
Association et forum Francophone créés le 8 avril 2009 avec Comité de Lecture. Ici, les terres de l’imaginaire sont foulées par des écrivains en herbe, en devenir ! Ici, la langue française parle le fantastique ! Ici ! Votre œuvre sera lue, évaluée. |
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| | RESULTAT DU VOTE DU COMITE SUJET : Le Mystère d'Esmirrena de Jérémie Litzler | |
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olivier.lusetti Maître des Ombres


Messages: 3253 Date d'inscription: 09/04/2009 Age: 45 Localisation: Perpignan
 | Sujet: RESULTAT DU VOTE DU COMITE SUJET : Le Mystère d'Esmirrena de Jérémie Litzler Dim 14 Mar - 12:02 | |
| Bonjour à tous ! En préambule, je tiens à informer que le comité avait décidé par un vote à la majorité des 3/4 de ne lire que le premier tiers du manuscrit, mais qu’une totale liberté était laissée aux membres de poursuivre la lecture au-delà de cette étape. Deux d’entre eux, Olivier et Vérity, l’ont fait, ils sont donc les seuls à l’avoir lu entièrement. Voilà donc le moment tant redouté de l’auteur, celui de recevoir l’avis d’un comité de lecture. Il s’agit aujourd’hui d’un verdict sur le manuscrit de : Jérémie Litzler – Le Mystère d’Esmirrena. Le comité de lecture de RdF est composé de : Lusetti Olivier/MissCoco/Verity/Yrkélia et pour conforter son choix de Mercure en tant que Séraphin. Le but du comité est tout aussi bien une autorisation de mise en avant sur le site, mais aussi un véritable travail pour aider l’auteur à progresser. Le résultat est le suivant : 5 voix défavorables sur la mise en avant de ce roman. Le verdict est sans appel, cette œuvre n’a pas conquis le Comité de Lecture qui ne possède pas La vérité, je le rappelle, mais simplement la sienne. Par contre, le Comité de lecture donne un avis favorable pour une représentation du manuscrit une fois celui-ci profondément retravaillé. Un droit de réponse est bien sûr donné à l’auteur dans la partie actualité. Merci Jérémie Litzler pour le courage dont tu fais preuve en soumettant ton œuvre. Amicalement.
Dernière édition par olivier.lusetti le Sam 24 Avr - 15:32, édité 1 fois |
|  | | olivier.lusetti Maître des Ombres


Messages: 3253 Date d'inscription: 09/04/2009 Age: 45 Localisation: Perpignan
 | Sujet: Re: RESULTAT DU VOTE DU COMITE SUJET : Le Mystère d'Esmirrena de Jérémie Litzler Dim 14 Mar - 12:05 | |
| Membre A LE MYSTÈRE D’ESMIRRENA (Tome 1)Tout d’abord, je tiens à dire que ce récit est véritablement un « roman jeunesse ». Or j’ai dépassé la trentaine. Je n’ai jamais lu lors de mon adolescence de Roman Jeunesse Fantasy. Uniquement de la Science Fiction engagée à l’époque avant de plonger directement dans la Fantasy Adulte. J’ai donc dû apprendre à identifier les éléments « jeunesse » de cette œuvre. Je reconnais donc les codes du genre sont bien respectés. Je donnerai pour exemples : — une narration centrée sur un unique personnage. Tout tourne autour d’Émilie. Elle est le centre de cette histoire. Quand sa sœur s’extrait de son « moi », elle-même perd de sa saveur et devient une sorte d’étrangère qui a bien dû mal à suivre les méandres de son hôte. — les psychés sont peu travaillées/simples, les personnages manichéens : c’est un défaut pour de la littérature adulte, mais ça rend le récit abordable pour des plus jeunes. Aucun personnage n’est ambigu. Aucune traitrise n’est à redouter. Les choses sont claires. Tant mieux ou tant pis. Tout est une question de cible marketing, comme je le dis. — l’intrigue est simple. Il y a une « prédiction » pour guider tout le monde. L’histoire reprend également la notion de boucle dans le temps et l’aventure a dû être beaucoup plus hardi pour la grand-mère d’Émilie qui ne possédait ni une légende pour la faire reconnaître par autrui, ni la guidance d’une prophétie écrite par un Oracle Angel, ni le livre d’une ancêtre bienveillante qui lui a laissé pleins de souvenirs et objets à son intention. — Les méchants sont méchants, on ne sait pas trop pourquoi ils veulent rester méchants, mais ça leur plait bien. Une histoire d’influence néfaste de la part d’une « matière » malveillante. — pas de scène « chaude », ni de violence outrageuse. Émilie et son prince charmant partagent la même chambre avec la bienveillance de leurs amis et familles, alors, un petit baiser rapide entre amoureux et zou ! Lecture dans un fauteuil de la part d’Émilie (qui n’est guère rapide en lecture : pas plus d’une demi-page par jour…) pendant que Daniel fait on ne sait quoi. Non. Rien de torride. Tout est bien respectable. Je n’ai pas de passion pour les scènes horizontales, mais je trouve nos héros très bien élevés d’attendre le mariage dans notre société aux mœurs décousues. Ne sachant adapter ma vision d’un roman de Fantasy pour me placer au niveau de connaissance et d’intérêt d’un « jeune », je ne commenter cette œuvre qu’avec ma vision de « vieille lectrice désabusée.» Je m’en excuse par avance. LE STYLE Vocabulaire/Tournure de phrase/Écriture/Syntaxe Les tournures de phrases ne sont pas compliquées. La présence forte de dialogues les rend forcément très orales. Ce qui me dérange surtout est le niveau du langage. On le voit surtout dans les salutations. Je me sens vieille parfois… Je n’interpelle personne à l’oral d’un « ‘lut ! » et je me vois encore moins en train de l’écrire. Certains personnages sont censés être des adultes de plus de trente ans et je les imagine guère s’exprimer ainsi. La familiarité est assez régulière dans le récit. Je trouve cela dommage. La Princesse du pays se fait appeler par n’importe quel quidam par son prénom, sans y ajouter le moindre titre de noblesse. Elle trouve étrange qu’on la tutoie. Moi, je m’étonne du contraire. La mise en page avec une police de texte différente pour les « pensées » d’Émilie est une idée que je ne contesterais pas, car j’utilise également ce procédé. Cependant, j’ignore si c’est l’adaptation de ta police sur l’ordinateur de l’auteur ou le fait de son choix personnel, mais la police que je visionne à l’écran a par sa graphie des airs d’écriture enfantine. C’est très lisible, mais cela nuit un peu à la maturité de l’œuvre, je pense. Je ne crois pas non plus qu’intégrer les incises dans cette police de « discours internes » soit très judicieux… J’ignore quelles sont les règles de l’édition, j’offre uniquement mon avis. Le choix des noms des créatures spécifiques de ton monde mélange des mots anglais. Moi, cela ne me dérange pas, mais je sais que cela peut déranger certains. J’ai une opinion assez ouverte sur le sujet. Au niveau syntaxique, il y a surtout des petits oublis de mot ou des fautes de frappe dues à de l’inattention. Certaines viennent à briser un peu l’ambiance en injectant un zeste de comique malheureux et involontaire… Je pense au chapitre XX et à son « Doucement, avec sensualité, leurs lèvres se reprochèrent. » Je crains qu’il faille une nouvelle lecture complète (peut-être avec une lecture à voix haute et neutre) avant de présenter le roman retravaillé à un éditeur. Soutien du fond par la forme (travail et recherches sur les mots)Non. Simple et clair. Rien de plus à dire. Scènes juste décoratives (remplissage)Je prie sincèrement l’auteur de m’excuser, mais j’ai longtemps crû qu’il était une Demoiselle. Étant moi-même du sexe faible, j’espère qu’il n’y verra pas une insulte, car je ne pense pas (personnellement) être une insulte à l’humanité quand je me regarde dans une glace. J’ai simplement été surprise par les discussions féminines fréquentes entre Émilie, sa sœur, sa cousine ou même toute seule concernant les vêtements et autres objets d’intérêts féminins. On peut dire que l’auteur nous brosse de magnifiques adolescentes typiques des manuels. Mignonnes, gamines et parfois irresponsables et futiles. Je pense que ce personnage permet une bonne identification avec les lectrices adolescentes. Moi de mon côté… j’ai vraiment du mal… À 1/3 du récit votre envie de continuer la lectureDe la curiosité, mais pas réellement de l’enthousiasme débordant. Au 2/3 du récit votre envie de poursuivre votre lectureÇa se lit facilement grâce au style, une fois qu’on fait abstraction des détails, je suis d’une nature à tenter d’aller jusqu’au bout des romans, j’ai donc continué dans l’attente d’un grand événement qui emballe mes sens et embrase mon imagination. LE SCÉNARIOL'immersion au début du récitL’entrée dans le récit est belle, car le vocabulaire a été choisi afin de donner un élan poétique à ce début. La traitrise des éléments et de cette branche d’arbre m’a paru originale au premier abord. Certes, l’amnésie pour un personnage principal est un procédé littéraire très fréquemment utilisé, SURTOUT en SF/F. Mais bon… Là où j’ai commencé à grincer des dents est sur le côté « guidance surnaturelle des cieux »… Le rayon de soleil, le brusque arrêt de la tempête, etc.