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 Rencontre : Paul Beorn et "La pucelle de Diable-Vert"

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Solon
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MessageSujet: Rencontre : Paul Beorn et "La pucelle de Diable-Vert"   Mar 7 Sep 2010 - 1:25

Bonjour à tous !

Paul Beorn, que nous remercions chaleureusement, viendra présenter son oeuvre "La pucelle de Diable-Vert" en réponse au présent message, à partir du Mercredi 08 Septembre.

Comme prévu, la présentation sera suivie de ses réponses au questionnaire que nous avons préparé, puis d'un dialogue.




N'hésitez pas à faire part de vos remarques !

_________________
[#]


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Paul Beorn
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MessageSujet: Re: Rencontre : Paul Beorn et "La pucelle de Diable-Vert"   Mer 8 Sep 2010 - 4:17

Bonjour à tous !
Comme vous le savez peut-être, j’ai été invité sur votre charmant forum en tant qu’auteur de premier roman de fantasy, afin d’échanger avec vous sur cette expérience.
Je suis Paul Beorn, le roman en question a pour titre « La Pucelle de Diable-Vert » dont le premier tome, « La perle et l’enfant », sort en librairie le 23 septembre (et le tome 2, « le hussard amoureux », le 23 octobre). L’éditeur est Mnémos.

Depuis que certains savent que je publie mon premier roman, on me pose souvent la question : « mais au fait, de quoi ça parle ? » Une question fort légitime, j’en conviens, et pourtant… Je ne m’y étais jamais préparé et je me suis aperçu qu’il était extrêmement difficile de parler de ses propres romans.
Quand c’est possible, je préfère donc laisser Mnémos en parler à ma place, ils font cela très bien. Surtout Hélène Ramdani, ma directrice d’ouvrage, qui avec son enthousiasme béat pour le roman et ses grands yeux remplis de petites étoiles, est capable de convaincre n’importe qui de l’acheter (si, si, je l’ai vu faire, elle est impressionnante !).
Je n’ai pas ses talents, néanmoins, je vais tout de même essayer de vous dire en quelques mots, donc, « de quoi ça parle ».

Cela parle d’un royaume en déclin, en proie à la guerre civile et à toutes sortes de calamités surnaturelles. Cela parle d'une ville incroyable aux confins de ce royaume où des milliers de malheureux viennent en caravane de toutes les provinces et réalisent leurs rêves les plus fabuleux Dans cette ville, on trouve la paix et le bonheur, les habitants y sont tous beaux, riches, puissants et mènent grande vie.
Et cela parle d'une jeune fille qui arrive avec les autres et qui n'y croit pas. Elle cherche l'envers de ce décor et, l'ayant trouvé, en ressent une telle horreur qu'elle trouve le courage de s'opposer à la machination à l’œuvre. Elle se retrouve bientôt dans l’amère position de celle qui a raison contre le monde entier.

Cela parle d'un chevalier qui a été changé en perle parce qu'il a eu le malheur de forniquer avec une sorcière, et qui servira de confident secret à l'héroïne du roman. Et d'un bébé abandonné, qui est autant une charge qu'une source de fierté pour elle. Un bébé qu'elle devra défendre au péril de sa vie alors qu'elle n'est même pas sa mère.

C'est une fantasy où l'on ne parle pas des puissants et des rois. Les petites gens sont à l'honneur, ceux qui s'obstinent à faire leur travail et à refuser de se laisser dévorer par plus forts qu’eux. C'est une fantasy de vieilles sorcières percluses de vices, de gitanes et de lieutenantes du Roy - le tout dans la langue fleurie du Royaume de la Croix-Blanche.

Le personnage principal en est « Jéhanne », pucelle, acrobate, mère ou guerrière. Pourvue d’une tête dure et d’un cœur tendre, un peu trop prompte à s’indigner autant qu’à s’émouvoir.
Comme la véritable Jeanne d’Arc, sa très lointaine cousine, c’est un personnage de roturière qui réussit à changer le cours de l’Histoire que les Grandes Gens voudraient écrire sans elle.


Je termine avec quelques liens :
Mon blog, sur lequel j’en dis déjà beaucoup : http://leblogdetontonbeorn.hautetfort.com/
Ce qu’en disent les

Editions Mnémos


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olivier.lusetti
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MessageSujet: Re: Rencontre : Paul Beorn et "La pucelle de Diable-Vert"   Mer 8 Sep 2010 - 4:48

C’est un grand plaisir, que celui de vous accueillir, répondez aux questions que vous voulez, dont voici une liste :
Amicalement
Olivier.

"Monsieur,
Voici le questionnaire que les membres de « Rêve de Fantasy » ont concocté pour vous. Il a été organisé de façon chronologique, du début de l’écriture jusqu’à la publication et promotion de votre roman La pucelle de Diable-Vert, dont le premier tome paraîtra le 23 Septembre 2010.


Votre rapport à l’écriture

Quand avez-vous décidé de vous plonger dans l’écriture ?

Nous imaginons que pour réussir à achever un roman, il faut être réellement passionné. Ressentez-vous l’écriture comme un besoin ?

Quelle est votre fréquence d’écriture (tous les jours, plusieurs heures par jours, etc.) ?

D’où tirez-vous votre inspiration (promenades, lectures, cinéma, etc.) ?

Avez-vous toujours écrit de la fantasy ? Écrivez-vous uniquement cela ?

Écrivez-vous votre premier jet à la main ou préférez-vous travailler directement à l’ordinateur ?

Utilisez-vous un logiciel d’aide à l’écriture, correcteur ou autre ?



L’écriture

Quand est née pour la première fois l’idée d’écrire un roman en entier ?

Avez-vous rapidement eu une idée claire du scénario ou s’est-il mis en place à mesure ?


Avez-vous écrit une trame très précise, un résumé ? Si oui, ce premier travail s’est-il fait avant la rédaction proprement dite ou simultanément ?

Combien de temps vous a-t-il fallu, de la première phrase à la dernière page, pour écrire votre œuvre ?

Avez-vous corrigé votre travail au fur et à mesure ou une fois la rédaction terminée ? À ce titre, combien de temps vous a pris le travail de réécriture, correction ? Cette correction a-t-elle été compliquée ? Avez-vous eu recours à des bêta-lecteurs ?

Avez-vous douté durant votre travail ? Si oui, comment avez-vous réussi à retrouver confiance ?

Nous supposons qu’il faut organiser correctement son temps pour aller au bout d’un travail de si longue haleine. Comment avez-vous concilié vie professionnelle, familiale et le temps nécessaire à l’élaboration de votre œuvre ?

Comment arrivez-vous à maintenir la distance nécessaire pour garder votre esprit critique par rapport à ce que vous écrivez ?

Quels sont les passages que vous avez préféré rédiger ? Quels ont été les plus ardus à écrire ?

La séparation et l’organisation de vos chapitres se sont-elles faites naturellement ou avez-vous dû les retravailler ?

Le sentiment de satisfaction doit être immense lorsque l’on achève une telle entreprise. Pouvez-vous nous le décrire ?

Sans bien sûr nous dévoiler l’intrigue, quel (s) moment (s) préférez-vous dans votre œuvre ?



