Une prise de position individuelle.
Différence entre avis et commentaire :Commentaire : Remarque, exposé qui explique, interprète, apprécie un texte, une œuvre, notamment une œuvre littéraire.
Avis : Opinion, point de vue sur un sujet.
Depuis maintenant le 8 avril 2009, la synthèse est faite par les commentaires des cinq membres (différents) du comité qui débouchent sur une validation ou pas.
C'est donc à l’auteur de piocher dans les cinq analyses détaillées couvrant les vingt-cinq critères qui nous permettent d’évaluer, pour réaliser la Sienne propre.
RdF est une association qui donne des analyses sur des manuscrits voulant affronter l’édition, l’avis favorable de la soumission du manuscrit donne droit à une mise en avant sur le forum et à activer les partenariats avec les maisons d’édition en ayant conclu un, avec elle. Puisque tout le monde sait que les maisons d’édition ne sont pas là pour expliquer leur choix, mais pour simplement le donner.
Un avis favorable comme un défavorable permet à l’auteur de se retrouver avec une feuille de route détaillée sur son œuvre, lui permettant à sa convenance de pouvoir l’améliorer en sachant ce qui a plu, un peu, beaucoup, pas du tout.
Le côté associatif, oblige donc les membres du comité à lire et à poursuivre leur lecture pour remettre un commentaire le plus détaillé possible même sur une œuvre qu’il trouve très mauvaise, car le but au final reste l’entraide.
Les avis des membres des comités ne sont jamais croisés pour éviter les influences, et chaque membre reçoit les avis détaillés des autres une fois seulement les leur remis. Le seul qui centralise tous les avis c’est donc votre serviteur.
Nous avons maintenant du recul depuis que nous précédons à des évaluations de manuscrits. Et j’aime ce que nous faisons, car l’auteur se retrouve avec des commentaires d’amateurs éclairés sur son œuvre entière, et non qu’avec ceux de ses proches.
Chacun évalue suivant ce qu’il est en tant que lecteur et donc en tant que personne, c’est le côté subjectif, le fameux coup de cœur des maisons d’édition. Mais heureusement il forge son avis aussi sur des critères précis (résumé par le tableau d’évaluation) c’est le côté objectif.
Car si l’objectivité des critères n’était pas là, nous plongerions dans le domaine de l’aléatoire.
RdF propose aux auteurs de quoi satisfaire à bien des réponses, entre les différentes rubriques, les informations sur les logiciels d’aide à l’écriture (Antidote), vocaux (Ds Speech), les avis des membres, les lectures vocales, les liens pour découvrir les conseils d’auteurs confirmés :
http://www.bernardwerber.com/intro_fr.html
http://www.revue-solaris.com/special/cnpedh.htm
http://ffnetmodedemploi.free.fr/dialogue.php
Bref, l’auteur n’est plus seul et c’est tant mieux.
En ce qui me concerne l’auteur peut soit voir le comité comme un test grandeur nature, ou bien comme le moyen supplémentaire de recueillir des avis sur l’entièreté de son ouvrage, pouvant l’aider à s’améliorer, si ceux-ci sont bien évidemment argumentés ce qui est heureusement le cas.
C’est donc à l’auteur de savoir ce qui le motive à proposer son manuscrit.
Une critique positive est tout aussi vraie qu’une critique négative, tant qu’elle reste constructive.
Il est généralement plus facile de donner une validation qu’un refus.
Un auteur face à un avis négatif peut réagir de différentes façons. Il peut tout aussi bien accepter les remarques le remettant en question comme il pourrait ne garder comme vrai que ce qui l’arrange et rejeter tout le reste en bloc. Qui sait ? Parfois on ne voit que ce que l’on veut voir. Et dans tel cas, une personne n’entend que ce qu’elle veut, car la moindre flèche ricoche sur le bouclier de l’ego. De toutes les manières, l’auteur peut s’il tel est son désir, nous soumettre de nouveau son manuscrit. Notre non, n’est pas celui d’une maison d’édition qui ferme la porte des imprimeries.