… Comme si retentissait un incontournable signal : « alerte ! Demoiselle en détresse et Héroïne de l’Humanité en cours de réveil ! » Tout de suite, on appuie sur un côté « légende », un côté « c’est écrit ! » qui donne trop d’avance aux lecteurs un peu coutumiers de ce type d’histoire. Dommage, car la première rencontre avec Archor et surtout avec la race des Walluki nous attirait vers les rivages d’espèces non humaines intéressantes et de personnages hauts en couleur et en expérience… La RationalitéMon principal problème dans ce récit… je vais tenter de ne relever que les détails les plus gênants pour moi 1/« Entre les yeux » (les Ausulëy)Tout d’abord, je m’étais étonné qu’Archor chasse uniquement à l’arc. Ce qui n’est guère aisé. Posez des collets ou enfumez des terriers me paraissaient plus simple. J’ai rapidement eu mon explication : nous évoluons dans un monde d’archers dignes de snipers. J’ai pratiqué un peu de tir à l’arc en amateur pendant une demi-douzaine d’années. J’ai fait du tir « nature ». Je dois dire que toucher une cible vivante en mouvement, sous le vent, entre les deux yeux… psffff !! ce n’est pas donné à tout le monde. Vu que c’est le principal point faible des Ausulëy, mais qu’on m’explique pourquoi ils n’ont pas de casque avec une visière ou une simple barre nasale de protection !! Ils ont la tête tordue au point qu’on a dû mal à les décrire ? D’accord : mais ils ont une tête et 2 yeux ! Il y a donc toujours une même zone à protéger sur leur corps ! Mais… si c’est leur seul point faible : quand se déroulent les batailles tout au long du roman, comment les tue-t-on à coups d’épées ou de griffes ? (À part l’épée d’Emy qui vaporise les ennemis de façon incroyable…) Je pense qu’il faudrait simplifier ces mises à mort en simplement disant que les monstres ne peuvent cicatriser ni résister longtemps à leurs blessures à la tête. 2/« Les mises en épingles »Plusieurs passages me posent problèmes. Plusieurs instants irréels d’insistance sur ce qui m’a semblé être de fausse question. *Le premier concerne la rencontre de Farrone avec Emy. Il exige son nom de famille. D’ailleurs, lui ne se présente pas et ne donne pas le sien. Bon, a posteriori, on pense que le prénom d’Émilie n’est pas forcément courant et qu’il fait déjà un lien avec son père. Mais l’instance est pesante. Réellement pesante. Et que pense-t-il du nom de famille, une fois qu’il l’obtient ? Mystère. Pourtant, il « sait » désormais qui elle est, tout comme Archor doit se douter. (Je passerai sur l’histoire des noms cousus sur les habits, tu en as toi des habits avec ton nom à l’intérieur depuis la maternelle ?) N. B. Je tiens simplement à dire que dans cette première rencontre Farrone/Emy, ce qui m’a le plus surpris, c’est qu’elle ne s’étonne pas que cet « animal » parle ! Moi, ça m’a réellement fait sursauter. *Le second passage concerne la prophétie et la « grande force intérieure ». Là, tout le monde s’étonne en cherchant un sens à cette phrase. Moi, j’y voyais simplement du déni, du courage, du renoncement attendu de la part d’Emy. Puis, tu nous orientes vers quelque chose de matériel alors oui, comme Émilie on pense à Aria. Mais Aria, qui au début semblait intelligente et vive d’esprit, apparaît au fur et à mesure comme gamine et craintive. Quelle force serait-elle ? On évoque alors la fameuse matière positive qui devra combattre le Mal. Mais… toutes ces réflexions ne me sont pas naturelles, car leurs déclenchements ont été forcés par l’acharnement des personnages à mettre dans ces paroles quelque chose de plus que des valeurs morales. Je me sens flouée et manipulée. J’aurais préféré être trompée longuement par les mots et découvrir au dernier moment ce qu’est au juste cette fameuse « force » sur laquelle l'auteur insiste tant. *Le troisième passage qui insiste trop est la révolte de Warron qui interdit à son fils de suivre l’Héroïne. Dieux ! Ce sont des soldats, des guerriers ! Mourir en protégeant leur Reine même de la folie de celle-ci, quel plus beau sacrifice ! Et si Warron veut éviter la mort à son fils, pourquoi le laisse-t-il le suivre sur les champs de bataille ? 3/Une Princesse qui ne connaît rien à son pays.Là, j’ai connu de très grands moments de frustration et c’est sans doute sur ce point que toute mon opinion de l’œuvre s’est jouée. Émilie est une Princesse. Elle a déjà disparu dans l’enfance. À la cour, un ennemi régit le pouvoir depuis que son père a une santé qui décline. Et, et…, Et Émilie est seule pour se balader. Nulle garde pour la protéger. Personne pour la suivre discrètement et voler à son aide si besoin. Elle est la future Reine, elle passe plusieurs semaines au Palais avant que son père ne lui apprenne qu’il veut lui transmettre le flambeau. On dit qu’elle apprend vite, mais tout de même !!! Pas un seul cours sur son royaume lors de ces journées entières au palais où elle ne semble pas faire grand-chose. Au bout de plusieurs semaines, elle sait à peine, voire pas du tout, le nom de ceux qui gèrent le royaume et sont les « Grands ». Elle n’a reçu aucun cours d’économie, de finance, de politique, etc. Elle est Reine par naissance (voir par reconnaissance de ses dons magiques), mais elle ne connaît rien à son futur métier. Elle vient et elle part au gré de ses envies. Le retour sur les terres des Walluki a des airs de récit de colonie, car le lecteur ne sait pas encore qu’elle va y rencontrer des personnages importants, mais c’est la logique du déplacement qui paraît surfaite… Émilie n’est absolument pas indispensable à son État. D’accord, elle pourrait se décharger sur des personnes de confiance (elle le fera très tardivement pour l’armée), mais toute cette partie du roman est irréaliste. Je veux bien qu’elle s’impose comme chef de guerre, pourquoi pas, elle est bonne guerrière et elle a un « instinct » (qu’elle ne sait pas encore suivre, mais cela viendra sûrement avec le temps), mais pour l’instant elle n’a aucune envergure de Femme d’État. Elle pleure sur sa cérémonie de nomination gâchée, comme une enfant qui a vu son anniversaire ruiné par la bouderie d’un méchant homme. Le personnage manque de maturité pour ce poste. Elle est jeune, c’est normal. Mais ce laisser-aller éducatif des adultes et des conseillers du palais qui gravitent autour d’elle et devraient l’instruire est absolument hallucinant à mon goût. 4/Aria et Farrone. J’ai longtemps crû comme Emy qu’Aria en pinçait vraiment pour Farrone. Je me suis dit : « hé ! mais c’est osé et c’est pas mal ! Une belle leçon d’amour qui va au-delà des apparences ! » C’est vrai qu’après la brusquerie initiale de Farrone, le personnage s’est montré bien plus doux et enjoué qu’Anchor (dont la dépression sévère pour la perte de son ami était d’une magnitude qui m’a longtemps surpris. J’aurais compris cela pour un frère (à la rigueur pour Farrone qui traine jour et nuit avec lui), mais pour un ami vu de temps en temps. Il doit y avoir des liens que j’ignore et que j’ai dû mal à évaluer). Pardon de cette digression… Revenons donc à Faronne qui… qui aurait des sentiments pour des félines de son village et Aria prend ça très bien. Sauf que la relation entre les deux s’éloigne alors et revient à un stade d’amitié. Pourquoi pas ? C’était assez logique. Mais cela n’est pas bien souligné. On ne voit pas dans cet éloignement l’étiolement de sentiment mis en valeur par l’auteur, simplement le fait qu’il semble être passé à autre chose et que les personnages « oublient » d’un coup leur proximité intense… J’ai eu l’impression d’un gâchis dans la gestion de cette relation. 