À la recherche d’un éditeur

S’agissait-il de votre premier tapuscrit envoyé ou avez-vous d’autres écrits n’ayant pas trouvé preneurs ?

Avant de chercher un éditeur pour ce roman, avez-vous fait paraître des nouvelles ? Si oui, sous quelle forme ? Recueil, anthologie, revues, webzine... ?

Que pensez-vous, à ce titre, de la nouvelle, notamment sur le côté formateur qu'elle peut avoir pour un écrivain novice ?

Comment avez-vous su que votre roman était achevé, que vous ne pouviez plus l’améliorer, qu’il était temps de l’envoyer ?

À combien d’éditeurs l’avez-vous envoyé ?

À partir de ce moment commence l’attente d’une réponse. Pouvez-vous nous décrire ce que l’on ressent ?

Aviez-vous des liens personnels ou professionnels ayant pu appuyer votre tapuscrit auprès des maisons d’édition ?

Au bout de combien de temps avez-vous reçu une réponse ? Toutes les maisons vous ont-elles répondu ? Combien ont répondu à la négative avant de recevoir un accord ?

Combien ont validé votre tapuscrit ? S’il y en a plusieurs, pourquoi avoir choisi votre éditeur actuel ?

Pour parler plus particulièrement de votre actuel éditeur que je vous laisse citer, au bout de combien de temps celui-ci vous a-t-il répondu ?

Votre éditeur a-t-il directement validé votre œuvre ou s'est-il d’abord montré sceptique ?

Qu'avez-vous ressenti lorsque vous avez reçu la réponse positive de votre éditeur ?



De l’acceptation à la parution

Votre éditeur vous a certainement demandé un certain travail de correction sur votre œuvre. Était-il conséquent ? Vous a-t-on obligé à modifier des passages que vous teniez à garder ?

Vous a-t-on demandé de terminer le second tome avant de publier le premier ?

Avez-vous pu discuter à bâtons rompus avec votre maison d'édition, ou était-ce « à prendre ou à laisser » ?

Avez-vous participé à la fabrication de la maquette de votre livre ? Si oui, votre avis était-il principal ou seulement secondaire ?

Au final, combien de temps s’est écoulé entre le début de l’écriture de votre livre et sa parution ?


La promotion

Votre maison d'édition dit le plus grand bien de votre écriture. Pouvez-vous nous éclairer à ce sujet ?

Si vous avez une activité professionnelle, la promotion ne vous prend-elle pas trop de temps ? La disponibilité dont vous devez faire preuve n’est-elle pas trop contraignante ?

Avez-vous déjà participé à des salons en tant qu’auteur ? Si oui, qu’en retenez-vous ?
Redoutez-vous le regard du public vis-à-vis de votre œuvre ? Ne craignez-vous pas qu'il n'adhère pas à l'univers que vous leur proposez ?

De combien d’exemplaires sera constitué le premier tirage de votre roman ? Une fois tous vos romans écoulés, votre maison d’édition procédera-t-elle à de nouvelles fournées ?

Êtes-vous satisfait des lieux de ventes où l’on peut se procurer votre livre ?

Pensez-vous apporter quelque chose de nouveau dans la littérature de l’imaginaire ?

En conclusion et en quelques mots, que pourriez-vous nous dire pour nous donner envie de découvrir votre œuvre ?

Merci beaucoup, encore une fois, d’accepter de répondre à notre proposition.
Les membres de Rêve de Fantasy"


Dernière édition par olivier.lusetti le Mar 14 Sep 2010 - 23:58, édité 3 fois
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A.C. de Haenne
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MessageSujet: Re: Rencontre : Paul Beorn et "La pucelle de Diable-Vert"   Mer 8 Sep 2010 - 7:43

Puis-je me permettre, histoire qu'on ait tous une image de ce dont on est en train de parler, de vous proposer ceci ?






Et le lien vers le roman, chez Mnémos !

En tout cas, bienvenue parmi nous, monsieur Beorn !

A.C.


Dernière édition par A.C. de Haenne le Mer 8 Sep 2010 - 10:34, édité 1 fois
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Paul Beorn
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MessageSujet: Re: Rencontre : Paul Beorn et "La pucelle de Diable-Vert"   Mer 8 Sep 2010 - 8:11

Eh bien eh bien, j'ai du pain sur la planche ! :)
J'admire le travail de synthèse et d'organisation.

Je voudrais d'abord préciser qu'on peut m'appeler Paul et me tutoyer, si ça ne dérange personne, moi ça me va aussi bien !

Tâchons donc de répondre dans l'ordre.

Votre rapport à l’écriture

Quand avez-vous décidé de vous plonger dans l’écriture ?

A l'âge de 5 ans à peu près. Je ne savais pas encore écrire, mais ce n'était pas le genre de chose qui me gênait beaucoup. Ma mère nous lisait des romans le soir avant de s'endormir, à mes frères, ma soeur et moi, et l'un d'eux était "Bilbo le hobbit", de Tolkien.
C'est ce livre qui m'a donné l'ordre suivant, très très fort : "tu seras écrivain".


Nous imaginons que pour réussir à achever un roman, il faut être réellement passionné . Ressentez-vous l’écriture comme un besoin ?

Peut-être. Ce n'est pas exactement le mot que j'aurais choisi, mais cela y ressemble fort. C'est juste une chose naturelle pour moi, comme de boire ou de respirer. Ce sont certainement des besoins, mais ce sont avant tout des choses que l'on fait en permanence et avec plaisir.
Evidemment, écrire demande un peu plus d'effort, cependant... :)


Quelle est votre fréquence d’écriture (tous les jours, plusieurs heures par jours, etc.) ?

Ah non, pas tous les jours. Je sais que certains le font et que cela leur convient très bien, mais pas moi. Quand j'écris un roman, je peux le faire 12 heures par jour. Je peux aussi le faire toute la nuit et reprendre le boulot le lendemain, je suis tellement immergé dans les personnages et l'univers que pendant quelques semaines, je ne suis pas capable de grand chose d'autre.
Ecrire un roman me prend deux mois, et pendant le reste de l'année, je n'écris pratiquement rien. Juste des nouvelles, parfois.
Je connais des gens qui écrivent le même roman pendant deux ans, à raison de quelques lignes par jour. C'est comme ça, tous les auteurs ont leur façon de faire. L'important, c'est le résultat...
En revanche, je suis auteur à chaque instant de ma vie, qui est imprégnée de cette activité. Chaque image que je vois, chaque parole que j'entends est un matériau potentiel, je suis tout le temps à me dire "tiens, et ça, je ne me pourrais pas l'utiliser ?"
C'est devenu automatique, presque inconscient.


D’où tirez-vous votre inspiration (promenades, lectures, cinéma, etc.) ?