Pour préserver la sensibilité de chacun, en préambule et avant d’annoncer son avis, le Comité annonce un fait, celui qu’il ne détient pas la vérité. Car en vérité qui peut se vanter de la détenir ? C’est pour cette raison que le Comité est composé de cinq membres.
Mais nous au moins, nous avons l’honnêteté de lire sérieusement le manuscrit que nous avons entre nos mains, parfois que le premier tiers, généralement plus de 400 pages mais le plus souvent en entier.
Amicalement
Olivier.

Conseils pour l’élaboration d’une nouvelle et d’un roman.
(inspirés pour partie d'un texte de Yves Meynard)
Les quatre points cardinaux sont :
L’intrigue (captivante)
Les personnages (attachants)
Les idées (originales)
Le style (agréable)
Veillez à la vraisemblance et à la crédibilité de l’histoire, analysez-là sous toutes les coutures pour voir si elle tient debout. Vérifier sa cohérence par rapport au respect des lois physiques.
Explorez les richesses du style.
Créez une épaisseur psychologique aux personnages.
Soutenez l’idée par des personnages, une intrigue, un style.
Créez une atmosphère avec une accumulation de détails sensoriels.
Evitez le remplissage et donc la digression, le lecteur n’est pas votre ami et encore moins votre confesseur.
Evitez les clichés du genre : Le dragon rouge volant et crachant du feu, à moins de le faire vôtre en le personnalisant.
Si votre histoire tourne autour d’un complot, veillez à le budgétiser afin de calculer sa demande en ressources humaines financières et techniques, pour se rendre compte de sa vraisemblance.
Décrivez les choses importantes, car vous n’êtes pas limité par un budget, le lecteur n’y verra que votre fainéantise.
Evitez le destin inévitable et l’intervention divine qui sauvera au dernier moment le héros.
Evitez le complexe "plus gros qu’un bœuf", en faisant de votre personnage systématiquement le plus grand machin chose, ou en décrivant une pandémie toujours planétaire.
La fin : les éléments fantastiques ne suffisent plus en eux-même. Il faut bâtir quelque chose par dessus. La folie du personnage comme conclusion n’est plus un point d’orgue.
Motivez les actions de vos personnages.
Ne partez pas du postulat que vos connaissances de l’univers que vous avez créé sont évidentes pour le lecteur.
Le comportement des gens et des choses doit dépendre d’une certaine logique sans pour autant se comporter d’une façon rationnelle.
La logique doit s’appliquer d’une façon générale au niveau de l’intrigue. Il faut veiller à la cohérence interne de votre histoire et donc ne pas ignorer les conséquences qu’entraînent certains actes.
Ne jamais mettre votre histoire au service d’un message moral en pliant la réalité pour le service de votre idée, aussi louable soit-elle.
Un texte peut garder une part de mystère, mais ne pas donner des réponses expliquant ce mystère risque de frustrer votre lectorat.
Faites interagir votre personnage avec son environnement afin de le confronter avec l’idée de l’auteur, afin de mieux l’explorer et le détailler.
Prendre conscience qu’écrire à la première personne est plus compliqué, car l’auteur ne peut faire passer ce que lui sait, mais seulement ce que son narrateur peut savoir. En agissant ainsi plusieurs techniques de narration peuvent devenir hors de propos, comme par exemple le suspens. En racontant avec le « je », posez-vous la question si le narrateur est cohérent en tournant autour du pot pour faire monter le suspens, et en ignorant consciemment de parler de faits importants, qui permettraient de démêler le vrai du faux plus rapidement.
Pour les scènes à caractère sexuel, le catalogue des postures et les envolées lyriques sont généralement moins efficaces que les images allusives voire pudiques.
Veillez à la qualité du style. Même un style épuré doit être une mélodie pour l’oreille. Ne cherchez pas à vous cacher derrière des périphrases car le lecteur, du moment qu’il se montre attentif, doit comprendre ce que l’auteur a voulu dire.
Evitez la violence gratuite et la victime innocente sacrifiée sur l’autel du destin et du pas de chance.
Travaillez sur les mots, cherchez le mot juste, évitez le mot générique ou le faux emploi. Le vocabulaire est important, pour éviter l’utilisation d’un terme trahissant la pensée de l’auteur.