5/La propagation des nouvelles.Longtemps je me suis demandé comment au Palais tout le monde savait que le petit trio allait arriver. L’Héroïne ne sait jamais poser de question sur la façon que ses amis avaient de communiquer entre eux à distance ou avec la Capitale. Je regrette que les messagers aériens soient évoqués si tardivement. Même si l’explication resterait donnée au premier tiers du récit par la cousine d’Emy, j’aurais apprécié qu’elle voie voler l’un de ses étranges « oiseaux » lorsqu’elle était avec Farronne et Archor. Cela m’aurait amené à moins m’interroger sur la vraisemblance du récit et des rencontres. Le dépaysement et l'atmosphère J’ai aimé – que dis-je : j’ai adoré ! — la pluie de suie. Les créatures propres à ce monde sont légions (ce sont d’ailleurs des légions militaires !) Mais certaines sont si formidables que je ne comprends même pas comment les autres osent croire pouvoir survivre lorsqu’elles arrivent sur le champ de bataille. Suspens/Intérêt/Coups de théâtreVive Archor ! Vive les Walluki ! Et même un Esprit aux ordres lointains du frère du « Méchant » ! que d’aide providentielle ! Bon, les coups de théâtre sont souvent très attendus par le lecteur. D’une certaine façon, on « sait » qu’un miracle va se produire et en en voit presque les contours. Les Rêves représentent parfois un bon compromis pour adoucir ce côté « attendu » Au moins, le coup de couteau du père d’Emy fut l’un de mes principaux éléments de surprise. Le fait qu’il soit toujours vivant, en fut un second. Rien d’autre ne m’a réellement surpris. À part peut-être le fait que malgré leur déguisement, une fois la barrière passée, les Héros masqués se fassent attaquer par des monstres alors qu’ils devraient avoir des têtes de mercenaires. Je me suis dit que la recherche de l’anneau en territoire ennemi pourrait être amusante. C’était effectivement un moment assez agréable. Emy est guidée en permanence dans ses recherches (bibliothèque parfaitement bien rangée et étiquetée malgré la taille des rayonnages, livre de sa grand-mère transmis par des amis, anecdotes sur des gens dont nul autre n’a les mêmes initiales à des kilomètres à la ronde, etc.. ) Cela donne une trame au récit, et des jalons pour créer des évènements intercritiques ou que surgissent des menaces. Le récit alterne aussi des phases d’explorations, d’aventure, de courtes réflexions et investigations, et de grandes batailles. En cela il est plutôt équilibré et vise à plaire à un large public. Qu’on ne me demande pas de commenter les batailles, je m’en sens inapte. Alternance des formes : actions et dialogues Oui. Le côté adolescent des discours entre les filles m’a parfois semblé un peu long, mais sans doute parce que je ne fais pas partie du lectorat ciblé. Il y a beaucoup beaucoup de discours. Je pense que ce que j’ai le moins aimé est cette manie de prendre dans le discours des éléments de la narration. J’ai eu l’impression d’insoutenable doublon. D’une histoire par chapitre : « vous avez raté l’épisode précédent ! pas de souci : voilà le résumé des épisodes ! » Oui, mais nous tenons entre nos mains un livre et non une revue mensuelle ! (ou un épisode TV d’une série quelconque…) Nous venons de VIVRE les évènements. Le rapport à l’oral de la péripétie n’amène rien, car aucun sentiment ou (mauvaise) interprétation ne l’accompagne avant la conclusion du résumé. Ex. : la rencontre des Angels. Emy la vit. Nous aussi. Elle se réveille et paf ! Elle raconte chaque étape d’événement. J’aurais préféré un simple « elle leur narra sa rencontre onirique avec les Angels et leur livra les révélations de leur oracle et chef » On retrouve ce défaut quand elle narre ses rêves ou ses rencontres à des amis qui n’étaient pas là au moment de l’événement. Cela alourdit considérablement tous ces passages. PERSONNAGESPersonnages attachants ? Hum… Je ne sais pas. J’avoue avoir voulu en savoir plus sur les aventures d’Émilie et c’est ce qui m’a conduit à la lecture complète du Tome 1. Je dois dire que 6 personnages sont réellement sur le devant de la scène. * Émilie : une adolescente très bien décrite. Elle a des dons martiaux certains et instinctifs. Elle a des pouvoirs magiques également et des objets étranges (la clef sert pour le Tome 2, c’est ça ?) qu’elle a gardés de sa mère (qu’on ne prénomme jamais et qui devait avoir bien des pouvoirs, dont un lié à un certain miroir, car elle n’a pas dû le laisser pour rien à sa fille… ) Elle alterne des grands moments de réflexions intelligentes et des instants plus gamins. Son goût pour les vêtements est le point de son caractère qui m’irrite le plus (un militaire, ça ne parade pas en soie, mais en solide armure terne voire ensanglantée !) Elle fait partie des personnages que j’aime bien, et heureusement vu que tout le récit la suit. * AriaAu début, ce personnage “secret” me plaisait par son côté « oiseau de mauvais augure » Je la pensais cynique, voire malveillante (tout comme le croyait l’Héroïne). Le rendu était donc bon, jusqu’à ce qu’Aria s’extrait de sa geôle de chair. Et là, le personnage est devenu encore plus adolescent qu’Émilie. Elle est assez craintive et superficielle, ne semble pas avoir de don magique autre que sa nature, et je ne sais toujours pas si elle sait vraiment se battre. Elle devient rapidement un pâle reflet de sa sœur. Je pensais que leur duo serait un outil pour espionner, pour jouer sur leur identité, pour semer le doute. Que de déception de voir que cela ne fut pas le cas. * DanielUne douce ombre, mais qui, même en fin de récit, n’a pas réellement de saveur. Il est le bel ami d’Émilie, et pas encore son amant. Il la suit et lui fait confiance, mais il lui manque un tout petit quelque chose pour être un individu complet dans ce récit et non seulement « le petit ami d’Emy » * Farrone et son père WarronFarrone ? Un personnage avec des sautes d’humeur ? Doux et attentionné parfois. Tigre effrayant à certains moments. J’ai dû mal à comprendre son âge. Je sais en tout cas que c’est un fils qui obéit à son père. Warron est un personnage très important, un guide et à la fois un chef, mais ses réactions me semblent parfois un peu exagérées, alors j’ai dû mal à établir une opinion sur lui. * ArchorDépressif chronique. Bon archer, très grand apothicaire. Je finis par l’imaginer de la quarantaine au vu de tous les gens et évènements qu’il est censé avoir rencontré, et pourtant je trouve parfois qu’il pense trop comme un jeune homme morose. Sa disparition ne m’inquiétait pas, je n’y voyais qu’un moyen pour l’auteur de nous le ressortir plus tard au moment opportun. Je ne m’étais pas trompée. * Le Grand Mage : il n’est qu’ombre. Comme tous les autres « chefs » du récit. * Mon préféré ? Et bien, c’est encore le Dragon. J’aime son humour, son courage, son silence. Évolution de la psyché des personnages au fur et à mesure de l'histoireMitigé. L’Héroïne progresse. Indéniablement. Et pourtant elle garde sa jeunesse (heureuse soit-elle !) Identification du lecteur avec le ou les hérosNon. J’ai eu beau tenter, être d’une nature curieuse, je ne suis pas arrivée à m’identifier à Émilie. Adversités servant une logique (découvrir le monde, initier le héros)Des mercenaires, des Ausulëy, un tyran qui travaille avec les brigands, un Méchant au nom provocateur de méchant. Les Ausulëy sont sans âme. Je vois en eux d’ancien humain transformé par la force sinistre qui manipule Doom. Les incarnations nommées de l’adversité sont rares et donc ce sont des personnages accessoires. Des ombres. Ils n’ont pas d’aura, pas de consistance. Les Ausulëy sont donc de la chair à canon anonyme. Les Héros se battent contre une masse informe d’ennemis. Aucune voix discordante donc pour casser l’aspect manichéen du récit. Les intentions des « méchants » : répandre leur règne. Pour faire quoi, pourquoi ? Allez donc demander à la Matière qui est la source du chaos… Je regrette profondément l’absence d’une présence forte et incarnée de l’ennemi sur le champ de bataille. Non pas un nom que l’on invoque, mais une silhouette imposante qui endosse le rôle. Encore mieux : plusieurs ennemis ! (je crois qu’on ne revoit plus de toute le récit le tyran qui se sauve de la Capitale…) Bref, j’ai l’impression d’un vide, d’un background écrit qu’à moitié (un seul des deux groupes de belligérants) ************ Originalité des idéesVolonté d'être compris par tous et sans choquer inutilement Oui, c’est très compréhensible et rien ne m’a choqué (à part les invraisemblances) Volonté de transmettre du savoir (civilisation, réflexion, historique, etc.. )Je ne crois pas qu’il y ait un message précis. On retrouve sinon de grandes valeurs : le dévouement, la confiance, l’amitié, le sens du « Bien » Entre « originalité » et « déjà vu »Je suis confuse… J’aime le petit jeu de prendre un temps d’avance dans l’intrigue d’un récit. Ici, je me suis un peu ennuyée. C’est malheureusement ce qui m’arrive souvent quand : — l’Héroïne ne peut pas mourir, car c’est l’Héroïne… — On nous promet de grands sacrifices, mais ce n’est pas pour ce tome. Alors, on ronge son frein. Un personnage est absent à un moment du récit ? (Archor, tu es où ? Mais où sont les Wallukis !) Pas grave, il va sans doute surgir pour venir aider tout le monde au dernier moment ou découvrir un bien précieux pour toute l’équipe pendant ce temps ! — On nous promet un « Bien aimé ». Un seul homme pointe le bout de son nez. On pourrait justement avoir tout un passage où Émilie se défend de ressentir le moindre sentiment pour Daniel, car cela sera peut-être par lui que viendra la douleur de la perte dont la menace la prophétie. Mais non, le couple va solidement se nouer sans aucune question autre que leurs doux sentiments. — L’Héroïne tue tous ses adversaires. Elle est Princesse, enfant perdue et cachée. Elle a de grands pouvoirs. Elle a des artéfacts magiques. Elle apprend vite. Elle est vraiment douée ! Elle fait rapidement ployé de grands chefs de guerre par quelques réparties dont j’ai personnellement dû mal à comprendre la portée incommensurable. Bref, elle est trop caractéristique d’une « meneuse charismatique hyperdouée ». L'originalité des idées Il y a des idées très originales (les créatures, Aria