Principalement des autres livres. Mais si on y réfléchit bien, tout peut servir l'inspiration. Les gens, notamment, sont encore la meilleure source d'idées pour créer des personnages (ahah, méfiez-vous, amis, parents, collègues, l'auteur est un voleur de vie...).
Pour autant, jamais personne ne s'est reconnu dans un de mes personnages, tout cela est trop mélangé et romancé.
Il y a aussi les lieux : les châteaux forts, par exemple, les cathédrales, les vieilles maisons...
Et puis, il y a parfois des idées qui vous frappent comme la foudre, quand on ne s'y attend pas, et qui vous inspirent un roman du jour au lendemain -ou presque. Ces idées-là, je ne sais pas comment les attraper, je voudrais bien savoir.
Je suppose qu'elles viennent en fait de la somme des histoires lues et vues (j'aime beaucoup le cinéma), associées à un détail minuscule qui fait catalyseur.
Cela peut être un mot d'un ami, une publicité, un lieu insolite... N'importe quoi, en fait.


Avez-vous toujours écrit de la fantasy ? Écrivez-vous uniquement cela ?

Non. Je me suis mis à la fantasy il y a cinq ou six ans à peu près. Avant cela, j'en lisais très peu et je n'en écrivais pas du tout. J'écrivais de la littérature blanche, tirant parfois sur le fantastique léger.
Et puis un jour, un ami m'a offert un bouquin de fantasy et je me suis dit "voilà ce que je veux écrire".
A l'avenir, je ne serai pas du tout opposé à l'idée d'écrire autre chose : de la SF ou du fantastique, par exemple. Mais pour l'instant, la fantasy me comble et accessoirement, elle a plus de succès auprès des éditeurs, alors pourquoi changer ?


Écrivez-vous votre premier jet à la main ou préférez-vous travailler directement à l’ordinateur ?

Quand j'étais enfant, j'écrivais sur de petits cahiers, mais une des premières choses que j'ai demandées à Noël en grandissant, c'était un ordinateur -et pas pour les jeux, pour le traitement de texte ! :)
Depuis cette époque lointaine, j'écris toujours sur l'ordinateur. D'abord c'est plus pratique : je n'arrête pas de modifier le texte en cours de route, je raye un mot, je remplace une phrase par une autre, je rajoute une réplique... Sur un cahier, ce serait vite illisible.
Ensuite, une fois tout écrit à la main, il faudrait tout retaper pour en faire un document exploitable par l'éditeur.
Enfin, j'écris infiniment plus vite à l'ordinateur, et je garde sur ma bêbête toutes sortes de fichiers de vocabulaire, de recherches, et un accès à Internet indispensable.


Utilisez-vous un logiciel d’aide à l’écriture, correcteur ou autre ?

Non. Il paraît qu'il en existe de très bien, mais personnellement, Word me suffit amplement.
[b]


Dernière édition par Paul Beorn le Jeu 9 Sep 2010 - 2:18, édité 3 fois
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Paul Beorn
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MessageSujet: Re: Rencontre : Paul Beorn et "La pucelle de Diable-Vert"   Mer 8 Sep 2010 - 8:13

Ah, merci AC de Haene !
Mmmh, je l'aime... :love:
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Paul Beorn
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MessageSujet: Re: Rencontre : Paul Beorn et "La pucelle de Diable-Vert"   Mer 8 Sep 2010 - 8:55

La pucelle de Diable-Vert
L’écriture

Quand est née pour la première fois l’idée d’écrire un roman en entier ?

J'avais 7 ans.
J'ai commis une sorte de réécriture passionnée de Bilbo le hobbit -un plagiat honteux, un vrai pillage. J'ai mis 3 ans pour y parvenir et c'était une horreur.
Je suppose que ça a dû être un moment difficile pour mes parents, mais bon, c'est ça aussi, le boulot de parents...


Avez-vous rapidement eu une idée claire du scénario ou s’est-il mis en place à mesure ? Avez-vous écrit une trame très précise, un résumé ? Si oui, ce premier travail s’est-il fait avant la rédaction proprement dite ou simultanément ?

Il y a plusieurs questions, alors dans l'ordre :
Oui, j'ai eu très vite une idée claire du scenario du tome 1.
Oui, je l'ai synthétisée dans un synopsis de deux ou trois pages avant de l'écrire.
Et oui et non, je l'ai très peu revu en cours d'écriture : je suis resté relativement fidèle à ma trame de départ.
En revanche, j'ai eu beaucoup plus de mal à trouver un scenario pour le tome 2 : je n'y arrivais tout simplement pas et j'ai dû écrire un autre roman entretemps pour sortir enfin quelque chose de concret.
Et finalement, cette trame du tome 2, je l'ai constamment modifiée en cours d'écriture, jusqu'à supprimer 300 000 signes déjà écrits pour les remplacer par autre chose.


Combien de temps vous a-t-il fallu, de la première phrase à la dernière page, pour écrire votre œuvre ?

Le premier tome : un mois à peu près (je ne compte là-dedans ni le travail sur le synopsis, ni la trèèèès longue phase de correction et de réécriture).
Le second tome : au moins trois mois.
Mais finalement, je suis plus fier du second.


Avez-vous corrigé votre travail au fur et à mesure ou une fois la rédaction terminée ? À ce titre, combien de temps vous a pris le travail de réécriture, correction ? Cette correction a-t-elle été compliquée ? Avez-vous eu recours à des bêta-lecteurs ?

Oui, je corrige tout au fur et à mesure. A chaque fois que je me lance dans une nouvelle scène, je relis la précédente pour me mettre dans l'ambiance et je la corrige.
Mais je corrige aussi après.
La correction n'est pas un travail compliqué pour moi. Je suis un corrigeur fou.
Mais c'est très long : il m'a fallu plus d'un an avant d'être à peu près satisfait du tome 1.
Je l'ai aussi fait relire à au moins une bêta-lectrice (ce qui est insuffisant, mais à l'époque, je n'en avais pas d'autre), ce qui prend forcément du temps.
En dehors de cette personne, je l'ai fait relire à une demi-douzaine de proches ou d'amis, qui ont pu me donner quelques conseils utiles, mais pas de véritables bêta-lectures.


Avez-vous douté durant votre travail ? Si oui, comment avez-vous réussi à retrouver confiance ?

Quand j'écris la première ligne d'un roman, je suis toujours rongé par cette question atroce : est-ce que je vais arriver à le finir ?
Cette question ne me lâche pas jusqu'à ce que je pose le point final. C'est peut-être pour cette raison que j'écris vite... :)
Mais j'ai confiance en moi. Pas pour tout. Pour pas grand chose en fait, dans la vie. Mais pour écrire, oui, j'ai confiance. Je sais que j'ai l'écriture dans le sang, que c'est quelque chose d'inscrit dans mes gènes. Je suis patient, je suis persévérant, et j'ai une confiance en béton armé.
Ecrire est une activité souvent décourageante et je pense que c'est cette qualité qui m'a été la plus précieuse.


Nous supposons qu’il faut organiser correctement son temps pour aller au bout d’un travail de si longue haleine. Comment avez-vous concilié vie professionnelle, familiale et le temps nécessaire à l’élaboration de votre œuvre ?

