteur, qui maîtrise totalement son sujet et les façons de l’amener.
Soutien du fond par la forme (travail et recherches sur les mots)- Tout le monde parle avec Dieu, l’instruisit Hypnos d’une voix douce. Chaque matin, dès que l’on ouvre les yeux. L’auteur choisit « instruire » au lieu de « répliquer » ou d’une autre équivalence. Bien sûr ce mot est en accord avec les paroles d’Hypnos, mais ce n’est pas Hypnos qui l'emploie, c'est l’auteur. Pour moi, instruire signifie « transmettre un savoir ». S’il est vrai que l’on peut toujours discuter longuement sur l’exactitude des « savoirs », il n’en demeure pas moins qu’il s’agit toujours de notions communément admises, de postulats sur lesquelles est construit un monde. Le choix de ce mot n’est pas anodin : il s’agit un monde où les humains sont imprégnés de la présence du Dieu, qui colore leur acte.
«Sa respiration était rapide, contrastant avec le souffle calme et profond d’Hypnos.» Cette phrase met en exergue l’agitation de Vivpière par opposition à la paix qui, en ce moment, règne en Hypnos. Là encore, c’est un choix, celui du contraste, car l’auteur aurait pu simplement affirmer que sa respiration était rapide. Mais il dirige son projecteur, oriente-le ressenti du lecteur à travers les termes et les tournures de phrase qu’il sélectionne.
Ces deux exemples sont un échantillon de la façon dont l’auteur utilise les mots.
Personnages attachants L’auteur ne néglige aucun personnage. Ils sont attachants. Hypnos est bien sûr un homme de pouvoir, sage et érudit. Mais il est aussi humble, tendre, humain, et a un sens du l’humour très développé. Vivpière est une fille de roi et général de son peuple. C’est aussi une femme blessée, une âme féminine qui mène une vie d’homme, terriblement tendre et réfléchie sous des dehors très impulsifs. La grande prêtresse Armaiti et Asha : Deux femmes qui au départ disposent de plus de savoir qu’Hypnos lui-même et avec lesquelles il peut entrer dans des joutes orales. Pourtant beaucoup de pédagogie et une certaine douceur derrière ces femmes et surtout l’impression qu’elles peuvent respecter l’autre malgré les divergences. Je me suis terriblement attachée à Asha, la sage guerrière, maître à penser. Déache : un général dont les intérêts divergent de ceux de Vivpière et qui l’affronte, mais aussi un homme droit, en accord avec lui même, qui ira jusqu'au bout, mais sans coup bas, qui reculera même lorsque les évènements prendront une tournure qui heurte la fibre humaine qui l’anime. J’aime également beaucoup ce personnage direct et selon mes critères « homme de bien ». Le chaman, Brafor, aucun n’est négligé, tous ont des forces, des courages qui les rendent attachants.
Alternance des formes : actions et dialogues Les dialogues interviennent en support de l’action. L’équilibre est parfaitement respecté.
Coups de théâtre Il y en a ceux contre lesquels Hypnos fait appel à l’Incantation Unique et qui lui coûtent si cher. D’autres moments m’ont surprise, d’autres moins, mais l’ensemble est équilibré et on nourrit incontestablement pour les deux personnages principaux des espoirs, des attentes, auxquels le déroulement de l’histoire apportera une réponse.
Volonté de transmettre du savoir - Volonté d’être compris par tous sans choquer inutilementLa volonté de l’auteur de transmettre du savoir est une évidence. Des thèmes de réflexion se retrouvent tout au long du récit, à travers les pensées d’Hypnos, ils émaillent son discours et transparaissent dans certaines images utilisées par l’auteur. L’identité du héros sert cette vocation et le lecteur s’y laisse prendre volontiers. Il le fait d’autant plus facilement que rien n’est imposé, car ce roman autorise une double lecture. On peut facilement ne se laisser porter que par la trame romanesque et prendre plaisir à suivre une intrigue qui nourrit un unique besoin de rêve et d’aventure qui est satisfaite ici. Une autre catégorie de lecteur peut y trouver matière à interrogation sur des thèmes dont la légitimité se prolonge de nos jours. Le questionnement et l’enseignement sont digestes, accessibles au plus grand nombre. On ne peut en la matière que saluer le sens de la pédagogie de l’auteur. Il n’y a aucune image ou idée choquante dans ce récit. Le message est un message d’amour et de tempérance, que le héros s’applique à mettre en oeuvre. C’est un message noble.
Évolution de la psyché des personnages au fur et à mesure de l’histoireElle est évidente également et rendue quasi obligatoire par la trame du récit. L’auteur mène un travail de fond sur la crédibilité du récit, où il excelle. Que deviendrait cette crédibilité si le héros n’illustrait pas les principes qu’il prône ? Le personnage principal se remet en question tout au long du récit et ses échanges avec les autres protagonistes les poussent à la réflexion. La psyché des personnages évolue tout au long de l’histoire.
Identification du lecteur avec le ou les hérosL’identification du lecteur avec les héros est instinctive. Elle va de pair avec l’intérêt et l’attachement que l’on porte aux personnages.
À 1/3 - 2/3 du récit votre envie de poursuivre la lectureAprès une entrée en matière réussie à plus d’un titre, l’auteur parvient parfaitement à entretenir l’intérêt du lecteur, jusqu’à la fin du roman.
La fin du récit J’ai été légèrement moins sensible à la messagère qu’est Chakra. Cette entité m’a surprise. Un livre ou un enchaînement de déductions d’Hypnos m’auraient séduite davantage. Mais ce n’est qu’une préférence, le choix de l’auteur emportera l’adhésion d’autres lecteurs, sans provoquer chez moi de déplaisir. Les réponses apportées par la fin du récit me semblent être une ouverture sur une suite possible, dans laquelle on s’attend à revoir Vivpière, mais surtout son fils.
Toutes les problématiques du livre sont-elles solutionnées ? Toutes le sont selon moi. Un passage peut-être un peu rapide sur Zargose, mais cette remarque traverse l’esprit sans devenir regret.
Mon avis global. Il est totalement positif. Je suis très sensible aux intrigues qui se tiennent et aux personnages à psychologie fouillée. J’ai particulièrement aimé la cohérence de l’ensemble, le soin apporté à la progression de l’histoire, et la qualité des portraits. Les trois Hypnos (le guerrier - l’humaniste-philosophe et le croyant) m’ont particulièrement charmée. Il rend au « héros » bon que notre génération affadit et maltraite ses lettres de noblesse. J’ai également été sensible à sa juxtaposition avec Vivpière. Nous avons un homme qui ose se montrer tendre et sensible (exprimer sa « féminité ») et une femme qui sait démontrer ses compétences martiales, au moment où elle porte une arme comme à celui où elle doit convaincre ces femmes inexpérimentées de se conduire en guerrier (exprimer sa « masculinité ») sans qu’aucun des deux ne soit équivoque, car Hypnos est bien un homme et Vivpière éminemment féminine, nul ne saurait en douter. Ils expriment tous deux le yin et le yang de leur personnalité. _________________  |
|  | | | | RESULTATS DU VOTE DU COMITE SUR LE CYCLE D'HYPNOS, anciennement LE MAITRE DES OMBRES | |
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