derrière le miroir), etc. Mais tout se dilue et se perd dans un fond plus/trop classique. Concernant les Ausluëy, je les trouve assez original, même si j’ai dû mal à les visualiser. (NB : Je m’étonne que personne ne se pose la question de savoir si l’on peut leur rendre leur âme. La réponse au tome 2 ?) La fin du récit ?La fin du récit se termine de façon assez prévisible. Ce n’est qu’une étape de l’aventure. Je l’ai bien compris. Les surprises seront sans doute plus loin sur le chemin, seulement il y avait le tome 1 à lire auparavant… J’ai lu dans les pages comms et spoiler de l’auteur que des idées étonnantes lui étaient venues assez tardivement en cours d’écriture. Je regrette donc qu’il faille en passer par ce tome 1 qui laisse un petit goût de dépit en fin de pages. ****************** Au total :Je pense que cette œuvre contient encore trop de détails devant être retouchés pour être considérés comme finis. Je m’attache surtout à la cohérence. Deux points demandent toute l’attention de l’auteur : faire d’Émilie une vraie Princesse, joyau précieux de son pays qu’elle doit apprendre rapidement à connaître ; modifier la façon d’occire les Ausulëy pour gagner en crédibilité. Je pense qu’en suite cet ouvrage devrait plutôt bénéficier de l’avis d’un public « jeunesse » et non par des lecteurs non habitués au récit de cette catégorie. J’ai conscience que mon rapport de lecture met surtout en évidence des assez « négatifs » du récit. J’avoue avoir fini le récit en 3 jours, ce qui montre que malgré tout, ça se lit facilement et que la curiosité du scénario est relancée par moment, du moins quand on passe le cap des pertes de vigilance dû à un aspect « connu, déjà vu » du récit. Je finirais donc sur le listing des points positifs de l’œuvre : — un bestiaire propre à l’auteur et haut en couleur — un récit jeunesse qui suit tous les codes du genre (oui, c’est aussi un point positif) — une écriture facile à lire — une alternance des missions d’exploration et des combats — la gestion des rêves de l’Héroïne Je pense sincèrement que le Tome 2 doit se révéler d’une qualité supérieure à ce premier jet dans l’écriture que constitue ce Tome 1. Le problème est qu’il faut vendre à un éditeur ce tome 1 avant de lui proposer le second… J’encourage donc l’auteur à ne pas perdre l’espoir, à suivre les leçons de courage de son héroïne et à s’attaquer vivement à ce premier tome pour le rendre encore meilleur en vue d’accrocher rapidement l’œil d’un Éditeur Jeunesse. |
|  | | olivier.lusetti Maître des Ombres


Messages: 3253 Date d'inscription: 09/04/2009 Age: 45 Localisation: Perpignan
 | Sujet: Re: RESULTAT DU VOTE DU COMITE SUJET : Le Mystère d'Esmirrena de Jérémie Litzler Dim 14 Mar - 12:10 | |
| Membre B Commentaire sur le premier tiers du roman :Tournure des phrases - Phrases tarabiscotées et vocabulaire compliquéDes maladresses : certaines structures de phrase manquent d’élégance, à d’autres moments, l’auteur bouscule la syntaxe. L’ensemble de ces éléments fait que le texte heurte l’oreille et le lecteur est trop souvent gêné sans raison acceptable. Quelques exemples : « Seule dans l’immense palais, il n’y pas grand-chose à s’occuper autre que s’ennuyer. » « Arrivée dans la salle à manger, un festin l’attendait, ainsi que son père. » Effet volontaire ? « — Où ça ? s’exclama-t-elle qui prenait ça au sérieux. » « Elle était absolument sûre d’être plus rouge que quoi que ce soit, » Je note pourtant certaines tournures de phrases plus recherchées voire harmonieuses. Le vocabulaire est simple et accessible. Soutien du fond par la forme - L’écritureNon. Globalement le style est assez pauvre. Sans présumer des intentions et efforts de l’auteur la recherche sur les mots est insuffisante pour transmettre une émotion efficace. L’orthographe et la construction grammaticaleUn problème avec l’impératif. Quelques fautes qui auraient pu/dû êtres évités avec un correcteur orthographique quelconque, comme il y en a dans n’importe quel traitement de texte. Volonté d’être compris par tous sans choquer inutilementJ’en suis totalement convaincue. L’immersion au début du récitLe texte se lit sans déplaisir, mais l’ensemble manque de relief (dès le premier chapitre). Suspens et intérêt - Intrigue et scénario – OriginalitéL’intrigue est très linéaire. Le « méchant régent » et l’héritier dont le destin ressemble à celui d’Arthur et Excalibur sont à la base de bien des histoires, mais le problème n’est pas là. Pas de machiavélisme, pas de bombe à retardement, pas de surprise, du moins sur les six premiers chapitres et objectivement, je ne pense pas que les autres soient différents. J’attribue à ces items une cotation moyenne, en partant du principe que la cible de l’auteur est une cible « jeunesse ». Vraisemblance et crédibilité - Comportement rationnel à défaut d’être logiqueDes points sont à revoir pour qu’on puisse parler de cohérence : — Emilie semble avoir disparu depuis la fin de la guerre (une vingtaine d’année) elle a donc elle-même une vingtaine d’années. Elle a sauf erreur été enlevée, sa vie n’a donc pas été un chemin de rose. Dans ce contexte, je m’étonne de la voir accorder si spontanément sa confiance. — Le pendentif était dans le sac d’Emilie, ses ravisseurs ne le lui ont donc pas pris, ce qui est étonnant car s’ils ont eu la puissance d’enlever la fille d’un mage-roi, ils ont certainement le pouvoir de détecter un objet magique. Cette omission me paraît suspecte. — Elle avait donc le pendentif et a perdu la mémoire environs sept jours avant de retrouver son père. Pourquoi la bague de Samuel n’a-t-elle pas réagi plus tôt ? Evitait-elle de porter ce bijou pour qu’il ignore où elle se trouvait ? — Pourquoi ne l’a-t-elle par rejoint plus tôt ? — Pourquoi Samuel était-il invisible lors de leurs retrouvailles ? Il ne l’a pas vu depuis vingt ans et il lui fait… une blague ? Pour moi ce n’est ni rationnel, ni logique. — Tous savent dans le Royaume que le tyran ne se laissera pas chasser ainsi. Émilie arrive avant la déclaration de son père, le « régent » a donc tout le temps et toutes les raisons de préparer un attentat. Comment en ces circonstances, cette jeune femme peut-elle quitter, seule, le lieu du discours ? J’admets qu’elle sache se battre, mais il me semble déraisonnable de sous-estimer cet homme qui, en toute logique, a eu le temps d’asseoir son pouvoir et désire sans aucun doute le protéger. Alternance action et dialogueCorrecte selon moi. Les dialogues me semblent légèrement artificiels, avec des alternances, au sein d’une même tirade de formes familières et de formes soutenus. Par ailleurs, des termes un peu trop modernes pour moi : OK – Salut – ‘lut ! émaillent les discours, ce qui me semble anachronique et surtout trop uniforme alors que les interlocuteurs n’ont pas le même âge. En fait, à les entendre, on a vite l’impression qu’ils emploient tous le même jargon très contemporain et « adolescent ». Personnages attachants, charismatiques, émouvants - Evolution de la psyché des personnagesLes personnages manquent de profondeur. Aucun d’eux ne me touche vraiment. Émilie me paraît légèrement archétypée et correspond davantage à une tranche 13-16 ans, alors qu’elle est plus âgée. J’admets que des jeunes adultes sont moins mûrs que d’autres, mais elle a été privée de la tendresse de ses parents et j’ai tendance à croire que cette circonstance est plutôt facteur de maturité. Farrone et les siens sont trop proches psychologiquement de l’humain. Ils ont abandonné l’animal qui est en eux. Archor est vaguement dépressif et je ne retrouve pas en lui la force d’un chasseur qui a entre 45 et 50 ans. Identification du lecteurNon, je ne m’identifie pas à l’un des personnages. Envie de continuer à 1 et 2/3Hélas non. En synthèse : les urgences selon moi.Je dirai à l’auteur de se procurer DSpeech (il y a un post sur le forum). Ce produit est gratuit et indispensable. Il est impossible de faire l’économie d’écouter son texte, ce qui permet de contourner quelques obstacles qui de mon point de vue sont rédhibitoires. Il faut absolument clarifier l’utilisation de l’impératif. Il est incontournable de corriger les fautes détectables par les correcteurs orthographiques. Ces trois points sont faciles et rapides à mettre en œuvre et à plus d’un titre salvateurs. Ensuite, s’interroger sur les différents personnages. Bien définir leurs profils psychologique et social. La vie et le cinéma regorgent de source d’inspiration. Il ne s’agit pas de réinventer mais d’observer et de retranscrire. Attention aux synonymes, tous ne se valent pas et internet met à disposition de nombreux dictionnaires de définition. Les mots doivent être le plus juste possible, ce n’est pas toujours le cas ici et là encore, il vaut mieux vérifier deux fois qu’une. Je suis contre une mise en avant sur le forum, avant un travail sérieux au moins sur ces points.