J'ai choisi un travail de bureau qui me prend huit heures par jour et qui ne me dévore pas toute mon énergie. Je le paye tous les jours de différentes manières : j'ai un salaire moyen, aucune perspective de carrière et je m'ennuie souvent.
Mes amis qui ont fait les mêmes études que moi ont des jobs bien plus intéressants que moi, mais ça ne me dérange pas, parce que pour moi, mon vrai métier n'est pas là - même si, hum, ma fiche d'impôt me susure le contraire.
Quant à la vie de famille...
C'est une contrainte, évidemment. Je suis marié, j'ai deux enfants très jeunes et tant qu'ils sont éveillés, je ne peux pas écrire une ligne.
Mais je me rattrape dès que la lumière s'éteint dans leur chambre à 20h30. Et j'ai une chance : je dors peu. :)


Comment arrivez-vous à maintenir la distance nécessaire pour garder votre esprit critique par rapport à ce que vous écrivez ?

Je n'y arrive pas : ce sont mes bêta-lecteurs qui le font pour moi. Je suis parfois content de moi et parfois pas du tout - et parfois pour le même texte simplement relu à deux heures d'intervalle.
Non honnêtement, je ne vaux pas un clou à ce jeu-là, mais c'est le cas de la plupart des auteurs, je crois.
Cela dit, à force de gagner quelques concours de nouvelles, on finit par se dire qu'on ne doit pas être si mauvais, arès tout, et on se torture moins avec de vaines questions : on avance et après, on regarde derrière soi le chemin parcouru.


Quels sont les passages que vous avez préféré rédiger ? Quels ont été les plus ardus à écrire ?

J'aime beaucoup les dialogues, surtout quand ils fusent. J'aime les scènes qui bougent vite, avec de l'action -pas forcément des combats, bien que j'aime les combats aussi - simplement les scènes qui ont du punch.
Je n'aime pas écrire les descriptions statiques. Il en faut parfois, mais ça me gonfle terriblement, sans doute parce que je n'y suis pas très doué -bien que ma directrice d'ouvrage prétende le contraire, mais je la soupçonne de me dire ça juste pour me convaincre d'en rajouter un peu.


La séparation et l’organisation de vos chapitres se sont-elles faites naturellement ou avez-vous dû les retravailler ?

Certains chapitres se font naturellement, par exemple, quand un personnage raconte une aventure ou quand on verse dans un flash-back.
Mais pour les autres, je ne prévois rien au départ : j'écris le texte et quand il est terminé, je le découpe avec deux critères : il me faut des morceaux comparables en taille et il me faut des moments qui s'y prêtent. Cela ne m'a jamais posé la moindre difficulté, je trouve cela assez naturel.
Mais je sais que d'autres auteurs prévoient le découpage des chapitres avant la phase de rédaction, je suppose qu'ils savent mieux que moi prévoir ce qu'ils vont écrire et la longueur que cela prendra. Pour ma part, quand je me lance, c'est toujours un peu l'aventure...


Le sentiment de satisfaction doit être immense lorsque l’on achève une telle entreprise. Pouvez-vous nous le décrire ?

Hum. On a envie de sauter partout et de faire des câlins aux passants ? On chante sous la douche, on est gentil avec tout le monde, on ne tient pas en place, les gens nous regardent comme un fou ?
Ah oui, il y a une chose aussi : c'est comme on extirpait un poids très lourd qui nous pèserait sur le ventre et que tout à coup, on le prenait et on le jetait au loin. On a cette impression de liberté, de légèreté, comme si on s'était débarrassé d'un fardeau.


Sans bien sûr nous dévoiler l’intrigue, quel (s) moment (s) préférez-vous dans votre œuvre ?

Hihi, difficile sans dévoiler l'intrigue.
J'aime beaucoup la confession du chevalier Abel.
J'aime la course-poursuite de Jéhanne dans Diable-Vert.
Dans le tome 2, j'adore toute la partie comprise entre l'arrivée à Longpont et hum, l'évènement marquant que vous verrez si vous le lisez.
Toujours des scènes qui vont vite, où il se passe beaucoup de choses dans l'urgence.


Dernière édition par Paul Beorn le Jeu 9 Sep 2010 - 2:19, édité 6 fois
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Paul Beorn
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MessageSujet: Re: Rencontre : Paul Beorn et "La pucelle de Diable-Vert"   Mer 8 Sep 2010 - 10:13

A la recherche d’un éditeur

S’agissait-il de votre premier tapuscrit envoyé ou avez-vous d’autres écrits n’ayant pas trouvé preneurs ?

J'avais déjà envoyé des tapuscrits en littérature blanche à de grandes maisons du genre Gallimard ou Albin Michel, parce que je ne savais pas à qui d'autre les envoyer.
Mais en "littérature de l'imaginaire", je n'avais jamais encore essayé d'envoyer un roman.


Avant de chercher un éditeur pour ce roman, avez-vous fait paraître des nouvelles ? Si oui, sous quelle forme ? Recueil, anthologie, revues, webzine... ?

J'ai écrit une trentaine de nouvelles de littérature blanche et j'en ai casé une demi-douzaine dans des recueils ou des revues à l'occasion de concours de nouvelles.
En fantasy, j'ai écrit une seule nouvelle à ce jour, que j'ai envoyée aux Editions 5ème saison (maintenant Mille Saisons) et qui a été retenue dans le Webzine "Solstice"
C'était d'ailleurs cette nouvelle qui ouvrait la création de l'univers de "La Pucelle".

Sinon, j'ai écrit une nouvelle de SF qui a été retenue dans un appel à texte et qui paraîtra dans le recueil de la Volte "Ceux qui nous veulent du bien 17 mauvaises nouvelles d'un futur bien géré" en partenariat avec la Ligue des Droits de l'homme.

Et actuellement, je relis une nouvelle de fantasy qui paraîtra dans le recueil des Imaginales 2011 (mais là, c'est une commande).


Que pensez-vous, à ce titre, de la nouvelle, notamment sur le côté formateur qu'elle peut avoir pour un écrivain novice ?

Je suis absolument convaincu par ce côté "formateur" de la nouvelle. Bon, je sais que certains auteurs sont allergiques aux nouvelles et n'y arrivent pas du tout.
Mais je pense sincèrement que la plupart des auteurs en sont capables et que c'est extrêmement profitable à leur style.
Vous avez un problème à régler avec votre écriture ? Dialogues, descriptions, ambiance ? Réglez-le dans un format court. Si vous échouez, vous n'aurez pas perdu autant de temps que sur un roman.
Cela vous permettra aussi de sortir la tête de votre roman, de voir que vous n'êtes pas marié avec lui et que vous êtes tout à fait capable de passer à une autre histoire.
Oui, oui et oui : faites des nouvelles !
Frottez-vous aux comités de lecture !
Ils sont rudes, mais vous savez au moins que vous avez une chance.
Si vous y arrivez, vous prendrez confiance en vous. Si vous échouez, recommencez !

Accessoirement, cela peut parfois être une porte ouverte pour rencontrer des éditeurs, surtout quand l'appel à texte est lancé par une maison d'édition.
Ce n'est pas le point le plus important, mais cela ne peut pas nuire...



Comment avez-vous su que votre roman était achevé, que vous ne pouviez plus l’améliorer, qu’il était temps de l’envoyer ?

Je n'ai jamais eu ce sentiment : comme je l'ai dit plus haut, je suis un corrigeur fou. rah
Seulement, il y a eu un moment où j'en ai eu marre. Je n'en pouvais plus et je l'ai envoyé pour m'en débarrasser et passer à autre chose, ni plus ni moins. J'aimais bien ce manuscrit mais je n'ai jamais cru qu'il trouverait un éditeur, moi je me focalisais sur un autre que j'avais écrit entretemps et j'ai vraiment été stupéfait de voir que La Pucelle était acceptée. D'ailleurs, je pensais que la fantasy était plus ou moins une voie de garage -je me trompais, évidemment.


À combien d’éditeurs l’avez-vous envoyé ?

Un seul : Mnémos. :)
Enfin, à vrai dire, au bout de six mois d'attente, je l'ai envoyé à un autre -un tout petit, tout nouveau qui acceptait les formats électroniques. Heureusement, ils m'ont répondu très vite qu'ils n'étaient pas intéressés.
Heureusement, parce que Mnémos est quand même une maison bien plus solide.


À partir de ce moment commence l’attente d’une réponse. Pouvez-vous nous décrire ce que l’on ressent ?

Eh bien... En l'occurrence, je savais que Mnémos mettait très longtemps à répondre, donc j'ai attendu assez sereinement.
De plus, au bout de trois mois, j'ai envoyé un autre manuscrit -jeunesse et de fantastique, celui-là- à toute une série d'éditeurs jeunesse. Je me focalisais sur ce dernier, c'était horrible.
Vous pouvez imaginer la chose : le ventre noué à chaque fois que je m'approchais de ma boîte-aux-lettres ou que j'allais sur ma boîte mail. Les coups de coeur à chaque enveloppe, quand je me disais "n'y crois pas trop, mon petit Paul, n'y crois pas trop" jusqu'à ce que je me dise "tiens, qu'est-ce que je t'avais dit."
Bref.
Mais pour La Pucelle, du coup, juré craché, j'avais quasiment oublié que je l'avais envoyé.

Il paraît que quand on a deux douleurs, la plus forte éclipse la plus faible. Je suppose que c'est ce qui s'est passé.


Aviez-vous des liens personnels ou professionnels ayant pu appuyer votre tapuscrit auprès des maisons d’édition ?

Eh bien, oui, non, peut-être.
Je vous raconte toute l'histoire et vous en jugerez par vous-même.
Quand j'ai envoyé le manuscrit chez Mnémos, je n'y connaissais strictement personne. Il a suivi son petit bonhomme de chemin, il a passé le premier tri et s'est retrouvé sur la pile des "peut-être bien que oui, peut-être bien que non". Pile assez fine, je puis vous le dire.
Et alors Hélène Ramdani est venue travailler chez Mnémos. C'était fin 2009 et moi, l'avais envoyé mon manuscrit fin 2008.
Je connaissais un peu Hélène, puisqu'en 2007, j'avais remporté un concours de nouvelles organisé par sa maison d'édition (à l'époque) "Le Navire en pleine ville". Nous avions échangé quelques mails, j'étais venu sur le forum (cela s'était très mal passé d'ailleurs). Mais nous étions restés en bons termes. Il faut dire qu'Hélène connaît énormément de monde, et en particulier de jeunes auteurs. C'était un peu son boulot, de découvrir les talents de demain.

Et quand Hélène a débarqué chez Mnémos à la suite de la disparition du "Navire", elle a vu mon manuscrit. Elle m'a d'ailleurs dit qu'elle n'avait pas fait le rapprochement avec moi tout de suite, parce qu'elle ne me connaissait que sous mon pseudonyme.
Toujours est-il que c'est elle qui a finalement pris ce manuscrit sous son aile. Peut-être aurait-il été pris en charge par quelqu'un d'autre au sein de Mnémos, ou peut-être pas...
Enfin, voilà toute l'histoire.


Au bout de combien de temps avez-vous reçu une réponse ? Toutes les maisons vous ont-elles répondu ? Combien ont répondu à la négative avant de recevoir un accord ?

La petite maison que j'avais contactée six mois après Mnémos m'a répondu en trois semaines.
Mnémos m'a répondu en un an et deux mois. Et encore, quand j'ai reçu mon premier mail, c'était juste pour me demander la version électronique : Hélène n'avait lu que le premier chapitre en papier et préférait lire le reste sous Word.
J'ai encore attendu quatre mois une réponse définitive, ce qui nous fait donc... 18 mois.
Eh oui.


Combien ont validé votre tapuscrit ? S’il y en a plusieurs, pourquoi avoir choisi Mnémos ?

Si vous avez suivi les réponses précédentes, vous savez déjà qu'il n'y a eu que Mnémos. Pourquoi Mnémos ?
De ma part, parce qu'il n'y avait pas un choix mirobolant : Bragelonne fermait ses portes aux manuscrits, Nestiveqnen était moribond, Pygmalion ne recevait rien, L'Atalante très peu, Denoël surtout de la SF... C'était soit Mnémos, soit une toute petite maison mal diffusée.
Il n'y pas de mal à choisir une petite maison -d'ailleurs j'aurais certainement tenté ma chance plus tard en cas de refus de Mnémos- mais tant qu'à faire, autant essayer d'abord les plus grosses... :)


Pour parler de Mnémos, plus particulièrement, au bout de combien de temps ont-ils répondu ?

18 mois, mais je l'ai dit plus haut, je crois. :)

Ont-ils directement validé votre œuvre ou se sont-ils d’abord montrés sceptiques ?

Eh bien... ça, je ne le saurais sans doute jamais.
Je sais qu'un membre de l'équipe a émis des réserves sur un aspect que j'ai totalement supprimé depuis (l'utilisation de trois ou quatre mots qui n'étaient pas dans le dictionnaire). Le reste fait partie des secrets de la maison et à vrai dire, je ne tiens pas vraiment à le savoir.
Ce que je vois, c'est qu'on m'a demandé -relativement- peu de modifications et que Mnémos prend le risque de mettre en avant ce roman en tant que "coup de coeur fantasy 2010". C'est donc qu'ils y croient (je n'arrive toujours pas tout à fait à le réaliser, d'ailleurs).


Qu'avez-vous ressenti lorsque vous avez reçu la réponse de Mnémos ?

D'abord, je n'ai rien compris.
Le mail était signé d'Hélène Ramdani -que je connaissais un peu, donc, mais dont je ne savais pas qu'elle travaillait chez Mnémos- et moi j'attendais des réponses pour un autre roman... Bref, je suis resté au moins dix minutes à relire ce mail qui me demandait le manuscrit sous format électronique.
Ensuite, cela s'est fait par étape : début février, Hélène m'a annoncé qu'elle commençait à le lire. J'étais pétrifié.
Le lendemain, elle m'envoyait un mail dithyrambique pour me dire qu'elle en était à la moitié.
Et le surlendemain, elle m'a dit qu'elle avait fini dans la nuit et qu'elle avait adoré.
Mais il fallait encore le défendre en réunion éditoriale, un mois plus tard...

Bref.
J'ai ressenti beaucoup d'angoisse. Mais de la bonne angoisse, celle qu'on aime, celle qui nous dit que quelque chose de très très bien se prépare.
Et après -c'est peut-être un cliché, mais c'est vrai- à peu près le même bonheur que la première fois que j'ai tenu mon fils entre mes bras. Quelque chose de profond, d'animal, que je ne soupçonnais pas en moi.