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|  | | olivier.lusetti Maître des Ombres


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 | Sujet: Re: RESULTAT DU VOTE DU COMITE SUJET : Le Mystère d'Esmirrena de Jérémie Litzler Dim 14 Mar - 12:12 | |
| Membre C (LUSETTI OLIVIER) Les commentaires sur le Mystère d’Esmirrena de Jérémie LitzlerVOTRE VOTE critère (7) style (objectif : agréable et fluide)1) Phrases tarabiscotées et vocabulaire compliquéL’auteur n’utilise pas de phrases ni de mots compliqués. La construction du récit est dans l’ensemble assez élémentaire. 2) La tournure des phrasesLa tournure des phrases est très simple, ce qui n’est pas une mauvaise chose pour un écrit jeunesse, mais on ne trouve pas dans cet écrit la fluidité d’un style agréable et maîtrisé, clair et concis, que l’on pourrait qualifier sans doute de passe-partout, mais qui sait si bien faire la part belle à l’histoire ! Ici, les phrases ont une normalité qui peine parfois à se redresser. Les incises manquent souvent, tout comme les descriptions des lieux, des gens et des actions. Nous avons affaire à une écriture basique qui gagnerait à devenir musique. Les dialogues font peu naturels. Sinon l’auteur à bien travaillé son vocabulaire afin d’éviter le plus possible les répétitions ce qui est vraiment bien, mais hélas sur un nombre de 20103 verbes qui composent son texte près de 2009, soit 10 %, restent des verbes ternes (être, avoir, faire) qui affadissent considérablement le texte. Rien qu’en les remplaçant par des termes plus riches ou plus précis, le texte s’en trouverait plus clair et élégant. 3) L'écritureSouvent, l’écriture reste très enfantine. Par exemple, les expressions telles que : son cœur allait cesser de battre ou son cœur bondit dans sa poitrine reviennent très souvent tout le long du récit et plusieurs fois rien que dans le premier chapitre. L’auteur utilise allégrement cette image, pour décrire à la fois la peur et la joie. Il utilise aussi une gestuelle d’enfant. Souvent, après des malheurs, Émilie — qui a la vingtaine — a tendance à réconforter en prenant dans ses bras et en serrant très fort. Elle a les yeux « qui lui piquent », signe qu’elle doit aller dormir. Elle masque sa main de sa bouche pour manifester la peur ou la surprise. Émilie l’amnésique agit comme une petite fille alors qu’elle est décrite comme une jeune femme d’une vingtaine d’années. Les dialogues parfois me font penser à ceux des jeux vidéo dans le sens qu’ils sont peu naturels et qu’ils obligent le personnage à ne pas déborder du cadre. Par exemple à la proposition d’Archor envers Émilie qui est de lui demander d’aller se coucher. Celle-ci lui répond : oui bonne idée ! D’autres fois, le récit ressemble plus à une histoire racontée. Du fait que l’auteur guide le lecteur d’une manière malhabile, en intervenant directement dans le roman sans passer par un point de vue interne. Un peu comme s’il racontait son histoire au coin d’un feu, pour brusquement interrompre le cours de son récit pour s’adresser directement à son auditoire afin de l’interroger directement. Dans les dialogues et en particulier entre les discussions qu’entretient Émilie avec sa cousine Elia, il n’est pas rare de trouver des formulations teintées d’anachronisme comme : — Waouh — restez zen — un autographe s’il vous plait. L’auteur, au lieu de décrire, utilise souvent des adjectifs pour donner le change, tels que fantastique et extraordinaire. Extraits : A) Elle sentait son cœur battre, comme si on le lui frappait de l'intérieur.
B) — Oh non... frémit Émilie, la main sur la bouche.
C) Émilie la serra fort dans ses bras
D) (Émilie vole sur le dos d’Amil le dragon) :
Il flottait sur la couverture nuageuse, créant une traînée agitée après son passage. — J’adore voler, se réjouit Aria. — Moi aussi. On a vraiment de la chance d’avoir Amil pour ça ! — Arrêtez ou je vais rougir. — Tu ne peux pas, tu es recouvert d’écailles ! se bidonna Émilie. — C’était une façon de parler !
E) Pour l'instant, tu devrais aller te reposer, cela te fera le plus grand bien, conseilla Archor. — Oui, bonne idée.
D) Mais où se trouvaient-ils ? Plus dans la forêt, pour sûr. Toutefois, comment étaient-ils arrivés là ? Par quelle magie ? Elle se sentait perdue : tout, depuis la fuite de la maison d’Archor jusqu’à cet étrange lieu, était mélangé et n’avait pas de sens. Et puis cette langue qu’avait utilisée Farrone ?
E) — Miss Levery, Miss Levery, un autographe, s’il vous plaît ! taquina Angelo.4) L'orthographe et la construction grammaticaleDans l’ensemble, le texte a été vérifié, mais il subsiste néanmoins des fautes et des phrases dans lesquelles ils manquent des mots. 5) Volonté d'être compris par tous et sans choquer inutilementTout à fait. Ce texte ne contient ni de scènes de violences exacerbées, ni de scènes graveleuses. 6) Soutien du fond par la forme (travail et recherches sur les mots)Un travail certain a été effectué pour éviter les répétitions. Mais sinon le texte ne transpire pas d’une recherche particulière sur le style, ou d’une richesse dans les images et les mots. La langue reste basique, un peu pataude, trop enfantine et donc en deçà d’une langue écrite normale, correcte et agréable. Mais le tout se laisse lire sans déplaisir, mais sans grand plaisir non plus. Si le style ne nourrit pas le palais, il sait remplir le ventre. 7) Scènes juste décoratives (remplissage, détails, digressions hasardeuses).À l’exception des dialogues dans lesquels l’auteur aime laisser ses personnages discuter de certains riens, et ceux dans lesquels l’héroïne s’entretient avec sa cousine, sans doute destinés à un lectorat des douze treize ans, l’auteur ne digresse que fort peu. Au contraire, j’aurai tendance à signaler une description plutôt sommaire des lieux et des combats et plus particulièrement de certaines créatures. Telles que celles que l’auteur décrit comme ayant des grosses têtes armées de griffes vers la fin du récit. Ou tel ce passage se situant dans le chapitre « la première bataille » où l’écrivain écrit : Émilie fit un saut au-dessus des nouveaux combattants et d’une frappe vive et précise, mit hors d’état de nuire huit adversaires. VOTRE VOTE critère (7) scénario (objectif : captivant)1) L'immersion au début du récitOn rentre facilement dès le début dans l’histoire, mais si elle arrive à provoquer l’attention avec la découverte d’une jeune femme amnésique elle ne suscite pas pour autant une immersion complète, car ni le danger, ni l’action et encore moins un mystère pressant, ou encore une atmosphère étouffante ne prédomine. 2) Suspens et intérêtC’est hélas le gros souci de l’histoire, car si elle arrive à se renouveler par une série d’événements, elle échoue à surprendre, et le suspens, du fait d’un rythme non haletant, est donc absent. Par contre, le roman n’est pas exempt de bonnes trouvailles comme la voix qui résonne dans la tête de l’héroïne, nous faisant nous demander de quoi il s’agit. Juste au moment où l’on découvre que c’est sa sœur jumelle qui coexiste dans son esprit. L’auteur captive aussi l’attention du lecteur en utilisant le procédé des rêves récurrents, dans lesquels Émilie est souvent en danger et se fait rattraper par une menace floue qui l’agrippe et enfin la secoue, et par voie de conséquence la réveille. Et là, elle découvre immanquablement que les secousses proviennent d’un compagnon d’Émilie, qui, la voyant cauchemarder, tente de la réveiller. Ce procédé qui au début fonctionne à merveille devient à force d’être utilisé limite fatigant. 3) Vraisemblance et crédibilité de l'histoire.L’histoire ne recherche pas la vraisemblance, mais plutôt la cohérence de son univers. En cela elle y réussit. Sinon quelques remarques au passage : Émilie qui se réveille amnésique ne pense pas immédiatement à fouiller son sac pour en découvrir le contenu et tenter ainsi de reconstituer le puzzle de son identité. Émilie qui devient la nouvelle princesse de Lysaënda peut se déplacer à travers tout le royaume sans rendre de comptes à quiconque et sans être accompagnée d’une importante escorte. Son père l’accueille après plus de quinze ans d’absence et la proclame aussitôt princesse de Lysaënda et chef de guerre, et ce, sans avoir au préalable vérifié ses aptitudes et compétences, alors qu’elle est amnésique et ne reconnaît plus le monde qui l’entoure. Avant le début de la première bataille, Émilie ne porte pas d’armure, mais « un haut légèrement moulant et coupé à la perfection, un bas évasif retombant avec grâce sur la pointe de chaussures claires et cirées. » Par la suite, l’auteur revient sur terre et fait parvenir à Émilie qui plane « une armure magique aussi légère que de la soie et dont le casque paraît lorsqu’elle ferme les yeux ». On lui procurera aussi un dragon qu’elle chevauchera sans problème, car elle est douée en tout, et ce qu’elle ignore elle l’apprend en un rien de temps. Lorsque l’origine de la voix qui résonne dans la tête d’Émilie se découvre en tant qu’Aria, sa sœur jumelle, l’héroïne ne s’en émeut pas le moins du monde et trouve au contraire l’idée attrayante, en pensant que cela lui fera de la compagnie et atténuera son ennui. Le voyage vers le pays des Angells se fera à cheval pour la facilité de l’histoire au lieu de s’effectuer par vols de dragon. Pour ce faire, l’auteur prétexte des brumes et le mauvais temps. Mais sitôt un jour de cheval effectué le temps redevient à la normale, et Émilie pourra en se réfugiant dans une grotte trouver le chemin qui la conduira aux Angells. Grotte dans laquelle elle ne serait sans doute pas arrêtée si le vol à dos de dragons avait eu lieu. Aria la sœur jumelle d’Émilie s’habille et prépare ses affaires comme n’importe qui alors qu’elle peut aussi vivre sans nécessité de corps matériel. Les noms des chefs des territoires ont pour la plupart une consonance anglo-saxonne (woodmans, leaff peter, etc…). Quand Émilie rencontre le mage Samuel, son père, les semaines passent avant qu’on ne reparle de destituer le régent, ni des précautions à prendre pour que le royaume se prévienne du retour des Ausulëys. Sinon je regrette que les retrouvailles du père et de la fille n’aient véhiculé aucune émotion inoubliable. 