Dernière édition par Paul Beorn le Jeu 9 Sep 2010 - 2:03, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Rencontre : Paul Beorn et "La pucelle de Diable-Vert"   Mer 8 Sep 2010 - 10:17

Et maintenant, chers amis, je vais reposer mes petits yeux fatigués et vous souhaiter à tous une bonne nuit.
Je reviens demain en cours de journée !
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Solon
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MessageSujet: Re: Rencontre : Paul Beorn et "La pucelle de Diable-Vert"   Mer 8 Sep 2010 - 23:51

Merci beaucoup, Paul, une fois encore, d'avoir accepté de nous rencontrer, et pour ces réponses aussi rapides et précises !

Solon

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MessageSujet: Re: Rencontre : Paul Beorn et "La pucelle de Diable-Vert"   Jeu 9 Sep 2010 - 0:09

De l’acceptation à la parution

Mnémos, vous a certainement demandé un certain travail de correction sur votre œuvre. Était-il conséquent ? Vous a-t-on obligé à modifier des passages que vous teniez à garder ?

Concernant la correction, je rapporte tous les détails sur mon blog en ce moment; pour ceux ou celles que la question intéresse.

On m'a demandé de changer une partie de la fin, ce que j'ai fait avec plaisir parce que quelque chose clochait en effet et que je n'étais pas arrivé à savoir quoi exactement.
On m'a demandé aussi des petites corrections de forme (répétitions, coquilles, formulations à améliorer ou à expliciter), environ une par page en moyenne (sur 250 pages).
Cela ne m'a posé aucun problème, on m'a laissé corriger comme je voulais, on m'a laissé garder quelques détails auxquels je tenais, certains rares points ont été âprement discutés -ce qui s'est fait au téléphone dans une ambiance bon enfant dont je garde un excellent souvenir.

Mais il faut dire que j'étais déjà très habitué au regard d'un bêta-lecteur, ce qui est une excellente préparation. Je n'ai aucun état d'âme à supprimer trente pages et à les réécrire, ni à effacer une phrase ou un détail si on arrive à me convaincre que le texte s'en portera mieux.
Je n'ai aucune difficulté non plus à trouver de nouvelles formulations et à jongler avec les mots : je le fais déjà très bien tout seul depuis longtemps.
Je n'ai qu'un seul but : que le roman soit le meilleur possible. Moyennant quoi, rien n'est gravé dans le marbre, je suis ouvert à toute remarque sur n'importe quelle partie du texte.



Vous a-t-on demandé de terminer le second tome avant de publier le premier ?

En fait, j'ai écrit les deux tomes avant de cherche un éditeur. Je les ai fondus en un "one shot" que j'ai envoyé en bloc.
C'est au moment où l'on ma confirmé que le manuscrit était retenu qu'on m'a dit qu'il devait être coupé en deux. D'ailleurs, la coupure ne s'est pas faite au même endroit : il a fallu en trouver un autre.
Cela dit, je sais que Mnémos accepte les tomes 1 alors que le tome 2 n'est pas terminé. Ils déconseillent en revanche de commencer par une trop longue série.



Avez-vous pu discuter à bâtons rompus avec Mnémos, ou était-ce « à prendre ou à laisser » ?

Chez Mnémos, tout se passe avec le directeur d'ouvrage qui a "choisi" votre roman. Vous n'avez qu'un seul interlocuteur et par définition, vous savez qu'il a adoré votre roman.
Vous le savez parce que... Vous êtes bien conscient qu'il est payé une misère pour ce boulot (l'édition dans l'imaginaire, ça ne rapporte pas grand chose) et que s'il le fait, c'est parce que c'est un passionné.
Vous partez donc sur de bonnes bases.
Ensuite, vous apprenez très vite à discuter avec lui (ou elle, en l'occurrence) de tout et de rien, par téléphone ou par chat. Comme je n'avais jamais publié de roman, j'avais des questions à poser sur toutes sortes de sujets et nous avons beaucoup échangé avec Hélène. J'étais parfaitement à l'aise et en confiance avec elle.
Une fois que le ton est à la bonne humeur, il est facile de discuter du texte, de défendre ce qui nous paraît important ou de comprendre que certaines choses sont perfectibles.
Non, vraiment, cette phase de correction a été un très très bon moment : discuter de votre texte point par point avec quelqu'un qui a adoré votre roman, ce n'est pas le bonheur, ça ?
Je ne me suis jamais senti contraint à quoi que ce soit.

Si ! A une chose tout de même : tout se passe très vite, vous restez deux moins sans nouvelles et tout à coup, vous recevez les instructions pour les corrections que vous devez rendre sous quatre jours.
ça, c'est un peu rude.



Vous a-t-on fait participer à la fabrication de la maquette ? Si oui, votre avis était-il principal ou seulement secondaire ?

La maquette proprement dite, non. Ce n'est pas mon travail et je n'y connais rien (le cadrage, la lettrine, le bandeau, les couleurs...). En revanche, j'ai été consulté pour l'illustration de couverture.
Je le raconte en détail sur mon blog également.
Je n'ai pas choisi l'illustrateur. On m'a imposé le fait qu'il y ait un personnage en premier plan (c'est la chate graphique de l'éditeur). Il fallait aussi que ce personnage possède des attributs de fantasy (armure, arme blanche).
Tout le reste était négociable.
L'illustrateur a fait un premier croquis et l'a envoyé à Hélène, qui a eu la gentillesse de me le transmettre (elle n'était pas du tout obligée de le faire, mais c'est son style et c'est vrai que cela permet d'instaurer la confiance).
J'ai fait des remarques sur des détails (par exemple : Jéhanne devait porter un sabre et non une épée, l'image devait se passer de nuit car le soleil a disparu de Diable-Vert). Hélène elle-même avait des réserves et m'en a fait part (elle n'aimait pas le visage de Jéhanne, elle le trouvait trop moderne et voulait un modèle type "peinture de Madone").
En fait, je dirai que c'était un travail à trois.
En tout cas, j'adore cette couverture, je me la suis complètement appropriée.



Au final, combien de temps s’est écoulé entre le début de l’écriture de La pucelle de Diable-Vert et sa parution ?

6 ans ! C'est aussi parce que j'ai écrit le tome 2 longtemps après, et que j'ai attendu longtemps avant de l'envoyer.
Mais il ne faut pas se bercer d’illusions : si on veut publier, il faut se montrer trèèèès patient. :)




Dernière édition par Paul Beorn le Jeu 9 Sep 2010 - 2:20, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: Rencontre : Paul Beorn et "La pucelle de Diable-Vert"   Jeu 9 Sep 2010 - 0:11

Citation :
Merci beaucoup, Paul, une fois encore, d'avoir accepté de nous rencontrer, et pour ces réponses aussi rapides et précises !

Solon
Tout le plaisir est pour moi ! :)
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MessageSujet: Re: Rencontre : Paul Beorn et "La pucelle de Diable-Vert"   Jeu 9 Sep 2010 - 2:00

La promotion

Votre maison d'édition Mnémos dit de votre écriture qu’elle est « lumineuse ». Pouvez-vous nous éclairer à ce sujet ?