4) Alternance des formes : actions et dialogues (pas de longueur)L’alternance est respectée, coupant un risque de monotonie de l’histoire qui malheureusement s’installe lorsque les dialogues tournent sur des sujets de peu d’intérêt. 5) Coups de théâtre, péripéties.Même si régulièrement de nouveaux éléments viennent nourrir l’histoire, il manque ce piment (la belle écriture, le suspens, l’attachement aux personnages) qui estomaque. 6) À 1/3 du récit votre envie de continuer la lectureHélas ! pour moi, elle stagne. 7) Au 2/3 du récit votre envie de poursuivre votre lectureLa deuxième bataille se déroule sans surprises, Émilie devient plus forte, son épée s’enflamme et elle tue les ennemis par dizaines, et moi je combats mon manque d’envie. VOTRE VOTE critère (5) personnage (objectif : attachant)1) Personnages attachants, charismatiques, émouvants.Émilie qui a vingt-deux ans agit comme si elle en avait beaucoup moins. Tout juste la quinzaine sans étincelle. De ce fait, la puérilité de l’héroïne ne m’émeut pas. Une bataille de boules de neige – après de sombres événements — se découvre dans le récit, prouvant que nous sommes bien dans un roman assez enfantin. Chaque fois qu’Émilie se réveille, l’auteur nous décrit en détail la nouvelle tenue qu’elle porte et le petit déjeuner qui accompagne le réveil. Farrone un Walluki. Une race aussi ancienne que les humains inventée par l’auteur. Une race qu’il décrit comme une créature similaire aux léopards des neiges se tenant sur ses pattes arrière et douée de la parole, ne fait pourtant qu’agir pareillement à un humain sauf dans deux occasions où il se mettra à lécher Émilie. La première dans le refuge miraculeux où attendent des armes au fort potentiel magique. Et la seconde lorsqu’Émilie découvrira que la voix qui s’exprime dans sa tête est celle de sa sœur jumelle qui peut prendre une apparence physique par l’intermédiaire d’un miroir magique. 2) Adversités servant une logique (découvrir le monde, initier le héros)Le plus souvent. 3) Comportement (des gens, des choses) rationnel à défaut d'être logiqueLes réactions des uns et des autres sont dans l’ensemble assez rationnelles. 4) Évolution de la psyché des personnages au fur et à mesure de l'histoirePour ainsi dire non, les personnages sont tous déjà des hommes et des femmes faits. 5) Identification du lecteur avec le ou les (anti) hérosEn aucune manière la puérilité de tous les personnages est un frein à tout phénomène d’identification en ce qui me concerne. VOTRE VOTE critère (6) originalité des idées (objectif : être original)1) Le dépaysement et l'atmosphèreSi l’univers que décrit l’auteur se lit, la lecture se fait sans ardeur, car la construction narrative de l’auteur ne choisit pas de terminer chaque chapitre en relançant systématiquement l’intérêt par une nouvelle tension de l’intrigue, un voile de mystère qui à peine levé ouvre sur une nouvelle énigme, une situation semblant inextricable pour les héros pris au piège, etc.… 2) Volonté de transmettre du savoir, une réflexion (de faire débat, etc.).Aucunement. Cette histoire reste un pur divertissement dont le but n’est pas d’éduquer en apprenant quoique ce soit sur une culture, un mode de vie, un métier, ni encore moins d’amener des réflexions à caractères spirituels. 3) L'originalité des idées (univers personnel, non déjà vu, différent).Pas de grande originalité dans ce récit. 4) L'intrigue et le scénarioL’auteur propose une véritable histoire qui dans l’ensemble tient parfaitement debout. Samuel, un puissant mage sans héritier vivant, à sa connaissance, – son unique fille ayant disparu dès son plus jeune âge — abandonne du fait d’un problème de santé la régence du royaume, juste après que celui-ci ait retrouvé une paix après de longs affrontements contre les Ausulëys. Le royaume est maintenant sous la régence de Corwarld. Émilie, la fille de Samuel, âgée d’une vingtaine d’années, fait soudainement son apparition, mais son amnésie lui empêche de dévoiler ce qui lui advint pendant toutes ces années. Samuel officialise aussitôt son lien de paternité avec sa fille, la proclamant ainsi la nouvelle princesse de Lysaënda. Cette simple proclamation destitue le régent actuel qui n’entend pas se laisser faire. Des doutes qui couvaient sur l’intégrité de celui-ci diligentent des enquêtes qui mettent à jour qu’il détournait une partie de l’argent des impôts pour payer des mercenaires et qu’il pactisait en secret avec Doom, le maître de Lenbladruck, le territoire des Ausulëys. On découvre aussi que grâce à l’intermédiaire d’un miroir servant de portail magique les Ausulëys envahissaient petit à petit, mais sûrement, le royaume, dont l’accès est protégé par un gigantesque mur infranchissable. Corwarld, découvert, s’enfuit en blessant gravement Samuel, en traversant le miroir avant qu’il ne soit détruit. Émilie se retrouve de fait à devoir faire face à une nouvelle guerre. Elle crée l’alliance des huit territoires de Lysaënda pour n’en former plus qu’un. Après une première bataille victorieuse contre leurs ennemis héréditaires, Émilie et Waron partent à la recherche de nouveaux alliés, les Angells. Émilie les trouvera. Elle apprend alors que Doom, avant de devenir leur ennemi, avait été un simple paysan qui, en cherchant le moyen de sauver sa mère grâce à une substance appelée l’Esmirrena — aux propriétés magiques — tomba sur Esamrë, le côté maléfique d’Esmirrena. Et qu’ainsi il fut transformé en Doom, qui à son tour captura l’âme de son peuple pour créer les Ausulëys de la région de Lenbladruck. Émilie déchiffre aussi que Esmirrena devint l’hôte de Lydia, une ascendante d’Émilie, son arrière arrière grand-mère. De retour de sa rencontre avec les Angells, Émilie fait la connaissance de Daniel Frinds, un serveur. Celui-ci lui dévoile qu’il l’avait trouvée abandonnée à l’âge de un an et qu’ils ont grandi ensemble. Il décidera de l’accompagner, car un grand amour partagé l’unit à Émilie. Après une deuxième bataille victorieuse, Émilie et son groupe, un instant capturés par des brigands, est libéré par un Swind, un esprit du vent. À Waldom, Émilie découvre un livre dans lequel est retracée une expédition qu’effectua Lydia dans le but de trouver un endroit magique perdu dans les immensités du nord, dont la découverte permit de mettre fin à la guerre avec les Ausulëys. Pour s’y rendre, elle a besoin de l’anneau d’Ilmae qui se trouve en pays Lenbladruck, au cœur du noir palais de Doom. Grâce à ses recherches, Émilie trouve le témoignage d’un homme affirmant connaître un passage secret permettant de traverser le grand mur sans passer par le portail maintenant aux mains des Ausulëys. Ils retrouveront cet homme qui les mènera au passage. De l’autre côté, habillés comme des mercenaires et à l’aide d’un bracelet d’invisibilité, ils traverseront le territoire ennemi — une terre brûlée et sombre — pour arriver au palais de Doom. Là, Émilie combinera sa force mentale avec celle d’Aria pour vaincre une protection magique qui garde l’anneau. Une fois celui-ci passé à son doigt, il lui conférera une formidable force qui lui permettra de renverser les obstacles qui se dresseront devant elle. À peine revenue dans son royaume, Émilie décide d’entreprendre ce voyage dans le nord que son ancêtre exécuta deux siècles auparavant pour tenter, comme elle, de mettre fin à cette guerre. Le livre se termine lorsque le nouveau groupe d’Émilie composé d’Erin, Aria, Archor, Daniel et Farrone atteint le sommet des monts Edjen et que l’impression d’être épiée taraude sans cesse Émilie. Conclusion :Malgré quelques trouvailles, ce roman ne me séduit pas, du fait de son écriture trop pauvre et de son manque d’originalité. Un grand remaniement sur l’écriture gagnerait à être effectué sur ce manuscrit, qui verrait alors l’écrin de ses qualités se renforcer. Mais sinon je salue l’auteur pour son entreprise qui, si elle ne s’avère pas, aujourd’hui, gagnante pour moi, a le mérite d’offrir un ouvrage qui n’a pas à rougir d’exister, mais qui nécessite un retour gagnant à la forge du travail et aux martèlements des mots.
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|  | | olivier.lusetti Maître des Ombres


Messages: 3253 Date d'inscription: 09/04/2009 Age: 45 Localisation: Perpignan
 | Sujet: Re: RESULTAT DU VOTE DU COMITE SUJET : Le Mystère d'Esmirrena de Jérémie Litzler Dim 14 Mar - 12:17 | |
| Membre D Soumission d’EsmirennaMon commentaire ne se base que sur le premier tiers de ce manuscrit parce que le comité ne l’a pas trouvé suffisamment abouti pour être commenté en entier. Style d’écritureLa tournure des phrases est assez bonne la plupart du temps mais il y a quelques maladresses dans les mots utilisés pour faire des images ou pour varier le vocabulaire. Ce qui m’amène tout de suite à parler du soutien du fond par la forme. Le travail et la recherche sur les mots sont importants mais l’auteur doit faire attention aux synonymes utilisés. Ceux-ci n’ont pas toujours la signification voulue, peuvent porter à confusion et ne font pas nécessairement joli. La construction grammaticale est simple et juste, c’est-à-dire qu’elle n’a pas particulièrement attiré mon attention. L’orthographe telle quelle est bonne, par contre il y a plusieurs oublis ou mauvaises utilisations de mots qui mériteraient une relecture très attentive du manuscrit. Sans vraiment chercher, j’en ai trouvé plus de trente seulement dans les chapitres 3,4 et 5. Pas de phrases tarabiscotées et de vocabulaire compliqué, le texte a été écrit avec des phrases et un vocabulaire simples et facilement accessibles. Ce qui implique une volonté d'être compris par tous. Je déplore toutefois certaines phrases qui, pour faire joli, ont été allongées. Ce qui fait que la phrase suivante en est moins claire. Par exemple, une épée est très légère, fine et incurvée. En la prenant, l’héroïne en est surprise. De quoi ? De sa légèreté bien sûr mais c’est mal amené. Il n’y a, vraiment, rien de choquant dans ce récit. Même que, le combat entre Archor et les méchants ne nous est raconté après les faits que par Archor lui-même. L’auteur voulait-il nous épargner la vue du sang en ne décrivant pas cette scène d’action ? C’est plutôt, malheureusement, dû à la narration centrée sur le personnage d’Émilie à qui il n’arrive pas grand-chose dans ce premier tiers. L’histoire, très linéaire et plutôt lente, est généralement dépourvue de scènes juste décoratives ou de remplissages. On peut surtout déplorer les scènes d’essayage de vêtements, celle en particulier de l’armoire magique qui relève du fantasme d’une adolescente. Les dialogues sont également souvent dénués d’intérêt et on se lasse rapidement des incessantes questions que se pose continuellement l’héroïne sans vraiment chercher à y répondre. Malgré tout, cela donne au bout du compte un style correct, certes fluide et généralement agréable. PersonnagesPour ce qui est de l’adversité servant une logique, il est clair que l’histoire a été bâtie avec une technique littéraire bien pratique, quoique assez classique, soit l’amnésie du personnage principal. Ce qui permet à l’auteur de faire découvrir son monde aux lecteurs en même temps que le héros. Le danger avec cette méthode c’est d’avoir à expliquer beaucoup de choses. Si l’héroïne ne connaît pas les Wallukis qui sont communs dans ce monde, il y a beaucoup de choses qu’elle risque de ne pas connaître. Qu’est-ce qu’une ville, une maison, un écureuil ? Si le personnage principal est amnésique seulement pour les choses que le lecteur ne connaît pas, il y a un problème de logique. Pour ce qui est de l’évolution de la psyché du personnage principal (puisque c’est le seul pour qui nous avons accès aux pensées), elle évolue très peu. Une évolution très lente, car elle ne semble pas pressée de poser des questions pertinentes aux gens qui l’entourent pour connaître les détails de sa vie et du monde. Son comportement, comme je viens de le dire, est plutôt celui d’une enfant qui se laisse mener par des adultes qui ne prendront pas la peine de lui donner des explications. Archor et Faronne, deux mâles d’âge mûr et assez solitaires, se révèlent étrangement paternels et naïfs envers cette inconnue qui, pour ce qu’ils en savent, pourrait être au service de l’ennemi. Donc, ces personnages originaux auraient pu être attachants mais leurs comportements simplistes les place au même niveau que le paysage. Même remarque pour l’identification du lecteur avec le héros. Cette jeune fille, plus intéressée par les vêtements que par sa mémoire, par l’acquisition d’un oiseau qui transporte le courrier que par la menace de guerre, aurait peut-être une chance auprès de certaines lectrices assez jeunes. Originalité des idéesL'intrigue et le scénario sont présents mais très peu développés dans ce premier tiers du roman. Les idées de base, bien que très classique, sont bonnes. L’amnésique qui, tout en cherchant à retrouver sa mémoire et sa vie, doit faire face à une guerre contre le Mal. Déjà, dès le chapitre deux, on entend parler d’une guerre avec des êtres très méchants contre les bons humains, magiciens et autres créatures amies. C’est très manichéen mais il y a un public pour ça. Mais, au-delà de ces éléments, le scénario traîne en longueur. On a très tôt deviné qu’Émilie est la fameuse héritière et l’attente de son « couronnement » est péniblement long. L’intrigue la plus intéressante n’est pas de savoir qui est Émilie. Son questionnement incessant a tôt fait de nous en désintéresser. On devine de toute façon qu’elle est « très bonne », qu’elle est celle de la prophétie et qu’elle sauvera tout le monde. (Désolé si je me trompe.) L’intrigue la plus intéressante donc, est de savoir pourquoi et comment les méchants ont traversé le mur. On devine également très tôt que le chef actuel de la ville y est pour quelque chose, surtout que les deux compagnons d’Émilie, qui sont des « bons », ne l’aiment pas. L’auteur nous décrit un monde original avec des paysages, une faune différente, une méconnaissance du peuple envers la race des Wallukis et de la magie très peu et mal exploité. Mais tout cela dans une atmosphère « bon enfant » qui rend l’environnement si simpliste qu’on se croirait dans un conte de fée. Donc, les idées sont bonnes mais pas particulièrement originales et surtout peu développées. Ce qui donne une histoire prévisible. ScénarioL’introduction, au tout début du récit, est intéressante. Le personnage mystérieux (qu’on devine être l’héroïne), d’où vient-elle, que fait-elle là, pourquoi le sort s’acharne sur elle? Tout cela laisse présager une histoire intéressante. Malheureusement, dès qu’on la connaît un peu plus, le personnage mystérieux devient insignifiant. Malgré tout, le début de l’histoire a un certain potentiel, des petits mystères et une certaine légèreté qui ont piqué ma curiosité. Surtout lorsqu’on arrive à la partie explicative de la guerre, des méchants et des mages. Des informations qui nous donnent le goût d’en connaître plus. Malheureusement, dû au manque de suspens et à la simplicité presque enfantine de l’histoire, l’intérêt décroît rapidement. Les choses se gâchent plus particulièrement à partir du moment où l’héroïne arrive dans la ville. Pour ce qui est de la vraisemblance et de la crédibilité de l'histoire, j’ai déjà dit qu’Émilie ne semblait pas faire beaucoup d’efforts pour recueillir des informations qui l’aideraient à retrouver la mémoire. De plus, elle ne semble pas tellement intéressée de connaître les actions à prendre suite aux attaques des créatures maudites dont elle a été elle-même témoin. Sa préoccupation première est de ne pas s’ennuyer. Et si j’ai bien compris, son père, mage et ancien chef de la ville, tente d’instaurer une monarchie héréditaire en installant sa fille inexpérimentée (et amnésique !) sur le trône en temps de guerre simplement pour remplacer le chef actuel qu’il soupçonne, et avec l’appui de toute la population. L’histoire n’est décidément pas crédible pour qui se pose quelques questions. L’alternance des formes, actions et dialogues, est assez bien rendue, surtout pour une narration centrée sur le personnage principal. Mais les actions ont un rythme lent qui crée un peu de longueur. Coups de théâtre et péripéties ? Très peu. Du premier tiers du roman je n’en retiens que deux. La première péripétie, le matin de brouillard et la poursuite qui s’en suivit. Le second, un coup de théâtre, quand le chef de la ville refuse de céder sa place. Ce dernier événement est logique et amène enfin un peu de piquant à l’histoire. Je pourrais en ajouter un troisième avec la voix dans sa tête et son double dans le miroir, mais il est devenu très vite décevant. À 1/3 du récit, je n’ai pas envie de continuer la lecture même si des événements commencent à faire bouger les choses. Peut-être que le reste du roman est meilleur, mais ce début d’histoire simpliste et prévisible ne passerait pas, à mon avis, chez un éditeur dans l’état actuel, même pour un roman jeunesse. Si je devais déterminer l’âge du lectorat pour ce roman, je ne dirais pas plus de 12 ans. L’auteur a indéniablement de l’imagination et de la persévérance, deux qualités très utiles pour écrire un roman de fantasy. Il sait de plus raconter une histoire, son écriture est généralement belle et facilement accessible. Il devra par contre travailler la profondeur de ses personnages, principalement les dialogues, et faire avancer l’histoire plus rapidement de façon à captiver ses lecteurs et à garder leur intérêt. Amicalement. |
|  | | olivier.lusetti Maître des Ombres


Messages: 3253 Date d'inscription: 09/04/2009 Age: 45 Localisation: Perpignan
 | Sujet: Re: RESULTAT DU VOTE DU COMITE SUJET : Le Mystère d'Esmirrena de Jérémie Litzler Dim 14 Mar - 12:21 | |