Ah ah !
Je ne sais pas, moi tout ce que je sais faire, c’est écrire. Je ne suis pas doué pour porter un jugement sur mon texte.
Ce qui est sûr, c’est que pour moi, l’imagination de l’écrivain ne lui sert pas seulement à trouver une bonne histoire (ce qui est capital, nous sommes bien d’accord) mais elle doit aussi lui servir à choisir ses mots à chaque ligne de son texte.



Si vous avez une activité professionnelle, la promotion ne vous prend-elle pas trop de temps ? La disponibilité dont vous devez faire preuve n’est-elle pas trop contraignante ?

En fait, la promotion se fait surtout le week-end : le samedi pour les dédicaces en librairies, le week-end entier pour la plupart des salons, avec parfois un jour ou deux qui débordent (les Imaginales, par exemple), mais comme je fais un travail de bureau et que je peux poser un ou deux jours de congés, ce n’est pas un soucis.
Le plus compliqué, c’est plutôt la famille : à chaque fois, je dois laisser ma femme toute seule avec les enfants. Si vous êtes en couple, vous savez ce que c’est : ce genre de choses se négocie ! :)
Il est clair que je ne pourrais pas lui faire le coup trop souvent.
Enfin, je l’ai prévenue quand on s’est rencontrés, je lui ai dit « tu sais, j’écris, un jour je serai peut-être publié ». :)



Avez-vous déjà participé à des salons en tant qu’auteur ? Si oui, qu’en retenez-vous ?
Redoutez-vous le regard du public vis-à-vis de votre œuvre ? Ne craignez-vous pas qu'il n'adhère pas à l'univers que vous leur proposez ?


Eh bien, non. Mon roman n’est pas encore sorti (c’est dans deux semaines, maintenant). Cela dit, je suis allé aux Imaginales à Epinal, en mai dernier, alors que toute l’équipe de Mnémos me connaissait déjà.
C’était idéal comme situation : ils me présentaient à tout le monde, j’étais invité au restau de tous côtés, et en même temps, je pouvais flâner tant que je voulais et retrouver mes amis, je n’avais aucune obligation.



De combien d’exemplaires sera constitué le premier tirage de votre roman ? Une fois tous vos romans écoulés, votre maison d’édition procédera-t-elle à de nouvelles fournées ?

Zut, je ne sais pas si j’ai le droit de répondre à la première question.
Pour la deuxième : oui, il y aura de nouveaux tirages si le roman marche bien. Cela se fait parfois, mais pas systématiquement.




Êtes-vous satisfait des lieux de ventes où l’on peut se procurer votre livre ?

A vrai dire, comme il n’est pas encore sorti… Je ne sais pas encore.
Ce que je sais, en revanche –parce que je l’ai regardé un peu partout en France- c’est que Mnémos est assez bien diffusé en librairie.
Pas dans les grandes surfaces, bien sûr, ni dans les points Presse qui ne vendent que les best-sellers de « blanche », mais dans les librairies généralistes de centre-ville et les FNAC, on trouve toujours du Mnémos, avec souvent une bonne part des nouveautés.
Et puis, il est déjà en pré-commande sur le site de la Fnac, Amazon, Furet du Nord, Critic etc.
Je sais que Mnémos a beaucoup misé sur mon roman et je pense qu’il aura une diffusion correcte. Ah, bien sûr, certainement pas autant que le dernier Marc Lévy, mais je n’en demande pas tant ! :)




Pensez-vous apporter quelque chose de nouveau dans la littérature de l’imaginaire ?

Quand on écrit, c’est pour apporter quelque chose de nouveau, à mon avis. Si on écrit tout en se disant « déjà vu, déjà fait, prémâché » eh bien, on s’ennuie vite, je suppose.
Alors oui, je le pense. Un peu. Il faut rester humble, évidemment, mais à ma toute petite échelle, j’apporterai mon petit grain de sable à la grande dune.
D’après Hélène, mes points forts, ce sont des personnages attachants (ce qui n’est pas toujours le point fort de la fantasy française), un point de vue assez féminin, des personnages modestes dans la hierarchie sociale -donc proches du lecteur, des thèmes peu abordés, des images originales, qui, j’espère, resteront.
Mais bien sûr, ça, ce sont mes vœux à moi et nous nous sommes peut-être fourvoyés. En définitive, c’est toujours aux lecteurs qu’il revient de trancher !




En conclusion et en quelques mots, que pourriez-vous nous dire pour nous donner envie de découvrir votre œuvre ?

ah ah ! Je pense que si je n’ai pas encore réussi après avoir mobilisé la parole aussi longtemps, c’est que mon cas est désespéré ! :)



Merci beaucoup, encore une fois, d’accepter de répondre à notre proposition.

Me demander de parler de mon roman ? Malheureux ! Mais tous les écrivains adorent ça ! :)


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MessageSujet: Re: Rencontre : Paul Beorn et "La pucelle de Diable-Vert"   Jeu 9 Sep 2010 - 2:08

Et voilà, apparemment, je suis arrivé au bout !
J'insiste sur le fait que je ne suis qu'un auteur parmi d'autres : à chacun son histoire, ses méthodes, ses manières de faire...

Dans le cas où certains ou certaines souhaitent réagir à ces réponses, je suis à votre disposition ! ;)


Dernière édition par Paul Beorn le Jeu 9 Sep 2010 - 2:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Rencontre : Paul Beorn et "La pucelle de Diable-Vert"   Jeu 9 Sep 2010 - 2:08

Cher Paul, un grand merci pour toutes tes réponses. Sache que tu viens d’obtenir un nouvel acheteur pour ton roman. tchin

Amicalement
Olivier.
:)
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MessageSujet: Re: Rencontre : Paul Beorn et "La pucelle de Diable-Vert"   Jeu 9 Sep 2010 - 2:16

Bonjour Paul, je viens de parcourir ton blog, et je me suis arrêté sur quelques articles, comme je trouve le tout vraiment intéressant, accepterais-tu qu’on le mette dans la liste de nos référents ? Je trouve que l’éclairage que tu offres intéressera sans doute bon nombre d’écrivains en herbes, en pousse, en devenir qui séjourne ici.
Amicalement
Olivier.
:)
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MessageSujet: Re: Rencontre : Paul Beorn et "La pucelle de Diable-Vert"   Jeu 9 Sep 2010 - 2:23

Aucun problème, au contraire ! ;)
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Solon
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MessageSujet: Re: Rencontre : Paul Beorn et "La pucelle de Diable-Vert"   Jeu 9 Sep 2010 - 2:44

Ca fait deux lecteurs avec moi ^^ (mais j'étais déjà acquis à ta cause depuis quelques jours)

Peut-être pouvons-nous entamer les réactions pour ceux qui en ont ?

Je commence avec une petite question sur le tout début du questionnaire :

A la question "écrivez-vous uniquement de la fantasy ?", tu as répondu, entre autre, "Et puis un jour, un ami m'a offert un bouquin de fantasy et je me suis dit "voilà ce que je veux écrire"."
De quel livre s'agissait-il ?

Autre petite question : je cherchais la quatrième de couverture pour la publier ici, mais impossible de la trouver. Tu ne l'aurais pas en stock par hasard ?