| Membre E Le Mystère d’Esmirrena : Commentaire Après avoir lu un tiers du roman, j’ai décidé de m’arrêter à ce stade. Certains critères du comité ne seront donc pas cités dans ce commentaire car ne pouvant être jugés sur un tiers du roman. Cette critique se veut cependant détaillée et constructive, mon but est d’aider l’auteur à voir ses points faibles, et ainsi améliorer son œuvre. Age du lecteur :Je considère cet écrit comme un roman jeunesse : Le style se veut fluide, agréable et accessible au jeune public. La volonté de ne pas choquer le lectorat est indéniable. Le personnage principal a une psychologie se situant entre 10 et 14 ans et a beaucoup d’aptitudes acquises très facilement (magie, combat). Ainsi, le lectorat visé peut s’identifier aux protagonistes. Emilie est représentative d’un lectorat jeune féminin. L’univers est assez manichéen, ce qui facilite la compréhension de l’intrigue. L’originalité ne semble pas être un des points forts de ce roman. Cependant c’est généralement un des critères mineurs du genre. Ces points seront détaillés par la suite. Phrases tarabiscotées et vocabulaire compliqué Jamais. L’écrit est facile à la compréhension et le style est simple, un bon point pour un roman jeunesse. 2) La tournure des phrase – 3) L’écriture Normale. Le style se veut fluide et agréable mais demeure enfantin. L’auteur ponctue ses dialogues de « waouh, OK, super » et de points d’exclamation. Un vocabulaire qui correspond plus à un adolescent de notre monde qu’à des personnages adultes. L’auteur introduit aussi quelques mots anglais qui pour moi n’ont pas leur place dans un monde de fantasy française et moyenâgeuse : « OK, Messieurs les leaders etc». La crédibilité des personnages s’en ressent : leur âge mental est celui d’un enfant voire d’un adolescent. Ainsi, l’auteur, qui a du mal à décrire les émotions, fait sans arrêt «battre leur cœur, rougir les personnages (ce qui est assez ridicule de la part d’un guerrier quadragénaire) et décrit souvent une émotion agréable comme une « sensation de liberté ». Des raccourcis un peu maladroits. J’encourage le lecteur à retravailler avant tout son style : la même histoire, écrite avec plus de maturité, serait beaucoup plus agréable à lire. 4) L’orthographe et la construction grammaticale Moyenne. On note surtout des oublis de mots et des fautes de conjugaison. Certaines fautes auraient pu être évitées, un simple correcteur orthographique comme word les soulignait. J’ai corrigé rapidement le premier tiers du roman en espérant aider l’auteur. 5) Volonté d’être compris par tous et sans choquer inutilement Oui. Le roman est destiné à un jeune public et l’auteur a donc fait un roman sans scènes choquantes. Un bon point. 6) Soutien du fond par la forme Non. L’auteur n’a pas fait un travail sur les mots, ce qui est dommage, car à lire son prologue il en semble capable. 7) Scènes justes décoratives Souvent. Emilie a une mentalité d’adolescente et est assez futile. Ses petits-déjeuners sont toujours décrits, ainsi que le choix de ces tenues – peu adaptées à une époque moyenâgeuse –, les bijoux, les armes et lieux décorés coquettement etc. La majorité de ces détails – en particulier le choix des tenues – n’intéressera pas du tout un jeune lectorat masculin. 8 L’immersion au début du récit Première scène : Elle a éveillé ma curiosité, j’avais envie d’en savoir plus sur le personnage. Ce court passage est bien écrit, il y a une recherche sur les mots qui rend le texte agréable à lire. Cependant, ce prologue n’est pas représentatif du roman : je trouve que la qualité se dégrade au fur et à mesure. Premier chapitre : Le fait qu’Emilie soit amnésique ne m’a pas gêné, bien que ce soit un procédé peu original : beaucoup d’auteurs de fantasy l’utilisent (Zelazny, Bottero…). Cela permet de laisser du mystère sur le personnage et de découvrir Emilie et son monde progressivement. Mais des maladresses dans le style commencent à apparaitre, et la colère du léopard géant parait peu crédible, faute de dialogues conséquents. 10) Vraisemblance et crédibilité de l'histoire / 17) Comportement des gens, des choses Pas du tout. Emilie, l’héritière, est censée diriger prochainement le royaume. Or, amnésique, elle ignore tout de son monde. Mais l’héroïne est omnisciente et réussira à gérer son royaume sans cours, sans connaissance de la politique, de la géographie du royaume entre autres. Même avec des conseillers, une formation préliminaire est incontournable. Il est également étonnant qu’en tant qu’héritière, on la tutoie et ne lui donne pas de titre de noblesse. Et il n’est pas crédible que l’unique héritière du royaume puisse, même avec un talent pour l’escrime, se promener où elle veut sans garde rapprochée ni courtisans. De même, j’ai du mal à croire qu’une personne amnésique n’ait pas immédiatement la curiosité de fouiller son sac afin de récolter des bribes de souvenirs. Or, c’est ce que fait Emilie au bout de plusieurs jours seulement. Farrone, le Walluki, manque d’identité. Son comportement n’est pas crédible : il parle, marche, serre la main, pense, se bat à l’épée comme un être humain alors qu’un léopard de deux mètres doit être extrêmement dangereux au corps à corps. Farrone se comporte très rarement comme un animal. Ce comportement, en plus de ne pas être réaliste (les coussinets d’un léopard ne peuvent pas tenir une épée,) s’avère parfois burlesque : un léopard mangeant à table un ragoût avec ses parents prête à sourire. Je pense que l’auteur devrait réussir à mieux doser la part d’intelligence et la part animale de Farrone, qui ne sont pas pour l’instant bien équilibrées. 11) Alternance des formes : actions et dialogues Oui. Je profite cependant de ce critère pour regretter la futilité de certains dialogues entre les filles, qui ressemblent parfois plus à des racontages de potins qu’à une discussion constructive. Cela m’a un peu agacée, mais je plains surtout les jeunes lecteurs masculins qui après avoir lu des descriptions détaillées de robes et de tailleurs, devront lire ces longues discussions « pour nanas ». De plus, les dialogues accentuent le côté enfantin des personnages. Ils sont maladroits, ponctués d’expressions terriennes, et ils ont un autre défaut : les personnages ont le même vocabulaire, or un homme de quarante ans ne parle pas vraiment comme une femme de vingt ans. Les discussions sont également assez bâteau : il n’y a jamais de véritable échange argumenté, ou alors si rarement que je ne m’en souviens pas. 12) Coup de théâtre, péripéties / 23) L’intrigue et le scénario Globalement, le scénario tient la route et est logique, ce qui est un bon point. A un tiers du roman je retiens quatre péripéties, toutes assez attendues. La fuite des personnages vers le refuge, la découverte qu’Emilie est héritière – qui est très prévisible car Farrone donne trop d’informations sur ce sujet - la rébellion de Cowarld, qui est parfaitement logique, et l’apparition d’Aria, qui elle seule m’a surprise. J’ai cependant été rapidement déçue car au lieu de se servir à bon escient de son double, Aria n’occupe qu’un rôle accessoire. Pourtant, je me doute qu’elle doit savoir des choses sur le passé d’Emilie. Je me demande parfois comment les personnages font pour ne pas prévoir ces adversités : sans Aria, Emilie penserait que Cowarld lui laisserait sans lutter Lysaënda. 13) A un tiers du récit mon envie de continuer ma lecture / / 9) Suspense et intérêt Diminue pour toutes les raisons évoquées lors de ce commentaire. 15) Personnages attachants, charismatiques, émouvants Pas du tout. Les personnages manquent d’épaisseur psychologique et leur âge mental, qui est celui d’un enfant voire d’un adolescent, ne correspond pas du tout à leur âge. Ainsi Emilie, telle une enfant timide, rougit sans arrêt, boude, et quand elle est fatiguée, ses yeux lui piquent et on lui conseille d’aller se coucher, ce qu’elle fait docilement. A vingt ans, je pense pourtant qu’elle devrait avoir un minimum d’autonomie. Le seul véritable trait de caractère d’Emilie est indéniablement sa futilité : potins, discussions interminables entre filles, choix de tenues inadaptées à son environnement etc. Ce personnage malheureusement enfantin et futile ne m’émeut pas mais m’irrite souvent. Quant à sa jumelle, son attirance vers le léopard géant, qui peut sembler en un premier temps… inadaptée à un roman jeunesse, se révèle au contraire enfantine : une sorte d’amour naïf envers une grande peluche, me semble-t-il. Ce qui encore une fois ne correspond pas à la psyché d’une femme de vingt ans. Les personnages sont également trop gentils. Je n’ai rien contre des personnages vertueux, mais la perfection n’existe pas et afin de les rendre attachants l’auteur devrait leur trouver quelques défauts, des traits de caractères différents etc. Il n’est pas normal que les protagonistes soient « grosso modo » des copier-coller. 16) Adversités servant une logique Le plus souvent. 18) Evolution de la psyché du personnage au fur et à mesure de l’histoire N’ayant lu qu’un tiers du récit, je ne peux pas correctement évaluer ce critère. 19) Identification du lecteur avec le ou les héros Légère. Il est difficile de s’identifier à ces personnages pour la simple raison qu’ils sont moralement parfaits, ou à peu de chose près. Il me semble normal que je ne puisse pas m’indentifier à un walluki ou à un guerrier quadragénaire - étant moi-même une adolescente, soit dit en passant – mais Emilie, le personnage principal, aurait du me convenir. Cependant sa futilité et son trop-plein de gentillesse m’agacent plus qu’autre chose, et m’écœurent au bout d’un temps. Un peu plus de caractère et de maturité de sa part serait rafraichissant. 20) Le dépaysement et l'atmosphère / L’originalité L’univers est attendu, il s’agit d’un monde de fantasy moyenâgeuse comme il y en a tant. L’auteur a essayé de créer son propre univers, avec une vingtaine d’espèces différentes aux noms impossibles à mémoriser, mais ce n’est pas cela qui fait l’originalité d’un roman. L’héritière surdouée qui doit sauver un royaume est un cliché de la fantasy, et je me doute que grâce à une légende ou une prophétie, elle réussira par un moyen quelconque à sauver son royaume, voire le monde. Je profite de ce critère pour regretter la place qu’occupe la magie dans ce roman. Au début du récit, elle semblait trop puissante et peu réaliste, car trop supérieure aux armes. Puis elle a été complètement négligée : on ne connait ni son utilisation, ni ses limites. Ainsi elle servira sans doute par la suite à sauver l’héroïne in extremis, par un procédé peu crédible. Conclusion : Je suis contre la mise en avant du roman « Le monde d’Esmirrena ». Je reconnais les efforts de l’auteur et certaines qualités au roman, comme une volonté de ne pas choquer, un style accessible et un scénario crédible. Ces qualités seraient appréciées par un jeune lectorat, cependant le roman ne me semble pas abouti, faute en grande partie d’un style encore inexpérimenté. J’encourage donc l’auteur à s’exercer autant que possible à écrire, ce qui lui fera acquérir un style plus sûr et plus agréable. Ainsi il pourra retravailler son œuvre qui pourra certainement devenir un bon roman jeunesse. A ce moment-là, je relirai avec plaisir son œuvre, et en entier cette fois-ci. Amicalement. |
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 | |  | | | | RESULTAT DU VOTE DU COMITE SUJET : Le Mystère d'Esmirrena de Jérémie Litzler | |
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