Merci encore (je ne sais pas combien de fois je te l'ai déjà dit ^^)

Solon


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MessageSujet: Re: Rencontre : Paul Beorn et "La pucelle de Diable-Vert"   Jeu 9 Sep 2010 - 3:21

Hello Paul ! :)

Je pense aussi me procurer ton roman, la couverture est magnifique en plus.^^

Pour les questions supplémentaires, j'en aurais une, mais pas des plus faciles :P.

Quels conseils donnerais-tu à des écrivains en herbe, dans notre (mon) cas ?
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MessageSujet: Re: Rencontre : Paul Beorn et "La pucelle de Diable-Vert"   Jeu 9 Sep 2010 - 3:39

@ Solon : le livre en question était le premier tome de "La tour sombre", de Stefen King. Pas exactement de la fantasy traditionnelle, mais de toute façon, ce n'est même pas en le lisant que j'ai eu cette idée, c'est avant de le lire, en en discutant avec le copain qui me l'avait offert. ;)

@ Roknar : les meilleurs conseils que je puisse donner, comme ça, sans te connaître, c'est :
1) de lire ! énormément et de différents genres, ne pas se forcer sur des romans qui ne te plaisent pas, mais lire. Et essayer de te frotter à quelques classiques de temps en temps (cela peut paraît contradictoire avec la précision précédente, mais même s'ils demandent un effort de lecture, il y en a de très bons et de passionnants, et surtout, cela forme le style et donne du vocabulaire).
2) de persévérer malgré toutes les déconvenues, d'avoir une patience à toute épreuve. Moi-même, j'ai 32 ans et à ton âge (je vois que tu as 14 ans) je rêvais déjà d'être publié.
J'y suis arrivé malgré tout, mais pfou, 18 ans de patience, ça a été long ! :)
Bon, évidemment, cerains y arrivent plus tôt. Mais d'autres y arrivent aussi... plus tard.
3) d'érire ! eh oui, ça paraît simple, mais c'est en forgeant qu'on devient forgeron.
En écrivant, on progresse lentement.
Quand j'étais adolescent, j'ai écrit des romans que je n'ai jamais fait lire à personne, juste pour me faire le style. Hum, tout le monde n'est pas obligé de le faire, mais enfin, c'est l'idée.
4) de se faire relire et critiquer, ce qui permet de découvrir ses forces et ses faiblesses. Mais si tu es là, c'est que tu l'as déjà compris. ;)
5) ne pas oublier de vivre ! Et notamment de voyager et d'avoir une vie sociale : ce sont souvent les souvenirs et les émotions les plus vives qui nous donnent l'inspiration.
Après, c'est une question de caractère. Moi, ado, j'étais plutôt genre "escargot dans sa coquille", et ce n'est pas le meilleur moyen d'apprendre à connaître la nature humaine.

J'en oublie sûrement...
Après, il existe de nombreux conseils "techniques" sur "comment faire une description ?" "comment réussir un dialogue ?" "comment construire un plan ?"
Tous ces conseils ne sont pas forcément adaptés à tout le monde, mais ils peuvent donner de bonnes idées
(si cela t'intéresse, je te conseille "Comment ne pas écrire des histoires" de Yves Ménard
"Les aventures de Robert" de Syven
et... Mon blog aussi ! ;)
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Roknar
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MessageSujet: Re: Rencontre : Paul Beorn et "La pucelle de Diable-Vert"   Jeu 9 Sep 2010 - 5:03

Merci beaucoup Paul ! :)

Je vais faire bon usage de tes conseils, en espérant qu'un jour, il m'arrive la même chose qu'à toi ! :P
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MessageSujet: Re: Rencontre : Paul Beorn et "La pucelle de Diable-Vert"   Jeu 9 Sep 2010 - 5:24

Bonjour Paul...

Merci pour tout ce temps passé à satisfaire notre effroyable soif de savoir... curieux que nous sommes de pouvoir entrevoir les clés de la réussite.

Mais à mon avis, elles n'ont qu'un nom : talent... tout simplement.

Merci encore donc et mes sincères félicitations pour un premier succès sans aucun doute mérité... en attendant le second : l'accueil des lecteurs.

Et je gage que là encore, l'attente doit être tout aussi excitante qu'angoissante...

Finalement, écrire est une source d'émotion qui ne finit jamais.

Petite réaction : 18 mois pour une réponse chez Mnemos !
Ils savent qu'entretemps les auteurs ont tout le temps de mourir ?....
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MessageSujet: Re: Rencontre : Paul Beorn et "La pucelle de Diable-Vert"   Jeu 9 Sep 2010 - 5:49

Merci Paul pour tes réponses aussi précises qu'éclairantes. C'est vraiment sympa de ta part de prendre sur ton temps (que j'imagine précieux. On sait tous à quel point l'écriture est chronophage !) pour répondre à nos questions de novices.

En ce qui concerne ton blog, je ne peux qu'être d'accord avec ce qui a déjà été dit plus haut : il est vraiment très bien. Clair, précis et... très fourni ! Malheureusement, je n'ai pas eu le temps d'en visiter toutes les arcanes...

Pour les curieux, je me permets de faire un lien (oui, je suis le roi du lien :siffle: ) :

http://leblogdetontonbeorn.hautetfort.com/

Sinon, j'aurais deux trois questions en rapport avec ton roman et tes conseils d'écrivain :

De ce que j'ai compris de ton roman, cela m'a fait penser à la tétralogie de Mary Gentle, Le livre de Cendres. Est-ce que tu connais ? Si oui, est-ce que ces livres ont été, d'une quelconque façon, une source d'inspiration ?

Sans vouloir trop parler de moi (ce n'est pas ça qui nous intéresse ici 8) !), j'ai trois romans en chantier que je ne parviens pas vraiment à terminer, très certainement par manque de temps et aussi de discipline... J'ai aussi un bon paquet de débuts de nouvelles dont je n'arrive pas à écrire la fin. (bon, j'en ai aussi qui sont tout à fait finies, heureusement ! :D ) Aurais-tu un conseil pour éviter la dispersion ? Si ça t'arrive, comment fais-tu pour pallier ce problème ?

Et une toute dernière concernant la promotion : sais-tu où tu feras la promo de ton livre ? (je suppose que tu ne seras pas aux Utopiales, vu que tu fais de la Fantasy...)

Voilà, c'est tout.
Encore une fois, merci.

A.C. de Haenne
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MessageSujet: Re: Rencontre : Paul Beorn et "La pucelle de Diable-Vert"   Jeu 9 Sep 2010 - 6:22

Rien que le fait de lire sa présentation ça m'a donné envie, si je parviens à le trouver je l'achèterai illico. ^^
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MessageSujet: Re: Rencontre : Paul Beorn et "La pucelle de Diable-Vert"   Jeu 9 Sep 2010 - 6:31

Citation :
Rien que le fait de lire sa présentation ça m'a donné envie, si je parviens à le trouver je l'achèterai illico. ^^
Je vois que je ne suis pas la seule ;). En plus la couverture est superbe !
Encore merci, Paul, d'avoir répondu à nos questions.
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Rencontre : Paul Beorn et "La pucelle de Diable-Vert"
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